jeudi 28 janvier 2010

Halak # 1


Le gardien de but de 24 ans du Canadien, Jaroslak Halak, connaît une excellente séquence. Dans ses 12 derniers matchs, il a une fiche de 8 victoires, 3 défaites et une défaite en prolongation ou fusillade donc 8-4. Du côté de Price, à ses 12 dernières rencontres, sa fiche est de 4 victoires, 6 défaites et 2 défaites prolongation ou fusillade donc 4-8.


Carey Price deviendra peut-être un jour un grand gardien, mais ça ne fonctionne simplement pas depuis un an. Certains (médias et fefans) ont tout de suite voulu qu'il devienne un sauveur et lui ont mis une pression énorme sur ses épaules, le comparant à Dryden, Roy ou Esposito. Incapable de supporter cette pression, Price ne tente pas de persévérer. Au contraire, il est mou, inconstant, ne semble pas prêt devant son filet et perd !

Bob Gainey veut absolument vivre et mourir avec Price au détriment des propres résultats de son équipe. Bob Gainey veut absolument prouver que son poulain est le numéro 1 et qu'il est l'avenir de la formation. Au passage, il n'a rien vu de ce que Jaroslav Halak lui a apporté depuis son arrivée en 2007. Il a tenu le fort en remplacement de Cristobal Huet et d'un David Aebischer trop faible pour la LNH, il a été rejeté au profit de Price quand celui-ci est arrivé dans la LNH il y a deux ans et l'an dernier, malgré des succès indéniables et un éthique de travail modèle, on lui a encore préféré Price en séries.

Un exemple concret de favoristime ? Veut-on prouver qu'on a eu raison en choisissant Price et que Halak n'est qu'un second violon ? Pour l'instant, Bob Gainey joue son poste directeur-général sur cette simple question et il y a fort à parier que Jacques Martin joue déjà son avenir derrière le banc sur cette même question.

Pour terminer, voici une belle caricature de Patrick Laramée vue sur rds.ca

Le schéma narratif

Plusieurs élèves m'ont demandé de publier quelques notions utiles à leur apprentissage. Mis à part mon histoire du sandwich au baloney, rien de tel n'avait été fait. C'est donc avec plaisir que je vous offre la structure du schéma narratif.

Le schéma narratif
Situation initiale : C'est la situation de départ de l'histoire. Il s'agit d'une situation d'équilibre où tout est au beau fixe, mais qui présente aussi tous les éléments nécessaires à la mise en marche du récit.

Élément perturbateur (déclencheur) : C'est l'évènement qui va déclencher l'action, qui perturbera la situation d'équilibre.

Actions (péripéties): Ce sont les actions entreprises par les protagonistes pour revenir à la situation d'équilibre. Pour chacune des actions, il y a une réaction.

Dénouement: C'est l'évènement qui résout une situation, qui met fin aux actions, qui répond à l'élément déclencheur.

Situation finale : Nouvel état d'équilibre, ce qui se passe après le dénouement.

Une histoire n'incorporera pas nécessairement tous les éléments. Par exemple, un roman ou une nouvelle peuvent débuter immédiatement avec un élément perturbateur. Un peu comme dans le roman le Survenant. Ce dernier apparaît dès le début du récit, chambardant la communauté du Chenal-du-Moine.

D'un autre côté, une fin abrupte peut faire en sorte que l'histoire se termine par le dénouement et que la situation finale disparaisse. On pourrait identifier la fin de l'histoire comme étant le dénouement et la situation finale en même temps.

Deux éléments perturbateurs
Plusieurs romans ou scénarios peuvent compter deux éléments déclencheurs. Un bon exemple que je connaisse est le film Spider-man paru en salles en 2002. La situation initiale est simple, un jeune homme et sa classe visitent un musée. Tout va bien jusqu'au moment où le jeune homme est mordu par une araignée. Une foule de changements surviennent dans son corps pour qu'il devienne l'homme-araignée. Sans cet événement, Peter Parker serait retourné à la maison de son oncle et sa tante, comme chaque jour.
Parallèment, le riche scientifique Norman Osborne fait une découverte qui fait de lui un homme complètement fou, assoiffé de pouvoir, de richesse et de destruction. Il devient le Goblin vert, l'ennemi de Spider-man. Sans ce personnage, sans les événements qui l'auront transformé, Spider-man n'aurait pas d'ennemi et interviendrait pour sauver un chien dans un fossé, une vieille dame à qui on a volé son sac à main, mais rien de plus. Donc, la transformation de Norman Osborne est le deuxième élément déclencheur.
Vous en savez donc un peu plus sur le schéma narratif. J'ajouterai quelques exemples dans les jours à venir.

mercredi 27 janvier 2010

Encore Montréal-Québec

À la demande générale, je reviens avec un commentaire sur la série copier/coller Star Académie de TVA, Montréal-Québec. Pendant que les médias comme La Presse tiraient à boulet rouge, un brin avec raison, sur la création de Stéphane Laporte, les Grandes Gueules étaient persuadés que c'était un bon show (deux grands humoristes ceux-là) et Michelle Coudé-Lord, du Journal de Montréal, encensait la première. Normal, Pierre-Karl la paye !

«La Série Montréal/Québec sera rassembleuse comme le fut Star Académie. On n'abandonne pas une recette gagnante.» Mets-en, le cerveau des téléspectateurs est tellement lavé.

«Attendez-vous à ce que le Québec se divise en deux au cours des prochaines semaines.» Quoi, il y aura de nouvelles élections ?

«Les joueurs sont attachants» M'attacher à un homme chauve de 52 ans, pas sûr.

Guy Lafleur a résumé fort bien ce qu'allait être cette série : «le hockey est un jeu qui nous rend heureux». Oui, quand tu es grassement payé pour le dire.

«La présentation des joueurs a donné le ton.» Longue et bourrée d'émotion culcul à la TVA.

«Stéphane Laporte et Julie Snyder, le concepteur et la productrice de cette série, savent faire de la télévision pour et par le monde.» Aucun contenu, du stuff pour faire brailler les matantes. Le monde n'y voit que du feu.

«Et encore hier soir ils en ont fourni la preuve.» La preuve que tu ne peux les descendre, tu travailles pour eux.

«Le portrait de chaque joueur nous le rendait fort sympathique.» C'est drôle, je n'ai pas envie de dîner avec Rock Roy.

«Les parents et amis sont pas mal fiers de leurs athlètes.» Le contraire aurait été surprenant.

«C'était même touchant de voir les parents applaudir dans les estrades de l'auditorium leurs grands gars et grandes filles vibrer à leur passion.» Vous avez versé une larme vous ?

«Et on peut dire que le Québec compte du ben bon monde.» Comme le gars qui a mis des journalistes en lockout depuis un an.

Premier commentaire de Loco Locass au sujet de leur équipe «nos deux filles sont pas mal belles.» «Belles et surtout pas moumounes, comme elles auraient aimé sûrement répondre.» Vocabulaire recherché, j'aime ça.

«Montréal commence fort avec une gardienne de but, Vania Goeury, une pompière qui a déjà joué pour l'équipe féminine de hockey de France, comparée à Patrick Roy. Ça promet.» Tu as changé de poste à la fusillade c'est certain.

«La discipline risque d'être présente dans les deux équipes, car chacune a au moins un policier.» Première chose, tout le monde avait sa bière dans la main après le show.

«Le maire Gérald Tremblay a enregistré son message d'encouragement à son équipe sur vidéo. Disons que ça donne une petite avance à Québec...» Mets-en !

«Éric Lapointe a donné du chien à l'équipe de Carbo avec une interprétation enlevante de l'hymne national de Montréal.» Oui mais, une bonne toune ne score pas de buts.

«Une belle réalisation de Michel Quidoz» Ç'a duré trois heures et ça n'avait que 30 minutes de contenu. Ayoye la réalisation.

«Marie-Claude Savard, l'animatrice, fut solide et a su laisser place à l'évènement.» Solide ? Elle a dit 4 mots, tous aussi peu convaincants et entraînants les uns que les autres.

Comme quoi critiquer le produit de ton employeur ne laisse pas place à l'objectivité.

Dès vendredi au cinéma

Le box-office mondial est en pleine ébullition grâce à des super succès, dont Avatar, le dernier bijou de James Cameron. Les performances monétaires de cette science-fiction en 3D couleront celles de Titanic et relègueront les chiffres du grand bateau de Cameron au 2ème rang. Rien de mieux que de battre nos propres records.

Ce vendredi, quelques nouveautés prendront l'affiche et pour une première fois depuis le début de mes billets, je donnerai mes impressions sur les films à venir. Je deviendrai donc VOTRE référence en cinéma.

LUCKY LUKE

Une réalisation de James Huth, mettant en vedette Jean Dujardin dans le rôle du cowboy qui tire plus vite que son ombre. Sorti le 21 octobre dernier en France, les critiques ont été plutôt mitigées. Il faut rappeler que ce n'est pas la première tentative de porter les aventures du cowboy au grand écran en chair et en os. On se souviendra de l'ennuyeux et infidèle Lucky Luke en 1991 réalisé et interprété par Terence Hill. En 2004, les Français proposaient Les Dalton, mettant l'accent sur les 4 frères avec le duo d'humoristes français Eric et Ramzy ainsi que l'acteur allemand Til Schweiger dans le rôle de Luke et aussi Dujardin dans un petit rôle. Encore là, critiques négatives, mais box-office convenable. Jean Dujardin est le comédien de l'heure en France, les résultats peuvent être au rendez-vous.

WHEN IN ROME (C'était à Rome)

Une comédie sentimentale avec Kristin Bell et Josh Duhamel. Les films romantiques sont remplis de clichés incalculables et impossibles. Cette histoire d'une jeune femme désabusée de l'amour qui part à Rome afin d'y trouver une fontaine d'amour entrera sûrement dans ce lot, tout comme le film Année bissextile paru il y a trois semaines. Mais même si ces films sont d'ordinaire plutôt ordinaires, ils font plus de bien que de mal... mais pas pour moi. Parions que les femmes traîneront les hommes de force au cinéma.

EDGE OF DARKNESS (La frontière des ténèbres)

Première présence de Mel Gibson devant la caméra depuis son caméo en 2004 dans Paparazzi, mais première tête d'affiche depuis Signes en 2002 !!! Bien de l'eau a coulé sous les ponts depuis ce temps; super succès avec The Passion, arrestation, divorce, nouvelle flamme, autre enfant. Ici, Gibson tient le rôle d'un policier qui a vu sa fille être assassinée. Menant l'enquête, il découvre bien des complots... Les mauvais films de Mel Gibson se comptent sur le bout des... des... ils sont rares en tout cas.

Les gens devraient courir les cinémas en fin de semaine prochaine. Par contre, dans celle qui suivra, il y a fort à parier que le Super Bowl volera la vedette.

lundi 25 janvier 2010

Montréal – Québec : Et c'est pas fini, c'est rien qu'un début !

Avec des émissions comme Occupation Double et Star Académie, TVA est le chef de file en matière de télé-réalité. Avec un sensationnalisme indigeste propre à bon nombre d’émissions de cette station, ces derniers y vont encore avec leur vieille sauce réchauffée depuis des années, mais qui plaît à trop de téléspectateurs; de l'émotion gaga dont plusieurs (mais pas assez) se passeraient.

Beaucoup de curiosité quand même face à cette nouvelle série, une rivalité Montréal-Québec, du hockey, Carbo et Michel Bergeron à la tête de chacune des équipes. Humm ! Intéressant. En plus, deux superbes chansons pour accompagner chaque équipe. Même si ça n'a pas trop de rapport, ça semble correct. Un tapage publicitaire monstre comme seul TVA Entertainment sait le faire. Et ça commence...

Mais avant de donner mon appréciation, voici comment cette série a été concoctée.

Par un beau soir d'été, Stéphane Laporte travaille des sujets d'émissions de télé-réalité. Il a tout à coup un flash et il appelle Pierre-Karl:
- Hey PK, j'ai une idée pour une télé-réalité.
- Hummm, laquelle ? demande PK.
- Une télé-rivalité mettant en vedette Montréal et Québec, dit Laporte, fier de son coup.
- Genre, des chanteuses de Montréal vs celles de Québec ?
- Non, non, du hockey, mais on arrange cela à la sauce Star Académie. Donc, nos participants seront pris en pitié, on va faire pleurer ben du monde, on met les parents là-dedans.
- Tu es un génie Stef. Tu vas me rapporter encore une montagne de cash.
- En plus, je vais demander à Guy Carbonneau de coacher Montréal et à Michel Bergeron de coacher Québec.
- Super, mais tu sais qu'il faut des éléments qui n'ont aucune espèce de rapport avec le hockey ?
- Je sais, je sais. On va faire un gros show de variété pour débuter; de la musique, de la chanson, un gros montage de séquence hockey et on présentera les joueurs pendant une heure.
- Comment tu vas choisir ces joueurs mon petit génie, demanda PK avec un signe de $ dans les yeux.
- On va tenir des camps d'entraînement, les meilleurs hockeyeurs de la province pourront s'inscrire. Ensuite, on en choisira 28 pour des équipes de 14. On fera comme l'émission de RDS il y a quelques années «Making the cut», mais ce sera bien mieux. Nos gars ne seront pas sélectionnés par la LNH, ils vont gagner une coupe à 200$. Je te dis, on va tellement mettre de la booze dans les yeux du monde, ils ne croiront pas à cela.
- Quelle booze veux-tu ajouter ? demande PK, complètement survolté.
- Chaque équipe doit avoir deux filles, un joueur de 40 ans et un autre de 50 ans. Tu vas voir qu'on va en trouver un Gordie Howe nous, pis il sera adulé.
- Wow ! Même le Canadien n'a pas pensé faire jouer une fille dans son équipe. Ils vont voir de quel bois je me chauffe quand on me refuse de les acheter.
- J'avais pensé à Julie pour animer...
- Non, pas Julie. Elle est trop occupée à penser à des scénarios ridicules pour le Banquier. D'ailleurs, on veut inviter un gars qui couche avec son orignal cet automne. Prends une fan de hockey comme Marie-Claude Savard.
- Ouais. Elle aime le hockey. On la maquille, la coiffe et on lui fait dire des niaiseries comme Julie Snyder. Les gens ne verront pas l'illusion.
- Mets-en ! De toute façon, avec ce qu'on leur pousse depuis quelques années, ça fait longtemps qu'ils ne voient que du feu, dit PK.
- D'accord, je te reviens avec quelque chose de final dans une heure.
- Déjà ?
- Bah, tu fais du copier/coller avec Star Académie et c'est fini.

Voilà. Évidemment cette conversation est faite de façon humoristique et les producteurs mettent plus de sérieux que cela dans leur entreprise. Mais c'est le rendement visuel qui me déplaît toujours. Autant je suis emballé par les tubes de Lapointe et Loco Locass, autant le gala de dimanche soir était un exemple de ce que sont les émissions de TVA: un gros enrobage sans contenu.

Le tout débute à 19h59 (pas 20h attention) en grandes pompes avec un excellent montage du camp d'entraînement d'une vingtaine de minutes sans pubs. Après une pause, c'est un numéro musical de Marc Déry (excellent) et l'arrivée en scène de Marie-Claude Savard, maquillée et coiffée comme la femme de Pierre-Karl. C'est le début de la chute: on ne me lui met rien dans la bouche et deux ou trois salutations plus tard, elle annonce que les hymnes des deux équipes seront jouées après la pause. Au retour, Loco Locass et Éric Lapointe brûlent la scène. Un bon divertissement quand même jusqu'ici, mais depuis la fin du montage, on cherche le rapport avec le hockey. Le spectaculaire maire Labeaume s'en mêle ainsi que le drabe maire Tremblay, mais en vidéo, sous les huées de la foule.

Après une heure de sparage, on présente les joueurs. Pendant un instant, on croit que ce sera une présentation normale, comme en début de saison chez n'importe quelle équipe qui se respecte. Non monsieur !!!!!!!!!!! N'oublions pas qui est à la tête de tout cela, c'est Stéphane Laporte. Donc, pour chaque joueur, on revoit les moments les plus émotifs de sa vie, on nous montre qu'il fait pitié parce qu'il a arrêté le hockey en raison d'une blessure, un autre qui a perdu sa mère, un autre qui cherche son père, un autre qui a eu le cancer, un autre qui... Bref, de la grosse émotion «cucul» ! Je comprends la peine de ces gens face à leur désarroi, mais pourquoi encore une fois nous bourrer la face de leurs malheurs ? Pourquoi eux décident-ils de s'exposer à tout le Québec ? Donc, pendant heure, les 28 joueurs de la série défilent sur la glace. L'ennui est gagné depuis longtemps. Carbo et Bergie arrivent (pas en même temps) au milieu de la glace, avec un énième discours depuis le début de la soirée, et nomment les assistants et les capitaines. PKP est fier, le CH n'a même pas de capitaine.

C'est pas fini. Il faut présenter les arbitres, dont Ron Fournier qui sera le grand boss. Un autre discours qui dure quelques minutes. Et après coup, ce n'est pas fini, le président d'honneur Guy Lafleur qui viendra présenter la Coupe et parler (lui aussi). On pense que c'est fini. Non, au retour, la fusillade ! Pas moins de 28 joueurs s'élancent sur les gardiens, d'une longueur sans fin, car entrecoupée de quelques publicités.

Au niveau hockey, le gardien Rémy Leduc de Montréal était une solide passoire et sa collègue féminine a mieux paru. Du côté de Québec, le gardien Julien Walsh (anciennement des Tigres de Victoriaville de la LHJMQ) a fait passer les adversaires pour des enfants tellement il était dominant. Même chose pour sa collègue.

Finalement, passé 23 heures, c'était fini... Je pense, car j'en avais marre et j'ai fait sortir le chien. Hier soir, la série revenait à 19h30 et je n'ai regardé que 30 secondes pour voir encore du copier/coller Star Académie...

Est-ce qu'en proposant une télé-réalité avec du hockey, on croit qu'on va voler les fans du CH lors des quelques parties de la Flanelle diffusées le dimanche ou lors des deux émissions hebdomadaires ? Va-t-on voler le public de Tout le monde en parle ? Je veux bien croire que le hockey est populaire et que les têtes d'affiche dans le cas présent le sont aussi, mais je ne sais pas si j'ai envie de m'attacher à un inconnu et à la recherche de son paternel, même si je lui souhaite de le revoir. Au fait, Québec va gagner.

Éric Lapointe vs Loco Locass – Création et qualité

Il est 19 heures, une heure avant le début de la série tant attendue, une autre sempiternelle télé-réalité issue du cerveau de Stéphane Laporte, j’ai nommé Québec-Montréal. Mais avant de faire ma critique (constructive) et (objective!), j’ai décidé de parler de création un petit peu parce que la vraie création dans cela, ce sont les deux chansons thèmes de cette série. Vous les avez sûrement entendues, TVA propose les pubs à outrance sur leurs ondes.

Je ne serai pas négatif, car ces deux chansons sont la preuve que le talent créateur est présent au Québec et qu’à partir d’un même sujet (ou presque), on peut arriver à créer des œuvres différentes, avec une vision différente, avec des croyances différentes, mais avec une fidélité unique de la part de ses créateurs.

Dans le coin bleu, commençons avec les sous-estimés, le trio québécois : les Loco Locass. Ils interprètent la chanson thème de l’équipe de Québec. La troupe formée de Biz, Chafik et Batlam sont des symboles de fierté tant au niveau de la langue, de leur patriotisme et de la création. Les paroles de la chanson merveilleusement écrite transmettent justement les symboles représentés par les trois, un brin nationaliste, un brin fêtard, un brin génial. Côté musique, c’est dans le ton de cette ville qui est l’une des plus vieilles au Québec. On lui propose un style de musique jeune et dynamique, ce qui est tout à fait en lien avec le hockey, un vieux sport, mais toujours aussi jeune et dynamique.

Et dans le coin rouge, le rocker des rockers, celui qui pousse le « tubes » les plus solides au Québec depuis 1994, j’ai nommé Éric Lapointe. Son hymne à Montréal est parfaitement dans le le style de la métropole; une ville qui bouge, qui rocke, qui déménage. Encore une fois, les producteurs ont arrêté leur choix sur le chanteur qui représente le mieux Montréal, particulièrement son « night life », l’ayant lui-même expérimenté plus d’une fois, souvent à ses dépends. Tout comme Loco Locass, Lapointe met son style musical et ses tripes dans le micro pour prouver qu’il est LE rockeur de l’heure au Québec.

Ce qui m’épate le plus, c’est le résultat final. On propose à Lapointe de faire une chanson sur Montréal dans le cadre d’une série télé et que ça doit représenter Montréal. Il accepte, il y va à sa manière et paf ! On fait la même avec Loco Locass, les mêmes barêmes mais pour Québec et paf ! Je crois qu’on ne pouvait pas mettre la main sur meilleurs qu’eux pour ces hymnes.

Mais le plus important, c’est de comprendre qu’avec un style propre et particulier, on peut arriver à nos fins à force d’effort, mais aussi avec de la création et de l’originalité. Le parallèle doit être fait avec les étudiants qui me lisent. À partir d’un quelconque sujet, que ce soit dans un discours informatif, narratif, incitatif, poétique, dramatique ou expressif, on peut arriver à écrire un texte d’une page ou de plusieurs pages en faisant appel à nos sentiments, nos valeurs et nos connaissances. Et que malgré l’imposition de quelques variables, le résultat demeurera unique et personnel.

Résultat final : Celle des Loco m’emballe et celle de Lapointe m’épate.

vendredi 22 janvier 2010

Le retour des Grandes Gueules

Après trois ans d’absence à la radio, Mario Tessier et José Gaudet sont de retour avec leur complice Richard Turcotte derrière le micro à la station NRJ, anciennement Énergie. Pour ou contre le retour des Grandes Gueules ?

Bien sûr que j’aime le duo, leurs sketchs sont désopilants et ils ont une énergie complètement enivrante. Ils enflamment divinement les ondes avec les Jocelyne, Enrique, Stéphane Ouellet, Robert, Ron Strudel et une multitude d’autres que je me permets d’oublier. Le public les aime et ils aiment le public, ça se sent dans leurs apparitions un peu partout et lorsqu’il s’adresse à leurs fans chaque jour.

Les deux (ou trois) sont donc en ondes depuis lundi dernier. Mais pour les ramener, les grands penseurs d’Astral Media ont dû montrer la porte cavalièrement à Dominic et Martin ainsi qu’à l’animateur-vedette Éric Salvail. C’est là que le retour des Grandes Gueules me chicotte un peu. Je commençais à apprécier Dominic et Martin, ils avaient quelques bons personnages et ils imposaient tranquillement leur style en ondes. Mon préféré était sans doute l’imitation complètement démesurée du maire Régis Labeaume, le maire pas de cou, interprété par Dominic Sillon; il était drôle en ta ! D’ailleurs, le petit était de loin supérieur au plus gros dans les imitations.

Vrai que les Grandes Gueules sont meilleurs, mais ne valait-il pas la peine de persévérer avec les deux autres ? Les cotes d’écoute auraient nécessairement repris le dessus et NRJ (quel nouveau nom d’ado demeuré) aurait pu pavaner avec le plus grand nombre d’auditeurs. C’est donc cette façon de montrer la sortie au duo Dominic & Martin qui me choque et qui m’a très peu fait écouter les Grandes Gueules cette semaine. Les médias sont un monde où la concurrence est féroce et on ne peut céder de terrain, mais à quelque part, tu dois démontrer du respect envers celui que tu engages.

Et ce « comeback » des Grandes Gueules est-il dû à leurs insuccès aux guichets ? Si ce qui se préparait ressembler à leur premier show, ils étaient mieux de retourner à la radio.

Pointes de plume

- NRJ : Quel nom abruti pour une station de radio. Est-ce que les auditeurs sont si peu cultivés qu’on croit qu’ils sont analphabètes ?
- La hit list, la liste des meilleures chansons de la journée. Est-ce que dans une station anglophone, on appelle cette liste « Le grand décompte » ?
- L’émission le Snooze le matin à 104.1. Autre bel anglicisme…