lundi 3 avril 2017

PRÉDICTIONS BASEBALL MAJEUR

La saison 2017 du baseball majeur s'amorçait hier avec trois rencontres. Les Yaankees ont été défaits 7 à 3 par les Rays, les Diamondbacks ont coiffé les Giants 6-5 et les Cardinals ont réussi à vaincre les champions 2016 par la marque de 4-3.

Aujourd'hui toutes les autres formations des deux circuits sont en action à partir de 13 heures. Pour l'occasion, je vous présente mes prédictions en vue de la saison.

LIGUE AMÉRICAINE

DIVISION EST

Les Red Sox de Boston ont frappé un grand coup au cours de l'hiver en soutirant le gaucher Chris
Chris Sale
Sale aux White Sox de Chicago en retour de l'espoir cubain Yoan Moncada. Cette acquisition favorise grandement l'équipe de Boston qui comptera un personnel de lanceurs incluant David Price, le Cy Young 2016 Rick Porcello, le jeune gaucher Eduardo Rodriguez et l'artiste de la balle papillon Steven Wright. Cependant, David Price pourrait être sur la touche pendant quelque temps. Qui plus est, David Ortiz a définitivement pris sa retraire au cours de la saison morte. À Toronto, on espère une autre saison du tonnerre du personnel de partant. Les Sanchez, Stroman, Happ, Estrada ainsi que Liriano pourraient bien chauffer les Red Sox, surtout grâce aux efforts du receveur Russell Martin. Du côté de Baltimore, la blessures du partant Eric Tillman pourrait les affecter, sauf que leur puissante attaque saura transformer des performances ordinaires des lanceurs en victoires. Chez les Yankees, on peut finalement laisser la place aux jeunes en attendant qu'on délie les cordons de la bourse une nouvelle fois. Ces Yankees pourraient quand même surprendre. Finalement, les Rays possèdent une attaque intéressante et de bons partants, mais ils n'ont vraisemblablement pas la profondeur pour se distinguer pendant 162 matchs. 1-Boston 2-Toronto 3-Baltimore 4-New York 5-Tampa Bay.

DIVISION CENTRALE

Est-ce qu'une équipe peut réellement menacer les Indians? Pas vraiment. Les hommes de Terry
Edwin Encarnacion
Francona possèdent tous les atouts pour non seulement remporter le titre de leur section, mais aussi aspirer aux grands honneurs. Déjà que leurs faiblesses étaient rares, ils ont mis la main sur le convoité joueur autonome Edwin Encarnacion au cours de l'hiver. Ça ne veut pas dire que les Indians n'auront pas de compétition, mais les Royals ne semblent plus destinés à accéder à la royauté, principalement en raison de la perte tragique du jeune Yordano Ventura. Pour ce qui est des Tigers, il est à se demander s'ils n'ont pas passer à côté de la fenêtre de championnat lors des dernières années. Finalement, les Twins et les White Sox vont fermer la marche. 1-Cleveland 2-Detroit 3-Kansas City 4-Minnesota 5-Chicago

DIVISION OUEST

Une division intéressante où les surprises peuvent sortir de nulle part. La prochain saison risque d'être
Jose Altuve
celle des Astros, une équipe bien balancée en attaque avec les Correa, Springer et Altuve, mais moins extraordinaire au monticule. Leur force de frappe saura les mener au sommet. Ils seront poursuivis par les coriaces «amis» des Jays, les Rangers du Texas. Si leur attaque peut elle aussi les amener loin, le manque de profondeur de leur personnel de lanceurs risque de leur faire mal. Outre Yu Darvish et Cole Hamels, les bons bras ne sont pas légion. L'équipe qui est due pour chauffer les autres, c'est les Mariners. Ils n'ont pas atteint les séries depuis 2001, soit la plus longue disette actuellement dans le baseball. Ils ont clairement le potentiel pour ravir la pôle position. Pour ce qui est des Angels, il faudrait que les lanceurs puissent supporter leur attaque. Le puissant Mike Trout et le vétéran Albert Pujols ne peuvent tout faire seuls. Enfin, les A's sont en attente de Moneyball III et d'un nouveau stade. 1-Houston 2-Texas 3-Seattle 4-Los Angeles 5-Oakland.

LIGUE NATIONALE

DIVISION EST

Bryce Harper
Les Nationals de Washington représentent l'équipe à battre. Menés par le puissant cogneur Bryce Harper, qui doit absolument rebondir suite à une campagne 2016 décevante, les Nats de Dusty Baker possèdent un arsenal bien équilibré avec deux as lanceurs en Max Scherzer et Stephen Strasburg, à la condition que ce dernier n'éprouve pas de douleur au bras. Si c'est le cas, Washington pourraient se retrouver dans le pétrin. On attend comme d'habitude les Mets, mais il est peu probable qu'ils réussissent à se hisser en tête du classement, mais une place comme meilleure deuxième est possible. Surtout que ce ne sont pas les Marlins de Jeffrey Loria qui vont les rattraper, ni les Phillies, ni les Braves, malgré l'arrivée des vieillards R.A. Dickey et Bartolo Colon. 1-Washington 2-New York 3-Miami 4-Philadelphie 5-Atlanta

DIVISION CENTRALE

Joe Maddon
Est-ce qu'on peut voir une autre équipe que les Cubs, réellement? Dirigés par le meilleur gérant des majeures, Joe Maddon, les Cubs devraient normalement reprendre le chemin de la série mondiale. Personne ne peut les donner du fil à retordre pendant une saison complète. Oui, on doit s'attend à ce que les Cards finissent au second rang et aient une chance d'accéder au match du meilleur deuxième. Les Pirates peuvent sûrement jouer pour .500, mais je ne m'attends pas à les revoir en séries. Même chose pour les Brewers et les Reds devraient selon moi perdre 100 matchs cette saison, malgré Joey Votto et Adam Duvall. 1-Chicago 2-St. Louis 3-Pittsburgh 4-Milwaukee 5-Cincinnati

DIVISION OUEST

L'éternelle rivalité entre les Dodgers et les Giants sera au coeur de la course au championnat dans la
Clayton Kershaw
section ouest. L'équipe comptant la masse salariale la plus importante, les Dodgers, prouve chaque saison qu'elle peut gagner sa part de matchs, grâce au gaucher Clayton Kershaw. Ils possèdent une belle profondeur au monticule, ce qui leur a d'ailleurs permis de gagner sans les services de leur as pendant quelques mois l'été dernier. Est-ce que les Giants peuvent revenir parmi les grands? Ils ont le grand Madison Bumgarner, véritable dieu en séries. Mais il ne revient qu'une fois aux cinq jours. L'équipe qui pourrait surprendre est les Diamondbacks, du moins si Zack Greinke retrouve sa forme d'antan. Les Rockies vont faire des points, mais en donner une quantité industrielle. Finalement, les Padres, avec leur masse salariale de 28 millions, vont se faire ramasser toute la saison.

À surveiller cette saison

- Les Rays jouent peut-être leur dernière saison à Tampa. Montréal est prêt à les accueillir
- José Bautista est toujours un Jays. Peut-il frapper encore 30 circuits, même à 36 ans?
- Une finale de série mondiale entre les Cubs et les Indians à nouveau? 

mardi 28 mars 2017

NEW YORK, NEW YORK

New York, la ville qui ne dort jamais. La ville qui accueille le monde entier et où il y a constamment quelque chose à faire. La ville que nous voulions visiter depuis un bout de temps. Sur un coup de tête, après quelques revirements de situations, nous avons pris la route de New York, le samedi 30 juillet dernier, dans le but d'aller voir les Mets, mais aussi de se promener dans cette grosse pomme qui fait tant rêver.

SAMEDI 

Nous voulons aller voir les Jays le dimanche 31 juillet. Nous trouvons des billets sur Stubhub. Quelques minutes plus tard, le site nous dit qu'il y a erreur et que nous ne pouvons avoir nos billets. Pas de sortie, pas de Toronto, pas de Jays. «Et si nous allions à New York?»

Je regarde rapidement si les Mets et les Yankees sont à la maison. Que vois-je? Les Mets y sont. En plus, les premiers partisans à arriver au stade se voit offrir la bobblehead de Mike Piazza, dont le chandail a été retiré la veille. Annie regarde si des hôtels à un prix abordable sont disponibles. Des chambres à quelques rues de Times Square sont disponibles, mais à un prix plutôt newyorkais, c'est-à-dire à 200$ (canadiens) la nuit sont offerts. «On s'en fout!»

À 13 heures, les enfants sont déposés chez les beaux parents et nous sommes en route vers la Grosse Pomme.

Le trajet prend environ huit heures de Gatineau, en comptant un arrêt relativement court aux douanes, un plein d'essence et un autre pour les besoins essentiels.

Vers 21 heures, nous pénétrons dans New York en empruntant le tunnel Lincoln. Bien entendu, la file avant d'entrer loooonnnnggggggggguuuuuuueeeee. En plus, il en coûte 15$ pour pouvoir le traverser. Le tunnel Lincoln, c'est ce tunnel qui était en vedette dans le film Daylight avec Sylvester Stallone.

Le menu du Beer Authority
C'est assez stressant, je suis au volant dans la ville de New York. Il pleut un peu, il fait noir, je ne sais pas nécessairement où je vais, bien que mon GPS me sert bien. L'hôtel n'est pas très loin, alors le stress s'estompe. Annie va nous enregistrer, je vais porter la voiture dans une stationnement souterrain (où je laisse les fenêtres ouvertes et la clé sur le siège du conducteur). Le surveillant m'assure que tout est sécuritaire: «Vous voyez quelqu'un ici?»

Moi et un Stormtrooper
Je rejoins Annie à la chambre, nous relaxons quelques minutes et nous partons ensuite à l'aventure. Nous devons absolument manger et nous nous arrêtons au Beer Authority. L'endroit est superbe. Le choix des bières est gigantesque. Je crois que je me laisse tenter par une palette. Nous sommes à pied, alors on peut boire. Annie se laisser aller aussi. Comme j'écris ce billet quelques mois après ce voyage, je ne me souviens plus de ce que nous avons mangé. Chose certaine, c'était bon.

Times Square
Après le repas, bien qu'il soit presque plus de 23 heures, nous nous dirigeons vers Times Square. C'est noir de monde!!!! Ce n'est pas des blagues lorsqu'on dit que cette ville ne dort jamais, Imaginez, le magasin de Disney était plein et minuit sonnait. Nous en avons profité pour acheter quelques
cadeaux aux enfants. Même histoire pour la boutique M & M. Les boutiques de souvenirs pleuvent elles aussi. Des statues de la Liberté miniatures, des taxis, des voitures de police, il y a de tout.

Non de loin de Times Square, c'est Broadway. Annie aimerait bien voir une pièce, mais il est bien sûr trop tard pour ce soir et la journée de demain promet d'être remplie elle aussi.

Il est passé 1 heure du matin lorsque nous nous couchons... brûlés.

DIMANCHE


Le sommet de L'Empire
La levée du corps se fait tranquillement. Pour la première fois de notre vie, nous nous levons à New York. Tout juste à côté de notre hôtel, nous remarquons l'Empire State Building. Nous prenons le temps de nous préparer, nous descendons déjeuner et nous quittons vers le Citifield, situé dans Queens.

Cependant, pas question de s'y rendre en voiture, à pied ou en autobus. Nous devons emprunter le métro. En s'y rendant, nous croisons un vendeur de tours de New York. Il est accrédité, donc il n'est pas un petit arnaqueur. (Méfiez-vous-en à NY). Il nous propose différents plans de tours très intéressants. Ceux-ci incluent une visite à la Statue de la Liberté et celle de l'Empire State Building. Nous décidons de prendre le tour à 69$. Nous ferons la tournée après le match.

Entrée du Citifield
La pluie tombe tranquillement sur la ville. Le match est prévu à 13h05. Ne me dites pas que nous avons fait tout ce voyage pour une annulation? Au moins nous aurons notre Bobblehead! Nous faisons la file, comme les autres fans. Je prends en photo un chien qui fume la pipe et la grosse pomme importée du Shea Stadium. Rien n'indique cependant que le match sera annulé.


Chien partisan
Les portes ouvrent vers midi. Nous mettons la main sur la Bobblehead de Mike Piazza. Quelle chance! Nous faisons la tournée du stade, des boutiques et des restaurants. Puis, nous nous asseyons confortablement sur nos sièges, quelque part le long de la ligne du champ droit. La pluie a cessé, les joueurs s'échauffent sur le terrain, je regarder mon cellulaire et le fil Twitter des Mets indique que la rencontre commencera à 13h45.

13h45. La partie commence enfin. Les Mets envoient leur as Noah Syndergaard face à Chad Bettis des Rockies. En fin de septième, alors que les Rockies mène 4 à 3, le joueur de 2e but Neil Walker frappe un circuit de trois points donnant les devant 6-4 à son équipe. La joie est dans le stade. Annie et moi on se regarde...«Il faut y aller, nous éviterons la cohue et nous pourrons profiter de New York et de notre tour de ville.»

Taureau
Flatiron building
Nous quittons le stade et nous «gossons» dans le métro. Pas moyen de nous procurer nos billets avec notre carte de crédit et ce n'est sûrement pas la préposé, carrément au-dessus de ses affaires, qui va nous aider. Finalement, nous mettons quelques pièces de monnaie et tout s'arrange.

Nous revenons près de l'Empire State Building pour le tour de ville. Nous attendons quelques minutes où un superbe autobus à deux étages (où personne n'est assis au premier) vient nous cueillir. Notre tour de ville prend environ 60 minutes. Nous aimerions aussi prendre le tour de nuit, donc nous prenons l'autobus suivant. Caramba! C'est encore le même tour. Au moins, nous descendons à Rockfeller Center et nous courons pour attraper un autre autobus, celui-là qui nous ramène à notre point de départ... Grrrr. Aurons-nous notre tour de nuit????

ONU
Nous sommes de nouveau près de l'Empire State Building, il est plus de huit heures. Il y a ce guide qui est tordant, qui nous assure qu'un autobus va arriver pour nous. Il nous raconte plein d'anecdotes, nous demande d'où l'on vient. Nous lui répondons que nous sommes originaires du Canada. «Oui, mais où?» Nous répondons du Québec. Et c'est là qu'il se met à nous parler en français. Il est originaire du Togo et son français est parfait. Nous aurions bien aimé qu'il soit notre guide pour le tour.

Fantômes
Mais enfin nous partons. Nous visitons plusieurs coins de la ville, dont Manhattan, le quartier chinois et nous traversons le pont de Manhattan pour nous rendre à Brooklyn. Je n'avais pas imaginé une ville aussi paisible et aussi «familiale». Le guide nous recommande un excellent endroit où manger une crème glacée, mais nous ne pouvons débarquer.

Quelques minutes avant que le tour ne se termine, un violent orage s'abat sur la ville et sur nous. Nous sommes trempés, de la tête aux pieds. Quel sentiment inconfortable!

Il est près de 10 heures, nous sommes plus mouillés qu'une poule mouillée. Nous n'avons pas mangé depuis le matin. Pas question de se casser la tête pour chercher un restaurant, nous retournons au même endroit que la veille, Beer Authority. Encore une fois, la nourriture est succulente, mais c'est la bière qui se distingue. Bon, il est vrai que nous n'avons pas besoin d'être rafraîchis, car nous sommes déjà assez rafraîchis comme ça, mais ça va.

Nous retournons à notre chambre après minuit, complètement crevés...

LUNDI

Madison Square Garden
Le toit de New York
Dernier matin dans la ville. Nous prenons notre temps pour déjeuner. Si c'est comme la veille, on ne mangera pas avant longtemps. Après, nous allons tout de suite à l'Empire State Building afin d'y voir le sommet de peut-être croiser King Kong. On nous avertit que le brouillard est épais et qu'il serait mieux d'attendre quelques minutes avant de monter. Nous faisons fi des recommandations et nous montons tout de suite. Quelle vue!!! Au loin, nous pouvons apercevoir la Statue de la Liberté. Dire que le gros signe a monté aussi haut et sans vertige.

Après, une petite tournée finale de magasins s'impose. Le fameux Macy's, le magasin Disney, quelques boutiques de souvenirs et le musée de cire. Nous aurions visiter seulement la boutique, mais comme il y a trop de monde, nous ne pouvons être escortés par un guide. Pas de bol.

À s'y méprendre
Passé midi, on se regarder et on accepte qu'il est temps de retourner au Québec. Dans la voiture, je fais quelques calculs... Humm. Cooperstown n'est qu'à 4 heures d'ici... Pourquoi ne pas passer par là une heure ou deux? Annie est d'accord. Après tout, c'est quand même un voyage de fête.

Je mets l'emphase sur le fait que Cooperstown est une belle ville qui compte une seule rue (ou presque), celle où se trouve le Temple de la Renommée, et plusieurs boutiques s'y trouvent. Hahaha! Plusieurs boutiques de baseball.

Gehrig, Robinson, Clemente
Nous arrivons à Cooperstown vers 18 heures. Une petite tournée dans quelques boutiques, dont celle du Temple. Encore une fois, je sors le portemonnaie pour des achats obligatoires. Même Annie se laisse tenter. Quelques pas plus loin, nous retrouvons quelque chose de nouveau, une distillerie où l'on peut se procurer de l'alcool et de la bière. Six bières de la cuvée des intronisés et une bouteille de Spitball, boisson à la cannelle très voisine du Fireball. Paradis!

Spitball
Affamés, nous nous arrêtons finalement chez Hard ball Cafe. Rien de mieux qu'un autre breuvage des Dieux pour calmer notre fois. C'est la première fois en trois visites que je mange à cet endroit. C'est excellent, mais un orage aussi violent que la veille s'abat sur Cooperstown. Il faut changer de place pour être certains que nos assiettes ne soient pas inondées. Ahhhhhhhhhhhhhhh, cette pluie.
Le hot-dog canon

Vers 21 heures, après un arrêt obligatoire chez Yastrzemski Sports pour une belle casquette et chez Baseballism où je me procure le fameux chandail 6+4+3=2, nous reprenons la route vers la maison. Si tout va bien, il sera deux heures du matin à notre arrivée. Une autre journée bien remplie et inoubliable.

Je peux dire à mes amis que le voyage à New York est fait et que nous pouvons y aller en 2017.

LE GRAND MAX S'ÉLOIGNE DU ROCKET

Il y a deux semaines, Max Pacioretty était au plus fort de la course pour l'obtention du trophée Maurice-Richard remis au meilleur buteur de la LNH. Mais sa disette depuis deux semaines l'en a éloigné si bien qu'il est rendu au 9e, à neuf buts du meneur Sidney Crosby qui en compte maintenant 42.

Le Canadien a nettement besoin de l'apport offensif de son leader, car l'équipe ne remplit pas le filet adverse. On le sait, le capitaine est un joueur qui fonctionne par séquence et espérons qu'une nouvelle séquence pointe à l'horizon.

Les hommes de Claude Julien affrontent les Stars de Dallas ce soir à Montréal. Ce sera le premier affrontement entre les frères Jordie et Jamie Benn depuis l'échange qui a amené le plus hirsute des deux à Montréal à la date limite des transactions.

lundi 27 mars 2017

JEAN BÉLIVEAU À HISTORIA

Pierre-Yves Cardinal saute sur la glace
J'ai regardé mercredi dernier le premier des cinq épisodes de la série sur Jean Béliveau au Canal Historia. Brillamment réalisée et interprétée, la série relate les faits marquants de la carrière professionnelle du grand # 4, de son arrivée avec les A's de Québec jusqu'à la fin de sa carrière avec le Canadien. Le rôle titre a été confié à l'acteur Pierre-Yves Cardinal tandis que le rôle de sa conjointe Élise a été offert à Madeleine Péloquin mais aussi à Patricia Nolin qui incarne une Élise Béliveau aujourd'hui qui se remémore les hauts faits de la vie de son défunt mari.

Les amateurs apprécieront les scènes de hockey bien chorégraphiées, mais aussi la ressemblance entre les acteurs et les icônes qu'ils interprètent. D'une part, Pierre-Yves Cardinal possède l'élégance de Béliveau, tant hors glace que sur la glace. Patrice Bélanger joue un Boum Boum Geoffrion enjoué, Bruno Marcil (des pubs Plaisirs Gastronomiques) est un Rocket qui n'aime pas trop qu'un jeune blanc bec lui vole la vedette et je n'ai pas encore vu en action Marc Beaupré (connu pour son rôle de Marc Arcand dans Série Noire) qui joue le rôle du frère du Rocket, Henri Richard.

Quelques bémols cependant... Les scènes de hockey sont jouées devant des gradins vides où l'on peut voir seulement quelques spectateurs le long de la bande ou même des faux spectateurs. De plus, comme Roy Dupuis a marqué notre imaginaire à plus d'une reprise dans la peau de Maurice Richard, il est un peu décevant de ne pas le retrouver de nouveau dans le rôle. Mais à 53 ans, Dupuis est un peu trop âgé pour être à nouveau le Rocket.

La série est diffusée le mercredi à 22 heures au Canal Historia. C'est tard, certes, mais on peut voir la reprise quasiment une fois par jour jusqu'au prochain épisode.

lundi 13 mars 2017

PACIORETTY DANS LA COURSE POUR LE TROPHÉE MAURICE-RICHARD

Avec 13 parties à jouer à la saison, Max Pacioretty est au plus fort de la course pour remporter le trophée Maurice-Richard remis au meilleur buteur de la saison. Hier soir à Edmonton, Pacioretty a inscrit ses 32e et 33e buts de la saison, un de moins que Sidney Crosby.

Le Canadien n'a pas vu un de ses joueurs remporter le titre de meilleur buteur depuis 1978, alors que Guy Lafleur avait touché la cible à 60 reprises. Max Pacioretty sera loin des 60 buts s'il gagne le trophée, il aura profité de la baisse de régime de quelques buteurs de renom comme Alexander Ovechkin ou Patrick Kane, mais force est d'admettre que l'Américain s'est bien repris en main depuis une saison 2015-16 ponctuée de hauts et de bas.

Qui plus est, le capitaine a continué à persévérer malgré la tempête qui sévissait dans l'équipe dans les derniers jours de Michel Therrien. Si lors du congédiement de ce dernier, il se disait en partie responsable, ce n'est certes pas son jeu qui a favorisé la parte de l'emploi de son ancien patron.

Max Pacioretty tentera de battre quelques records personnels: les buts (39), les passes (34) et les points (67). Outre ses 33 filets, il compte 27 passes et 60 actuellement.

mercredi 22 février 2017

CLAUDE JULIEN DE RETOUR

La nouvelle est vieille d'une semaine, mais c'est aujourd'hui que je donne mes impressions sur le retour de Claude Julien à la barre des Canadiens.

Le 14 février dernier, Michel Therrien a été remercié de ses services comme entraîneur-chef des Canadiens. Un congédiement plus ou moins surprenant selon moi, car le Canadien n'arrivait plus à livrer la marchandise après un autre début de saison sur les chapeaux de roues. Certains joueurs ne se donnaient plus la peine d'avancer pour le coach.

Comme il était libre comme l'air depuis le 7 février, puisqu'il avait été viré par les Bruins de Boston, Claude Julien a aussitôt accepté un lucratif contrat de la part des Canadiens, 5 millions par année pour cinq ans. Un coup de maître de Marc Bergevin.

Premièrement, Claude Julien s'amène beaucoup mieux outillé qu'à son premier passage avec le Canadien, de 2003 à 2006, mais il a un plan concret pour remettre la machine sur les rails, une machine en perdition totale depuis le début du mois de février. Est-ce que ce sera suffisant pour faire les séries? Probablement. Suffisant pour aller loin? Pas certain.

Pas certain, parce que le directeur-général Marc Bergevin a la lourde tâche d'améliorer sa ligne du centre. Philippe Danault fait de son mieux, mais il n'est pas un centre # 1 et Alex Galchenyuk passe son temps à se chercher et à faire la navette entre le centre et l'aile.

D'ici aux séries, il reste 22 matchs. Le CH doit en gagner 15.

mercredi 15 février 2017

ÉRIC LINDROS REDORE SON IMAGE

Éric Lindros à Tout le monde en parle, 12 février
Éric Lindros est en tournée de promotion au Québec depuis quelques jours. En effet, RDS présentait hier (le 13 février) un excellent documentaire sur sa carrière et son après-carrière. En plus, dimanche soir, il était l'un des invités de Guy A. Lepage sur le plateau de Tout le monde en parle. Le géant a surpris par son éloquence, sa gentillesse et il a même enfilé un chandail des Nordiques.

NON À SAULT STE. MARIE

On le voyait venir de loin, ce jeune colosse originaire de London en Ontario. Dès son jeune âge, les recruteurs l'avaient dans leur mire. À l'âge de 15 ans, il jouait même avec des adultes de 20 ans. Pas surprenant que les Greyhounds de Sault Ste. Marie en ait fait leur premier choix au repêchage de 1989, et ce même si la famille Lindros avait signifié aux dirigeants de l'équipe de ne pas repêcher leur fils, car il ne se rapporterait pas à la formation junior. Pour les parents, Carl et Bonnie, la ville ontarienne est trop loin (7 heures) et ils veulent que leur fils évolue plus près de chez lui. Un comportement parental qui se comprend parfaitement, mais bien sûr très décevant pour une équipe qui aimerait compter dans ses rangs un tel joueur prometteur. Après avoir débuté la saison à Detroit, dans la North American Hockey League, Sault Ste. Marie échange Lindros aux Generals d'Oshawa au mois de décembre.

LES NORDIQUES? PAS QUESTION!

Repêchage 1991
Surnommé the Next One, parce qu'on le désigne comme un successeur potentiel de Wayne Gretzky, Lindros est convoité par toutes les équipes de la Ligue Nationale, particulièrement les Nordiques de Québec, qui nagent dans les bas fonds depuis 1988. Pour les Nordiques, repêcher Lindros, c'est le début d'une ère nouvelle, une ouverture vers l'avenir et la victoire. Quel dirigeant ne rêverait pas de compter dans son équipe Joe Sakic, Mats Sundin, Owen Nolan et Éric Lindros???

Les feux sont braqués sur Éric Lindros de façon significative au début de la saison 1990-91, car on le sait, c'est son année de repêchage. Le grand ontarien brûle la ligue de l'Ontario, remporte l'or aux championnats mondiaux junior. Pendant ce temps, les Nordiques se maintiennent au bas du classement. Le repêchage 1991 marque aussi l'arrivée de deux nouvelles équipes, les Senators d'Ottawa et le Lightning de Tampa Bay. Marcel Aubut, le grand argentier des Nordiques, le vrai boss de l'équipe, s'assure qu'il pourra avoir le premier choix et qu'il n'y ait aucune faveur envers les équipes d'expansion.

Mais tout comme lors du repêchage junior, le clan Lindros est ferme, pas question que leur fils se rapporte aux Nordiques, si ces derniers le repêchent comme prévu. Dirigés par Pierre Pagé (il est entraîneur-chef et dg), l'organisation maintient le cap malgré les intentions de la famille Lindros; elle repêchera le prodige # 88.

Finalement, le jour du repêchage arrive. Éric Lindros est dans les estrades avec toute sa famille, il sait ce que les Nordiques vont le repêcher et ces derniers savent qu'il ne veut pas jouer eux. Lindros a même dit qu'il ne mettrait pas le chandail fleurdelisé sur le dos, un affront pour tous les fans de ce piètre équipe. Ça y est, son nom est prononcé, le jeune homme a un sourire un peu gêné, tout le monde le félicite. Il monte sur l'estrade et rencontre officiellement les dirigeants des Nordiques.

Les Nordiques veulent convaincre le hockeyeur et utiliseront une foule de stratégies pour qu'il soit présent au camp d'entraînement ou du moins qu'il signe un jour ou l'autre avec les Nordiques. On pense même à envoyer le grand Guy Lafleur, qui s'alignait alors avec Québec, afin qu'il adoucisse l'humeur de la famille. Rien ne fonctionne. Ni même une offre contractuelle mirobolante.

Ce que l'on apprend dans le documentaire, c'est que le père d'Éric Lindros travaillait dans le monde des finances et il avait fait sa petite enquête sur Marcel Aubut. La conclusion ne plaisait pas du tout aux parents. Alors, les dés étaient pipés d'avance.

L'ÉCHANGE DU SIÈCLE

Au repêchage de 1992 qui se déroule à Montréal, après avoir dit qu'il n'échangerait jamais Éric Lindros, Marcel Aubut se résout finalement à se départir du joueur ontarien. Mais il conclut deux transactions pour Lindros; une avec les Flyers, l'autre avec les Rangers. La cause est vue par un arbitre qui tranche en faveur des Flyers. Le fait que Marcel ait conclu deux échanges donne un peu raison aux Lindros d'avoir refusé d'envoyer leur fils sous ses ordres. Marcel aura voulu faire son show dans le fief des Canadiens.

Bref, le juge Larry Bertuzzi conclut que les Flyers sont les gagnants du duel. Dans cet échange gigantesque, Lindros prend donc le chemin de Philadelphie en retour de Ron Hextall, Steve Duchesne, Chris Simon, Mike Ricci, Kerry Huffman, Peter Forsberg (premier choix des Flyers en 1991), les premiers choix des Flyers de 1993 et 1994 et 15 millions de dollars. Tout ça pour un gars qui n'a jamais joué dans la LNH.

On connaît la suite, les Nordiques deviennent une équipe gagnante dès la saison 1992-93 et déménageront au Colorado en 1995 pour remporter la Coupe Stanley dès leur arrivée. De son côté, Lindros jouera 13 saisons dans la LNH, dont huit avec les Flyers. Jamais il ne jouera une saison complète dans la LNH, sa carrière étant marquée par des commotions cérébrales répétées, principalement due à son style de jeu excessivement robuste.

LES COMMOTIONS, SON CHEVAL DE BATAILLE

Comme il s'est retrouvé plus souvent qu'autrement sur le carreau en raison des commotions subies, Lindros en a appris beaucoup sur le sujet. Il est un peu celui qui a conscientisé la LNH sur le problème des commotions cérébrales, des protocoles à observer en cas de blessure à la tête et la recherche.D'ailleurs, un centre médical de recherche à London est nommé en son honneur, mais à celui de son frère, Brett, qui n'a joué que 51 matchs dans la LNH, lui aussi victime de commotions.

LA RÉDEMPTION

Autant dans le documentaire que durant sa présence à Tout le monde en parle, on a connu un homme tout le contraire de ce qu'on imaginait. Sa gentillesse hors glace est remarquée par ses anciens coéquipiers dont Marc Bureau, Mikael Renberg et John LeClair. On souligne également qu'il était un grand leader. Tout le contraire ce qu'on imaginait réellement.

Il souligne qu'il aurait joué avec les Nordiques, n'eut été d'une personne, facilement identifiable comme étant Marcel Aubut, qu'il n'avait pas de haine envers les gens de Québec et le reste de la province. Il aurait même couru pour jouer à Montréal. Un homme prétendument francophobe n'aurait sûrement pas épousé une fille de Montréal.

Pour ma part, j'ai trouvé un homme cultivé, encore passionné par le sport, désireux de faire avancer la recherche sur les commotions cérébrales. Un homme changé par le temps et les épreuves.

Éric Lindros a été intronisé au Temple de la renommée du hockey à Toronto à l'automne. Une décision pas unanime chez les fans, mais selon ses coéquipiers et adversaires, sa place est pleinement méritée.

Félicitations à RDS et à Tout le monde en parle pour un documentaire et des entrevues de grande qualité.
26 ans plus tard, il endosse le chandail des Nordiques