dimanche 23 février 2014

Équipe Canada triomphe

On aurait espéré une finale Canada vs États-Unis ou bien Canada vs Russie, mais ce sont plutôt les Suédois qui se sont présentés face aux Canadiens dimanche, en clôture des 22e Jeux olympiques d'hiver à Sotchi. Et encore une fois, le Canada, mené par le leader incontestable Sidney Crosby, a remporté la médaille d'or en vertu d'une victoire de 3-0.

Les Suédois sont néanmoins partis en lion, frappant même un poteau dans les premières minutes de jeu. Mais Jonathan Toews a ouvert la marque et le reste ne fut qu'une formalité. La défensive du Canada, formée des meilleurs défenseurs de la LNH, s'est resserrée et la Suède n'a guère pu attaquer le filet de Carey Price. Le gardien du Canadien n'a d'ailleurs accordé que trois maigres buts en cinq rencontres durant le tournoi.

Crosby a cloué le cercueil des Suédois en deuxième grâce à un but en échappé. Une avance de deux buts n'était pas insurmontable, surtout en deuxième période, mais la façon dont le Canada jouait était si parfaite qu'il était virtuellement impossible que la Suède ne remonte la pente. Finalement en troisième période, Chris Kunitz a fermé les livres assurant la médaille tant recherchée au Canada.

Plusieurs journalistes avaient souligné le manque d'offensive du Canada en début de tournoi, surtout lors de son premier match contre la faible Norvège, un gain de 3-1. Mais l'équipe cherchait tranquillement ses repères et n'a pas été réellement menacée en ronde préliminaire. Bien que la Finlande ait rendu les choses intéressantes lors du troisième match forçant une prolongation, le Canada avait accompli sa mission de gagner les trois matchs.

Le match contre la Lettonie fut quant à lui bien étrange. Cette équipe n'était pas de taille contre le Canada et elle perdrait 99% des matchs contre notre équipe nationale. Mais la tenue du gardien letton a faussé les données. Kristers Gudlevskis a permis à son pays d'espérer l'impossible jusqu'au but de Shea Weber tard en troisième période. N'eut été de la performance de ce gardien appartenant au Lightning, le match aurait été un pique-nique.

En demi-finale, le duel a-t-il été corsé? J'ai tendance à croire que malgré le résultat de 1-0, le Canada s'est moqué des États-Unis de long en large. À partir de la deuxième période, les Américains n'étaient pas capables d'approcher Carey Price. Un petit but était suffisant pour gagner. Dans des cas comme celui-là, on parle ici d'une équipe de hockey quasi-parfaite.

Bien que les joueurs du Canada soient hautement talentueux, les meilleurs au pays, on peut facilement essayer de jouer de la même façon, malgré le talent parfois moins présent dans la LNH. Mais il est vrai que les jambons de la LNH essaieront de freiner leurs adversaires non pas par la vitesse, mais par l'accrochage. Ce sera donc un retour à la monotonie dès mardi.

PRICE VS HALAK

Et oui, Carey Price a finalement gagné quelque chose et ses plus grands fans ont sorti la fameuse question qui a brûlé les lèvres de tous les journalistes il y a 4 ans: Price ou Halak? Dans le cas présent, ce questionnement n'a aucune logique. Jaroslav Halak ne peut garder les buts du Canada et Carey Price ne peut en faire autant pour la Slovaquie. La victoire ne veut pas dire que Pierre Gauthier a bien fait d'échanger Jaroslav Halak parce que la victoire du Canada n'apporte rien aux Canadiens, sauf la présence de deux médaillés dans la formation. Plusieurs me demanderont pourquoi je remets le sujet sur la table, et bien je voulais répondre aux commentaires inutiles de ceux qui en veulent encore à Halak pour cette demi-finale en 2010.

Ce gain fait-il de Carey Price le meilleur gardien au monde? Je dirai ceci: gagne-moi une Coupe et je te dirai qui tu es!

LA LNH DE RETOUR EN 2018?

La grosse question est la suivante: les meilleurs joueurs de la LNH seront-ils de retour en 2018 aux Jeux de Pyeongchang en Corée du Sud? Les joueurs le veulent, mais pas certains que les propriétaires le désirent vraiment et encore moins Gary Bettman. Prenez par exemple les Islanders. Ils possèdent le jeune surdoué John Tavares dans leur alignement. Il s'est blessé sérieusement pendant les Jeux et sa saison est terminée. Pour une équipe moribonde comme les Islanders, la présence de Tavares est indispensable. Pas sûr que le propriétaire des Islanders s'est réjoui de la victoire du Canada. Et que dire de Mike Babcock. Il est certes heureux d'avoir mené le Canada à la conquête de la médaille d'or, mais quand il retournera à Detroit, la réalité va le frapper de plein fouet: il a perdu son capitaine Henrik Zetterberg pour deux mois! Les Wings peuvent-ils se permettre la perte de ce leader en pleine course aux séries.

Plusieurs diront que les blessures font partie du hockey et qu'il ne faut pas s'empêcher de participer à des compétitions internationales au cas où de bons joueurs se blessent. Mais la réalité des propriétaires de la LNH est bien plus importante que celle des Olympiques. Une présence en séries équivaut à des millions de dollars. Rater les séries équivaut à un manque à gagner et le désintérêt éventuel de fans.

Les dernières négociations dans la LNH avaient statué que les joueurs iraient à Sotchi et que tout serait réévalué après. La ligue proposera aux joueurs la possibilité d'une coupe du monde qui aurait lieu avant le début de la saison. Elle serait peut-être moins dommageable pour une équipe perdant un joueur de premier plan. Vaut mieux perdre un gars en début de saison qu'en fin de saison.

Autre élément par contre, plusieurs Européens caressent le rêve de jouer aux Olympiques. Si la LNH n'est plus ouverte à la participation de ses joueurs aux Jeux, il est fort possible quelques hockeyeurs décident de jouer en Europe lors d'une année olympique, surtout que les ligues européennes le permettent depuis toujours. Des joueurs comme Teemu Selanne, Peter Forsberg et Daniel Alfredsson avaient retardé leur arrivée dans la LNH pour jouer une dernière fois pour leur pays aux Olympiques. Selanne était là en 1992 à Albertville (oui, oui) et les deux Suédois Alfredsson et Forsberg à Lillehammer en 1994.

Il sera très intéressant de connaître la réaction des joueurs advenant le cas que la LNH cesse sa participation aux Olympiques. Ils sont tous conscients que le meilleur hockey se joue lors des compétitions internationales et c'est certain que tous voudront revenir défendre leur titre en 2018 et aussi se mesurer aux meilleurs, pas aux pires de ce monde.

jeudi 20 février 2014

4 ans plus tard, Marie-Philip Poulin remet cela

4 ans plus tard, encore Marie-Philip Poulin 
Février 2010, Vancouver. Finale de hockey féminin entre les États-Unis et le Canada. La jeune hockeyeuse de 18 ans originaire de la Beauce, Marie-Philip Poulin, marque deux buts à quelques secondes d'intervalle en première période, les deux seuls du match, en route vers la médaille d'or olympique, un troisième consécutive pour le Canada.

Quatre ans plus tard, nous sommes tous rivés à notre écran. Qui l'eut cru? Pour du hockey féminin! Mais les affrontements entre le Canada et les États-Unis en hockey féminin sont tout simplement titanesques. Aucun pouce n'est cédé, d'un côté comme de l'autre. Sauf que les Américains ont soif de vengeance, elles n'ont pas goûté l'or olympique depuis 1998. Pour elles, c'est leur année.

En ronde préliminaire par contre, le Canada a réussi à disposer des États-Unis par la marque de 3-2. Mais en ronde préliminaire, malgré toute l'intensité, ce n'est pas près de la finale.

Cet après-midi, les Américaines étaient à un cheveu des grands honneurs. Elles avaient le contrôle du match 2-0 jusqu'à tard en troisième période. Mais le destin et les fantômes du Bolchoï, avaient choisi le contraire de la tournure tant espérée par les États-Unis. À 16:34, Brianne Jenner redonne espoir aux Canadiennes grâce à un but chanceux, une rondelle flottante qui a dévié sur la défenseure américaine. Bang!

Kevin Dineen, l'entraîneur-chef du Canada, retire sa gardienne avec environ 1:35 à faire. Le sort des Canadiennes vient presque d'être scellé alors que la juge de ligne nuit à une défenseure canadienne et Kellie Stack réussit à dégager la rondelle qui se dirige lentement vers le filet abandonné, mais touche le poteau. Puis quelques secondes plus tard, Marie-Philip Poulin frappe: elle récupère une rondelle déviée par la gardienne devant le filet et marque le but égalisateur. C'est l'hystérie! C'est 2-2! Encore Marie-Philip Poulin!

Puis en prolongation, l'officielle décerne deux pénalités douteuses aux deux équipes. À 3 contre 3, l'issue du match devrait être scellée. Hayley Wickenheiser, à son dernier match olympique, s'échappe et tombe sans pouvoir lancer, accrochée par accident par sa poursuivante. Tous s'attendent à un tir de pénalité, mais on décerne un double-échec. Peu importe, à 4 contre 3, le Canada doit régler le compte des États-Unis, c'est le moment ou jamais.

Ce qui devait arriver arriva, après plusieurs passes visant à trouver une brèche dans la défensive américaine, Laura Fortino envoie le disque à Marie-Philip Poulin, la Sidney Crosby féminine, qui lance et compte! La Beauceronne vient d'écrire encore une page de l'histoire olympique!

Pour toujours, nous raconterons ses exploits, ses buts victorieux seront montrés en boucle pour les 100 ans à venir. La jeune femme de 22 ans construit la légende inoubliable qu'elle sera pour des générations et des générations.

Si le Temple de la Renommée du hockey reconnaît le hockey comme il se doit, des noms comme Hayley Wickenheiser et Marie-Philip Poulin devront nécessairement avoir leur place dans un coin de l'édifice. Mais il est vrai que Paul Henderson, héros de la Série du Siècle de 1972 n'est pas intronisé, malgré ses buts légendaires.

Ce qu'on a vu aujourd'hui marquera l'histoire du hockey, peu importe le sexe.

L'or en curling féminin

11 victoires consécutives! C'est ce qu'a réussi l'équipe canadienne de curling féminin menée par la skip Jennifer Jones. Après neuf victoires durant le tournoi à la ronde, les Canadiennes sont venues à bout de la Grande-Bretagne en demi-finale et ultimement de la Suède en finale. C'est toute une réussite. La dernière médaille d'or du Canada en curling féminin remonte à 1998 avec à sa tête la regrettée Sandra Schmirler.

Hurrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrry Harrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrd comme dirait Johnny King.

Tout faire sauf marquer

En 2010, Crosby avait joué les héros
L'équipe canadienne de hockey a eu chaud hier. Annoncé comme un duel inégal au départ, la rencontre entre le Canada et la Lettonie a été plus chaudement disputée. Malgré une outrageuse domination au chapitre des lancers de 57 à 16 en faveur du Canada, ces derniers ont remporté le match par le minuscule pointage de 2-1. Le jeune gardien letton de 21 ans, Kristers Gudlevskis, a été tout simplement fantastique pour donner la chance à son petit pays de croire à la victoire.

Cette victoire ne réjouit pas les Canadiens parfaitement. Oui ils atteignent la demi-finale, mais ils seront opposés aux Américains bien décidés à venger leur échec de 2010 à Vancouver, mais qui ont connu un tournoi du tonnerre, laissant très peu de chances à leurs adversaires.

Il est certain que le Canada devra relever son jeu d'un cran s'il veut vaincre les États-Unis, mais tout cela est inquiétant. On s'attendait à plus de domination de la part des attaquants; la moitié des buts dans le tournoi ont été inscrits par des défenseurs. Rien pour quelques vedettes, dont les prolifiques Sidney Crosby et John Tavares, entre autres. D'ailleurs, ce dernier est perdu pour le reste du tournoi, mais aussi pour la balance de la saison.

Mais le problème du Canada se situe dans le fait qu'ils ne peuvent marquer, malgré une domination outrageuse à chaque match. Leurs tirs sont-ils dangereux? Font-ils assez bougé le gardien? C'est bien beau se passer la rondelle et démontrer un contrôle supérieur de celle-ci, mais encore faut-il déjoué l'homme masqué adverse, même s'il multiplie les miracles. Et attendez-vous à ce que ça ne soit pas un cadeau face à Jonathan Quick.

Quant à Carey Price, il essaie de demeurer éveiller malgré les quelques tirs qu'il reçoit. Son premier test du tournoi sera demain. Attendez-vous à ce que ça grogne solidement s'il échoue.

Rendez-vous demain à midi!

lundi 17 février 2014

9-0 pour l'équipe de Jennifer Jones

Jennifer Jones
L'équipe canadienne de curling avec à sa tête la skip Jennifer Jones, native de Winnipeg au Manitoba, a dominé le classement du tournoi à la ronde de curling féminin avec une fiche parfaite de 9 victoires et aucune défaite! Du jamais vu dans l'histoire des Olympiques! Est-ce à croire que l'or est à la portée des Canadiennes? Bien sûr, mais il faut gagner les parties les plus importantes, les plus difficiles.Elle compte quatre titres du Tournoi des Coeurs Scott (championnat canadien féminin) et un championnat du monde en 2008.

Comme elle réussit dans tout ce qu'elle entreprend, j'ai tenté de trouver une anecdote où cette grande championne ne fut pas au sommet de son art, question de montrer qu'elle est humaine. Mon contact curleur m'a appris qu'en 1994, lors des championnats canadiens junior, elle s'était donné un coup de brosse sur l'oeil en voulant l'enlever vite de son épaule. En direct à CBC, elle a reçu la visite du médecin et elle en fut quitte pour un gros bleu et bien de la glace pour réduire l'enflure.

Quand elle ne joue pas au curling, elle est conseillère financière pour la Banque Nationale et maman d'une fille née en novembre 2012.

Les demi-finales auront lieu mercredi.

La photo est tirée du site officiel de l'Équipe olympique canadienne

dimanche 16 février 2014

LEGO: LE FILM

Quand Hollywood a décidé de faire un film sur les bloc Lego, je me suis dit que le fond du baril était atteint. Je veux bien qu'on fasse des histoires à partir de jeux vidéo, mais à partir de bonhommes et de blocs, dont la vie est donnée par des jeunes qui prennent bien plus d'heures à créer les structures qu'à jouer réellement avec celles-ci, j'étais très sceptique.

Mais les premières critiques ont été fort élogieuses et les résultats au box-office concluants. La magie des Lego venait-elle de faire son entrée dans ma famille? Une nouvelle fois? Tout à fait!

L'histoire est celle de Emmett, un travailleur de la construction joyeux, mais très effacé, même méconnu de ses collègues, trouve par hasard une pièce unique, recherchée depuis longtemps pour mettre fin à la domination du Président Business. Dans sa quête, il sera aidé par Wyldstyle, Batman et Vitruvius, entre autres. Suivent des péripéties rocambolesques et spectaculaires rendues grâce à des effets uniques, mais aussi à un humour parfait pour tous.

Mais l'histoire en serait une parmi tant d'autres jusqu'au punch final, qui nous fait dire wow! Sans vouloir le dévoiler, disons qu'il explique la présence de tous ces personnages qui n'appartiennent pas nécessairement au même univers: imaginez Star Wars qui rencontre Batman! Il nous permet de constater qu'en nous tous, peu importe notre âge, nous pouvons toujours conserver une éternelle jeunesse, bourrée de rêves et de plaisirs.

Le film Lego connaîtra sans aucun doute une suite dans quelques années, à la condition que l'originalité présente dans cette aventure soit renouvelée.

THE LEGO MOVIE. Réalisé par Phil Lord et Christopher Lord. Avec les voix de Will Ferrell, Elizabeth Banks, Will Arnett, Liam Neeson, Morgan Freeman et bien d'autres.

Pas toujours facile Twitter

Luc Gélinas, journaliste à RDS
Price ou Luongo? Luongo ou Price? Les médias adorent les controverses de gardiens de but, même quand il n'y en a pas. Aux Olympiques, les journalistes couvrant les activités du Canadien de Montréal sont très fiers de nous annoncer, avant même le début des compétitions, que Cary Price sera le gardien de confiance de Mike Babcock.

Ce matin, Luc Gélinas de RDS «tweetait» que Carey Price serait le gardien # 1 du Canada jusqu'à la fin du tournoi. Avec son «tweet», il insérait le texte qu'il publiait sur le site web de RDS.

Et moi de répondre: «Et s'il se fait marquer 7 buts?»

Habituellement, les journalistes reçoivent des messages de toutes parts et ils n'ont pas le temps de répondre, surtout même lorsque nous sommes très gentils. Dans ce cas-ci, à ma grande surprise, Luc Gélinas décide de me répondre.

MIRACLE!!!

«Il ne faut pas avoir lu mon texte pour poser cette question.»

BOUM!

Difficile de saisir le ton de sa réponse, mais il est clair que selon lui, j'aurais dû lire son texte. Oui, peut-être, surtout que la réponse à ma question se trouvait dans la première ligne de son dit texte. Mais avoir tendance à se fier aux 140 caractères est humain et logique.

Mais tel un feu d'artifice, le commentaire a fait réagir quelques «tweeteux» qui ont apprécié la réponse de monsieur Gélinas. Bah, ils ont le droit. Pour une fois que ce ne sont pas eux qui ont l'air idiots.

Mais d'autres m'ont envoyé des commentaires dont le pire provenant d'un certain Jonathan (@jorod87) qui m'a écrit qu'un enfant de 4 ans aurait posé une meilleure question. Et il félicitait même Luc Gélinas d'avoir montré ce commentaire à tous.

Bon, la quantité incalculable de répliques que j'aurais pu envoyer à ce type aurait fait le délice de quelques personnes. J'ai même tenté quelques essais, mais jamais je ne suis allé jusqu'à me rabaisser au niveau de cet homme qui malheureusement collectionne les commentaires de mauvais goût autant que les fautes d'orthographe.

Comme quoi dire le plus possible en 140 caractères n'est pas garant de concision.