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mercredi 30 décembre 2015

La Ville de Gatineau ne peut contenir une tempête

«Soyez assurés que 24 heures après la fin des précipitations, le réseau routier sera déblayé en entier.» Ça, c'est ce que la Ville de Gatineau nous promet. Mais en réalité, elle fait plutôt office de désinformation et est incapable de donner les infos nécessaires à ses employés.

Ce matin, sur les réseaux sociaux, la Ville se pétait les bretelles en disant que 90% de son réseau routier avait été déneigé. Quelques heures plus tard, en fin d'après-midi, devant leur incapacité à nettoyer notre rue contrairement aux autres de notre quartier, j'appelle leur fameux service 3-1-1, sous la recommandation du Twitter officiel de la Ville.

Malheureusement, la jeune femme à l'appareil me raconte qu'elle a les mains liées, qu'elle ne peut rien faire avant 19 heures. Je lui demande alors pourquoi toutes les rues de mon quartier ont été faites, mais pas la nôtre, que leur oubli nous empêche de sortir de la rue. Elle me répond que ce n'est pas un oubli. Non mais qu'est-ce qu'elle en sait? En plus, elle m'affirme que 90% des rues sont déblayées. Il est 16 heures madame, c'est la même information que ce matin!

Ce que je pense, c'est que l'employé affecté au déneigement a volontairement laissé tomber notre rue. De cette façon, il revient (lui ou un autre) après le délai de 24 heures et hop un peu de temps supplémentaire. C'est un oubli d'une part parce que lorsqu'il déneigeait la rue adjacente, il aurait dû tourner sur notre rue, il ne l'a pas fait. Si cela n'a pas été fait délibérément, c'est doublement un oubli. Peut-être que l'employé s'est dit qu'il allait revenir dans deux minutes et que ça lui est sorti de la tête.

Et bien sûr, le facteur n'ose pas se présenter dans une rue impraticable...

Encore une fois, Aylmer est laissé pour compte.

- Pas de Rapibus dans le coin
- Le ordures doivent passer le lundi, mais on est souvent oubliés
- Le poste de police est fermé la fin de semaine depuis des lustres
- On donne des billets de stationnement la nuit, même sans neige, aux voitures dans la rue
- On prend une éternité avant de déneiger les rues

Il me fera un plaisir de ne pas voter pour Maxime Pedneaud-Jobin lors des prochains élections et de mentionner au conseiller municipal de notre district de faire en sorte de nous respecter en tant que citoyen.

mardi 30 décembre 2014

La Ville de Gatineau et les Fêtes ne font pas bon ménage

C'est le temps des fêtes et tous avons le coeur à la fête. Non pas tous, une ville composée d'irréductibles conseillers et dirigeants résistent. Je me demande si tous aspects logistiques sont sortis de leur tête...

Premier événement

Nous le savons, Noël égale cadeaux. Qui dit cadeaux, dit aussi boîtes de carton à jeter au recyclage. On se retrouve avec une montagne de papier et de carton, ce qui déborde largement d'un seul bac à recyclage. On place le surplus dans un petit bac vert que nous conservons. La ville passe cueillir nos ordures, recyclage et compostage chaque lundi, mais durant la semaine de Noël, c'est le recyclage qui passe. On a un beau bac vide prêt à accepter toutes ces boîtes inutiles. Sauf que rapidement, il est plein le jour de Noël. Le problème est que nous accumulerons tout cela jusqu'au 5 janvier, on ne sait où mettre cela!!! Gare à celui qui osera mettre du papier dans un sac de poubelles! Le temps des fêtes est un temps de consommation: cadeau, achats divers, repas en famille. À mon avis, la ville aurait avantage à modifier son horaire de cueillette des déchets dès le début janvier afin que les camions recueillent le recyclage la semaine suivant Noël. La contribution des citoyens seraient nettement meilleures. Et une telle décision ne coûterait pas un dollar et pourrait être prise en deux secondes dans une rencontre de conseillers et elle ne ferait mal à personne.

Deuxième événement

Si on peut vivre avec le premier événement, le second frise le ridicule. Notre hiver est plutôt tardif et les journées de douceur se sont succédées à un rythme tellement assourdissant que la neige a presque entièrement quitté notre sol. Qui plus est, les rues sont comme en été. Le règlement de la ville stipule que les gens ne peuvent stationner leur voiture dans la rue entre le 11 décembre et le 1er avril. C'est un règlement, il est clair. Des permis sont émis pour ceux qui doivent absolument le faire et il en coûte 85$ pour un hiver.

Mes parents sont en visite, mon père stationne sa voiture dans la rue. Nous ne pensons pas à lui demander de la placer dans notre entrée. Comment penser à cela? La température douce a fait fondre toute la neige. Erreur! Le lendemain, un beau billet d'infraction était sur le pare-brise de la voiture de mes parents.

Vraiment, quelle stratégie déplorable de la Ville de Gatineau pour soutirer de l'argent dans les poches de ses citoyens ou de leurs invités pendant les fêtes. Le jugeotte et le gros sens seraient-ils optionnels chez eux? Une solution vraiment réaliste serait de faire comme la ville de Brampton en Ontario. Lorsque les citoyens reçoivent de la visite, ils appellent la ville et demande une permission de stationnement dans la rue pour une journée ou deux ou plus. Si un constat est émis, ils peuvent l'annuler en raison de leur permission spéciale.

En somme, il est clair que mon père a commis une infraction. Mais avoir un peu de réflexion dans le coco, ce n'est pas si compliqué, surtout pour des hommes et des femmes qui ont appris à maîtriser des gars chauds qui battent leur femme ou des bandits avec des fusils.

Ça ne nous donne pas envie de les supporter dans leur «pauvre» histoire de fonds de pension...

Sur ce, bonne année, particulièrement à ceux qui utilisent leur jugement.

mercredi 3 septembre 2014

Les montgolfières de Gatineau, 27e édition

La petite famille se dirigeait vers le festival de montgolfières de Gatineau encore cette année. Au programme pour cette 27e année, plusieurs spectacles pour enfants, une compétition d'hommes forts, des manèges, des structures gonflables, des artistes reconnus internationalement et des montgolfières, évidemment.

Tout le long du Parc de la Baie, là où se tient l'événement, plusieurs représentants de divers organismes nous offrent la possibilité de participer à des concours, ce que nous faisons avec joie. Il y a deux ans, nous étions finalistes pour remporter la location d'une Mazda 2! Qui sait, nous serions peut-être chanceux encore cette année.

Parlant de chance, nous l'avons eue dès le vendredi soir avec une spectaculaire envolée de montgolfières. Elles sont la raison d'être du festival, bien plus importantes que tous ces spectacles ou attractions ludiques. Lorsqu'elles s'élèvent dans le ciel, c'est une poésie de couleurs qui rejoint les nuages. Mais l'envolée est tellement à la merci des conditions climatiques que nous sommes chanceux si nous assistons en direct à ce spectacle. Nous n'avons pas assisté au spectacle des Patrick Norman, Paul Piché, Zachary Richard et Michel Rivard, probablement échaudés par celui de Mes Aïeux l'an dernier qui avait été aussi ennuyant qu'un mur de brique.

Le samedi, retour sur les lieux avec les enfants. Spectacles de Toc Toc Toc et de Thomas le train. Malheureusement, le spectacle de Toc Toc Toc était le même que l'an dernier, ce qui est nettement intéressant pour les enfants qui se souviennent de ces choses-là.

Chez Fêtes en boîtes, Jacob a eu la chance de faire maquiller un petit pirate sur la joue et Alyssia a pris le thé avec des amies. Les enfants raffolent de cet endroit, plein d'animation. Alyssia a eu la chance d'aller sauter dans des structures gonflables, tout à fait gratuitement. La supervision était aussi adéquate de la part des gens de la compagnie.

Le lendemain, nous pensions que les Petites tounes étaient à l'horaire, mais des changements avaient été apportés et leur présence a été repoussée au lundi. Au lieu de cela, le brillant jeune magicien originaire de l'Outaouais, Daniel Coutu, y est allé d'un spectacle tout en humour et en magie au grand plaisir des enfants et des parents. Il est brillant!

Nous n'avons pas encore fait d'arrêt aux hommes forts, une compétition fort passionnante et impressionnante, mais trop statique pour des enfants qui ont envie de bouger. Nous avons préféré nous diriger vers le scène où Johanne Blouin se donnait en spectacle. Après quelques minutes, elle a dû arrêter son concert, car la pluie pouvait nuire aux instruments de musique. Elle s'est excusé et a remercié tout le monde d'être venu. Cette pluie signifiait notre départ.

Pour la dernière journée, celle du lundi de la Fête du travail, nous sommes arrivés juste à temps pour les Petites tounes, un quatuor de musiciens pour enfants. Drôles sur scènes, ils sont aussi généreux et sympathiques avec les jeunes fans qui leur demandent des autographes après le spectacle.

Après les Petites Tounes, Arthur l'aventurier est monté sur scène, mais les manèges trottaient dans la tête d'Alyssia depuis samedi, il fallait bien lui permettre d'aller faire un petit tour. Même si le parc d'attractions compte plusieurs manèges, nous sommes loin de Walt Disney. Pour faire une tournée dans un manège, il en coûte 3 ou 4 coupons, à 1,75$ le coupon. Oui, il sera plus avisé la prochaine fois de s'acheter un bracelet à 27$ pour la journée. C'est cher en ta!!!

Alyssia a pu rencontrer l'animateur de radio Roch Cholette. Le bouillant ex-politicien a été très gentil avec la petite, lui posant plusieurs questions. Autre animateur du 104,7 FM, Martin Grenier était aussi de la partie, super gentil également. On ne peut en dire de tous les gens des médias, par exemple TVA.

Après avoir assisté à la victoire de Brian Shaw au hommes forts, nous avons plié bagages, car attendre encore deux heures pour une «possible» envolée (qui n'aura pas eu lieu) était hors de question.

Le Festival est très attrayant, mais la raison principale de celui-ci, les montgolfières, sont trop peu représentées. Nous pourrions avoir accès aux pilotes, aux montgolfières, pas seulement que quelques heures dans une journée. On a bien beau inviter le plus artiste de la planète, ça donne quoi si les montgolfières ne sont pas importantes? Je sais que les conditions pour une envolée doivent être optimales, mais les visiteurs se retrouvent toujours le bec à l'eau.

L'an prochain, nous prendrons congé du festival, car nous avons fait le tour du jardin pour le moment. Les artistes pour les enfants sont souvent les mêmes et les exposants aussi. Vrai que les artistes sur la grande scène sont variés d'année en année, mais quand tu as de jeunes enfants, les spectacles à 21 heures, c'est très tard pour eux et ils dorment déjà à la maison.

Néanmoins, le porte-parole Patrice Bélanger est un ambassadeur hors pair, tout comme les Hugo Girard et Jean Bruyère, fidèle animateur depuis plusieurs années.

samedi 1 février 2014

DÉFENDRE LA LANGUE FRANÇAISE: POUSSE, MAIS POUSSE ÉGAL

Impératif français est un organisme qui promeut et défend la langue française dans la région outaouaise, mais qui n'hésite pas non plus à faire valoir son importance ailleurs au Québec quand il sent que notre très chère et précieuse langue est brimée. Les interventions sont souvent réfléchies, mais parfois, c'est une exagération sans nom qui font passer les Québécois pour des pleurnichards.

Dans le cas présent, un citoyen d'Ottawa s'est montré outré durant un match du Canadien au Centre Bell. Pas que son équipe favorite jouait un mauvais match, mais son problème était l'arbitre, ce vilain zèbre marin d'eau douce. À la suite d'un but controversé, les officiels ont décidé de vérifier avec Toronto pour que le but soit accordé. Une fois la décision rendue, l'officiel annonce celle-ci à la foule grâce à un microphone, mais dans la seule et unique langue de Shakespeare. Outrage! Sortilège!

Voici la lettre de monsieur Patrick Marleau (pas le joueur de hockey)

Pas de Coupe Stanley en français à Montréal!

Non mais vraiment là!

Regardez-moi dans les yeux, et dites-moi sans rire qu’il est normal qu’en 2014, un francophone puisse se rendre dans la plus grande métropole francophone du monde après Paris, dans une ville québécoise, dans un aréna portant un nom français (Centre Bell) avec des billets achetés au prix fort (plein tarif) qui indiquent que le spectacle annoncé porte un nom français (Canadiens de Montréal) où l’annonceur maison s’exprime en français… et que les arbitres n’annoncent pas les infractions, pénalités ou buts refusés en français!

Dites-moi qu’il est normal de se moquer du public qui prend la peine de se déplacer pour l’événement ou qui regarde le hockey à la télévision, et que l’on autorise les arbitres à allumer leurs micros pour annoncer leurs décisions officielles d’arbitrage… en anglais!!!

En plein point culminant ou plein suspense, on laisse tomber Montréal, tout le Québec, la francophonie, puis c’est l’anglais qui domine comme dans le temps des années 40 avec Rocket Richard! Rien n’a changé depuis plus de soixante-dix ans! On nous ridiculise chez nous!

J’espère bien voir le jour où l’on pourra entendre à Montréal un arbitre annoncer ses décisions en français telles que : « Le patin n’a pas touché volontairement la rondelle: but accordé! » Ça ne fait pas moins officiel de l’entendre en français, ça fait simplement respectueux!

Et la réponse de support de monsieur Jean-Paul Perreault, président d'Impératif français

Mesdames, Messieurs,

La situation décrite dans la lettre ci-dessous est intolérable. Ceci n’a aucun sens! Nous sommes d’accord avec ce citoyen.

Il est inacceptable que l’on nous exclut, que l’on présente, à l’échelle de l’Amérique, Montréal et le Québec comme anglophones, que l’on laisse ainsi tomber la francophonie, que l’on nous traite comme si nous n’existions pas.

Quelle image donne-t-on ainsi aux immigrants, à notre jeunesse, à toutes et à tous, et à l’Amérique du Nord tout entière de l’importance que l’on accorde à notre langue en acceptant qu’existe et perdure cette situation?

À quoi peuvent bien rimer les droits québécois d’être servis et informés en français devant pareille humiliation, de surcroît télédiffusée et radiodiffusée, vue et entendue par des millions de personnes plusieurs fois par année, dans notre sport national et dans notre métropole?
Nous vous prions d’intervenir sans tarder et de nous faire connaître les mesures que vous adopterez pour que soit respecté le Québec et la francophonie.

Veuillez agréer, Mesdames, Messieurs, l’expression de mes meilleurs sentiments.

Cette lettre contient des mots forts pour une situation réellement peu importante. Pas qu'on se laisse marcher sur le dos nous les Québécois, mais quand on parle d'humiliation, c'est d'une exagération sans borne. Les parties sont toutes à la télévision ou à la radio et devinez quoi, les commentateurs et analystes (ils sont environ 40 à analyser la même partie) expliquent en français la décision finale. Alors, je ne comprends pas le raisonnement de cette plainte. Et lorsque nous sommes au Centre Bell, j'y suis allé à quelques occasions, on n'entend quasiment pas ce que dit l'arbitre.

J'enseigne le français et je saute d'un pied quand j'entends des expressions anglophones dans le parler des gens de l'Outaouais. Mais je ne serai pas du genre à me plaindre d'une situation banale (carrément) qui peut arriver une fois ou au maximum deux fois par match. 85% des arbitres sont anglophones, alors il faudrait qu'ils apprennent 25 mots de français pour le bonheur non pas des fans, mais des gens qui s'offusquent beaucoup trop pour rien.

Ce qui me déçoit franchement de la part de monsieur Perreault, c'est qu'il n'apporte aucune solution et que son message ne s'adresse qu'à des politiciens comme en font foi le nom des quatre personnes citées sur la page web d'Impératif français. Il serait préférable selon moi de rediriger les complaintes vers le président du Canadien Geoff Molson ou au commissaire de la ligue Gary Bettman. Mais ce dernier prendra-t-il en considération cette demande? Ou est-ce que monsieur Perreault ne s'abaissera pas à parler en anglais?


La solution serait si simple de proposer au Canadien ou à la LNH, au lieu des politiciens toujours à la recherche de votes, que l'annonceur maison traduise la décision de l'arbitre. Ce serait une demande bien plus logique et surtout respectueuse que de s'indigner en pleurnichard.

lundi 4 novembre 2013

Maxime Pedneaud-Jobin est le nouveau maire de Gatineau

Le 3 novembre, c'était la grande journée des élections municipales au Québec. Les citoyens de plusieurs villes québécoises devaient choisir non seulement un nouveau maire, mais aussi les conseillers municipaux. À Gatineau, le maire sortant Marc Bureau sollicitait un troisième mandat, mais il a été battu par une forte majorité par Maxime Pedneaud-Jobin, anciennement conseiller municipal. Un changement qui s'avérait nécessaire dans une ville où la grogne se faisait sentir avec l'arrivée du Rapibus et l'absence chronique du maire dans les tribunes.

Pedneaud-Jobin a récolté 52,61% des voix contre 36,3% pour le charismatique et énergique Marc Bureau. La population désirait clairement un changement de maire, mais la décision a été pris durant la dernière semaine parce que Bureau a dominé à peu près tous les sondages depuis le début de la campagne. Au lieu de capitaliser, Bureau a continué à se terrer, comme un ver de terre, même quand la mise en service du Rapibus a été officialisée les 19 et 20 octobre derniers. Devant les problèmes rencontrés, il s'est contenté de dire que le Rapidus nécessitait du rodage et de l'ajustement. Bien sûr qu'un nouveau produit nécessite du rodage et de l'ajustement, mais au lieu d'écouter la population, il s'est peinturé dans les murs de l'hôtel de ville.

Pedneaud-Jobin a promis d'agir rapidement au sujet du Rapibus. Il a même dit qu'il proposait de prendre les commandes de la présidence de la STO pendant une période de six mois. De la folie pure et simple selon moi, surtout pour un homme avec de jeunes enfants. Il devrait plutôt s'assurer de choisir une personne de confiance qui pourra régler le cas de cette dépense de 255 millions.

De plus, la construction du nouveau centre Guertin traîne de la patte et on peut douter que l'amphithéâtre sera prêt en 2015. Constamment dans ce projet, Bureau a cédé des acquis comme le nombre de sièges ou a voulu réviser les plans, mêlant trop la bureaucratie à un projet qui doit être mené avec bien plus dynamisme.

Marc Bureau a convenu que les moyens financiers dont il disposait n'étaient pas ceux d'Action Gatineau, le parti de Pedneaud-Jobin. Mais tabarouette, il est le maire, le candidat # 1, ne devrait-il pas avoir un budget qui a du bon sens? Qui plus est, avait-il besoin de dépenser des milliers de dollars seulement pour se présenter à des débats auxquels il était invité. Il s'est tiré dans le pied, d'aplomb. C'est à croire qu'il ne voulait pas revenir au poste de premier magistrat.

Le nouvel ère qui débute maintenant sera intéressant et surtout, bien plus dynamique. Ça ne veut pas dire que ce sera une période faste pour la ville. Mais au moins, on aura un maire présent.

RÉSULTATS COMPLETS

1- Maxime Pedneaud-Jobin 40 805 voix (52,61%)
2- Marc Bureau 28 089 (36,3%)
3- Jacques Lemay 7480 (9,6%)
4- François P. D'Aoust 1266 (1,6%)

lundi 28 mai 2012

Festibière de Gatineau - 2ème édition

Cette fin de semaine avait lieu la deuxième édition du Festibière de Gatineau sous la présidence d'honneur de Mario D'Eer, biérologue et enseignant dans une école primaire. 64 exposants, soit deux fois plus qu'en 2011, s'étaient donné rendez-vous au Parc du Lac-Leamy. Une occasion idéale pour les amateurs de bière de découvrir de nouveaux produits et pour les amateurs de bouffe de goûter des produits de la région. Au total, c'est plus de 300 bières qui pouvaient être dégustées...

Cette année, on haussait les prix de façon significative. Alors qu'il en coûtait 12$ pour toute la fin de semaine en 2011, c'était maintenant 20$ pour un bracelet de 3 jours. Au moins, nous pouvions nous procurer une passe pour une journée, mais au coût de 12$. Le stationnement était encore une fois à 5$. En ce qui a trait au verre souvenir, on pouvait se le procurer pour 7$, contrairement à 5$ en 2011. Donc, sans même avoir goûté la bière, ce pourquoi nous y étions en fait, nous venions de débourser 24$!!!! Les prix seraient vraiment à revoir pour l'an prochain. S'il s'agit d'une fête familiale, alors pourquoi doit-on payer autant? Je veux bien croire que nous pouvons nous stationner un peu plus loin et éviter ces frais et on peut aussi laisser tomber le verre souvenir, mais c'est coûteux.

Mais lorsqu'on entre sur le site, on est impressionné par le nombre d'exposants, par la quantité de bières offertes. 300 bières et plus, mais comment peut-on avoir la chance de toutes les boire? C'est impossible, car ça coûterait plus de 600$. Les exposants offrent 4 onces de bière pour 2$. Raisonnable. J'ai essayé quelques excellentes bières des 3 Brasseurs, du Bilboquet, de la Brasserie St-Sylvestre, de la Microbrasserie l'Alchimiste et la toute nouvelle Rolling Rock, une bière qui existe par contre depuis un bout de temps aux États-Unis.

Un tel regroupement de microbrasseries devraient inviter les gens à se diriger vers ces brasseurs artisanaux, non pas les grosses machines peu goûteuses de Coors Light ou Molson. Justement, c'est Coors Light qui avait le plus gros «stand» d'exposition. Et oui, pour faire goûter la Coors Thé glacé. Pas vraiment de quoi tomber sur le dos, même s'il s'agit d'une bonne bière d'été.

Le Festibière connaît aussi sa version hivernale qui a eu lieu pour la première fois en janvier dernier et qui sera de retour les 24, 25 et 26 janvier prochains au Château Cartier. Peut-être que nous irons nous abreuver.

Pour en savoir plus sur les Festibières, été ou hiver, allez visiter le festibieredegatineau.ca.

jeudi 27 janvier 2011

Les ordures de Gatineau

En lisant le titre, vous avez sûrement pensé que j'allais vous parler des gens les plus désagréables de la (belle) ville de Gatineau. Mais non, malheureusement pour vous. Quand même, je parlerai de la nouvelle cueillette des déchets recyclables et compostables instaurée par le maire Marc « Rapidus » Bureau. Pourquoi Rapibus placé entre guillemets? Parce que notre charmant maire n'a que ce mot en tête.

Depuis le début janvier, nous devons modifier nos habitudes quant aux déchets. Auparavant, les ordures ménagères étaient ramassées chaque semaine, le recyclage aux deux semaines et les matières compostables également. MAIS, on a changé l'horaire entier; les ordures ménagères seront ramassées aux deux semaines tout comme le recyclage. De leur côté, les matières compostables leur seront chaque semaine.

Premièrement, il est logique de mettre à la rue les ordures ménagères aux deux semaines, car 40 % de leur contenu sont des restes de table ou autre nourriture. Le nombre de sacs est donc réduit grandement. Pour ce qui est du recyclage, on apprend qu'en 2013, il sera interdit d'enfouir du papier dans le sol! Je suis d'accord, mais peut-on mettre toutes sortes de papiers dans le recyclage? De plus, des hommes et des femmes oeuvrant dans le secteur du recyclage mentionnent que ce ne sont pas tous les papiers et plastiques qui sont récupérés. Ouch! Le reste, on les brûle ou quoi?

Lundi, à ma grande stupéfaction et frustration, j'ai remarqué qu'on n'avait pas vidé notre bac de compost. QUOI ??? Sous prétexte j'imagine qu'il n'était pas plein! Pourtant, il était rempli au tiers. Si l'hiver les odeurs ne se propagent pas comme à l'été, il est quand même inconcevable qu'on ne prenne pas le temps de mettre le contenu du bac dans le camion. Quand on y pense, je ferais tout un pied de nez aux petits pauvres en Afrique si mon bac était plein chaque semaine; j'en jetterais en TA de la bouffe. De plus, les aliments dans le bac ont tendance à sécher ce qui fait en sorte qu'ils occupent moins de place de jour en jour. Enfin, à moins de n'avoir un sac ou un petit journal dans le fond du bac, vous verrez que votre vieille bouffe pourrie COLLE au fond! À la défense des éboueurs, il faisait un froid de canard lundi et ils sont passés à 18 heures, moment inhabituel pour eux.

En passant, sachez que vous n'avez pas le droit de jeter vos appareils électroniques défectueux dans les ordures. Vous pourriez alors avoir une contravention. Par contre, on ne crie pas sur les toits l'endroit où nous devons les jeter. Mettez-les au chemin quand même, certaines personnes ne font que cela récupérer des vieux objets et les remettre à neuf.

dimanche 22 août 2010

Laiterie de l'Outaouais

En juin, la toute nouvelle laiterie de l'Outaouais mettait sur les tablettes des supermarchés son lait. Quelques années après la fermeture de la Laiterie du Château, la région de l'Outaouais se dotait de sa laiterie propre à elle.

Il a fallu quelques années d'efforts de la part du milieu politique, culturel, communautaire pour remettre sur pied cette entreprise d'importance. Je crois qu'une région comme la nôtre se devait de pouvoir offrir du lait à ses citoyens qui ne vient pas d'ailleurs au Québec ou au Canada.

Ce qui m'impressionne dans la mise sur pied de cette entreprise, ce sont les efforts de toute la population, peu importe le milieu. On a senti que chacun tenait à coeur cette entreprise et c'est pourquoi aujourd'hui, je peux me procurer cet excellent lait.

Évidemment, on peut se procurer du lait à 1%, 2%, 3,25% et même 0% !!! Les formats sont aussi intéressants, des sacs de lait comme on les connaît, les formats deux litres, mais aussi le format un litre, plus petit, qui entre bien dans le frigo sans prendre trop de place. Et pour ceux qui ont le goût du sucré, le fameux lait au chocolat est aussi disponible dans les mêmes formats.

La présence de ce nouveau concurrent sur les tablettes a bien évidemment déplu aux autres compétiteurs. Toutefois, le fait est qu'un produit régional doit prendre la place qui lui revient et dans le cas présent, c'est une invasion sans merci ! Pourvu que cette invasion perdure.

lundi 15 mars 2010

Le Casinono de Hull

Vous voulez voir un spectacle en famille au théâtre du Casino du Lac-Leamy ? Assister au lancement du Festival du Film de l'Outaouais ? Malheureusement pour votre petite famille, les membres en bas de 18 ans ne sont pas admis ! La raison ? On «force» les spectateurs à passer par le Casino, dans l'espérance qu'ils jouent, avant qu'ils ne se rendent à la salle de spectacle. Et comme le jeu est pour les 18 ans et +, pas question de voir des enfants.

Je croyais avoir vu le summum de la pègre dans le film Casino où on saignait à blanc tous les gagnants, les forçant à ne pas quitter l'endroit pour qu'ils crachent l'argent qu'ils ont gagné. Mais à Hull, on est plus gentil... un peu, mais ce n'est pas du cinéma.

Quel plaisir du fou que de s'installer aux côtés de maniaques de jeu, de personnes assises sur leur banc depuis tôt le matin, qui voient leur pipi leur monter jusqu'aux yeux tellement ils ne peuvent plus quitter leur machine. Tsss ! Est-ce que j'ai envie de passer trente secondes près de madame Larose et de ses 78 ans qui espèrent gagner le million avec une machine à cennes noires ?

J'ai mis les pieds trois fois au Casinono de Hull. Une première fois, pendant 5 minutes. Le resto où nous voulions boire une palette de portos était fermé. Une deuxième fois, le resto était ouvert. Succulente palette de portos. Troisième fois, le spectacle Get Up! Pas une seule fois j'ai eu le goût de m'asseoir et de perdre mon temps devant une machine.

Il y a ce son psychédélique qu'on entend constamment, comme pour ensorceler les joueurs compulsifs ou pas compulsifs. Pensez-vous que je voudrai me stationner dans l'aire de jeux avant d'aller voir un spectacle ? Pantoute! J'aime bien mieux me claquer une grosse bière. Mais encore là, il n'y en a même pas. On préfère vendre des échantillons à 6$ la bouteille.

J'aimerais bien que notre maire prenne position dans ces situations, mais il n'a pas le temps, trop occupé à négocier avec les policiers ou avec la livraison du centre sportif.

mercredi 6 janvier 2010

Les Brasseurs du Temps

En mai 2009, la ville de Gatineau se dotait d'une première microbrasserie. En effet, les Brasseurs du Temps s'installaient dans l'édifice du 170 rue Montcalm, redonnant ainsi à l'endroit sa réelle vocation, soit celle de brasserie.

L'équipe est formée de cinq membres: Alain Geoffrey, Marc Godin, Dominique Gosselin (maître-brasseur), José Ponsoda et Denis Grimard. Du lot, Geoffrey, Godin et Gosselin sont des spécialistes et amateurs du breuvage des Dieux. Leurs connaissances et leur amour de ce nectar paraissent évidemment dans l'excellente sélection de 13 bières, brassées sur place.

Laquelle est la meilleure ? Je dirais qu'elles le sont toutes ! Mais rien de mieux que se désaltérer avec «Et la lumière fut!» et de préférence entamer sa dégustation avec elle. Cette dernière ouvre vraiment les papilles et les prépare à une avalanche de saveurs sublimes. Mais mon coup de coeur a été la «Messe de minuit», servie bouillante. Elle possède un mélange bien dosé de plusieurs épices qui donnent l'envie d'être bercé.

Mais comme la ville de Hull est d'une sévérité insignifiante sur la distribution des permis d'alcool, l'établissement est un restaurant avant tout. Donc, si l'on veut s'abreuver, il faut se remplir l'estomac. Les Brasseurs offrent un beau menu varié et originalement présenté. La nourriture est de qualité même si certains n'ont pas toujours raffolé de tous les mets. Si vous êtes amateurs de poutine, essayez la pourtine signature; une vraie bombe !

Quant au service, malgré un roulement assez intense dans les débuts, il est efficace et courtois. Les propriétaires n'hésitent pas à aller voir les clients afin de leur demander leur avis sur la bière et la bouffe. Parlez-moi de ça, des restaurateurs qui veulent atteindre le nirvana !

Finalement, l'endroit rend hommage au passé avec un petit musée et en goûtant le passé, on peut voir des brasseurs à l'oeuvre. De plus, on peut se procurer des articles à l'effigie des Brasseurs du Temps à la boutique située tout près de l'entrée.

La place des Brasseurs du Temps est importante dans Gatineau, il s'agit d'un voyage gustatif et culturel unique au pays des saveurs, au pays de la «vraie» bière.

À noter que plusieurs activités de dégustation ont lieu les lundis soirs et il est possible de réserver une salle pour party de bureau.

mercredi 4 novembre 2009

Les élections municipales, voici pourquoi je n'ai pas voté

Non, je ne me cacherai derrière toutes sortes idioties pour expliquer mon refus de voter aux élections municipales de dimanche dernier (le 1er novembre). J'avais sûrement mieux à faire, mais j'aurais quand même pu trouver le temps. Mais pourquoi se donner la peine de trouver le temps quand la qualité des candidats laisse à désirer.


Ici à Gatineau, c'est Marc Bureau qui a remporté la victoire avec près de 48% des votes, une victoire minoritaire. Ses deux principaux adversaires, Aurèle Desjardins et Tony Cannavino, se sont pratiquement divisé la moitié des votes de Bureau, récoltant environ 25% chacun. Les chiffres sont approximatifs, je ne me casse pas la tête.

Mais ce qui m'a repulsé dans cette campagne, c'est la constante absence du maire Bureau dans les débâts, parce qu'il n'aime pas ce genre d'affrontement, de peur d'être acculé au pied du mur. Son absence est aussi fréquente lorsque vient le temps de représenter la ville dans des moments opportuns. C'est toi qui représentes la ville le smatte !!!!!!! Finalement, il n'a pas été capable de régler le différend entre la ville et ses policiers, ce qui est inacceptable. Je vis à Gatineau depuis 2004 et je vois des flics travailler en jeans ou en culottes d'armée, jamais en vrai habit. Quossé ça ???????

Quant à Aurèle Desjardins, il était sans doute mon favori au début de la campagne. Cependant, plus celle-ci avançait, plus ses obstinations avec Tony Cannavino m'ont incité à ne pas voter pour lui. Le plan que ces deux hommes avaient pour redresser la ville est disparu dans les méandres de leurs paroles inutiles. Bureau en a profité, c'est certain. Et moi, n'étant pas derrière Bureau, je ne voulais pas voter pour des candidats préférant s'entretuer.

Les trois autres candidats n'avaient pas d'idée, ou peut-être une seule, à faire valoir. Par exemple Luc Desjardins, garagiste de profession, il a tenté d'entrer à la mairie, sûrement comme son modèle Elvis Gratton. Je le revois au débat à la SRC, lisant ses notes et ne répondant même pas aux questions tellement il était déphasé. Il voulait défusionner la ville. Fusion, défusion, cette histoire est terminée, il est temps de passer à autre chose. Pour ce qui est de deux autres, je trouve que Roger Fleury avait une belle moustache et l'autre, ben je ne sais même pas son nom tellement il ne m'a pas marqué.

À part ça, même si Bureau a promis des changements, les ordures «vertes» n'étaient pas ramassées à 15h à mon retour du travail lundi.