Affichage des articles dont le libellé est Cinéma. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Cinéma. Afficher tous les articles

mardi 10 novembre 2020

UN JOUR, JAMES BOND REVIENDRA

Salut! Long time no see! Ma dernière publication remonte au 1er janvier alors que je souhaitais une bonne année à tout le monde. Force est d'admettre que ces souhaits ne se sont pas matérialisés pour plusieurs hommes et femmes sur la planète, car un virus plutôt agressif, le Coronavirus, a tué plus d'un million de personnes jusqu'ici et pas moins de 50 000 000 d'autres ont été atteints. Des chiffres à glacer d'effroi.

Plusieurs sphères d'activités ont été touchées, plusieurs commerces ou grandes entreprises ont dû se résoudre à fermer leurs portes tandis que des millions de personnes ont perdu leur emploi. Côté cinéma, plusieurs productions prêtes à être lancées au cinéma ont été repoussées de plusieurs mois ou même d'un an. C'est le cas entre autres de la prochaine aventure de l'agent secret britannique James Bond. Déjà repoussé de plusieurs mois en raison de différences créatrices entre les producteurs et un premier réalisateur embauché, voilà que la pandémie a ni plus ni moins repoussé la sortie du film d'une année complète!

La dernière aventure probable de Daniel Craig dans le rôle de l'agent 007 se voulait déjà intéressante sur quelques points. D'abord, on apprenait que James Bond prenait sa retraite et qu'il se la coulait douce quelque part en Jamaïque en enfilant les martinis. Étant donné son départ, son patron, M, l'a remplacé par un autre agent. SCANDALE!!!!! Ce n'est pas un agent, mais une agente! SCANDALE!!!!! Elle n'est pas blanche, elle est noire. SCANDALE!!!! En plus, elle prend son matricule, le 007. SCANDALE!!!!

Évidemment, les médias, toujours en quête de clics et de controverses, ont repris la nouvelle avec des titres ambigus comme: L'AGENT 007 SERA UNE FEMME. Ouch! Les petits lecteurs qui ne prennent jamais le temps de lire auront compris que James Bond ne sera plus un homme, mais bien une femme. Dans leur tête, James Bond est 007. Pour eux, les deux sont indissociables.

En fait, c'est vrai et ce n'est pas vrai aussi. D'un point de vue cinématographique, l'agent 007 est James Bond. Il porte ce titre depuis sa création par Ian Fleming il y a des décennies. Mais d'un strict point de vue scénaristique, ou d'un point de vue réaliste (disons), l'agence MI6 qui l'emploie attribue des matricules à ses espions ayant le permis de tuer. Si James Bond est tué, s'il prend sa retraite, s'il est emprisonné, bref, s'il n'est plus là, on le remplace. Même chose pour le patron, M. Quand la M jouée par Judi Dench a été tuée, elle a été remplacée par un autre M, soit Ralph Fiennes.

Les réseaux sociaux s'enflamment, car plusieurs laissent présager que les producteurs suivront un mouvement féministe et que James Bond sera joué par une femme, en l'occurrence Lashana Lynch (Captain Marvel) dans No Time to Die, et qu'elle poursuivra l'aventure après. Elle ne peut pas jouer James Bond, car elle n'est pas James Bond, elle portera seulement son matricule. Le personnage s'appelle Nomi, pas James.

Par ailleurs, si les producteurs veulent s'amuser et produire un James Bond hors série avec cette Nomi comme personnage principal, je ne dirais pas non, à la condition que ce soit un hors série ou un spin-off. Pas question pour ma part qu'on dénature le personnage.

Plusieurs autres demandent si un acteur noir pourrait jouer James Bond. Hummmmm! Je me suis toujours dit non, car James Bond est blanc. Puis après réflexion, peut-être qu'un acteur avec un charisme certain comme Idris Elba pourrait être un choix judicieux, car je trouve qu'il a une présence formidable à l'écran. 

Mais pourquoi embaucher un acteur noir pour incarner James Bond? Pour satisfaire les militants? Pour démonter une forme d'inclusion? Je pense que la question ne devrait même pas se poser, James Bond est blanc et c'est tout. Batman et Superman sont blancs et Black Panther est noir. D'autres personnages d'agents secrets d'envergure peuvent très bien être incarnés par des acteurs noirs dans des super productions et attirer un large public.

Très hâte de voir le prochain James Bond qui sortira, on l'espère, le 6 octobre 2021. À moins que les plateformes comme Netflix, Apple ou Amazon n'acquièrent les droits et ne le présentent avant le printemps.



vendredi 2 novembre 2018

HALLOWEEN ET SES MAINTES RÉSURRECTIONS

Résultats de recherche d'images pour « michael myers »Michael Myers est de retour sur les écrans en compagnie de Laurie Strode depuis le 19 octobre dernier pour célébrer le 40e anniversaire de cette franchise d'hooreur iconique. Ici, je retrace les grandes lignes du parcours de Michael Myers et de sa douce soeur.

1978. Sortie du film Halloween de John Carpenter. En tête d'affiche, une jeune actrice de 19 ans, Jamie Lee Curtis, fille de Tony Curtis et de Janet Leigh, vedette de Psycho d'Alfred Hitchcock, mais également le vétéran acteur Donald Pleasance.

Haddonfield, Illinois. Un soir d'Halloween en 1963, le jeune Michael Myers, 6 ans, assassin sa soeur de 17 ans, Judith. Le jeune garçon est immédiatement placé dans une institution psychiatrique où il est suivi de près par le docteur Samuel Loomis (Pleasance).

15 ans plus tard, Myers (Nick Castle) s'échappe et revient à Haddonfield sur les lieux du crime. Dans sa mire, des jeunes gens qui, comme sa défunte soeur, sont trop occupés par les plaisirs charnels.

Ce soir-là, Laurie Strode (Curtis) réussit à échapper au carnage du psychopathe au couteau affûté, mais personne ne peut réellement arrêter Myers, malgré qu'il soit atteint de six balles, gracieuseté de son médecin traitant, le docteur Loomis.
Résultats de recherche d'images pour « halloween 1978 »Tourné pour 300,000 petits dollars, le film rapporte pas moins de 47 millions au box-office nord-américain, sans compter les produits dérivés et pas moins de sept suites, un remake qui a lui-même donné une suite. Évidemment, un tel succès crée un phénomène et on s'en inspirera pour produire les Jason, Freddy et autres clones maléfiques de ce monde. Il permettre aussi à Jamie Lee Curtis de lancer une brillante carrière au cours de laquelle elle sera choisie pour une pléiade de films d'épouvante, particulièrement dans les premières années.

Trois ans plus tard, la suite attendue de Halloween sort sur les écrans. Jamie Lee Curtis, Donald Pleasance et Michael Myers, joué par un nouvel acteur, reprennent donc du service.

L'histoire se déroule immédiatement après les événements du premier film. Laurie Strode est envoyée à l'hôpital suite aux blessures et choc subis lors de son affrontement avec Myers. Ce dernier la pourchasse dans un hôpital étrangement peu occupé pour une soirée d'Halloween.

Afin d'éliminer définitivement le tueur, le docteur Loomis se sacrifie dans une explosion qui emporte aussi Michael Myers. Le tueur s'effondre au sol; il est mort. Tout comme le docteur Loomis.

Dans cet épisode, on apprend pourquoi Myers a Laurie Strode dans son collimateur. La jeune femme est en réalité sa soeur et le psychopathe a l'intention d'éliminer une fois pour toutes sa famille. Inférieur au premier film, ce deuxième Halloween obtient quand même un succès au guichet avec 25 millions de dollars au box-office par rapport à un budget de 2,5 millions. 

Comme Michael Myers est probablement mort, le producteur Moustapha Akkad, derrière le tout premier projet Halloween, décide mettre en chantier un troisième film sans aucun lien avec les deux premiers. Le but était de créer une anthologie autour des films Halloween.

Dans Halloween III: The Season of the Witch, un machiavélique fabricant de jouets produit des masques d'Halloween mortels afin d'éliminer un nombre atroce de personnes. Le film est un échec critique, mais rapporte quand même 14 millions de dollars sur un budget de 2,5 millions. Cependant, les fans de la première heure ne veulent rien d'autre que le retour de Michael Myers, le tueur masqué.

Donc, après six années de pause, la série Halloween revient au cinéma, Michael Myers remet son masque de tueur et est de retour à Haddonfield à la recherche cette fois-ci de la fille de Laurie Strode, jouée par le jeune Danielle Harris. L'absence de Laurie Strode est due au fait que Jamie Lee Curtis avait signifié ne plus vouloir jouer dans des films d'horreur. Son personnage est donc soi-disant «mort».

Même s'il a pris feu dans Halloween II, Myers n'est que dans un petit coma. Il s'échappe lors d'un transfert (comme d'habitude). Coup de théâtre! Le docteur Loomis est lui aussi bien en vie et il pourchasse son patient sans relâche.

Michael Myers est cette fois-ci fusillé en choeur par des policiers et tombe dans un puits. Mais le punch final, c'est de voir la fille de Laurie Strode, avec le même déguisement que son oncle la nuit où il tua sa soeur. Qui plus est, la fillette commet l'irréparable. 

Doté d'un budget modeste de 5 millions de dollars, le film en rapporte 17! Rapidement, l'année suivante, une suite voit le jour avec les mêmes personnages, ou presque.

Oui, Michael Myers s'est en encore sorti. Après être tombé dans le puits, il a réussi à s'enfuir par des canaux et est recueilli par un ermite. Évidemment, comme il est un être maléfique, Myers tue son hôte.

Pendant ce temps, sa nièce est internée dans un asile et elle est devenue muette suite aux événements précédents. Michael et elle communiquent par télépathie. Le docteur Loomis pense qu'il peut anéantir une fois pour toutes son fidèle patient grâce à ce moyen­.

Un mystérieux homme en noir aide Michael Myers dans ses crimes, lui pavant la voie vers l'assassinat de sa nièce. Cette dernière réussit néanmoins à se sauver du masque de son oncle. Myers est capturé, jeté en prison, mais s'échappe encore. Misère...

Ce n'est pas fini. Michael Myers revient en 1995 avec Donald Pleasance, pour une dernière fois, l'acteur est de 78 ans est mort peu après le tournage.

Michael Myers de son côté est en bien en forme, il parvient même à tuer sa nièce dès le début. Il retourne par la suite à Haddonfield où on ne fête plus Halloween. Il s'en prend aux Strode, famille adoptive de Laurie vivant dans l'ancienne maison des Myers!!! Pas possible! Et Michael serait le père de l'enfant de la fille de la nièce. En effet, l'homme en noir rencontré dans le précédent épisode a réussi à féconder in vitro la fille de Laurie Strode avec la semence de Michael Myers. Incroyable!

Résultats de recherche d'images pour « halloween movie timeline »L'histoire tourne donc autour des nouveaux Strode, du fils de Michael Myers et de Tommy Doyle, joué par Paul Rudd. Doyle est cet enfant gardé par Laurie Strode lors de la nuit sanguinaire de 1978. Navet sur toute la ligne, ce Halloween est techniquement le dernier de sa lignée, car il n'est pas suivi par aucun film dans sa ligne temporelle. (Voir explication sur le tableau).

HALLOWEEN H20

Puis en 1998, Jamie Lee Curtis arrive la brillante idée (sans sarcasme) de faire des retrouvailles pour le 20e anniversaire de la franchise. Voyant qu'il n'était pas évident de faire une suite directe au dernier volet sorti en 1995, on travaille plutôt une suite directe au 2e film éliminant du coup toutes les sornettes survenus par la suite.

Laurie Strode a simulé sa propre mort afin d'en finir avec Michael Myers. Elle se nomme maintenant Keri Tate et elle directrice d'un collège privé. Elle a un fils de 17 ans, John, joué par Josh Hartnett, et elle est très névrosée à l'approche de chaque Halloween, surprotégeant son fils lors de cette journée sanglante. Elle fait bien de se méfier, car Myers respire toujours. Il tue une infirmière gardant le secret de l'identité de Laurie Strode et la retrace jusqu'en Californie.

Dans une fin spectaculaire, Laurie Strode réussit à couper la tête de son sinistre frère avec une hache. Michael Myers est mort. C'est fini.

Jamie Lee Curtis livre une performance sans faille en parfaite symbiose avec la jeune femme qu'elle a été 20 ans plus tôt. Sa propre mère, Janet Leigh, joue le rôle de sa secrétaire. Succès au box-office et au point de vue critique, il donne la mauvaise idée aux producteurs de revenir à la charge.

En effet, en 2002, Jamie Lee Curtis reprend son rôle, principalement par obligation contractuelle. Même si elle tient la tête d'affiche, elle est liquidée après 10 minutes par son horrible frère. Par la suite, Michael Myers s'attaque à des jeunes tournant une télé-réalité dans sa maison devenue tristement célèbre.

Mais comment Michael Myers a-t-il bien pu réussir ravoir sa tête? En fait dans Halloween H20, il aurait troqué ses vêtements pour celui d'un paramédic. Par erreur, sans le savoir, Laurie Strode a tué la mauvaise personne. 

Cette ligne du temps se termine, comme expliquée dans le tableau ci-haut. D'ailleurs, avec raison, les fans de la série renient énergiquement et catégoriquement ce film. Moi aussi.

En 2007, le chanteur et réalisateur Rob Zombie y va de sa propre version d'Halloween. Il revient un peu plus tôt dans la vie de Michael Myers afin de le faire parler un brin et tentant d'expliquer sa folie meurtrière. Le film met en vedette le lutteur Tyler Mane dans le rôle de Michael Myers, Malcolm McDowell dans ce lui du docteur Loomis et Scout Taylor-Compton dans celui de Laurie Strode. Succès au box-office, une suite est bien sûr mise en chantier.

Deux ans plus tard, elle voit le jour. Michael Myers est désireux d'en finir avec sa soeur qui échappe sans cesse à sa maléfique lame de couteau. C'est Laurie Strode qui tue finalement Michael, mais elle est internée tout de suite après l'acte, car elle portait le masque meurtrier de son frère.

HALLOWEEN H40

En 2018, la franchise célèbre ses 40e anniversaire. Pour souligner l'événement, on a décidé de sortir Michael Myers des catacombes et de ramener sa fidèle ennemie Laurie Strode. Comme Jamie Lee Curtis a le sens des retrouvailles, elle est elle-même désignée comme productrice exécutive.

Mais Laurie Strode est décédée dans le navet Halloween: Resurrection. Et à moins de la ressusciter elle aussi, la seule manière de la remettre en scène, c'est d'oublier tout ce qui est arrivé après les événements du 31 octobre 1978 à Haddonfield où elle a échappé à la mort de justesse.

Donc le scénariste Danny McBride a l'idée d'effacer tout ce qui s'est passé après la premier film. Michael Myers n'est pas mort 22 fois, il a été arrêté et placé dans une institution psychiatrique. Laurie Strode, de son côté, vit recluse dans une maison très bien défendue dans les bois en attendant patiemment sa revanche. Elle n'est plus la jeune femme innocente d'autrefois, mais plutôt une guerrière non loin de Sarah Connor de la série Terminator. Elle a une fille et une petite-fille, mais la relation est elles n'est pas au beau fixe. Et non, elle n'est pas la soeur de Michael Myers, fait inventé dans le deuxième film.

Le soir du 30 octobre, Michael Myers doit être transféré d'établissement (tiens, tiens) avec une Laurie Strode qui veille au grain. Bien entendu, le transfert tourne mal (pourquoi diantre toujours vouloir le changer d'adresse?) et Myers s'échappe. Il a bien l'intention de rayer tout l'entourage de Laurie Strode, son seul échec en carrière!

Le carnage est sans précédent partout où il passe. Mâchoire éclatée, tête brisée, gorge tranchée, dents arrachées, corps transpercé, le tueur est en grande forme malgré ses 62 ans bien sonnés.

Il retrace Laurie et sa famille qui réussissent à l'attirer dans la maison maternelle où le piège est en place. Bien sûr, il est coincé et brûlé vif, enfin, probablement. Les trois femmes de tête, la grand-mère, sa fille et sa petite-fille s'en sortent indemnes. Comme de raison, on laisse la porte grande ouverte pour une suite.

Certes, le film s'élève au-dessus des autres productions de la série, sauf le premier et le H20. Jamie Lee Curtis est d'une grande intensité dans le rôle qui l'a fait connaître. Idem pour Andi Matichak, jeune actrice interprétant sa petite-fille.

On ne réinvente pas le style, mais on multiplie les clins d'oeil aux autres films, même si on les a volontairement retirés de la nouvelle ligne du temps. Les fans de la première heure sauront remarquer tous les détails.

Je trouve sympathique toutes ces références au passé, mais l'accent aurait pu davantage être mis sur la nouveauté et l'originalité. Les motivations de Michael Myers demeurent fondamentalement inconnues et parce que ça semble le cas dans les films d'horreur, le lot de personnages grotesques se multiplie, malgré le sérieux de leur position: le médecin traitant Myers ou le shérif un peu trop cowboy. Qui plus est, les policiers sont un peu trop dupes. Au moins, on n'a pas fait appel à la nunuche blonde de service.

Reste que ce Halloween s'avère divertissant, drôle, parfois effrayant, bien assez sanglant, juste assez bon pour ne pas avoir à regretter son investissement. 

vendredi 15 décembre 2017

THE LAST JEDI

C'est sans attendre que je me suis rendu à la première de Star Wars: The Last Jedi hier soir à Gatineau. Attendue depuis deux ans, cette suite à The Force Awakens est le plus long épisode de la série avec 152 minutes au compteur. De plus, il se veut aussi être la dernière présence de Carrie Fisher au cinéma, dans le rôle qui l'a fait connaître et avec lequel elle a dû composer toute sa vie.

Dans le dernier épisode, on se souviendra que Kylo Ren, Ben Solo de son vrai nom, avait tué son père, Han Solo, dans une finale hautement émotive. Luke Skywalker, terré sur une île, dans le premier temple Jedi, reçoit la visite de Rey, nouvelle héroïne de la saga, qui découvre peu à peu ses pouvoirs.

Et on reprend à peu près là on nous a laissés en 2015. La résistance réussit encore une fois miraculeusement à se tirer des griffes du Premier Ordre grâce au téméraire Poe Dameron. Puis, Rey supplie Luke Skywalker de la former aux rites Jedi. Par la bande, le Jedi apprend que son ami Han Solo est décédé. Tristesse. Comment se fait-il que Skywalker n'ait pas «senti» les actes de son ancien disciple Kylo Ren? Mystère. Ce dernier est quand même bien déterminé à prouver au leader suprême Snoke qu'il n'est pas tiraillé entre le bien et le mal et qu'il veut mettre fin à la vie de sa mère aussi. En plus, il aimerait bien amener Rey dans son sillage...

Et j'arrête là, pas de scoop, mais quelques déceptions. Premièrement, quel est le besoin d'ajouter de l'humour à tout bout de champ? Le général Hux est à maintes reprises ridiculisé, ce qui n'était pas le cas dans l'épisode 7. Comment un homme aussi peu respecté peut devenir aussi haut gradé? D'ailleurs, cet humour qui revient constamment dans un contexte sérieux, un contexte de guerre. Est-ce seulement pour attirer les jeunes de moins de 4 ans? Si je désire voir une comédie, j'irai voir Ferdinand avec mes enfants pendant le congé des fêtes. Cette manie depuis Le Retour du Jedi à nous flanquer des personnages loufoques me tape sur les nerfs. Je pense à Jar-Jar Binks, entre autres. Si je compare avec un autre film de guerre, Saving Private Ryan par exemple, les blagues sont rares lors du débarquement de Normandie. On en apprend aussi très peu, même pas du tout, sur le suprême leader Snoke. C'est à mon avis le personnage le plus intéressant de la nouvelle saga, outre ceux que l'on connaissait déjà. Qui est-il? D'où vient-il? Quelle est sa relation avec l'Empire, Darth Vader et l'Empereur? Autre déception, la réponse à savoir qui sont les parents de Rey est également décevante. Rien que ça? me suis-je dit. Finalement, l'abondance de répliques en hommage aux trois premiers films devient lassante. J'ai bien compris l'hommage dans The Force Awakens, maintenant, peut-on leur mettre d'autres mots dans la bouche?

Quand même, le film ne regorge pas que de déceptions. Quel bonheur de revoir Luke Skywalker avec un temps à l'écran respectable. Mark Hamill offre d'ailleurs une belle performance. Idem pour Carrie Fisher, toute en douceur et en perfection. Benicio Del Toro arrive lui aussi à point, en énigmatique roublard qui mériterait un retour dans l'épisode IX.

Bien qu'on ait voulu s'inspirer librement de l'Empire contre-attaque, les scénaristes se sont quand même distancés de cet épisode, qui était probablement le meilleur de la série. On peut remarquer certaines similitudes, mais je n'ai pas trouvé cela flagrant, outre les dialogues calqués des épisodes originaux.  La production a quand même réussi à s'assurer d'une transition entre l'ancienne et la nouvelle génération. Cette transition sera donc complète dans le prochain épisode (vous comprendrez en voyant le film).

J'aurai besoin d'un autre visionnement pour avoir les idées claires au sujet de The Last Jedi. Mais contrairement aux deux derniers (j'inclus ici Rogue One), je ne suis tout de même pas pressé à y retourner.

lundi 29 mai 2017

ROGER MOORE (1927-2017)

Le 23 mai dernier est décédé à l'âge de 89 ans l'acteur britannique Roger Moore, rendu célèbre pour avoir incarné au cinéma l'espion James Bond et aussi le détective Simon Templar au petit écran.

Sa carrière a commencé durant les années 40, mais ce n'est vraiment que dans les années 60 où sa carrière a pris un envol phénoménal dans la série télévisée Le Saint. Pendant 118 épisodes, il incarnera le détective Simon Templar dans une série policière saluée internationalement. Tout juste avant le début du Saint, on pense à lui dès 1962 pour jouer le rôle de l'espion anglais James Bond, mais il est jugé «trop beau», ce qui permet à Sean Connery de voir sa carrière propulsée en orbite.

Lorsque Sean Connery laisse définitivement tomber son habit d'espion après Diamonds Are Forever en 1971, Roger Moore obtient sa chance avec Live and Let Die en 1973. En 12 ans, il sera l'acteur qui aura incarné (jusqu'ici) le personnage de James Bond le plus souvent, soit au cours de sept films. Il sera d'ailleurs le préféré de mon père.

Quand sort A View to a Kill en 1985, Roger Moore a 58 ans. Trop vieux pour reprendre le rôle, il passera le flambeau à Timothy Dalton. Par la suite, outre quelques apparitions au cinéma, il devient en 1991 ambassadeur itinérant pour l'Unicef, ce qui lui permettre, tout comme le personnage de James Bond, de parcourir le monde.

Ses James Bond

1973 - Live and Let Die
1974 - The Man with the Golden Gun
1977 - The Spy Who Loved Me
1979 - Moonraker
1981 - For Your Eyes Only
1983 - Octopussy
1985 - A View to a Kill

dimanche 29 janvier 2017

MES VIES DE CHIEN

Quelques jours avant sa sortie aux États-Unis, le film Mes vies de chien, version française de A Dog's Purpose, a vécu une controverse plutôt gênante. Une vidéo du tournage a fait surface sur le web montrant un chien berger allemand complètement affolé qui refusait de faire une cascade plutôt dangereuse. La production a annulé la première de son film et la PETA (People for Ethical Treatment for Animals) a demandé au monde entier de boycotter le film et ce même si les producteurs ont défendu leur position. Nous, n'écoutant pas du tout la PETA, avons décidé de franchir les lignes de piquetage et de voir le film.

Le chien Bailey, un golden retriever, est arraché aux griffes de malfaiteurs alors qu'il était laissé sur la banquette d'une voiture, par une chaleur torride. Le jeune garçon qui le sauve, Ethan, convainc sa famille de garder le chien. L'animal suit son maître partout jusqu'au jour où Ethan part pour des études loin de maison familiale. Le chien meurt quelque temps plus tard mais il renaît dans la peau d'un autre chien, un berger allemand cette fois. Il renaîtra deux autres fois avant de revenir vers son ancien maître, dans la peau d'une autre race.

Le film ne se démarque pas par sa logique et sa crédibilité, ça c'est certain. Qui plus est, le scénario comporte certains aspects plus ou moins flous et tirés par les cheveux. Sans compter que les acteurs semblent un peu robotiques aux côtés de ces beaux chiens qui sont en fait les héros.

Si vous me demandez pourquoi je suis allé voir ce film avec mon enfant, malgré la mauvaise presse, je vous répondrai que mon enfant n'a pas à savoir que le traitement envers un chien ait été controversé durant le tournage. Ses yeux d'enfant, amoureux des animaux, doit être émerveillé par la beauté des chiens et non par l'envers du décor.

Cependant, nous enseignons à notre fille et à notre fils qu'ils doivent être respectueux des animaux: les caresser avec douceur, les traiter avec soin, les nourrir convenablement et surtout ne  jamais taper un animal, car un beau jour, sans avertissement, il te rendra la pareille.

Mes viens de chien met en vedette Dennis Quaid, des chiens et d'autres acteurs que je vous laisse découvrir.

lundi 23 janvier 2017

STAR WARS: THE LAST JEDI

Walt Disney a dévoilé aujourd'hui le titre du prochain épisode de Star Wars, l'épisode VIII. Le titre choisi est The Last Jedi. On s'attend que le dernier des Jedi soit bien entendu Luke Skywalker. Toutefois, bien peu d'informations ont circulé à propos de l'histoire.

On sait que ce sera le dernier film de la carrière de Carrie Fisher. L'interprète de la Princesse Leia est décédée le 27 décembre dernier. Comme le tournage du film s'est achevé en juillet, elle avait complété toutes ses scènes au moment de sa mort.

Rappelons que le prochain épisode met en vedette Carrie Fisher, Mark Hamill, Daisy Ridley, Adam Driver, Oscar Isaac, John Boyega, Gwendoline Christie, Domhnall Gleeson, Andy Serkis et Benicio Del Toro.

Soyez à l'affût du blogue pour connaître les dernières informations au sujet de Star Wars.

samedi 21 janvier 2017

ET PUIS, CE ROGUE ONE?

Mon dernier billet de 2016 portait sur le décompte que je faisais en regard de la sortie du nouveau Star Wars, Rogue One. Puis, je suis disparu des radars. Pourtant, j'ai vu le film à deux reprises. Voici mon impression.

Rogue One raconte l'histoire des rebelles qui ont dérobé les plans de l'Étoile Noire, la super base de l'Empire. Avec ces plans, ils comptent exploiter la faille qui s'y trouve et la détruire. À la tête de ce groupe, Jyn Erso, fille de Galen Erso, concepteur de l'Étoile Noire. La jeune femme n'a pas vu son père depuis 15 ans, alors que ce dernier a été enlevé par l'Empire pour terminer le sinistre projet. Ses compagnons viennent d'un peu partout, tous aussi désireux d'en finir avec ce mal que représente l'Empire.

Bien sûr, ils arriveront à subtiliser les plans, non sans peine, mais avec fatalité, mais leur sacrifice mène à la trilogie originale adorée de tous.

Est-ce que tous ont adoré cette nouvelle mouture, ce spin-off directement relié à l'épisode IV? Bien sûr que non. Pour ma part, j'ai adoré, je le place définitivement dans le top-3 des films de Star Wars, à la suite de l'Empire contre-attaque (Épisode V) et de Un nouvel espoir (Épisode IV). Nous faisons face à un réel film de guerre où les héros donnent leur vie pour sauver leur idéal. Nous sommes loin des tentatives de rallier la famille avec des personnages carrément destinés à un public de moins de 5 ans comme Jar Jar Binks ou les Ewoks.

Côté effets visuels, on se surpasse, surtout redonnant la vie à Peter Cushing, ce célèbre acteur mort en 1994 qui avait interprété le Seigneur Tarkin dans l'épisode original. Sa «résurrection» est réussie et renversante. Celle de la princesse Leia l'est un peu moins, mais sa présence à l'écran est très courte.

Parlant d'acteurs, la tête d'affiche, Felicity Jones, livre une performance tout en leadership, en sensibilité, prête à donner sa vie pour sauver son père, mais pour sauver la rébellion. Elle est bien supportée par Diego Luna, Donnie Yen, Forest Whitaker, Wen Jiang, Riz Ahmed et Mads Mikkelsen. Mention spéciale au cruel, mais un brin malchanceux, Orson Krennic, joué par l'Autraslien Ben Mendelsohn. Sans oublier le droïde K-2SO, créé par le «motion capture» et joué par Alan Tudyk.

Les fans de la première heure seront ravis de revoir Darth Vader, au summum du mal, alors qu'il n'apparaît que pour quelques scènes, mais des présences inoubliables.

Évidemment, les purs et durs se plaindront de ne pas avoir le Star Wars qu'il voulait, que ce n'est pas comme les originaux, bla bla bla. Quoi dire de plus que: «RESTEZ CHEZ VOUS!»

En décembre prochain, Star Wars Épisode VIII, la suite du Réveil de la Force.

jeudi 15 décembre 2016

1 jour...

Plus qu'une journée avant la sortie de Star Wars: Rogue One. Bon, plusieurs auront la chance d'y aller ce soir, mais moi je dois demeurer à la maison avec les enfants, car ma blonde va voir les Bougon!

On dit que ce nouveau Star Wars est le meilleur...

2 jours...

Ce n'est pas deux jours, car en fait j'écris mon message une journée en retard. J'ai hâte quand même de voir ce nouveau Star Wars.

mardi 13 décembre 2016

3 jours...

Plus que trois jours avant la sortie de Rogue One. Nous avions attendu 16 ans avant de connaître de nouvelles aventures de Star Wars, soit entre le Retour du Jeudi (1983) et la Menace Fantôme (1999).

Maintenant, nous n'attendons qu'une année. Autant nous pouvons être heureux de voir des aventures de Star Wars chaque année, autant le produit court la chance de se diluer. Et comme à Hollywood, on mise sur les franchise lucratives et sûres, n'espérons pas du jamais vu très bientôt.

samedi 3 décembre 2016

L'ARRIVÉE (THE ARRIVAL)

Hier, je suis allé voir le film de science-fiction l'Arrivée, version française de The Arrival. Bien que ce soit un production américaine, le film est réalisé par le Québécoise Denis Villeneuve qui connaît une carrière intéressante aux États-Unis depuis son dernier film québécois, Incendies en 2011.

12 objets volants non identifiés planent au-dessus de la Terre. Leur position, bien spécifique, alerte bien sûr l'armée de chaque pays concerné. Aux États-Unis, on cherche à communiquer avec les extraterrestres. L'armée embauche une enseignante en langues à l'université (Amy Adams) et un scientifique (Jeremy Renner). Tranquillement, après maints contacts, les deux réussissent à établir une communication avec les visiteurs. Évidemment, tous pensent que leur dessein est malveillant, sauf nos deux protagonistes.

Quel beau film. Un film de science-fiction qui ne mise pas sur des effets visuels, mais sur un scénario solide, original, captivant. Qui plus est, on ne fait pas de ces visiteurs des êtes venus détruire la Terre comme dans les Independence Day de ce monde.

Le talent du réalisateur commence à être reconnu de façon incroyable. Ses précédents efforts aux États-Unis se sont avérés des succès de marque: Prisoners, Sicario et sans oublier Enemy, un film canadien. On l'a même mis au défi de réaliser la suite de Blade Runner, un projet titanesque où n'importe quel réalisateur pourrait voir sa carrière se terminer suite à un échec. Ça prend du cran.

Je vous le recommande dès aujourd'hui.

lundi 29 août 2016

Retour au travail

Je suis de retour au travail. Finies les vacances. Quelle tristesse! C'est peut-être une joie pour vous, car je dois me remettre activement à publier sur ce blogue.

À venir.

Voyage à Percé
Voyage à New York
Le sandwich cubain du film Chef

mardi 28 juin 2016

BUD SPENCER (1929-2016)


Le célèbre acteur italien Bud Spencer connu pour ses duos avec Terence Hill durant les années 60, 70 et 80 est décédé hier à Rome à l'âge vénérable de 86 ans.

Après une carrière de nageur au cours de laquelle il a participé aux Jeux olympiques de 1952 et 1956, Carlo Pedersoli (de son vrai nom) a débuté sa carrière d'acteurs dans les années 50, mais elle a vraiment pris son envol en 1967 avec Dieu pardonne... pas moi! en compagnie de Terence Hill. Les deux ont enchaîné les duos à 18 reprises, mais aussi en solo, jusqu'au milieu des années 80. Spencer a partagé l'écran une dernière fois avec Hill en 1994.

Spencer avait pris la décision de changer son nom afin de l'américaniser en 1967. Son prénom est devenu Bud en raison de son appréciation pour la bière Budweiser et Spencer provient du nom de son acteur favori, Spencer Tracy. L'Italien avait l'habitude de camper le rôle d'un géant bourru au coeur tendre, tandis que Terence Hill était le playboy séducteur.

Il s'était plus récemment impliqué en politique et devient entraîneur de natation et de water-polo en 2007. Il était très actif sur Facebook, publiant régulièrement des photos de lui et proposant même des concours.

Bud Spencer est un acteur qui m'a marqué parce que je regardais ses films avec mon père lorsque j'étais jeune. Les célèbres bagarres dans lesquelles il était impliqué étaient toujours à se tordre de rire.

jeudi 10 mars 2016

STAR WARS: THE FORCE AWAKENS EN BLU-RAY

Star Wars: Episode VII - The Force Awakens (Blu-ray)Le réveil de la Force se fera en blu-ray le mardi 5 avril prochain. Pour le moment, on sait que film sortira en combo DVD/BLU-RAY/DIGITAL HD. Aucune mention du 4K pour le moment. Disney attendra sûrement un autre moment propice pour proposer cette version aux fans afin qu'ils achètent une énième fois leur série favorite.

D'ailleurs, je crois avoir eu tous les formats possibles et inimaginables de la saga Star Wars.

- En cassette, enregistré à la télévision
- En cassette, en version originale (un ami de mon frère nous a vendu la série)
- En DVD (j'avais acheté les trois premiers dans un coffret paru en 2004 et les autres à la pièce)
- En BLU-RAY (lors de sa sortie en 2011).

Star Wars: The Complete Saga (Blu-ray)Depuis, plusieurs versions sont sorties, avec des boîtiers métalliques, non métalliques. Mais j'aime bien mon beau coffret qui scintille parmi ma sympathique collection de films, qui en compte environ 700 ou 800.

D'ailleurs, la plus grande collection de films au monde appartient à un Américain, Derek Davis, vivant en Arizona. Homologué par les records Guinness, l'homme possède pas moins de 189 000 titres!

J'ai encore des croûtes à manger.

lundi 22 février 2016

RACE (10 SECONDES DE LIBERTÉ)

Stephan James dans une scène de Race
Nous avons eu la chance d'avoir un laissez-passer double pour aller voir le film 10 secondes de liberté, version français de Race. Le film met en vedette Jason Sudeikis, William Hurt, Jeremy Irons, Carice Van Houten et le Torontois Stephan James dans le rôle principal, celui de l'athlète américain Jesse Owens, vainqueur de 4 épreuves aux Jeux olympiques de 1936 à Berlin.

On suit les traces de Owens de son entrée à l'université à Cleveland où il est découvert par Larry Snyder, entraîneur de l'équipe d'athlétisme de l'université, jusqu'à sa participation aux Olympiques. Bien entendu, le jeune est victime du racisme sévissant à l'époque aux États-Unis alors que les Noirs sont mis de côté, autant que les lieux publics que dans le milieu sportif. Malgré tout son talent, Owens n'est pas traité autrement.

Au fil des compétitions qu'il remporte, Jesse Owens obtient son billet pour les Olympiques de Berlin. Des jeux où la présence des États-Unis a failli être compromise en raison de la controverse où les nazis voulaient se servir des compétitions comme outil de propagande afin de démontrer la supériorité de la race aryenne.

Peu importe le pays, le racisme est présent à tous les instants et ce n'est que lorsqu'il est sur la piste que Jesse Owens est en paix avec lui-même. À Berlin, il en met plein la vue aux spectateurs, mais surtout à Adolf Hitler, à son ministre de la propagande, Joseph Goebbels, et à Leni Riefenstahl, réalisatrice chargée de montrer les Jeux sous un angle purement allemand.

Fait tout à fait incroyable, malgré que ce film relate la vie d'un héros olympique américain, la production est majoritairement québécoise (60%) - le reste a été financé par les Européens -- et tourné au Québec pendant six semaines et trois autres semaines en Allemagne. Qui plus est, l'acteur principal n'est même pas Américain.

Une semaine avant les Oscar, en plein débat sur le peu d'acteurs, actrices ou réalisateurs noirs en nomination, Race tombe à point nommé. Les Américains ont non seulement jamais voulu financer un film sur un de leurs héros, mais n'ont pas pu fournir un acteur digne de ce nom pour camper le rôle de Jesse Owens. C'est donc dire que le racisme est encore bien enraciné chez eux, peut-être même involontairement. Et le résultat au box-office le prouve, malgré la grande qualité du film, Race n'a pu faire mieux que le 6e rang lors de sa première fin de semaine en salles. Peut-être que Race aurait plus sa place durant la saison estivale?

Je vous suggère grandement Race, une histoire qui se compare d'ailleurs très bien à Jackie Robinson et à son film 42.

En terminant, fait historique et intéressant, lors de la course du 200 mètres aux Olympiques de Berlin, celui qui a fini au deuxième rang et ainsi raflé la médaille d'argent est un dénommé Mack Robinson. Qui est-il? Il est le frère du grand Jackie Robinson, premier joueur afro-américain à avoir évolué dans les majeures.

mardi 19 janvier 2016

Des Oscar encore trop blancs?

Le réalisateur Spike Lee et la femme de Will Smith, Jada Pinkett, ont promis de bouder la cérémonie des Oscar parce que les Noirs ne sont pas représentés dans les grandes catégories: meilleur réalisateur, meilleur acteur et meilleur acteur de soutien, meilleure actrice et meilleure actrice de soutien. En somme, ils sont d'avis que les membres de l'Académie sont racistes et ne reconnaissent pas le talent des Noirs.

Pourtant, je n'ai pas la même compréhension des faits. Faut-il nécessairement crier au racisme si des acteurs afro-américains ne sont pas nominés aux Oscar? Jamais au grand jamais il ne faut se demander: «Est-ce ces acteurs ont été meilleurs que ceux en nomination?» Et même se poser cette question, c'est distinguer les Noirs et les Blancs. Un acteur, c'est un acteur, un point c'est tout. Je pense que celui qui crie au racisme est un raciste lui aussi.

Qui plus est malgré qu'il n'y ait que cinq finalistes pour la soirée des Oscar, comprenons que la liste originale est bien plus longue. Les membres de l'Académie dresse une liste préalable des acteurs qui peuvent potentiellement être nominés. Puis, les 6000 membres de cette dite Académie votent en leur âme et conscience pour celui qu'ils ont le plus apprécié. De là à penser qu'ils votent essentiellement contre un acteur noir, c'est de la folie. Il est vrai que tous ne sont pas tolérants et c'est aussi le cas de quelques membres de l'Académie, mais est-ce que certains font campagne contre les Noirs?

Pour satisfaire monsieur Lee et madame Smith, est-ce que l'Académie devrait inclure obligatoirement un acteur ou une actrice de couleur noire? Ce serait cela aussi une forme de racisme. Comme si on s'obligeait à les intégrer. 

Et pourquoi toujours cette référence à la couleur? La une du Los Angeles Time se demande où est la diversité? La diversité se limite-t-elle uniquement à la couleur? Juste pour les besoins de la cause, voici la nationalité des 25 acteurs/actrices/réalisateurs en nomination.
Eddie Redmayne: Angleterre
Michael Fassbender: Allemagne
Matt Damon: États-Unis
Bryan Cranston: États-Unis
Leonardo Di Caprio: États-Unis
Jennifer Lawrence: États-Unis
Brie Larson: États-Unis, son vrai nom est Desaulniers, son père est Canadien français!
Charlotte Rampling: Angleterre
Cate Blanchett: Australie
Saoirse Ronan: États-Unis
Mark Rylance: Angleterre
Christian Bale: Pays-de-Galles
Sylvester Stallone: États-Unis
Tom Hardy: Angleterre
Mark Ruffalo: Angleterre
Alicia Vikander: Suède
Rooney Mara: États-Unis
Jennifer Jason Leigh: États-Unis
Kate Winslet: Angleterre
Rachel McAdams: Canada
Adam McKay: États-Unis
Lenny Abrahamson: Irlande
Tom McCarthy: États-Unis
George Miller: Australie
Alejandro Gonzalez Inarritu: Mexique

Au total: seulement 11 sur 25 sont Américains. Pourtant, ne reconnaît-on le cinéma américain? Spike Lee ne perdre jamais son temps à reconnaître cela, il va plutôt se concentrer sur «son peuple». 

Il est cependant vrai que l'Académie devra ouvrir ses horizons et se pencher sur ses décisions. Chaque année, il y a de grands oubliés et leurs performances résonnent plus à travers les années que celles de gagnants d'Oscar.

jeudi 14 janvier 2016

ALAN RICKMAN (1946-2016)

Alan Rickman dans Die Hard
L'acteur britannique Alan Rickman est décédé la nuit dernière d'un cancer à l'âge de 69 ans.

Fort d'une carrière au théâtre, Rickman s'est fait reconnaître au cinéma en 1988 dans le rôle d'Hans Gruber, machiavélique chef d'un groupe de terroristes allemands aux côtés de Bruce Willis dans le premier Die Hard. Trois ans plus tard, il incarnait un autre méchant, le shérif de Nottingham dans Robin des Bois: Prince des Voleurs avec Kevin Costner. Alan Rickman a enchaîné des rôles divers au cinéma avant de faire partie de l'aventure Harry Potter dans le rôle du professeur Severus Snape (Rogue en version française).

Deux productions restent à paraître avec lui. Tout d'abord Eye in the Sky en mars prochain et Alice Through the Looking Glass au mois de mai.

mardi 12 janvier 2016

DAVID BOWIE (1947-2016)

 David Bowie, véritable icone de la musique, est mort d'un cancer dimanche à l'âge de 69 ans. Diagnostiqué de la maladie il y a 18 mois, le chanteur avait réussi à cacher ses problèmes de santé et il travaillait sur son dernier album, Blackstar, paru le jour de sa fête, le 8 janvier dernier. Son dernier vidéoclip (Lazarus) est d'ailleurs saisissant, un véritable testament, où il est sur un lit, malade, les yeux bandés. Bowie savait que la mort l'attendait, d'un jour à l'autre. Il n'est pas surprenant que les ventes de son album explosent littéralement suite à l'annonce de sa mort.

Tout au long de sa carrière, il a fait preuve d'originalité, tellement qu'on se demandait s'il changeait aussi souvent de coupe de cheveux que de paires de bobettes. Son personnage flamboyant de Ziggy Stardust marque encore l'imaginaire de ses fans et de ceux qui s'inspirent de sa musique et de son look.

Le chanteur originaire de Brixton en Angleterre s'est aussi distingué au cinéma ayant joué dans plus de 30 films dont Merry Christmas Mr. Lawrence, Last Temptation of the Christ, Zoolander, The Prestige et bien sûr Labyrinth où il partageait la vedette avec une jeune Jennifer Connelly. En 1999 et 2000, il fut également l'hôtel d'une série télévisée intitulée The Hunger. Fait intéressant, mon cousin a participé à l'équipe de tournage en mars 1999. Il devait créer une murale de papillons, ensuite il était aux pieds de Bowie pour lui remettre un papillon. Une expérience inoubliable qu'il a pu immortaliser en photo.

David Bowie a été marié à Angie Bowie de 1970 à 1980, union de laquelle ils ont eu un fils, Duncan, aujourd'hui réalisateur. En 1992, Bowie se marie à une seconde reprise, cette fois avec le mannequin somalien Iman. Le couple a eu une fille en 2000, Alexandria.

mercredi 6 janvier 2016

STAR WARS: LE CALENDRIER DES SORTIES

Vous venez de voir le nouveau Star Wars et vous ne pouvez attendre avant de connaître la suite? Pour les années à venir, on pourra se bourrer la face d'aventures de la Guerre des Étoiles, au grand plaisir des fans.

Voici d'ailleurs un calendrier des sorties à venir

ROGUE ONE: A STAR WARS STORY (16 DÉCEMBRE 2016)

Première image de Rogue One, avec Felicity Jones
Après la création de l'Empire galactique, une poignée de rebelles s'empare des plans de construction de l'Étoile de la Mort, gigantesque station spatiale possédant la capacité de détruire une planète. On s'attend à un véritable film de guerre, ce qui pourrait être assez intéressant à regarder. L'histoire se passe avant le Star Wars original sorti en 1977. Verra-t-on alors Darth Vader? Réalisé par Gareth Edwards. Mettant en vedette Felicity Jones, Mads Mikkelsen et Forest Whitaker.

STAR WARS: EPISODE VIII (26 MAI 2017)

Bien que la trame narrative soit pour le moment inconnue, on sait que la majorité du casting vu dans l'épisode VII sera de retour en plus de Benicio Del Toro. Cependant, un membre de la distribution ne sera vraisemblablement pas de retour. Réalisé par Rian Johnson.

STAR WARS ANTHOLOGY: HAN SOLO (25 MAI 2018)

Comment Han Solo est-il devenu le contrebandier le plus recherché de la galaxie, ce qui lui a permis de croiser le chemin de Luke Sywalker et de Leia? Vous comprendrez qu'en raison de son âge avancé, Harrison Ford ne pourra jouer un Han Solo dans la vingtaine. Réalisé par Phil Lord et Christopher Miller.

STAR WARS EPISODE IX (2019)

Vous vous doutez que si nous ne connaissez rien de l'épisode XIII, tous les détails de l'épisode IX sont aussi inconnus. Réalisé par Colin Trevorrow.

STAR WARS ANTHOLOGY: BOBA FETT (2020)

Comment Boba Fett est-il deveniu le célèbre chasseur de prime vu dans les épisodes originaux?

J'aimerais bien que les épisodes «anthology» soient connectés, ce qui nous permettrait de voir les mêmes personnages.

LE TOP ET LE FLOP

2015 est maintenant chose du passé et il est venu le temps de faire le palmarès des meilleurs que j'ai vus. Bien évidemment, comme chaque année, je n'ai pas tout vu de 2015 et je me promets de voir quelques autres oeuvres dont Hateful Eight, The Martian, The Revenant par exemple. Peut-être que certains films deviendront des incontournables que je devrai absolument voir, car ils seront surreprésentés à la soirée des Oscar.

TOP 5

Mad Max: Fury Road
Sicario
Star Wars: The Force Awakens
Guerre des Tuques 3D
Spotlight

FLOP 3

Ted 2
Divergent Series: Insurgent
Fifty Shades of Grey

MENTIONS FORT HONORABLES

Creed
Spectre
Ex Machina
Mission: Impossible - Rogue Nation
Kingsman: The Secret Service
Cinderella
Inside Out

MENTIONS HONORABLES

Hunger Games: Mockingjay - Part 2
In the Heart of the Sea
Man from U.N.C.L.E.
Spy
Trainwreck
Black Mass
Peanuts Movie, The
Pitch Perfect 2

MENTIONS TIMIDES

Minions
Hotel Transylvania 2
Jurassic World
Avengers: Age of Ultron
Furious 7
No Escape
Terminator Genisys
Run All Night
Taken 3
Home