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mercredi 20 janvier 2016

Pas de S à Oscar

La soirée des Oscar.
Pourquoi pas de S ?
Parce que Oscar est un nom propre.
Il n'accorde pas.

mardi 8 décembre 2015

Une faute?

Salut,

Si tu vois une faute dans un de mes textes, dis-toi que ce n'est pas de ma faute. Par contre, n'hésite surtout pas à m'écrire un doux message pour me l'identifier afin qu'elle soit corrigée. Bon, si tu me croises dans la rue, tu peux aussi me le mentionner, tout comme si tu me croises sous mon toit.

Bien sûr, je spécifie «doux message» pour éviter toutes sortes de formes de haine inutile.

Bonne journée, où que tu sois, cher lecteur.

N.B.: L'emploi de la deuxième personne est ici utilisée pour démontrer que chaque lecteur est unique, même si je m'adresse à des millions d'internautes.

lundi 7 décembre 2015

Ben oui, la grève

Je serai - pas fièrement - en grève les 9, 10 et 11 décembre. Mon syndicat prend du temps à s'entendre avec le gouvernement. Ce même syndicat qui ne m'offre aucune compensation pour les journées où je devrai aller me geler le derrière au frette (même s'il n'y a pas de neige). Oh! Oui c'est vrai, vendredi, j'ai reçu une magnifique tuque rouge avec le logo de la FAE. Sûrement pas une tuque à 50$, le montant que nous devrions recevoir obligatoirement chaque jour où on nous fout en grève, mais une tuque pareil!

Considérant ce manque flagrant de respect de la part de mon syndicat, je vais demeurer paisiblement à la maison avec ma fille. On va regarder des films, faire des desserts, jouer dehors, magasiner des babioles et manger des chips au vinaigre!

Parce que c'est ça dans le fond, ces négociations, ça tourne au vinaigre depuis le début.

Je devrais perdre 1050$ brut pour ces trois jours.
J'aimerais mieux perdre mon mal de gorge.
J'ai perdu une mitaine ce matin.

jeudi 19 novembre 2015

1050$ dans le feu

88,5% des mes collègues enseignants en Outaouais sont d'avis que trois jours de grève une semaine avant le congé de Noël poussera le gouvernement à faire de meilleures offres. Je ne suis pas d'accord. Le prétentieux gouvernement que des gens se plaisent à élire depuis 2003 rit de nous, mais je ne crois pas que ce soit une raison de lui offrir nos jours de paye non plus.

Donc, les 9, 10 et 11 décembre, nous allons faire du piquetage. Sauf qu'un collègue m'a rassuré. «Ne t'en fais pas, la loi spéciale va passer avant.»

Le salaire n'est pas une question à mon avis, c'est la charge de travail, le soutien aux élèves en difficultés, l'hypocrisie libérale qui sont le nerf de la guerre.

Mais dans une région où on vote libéral peu importe le raisin qui se présente, c'est un drôle de message qui est envoyé.

lundi 19 octobre 2015

En vrac...

Voici quelques nouvelles en vrac...

Élections fédérales

Finalement, après 78 jours de campagne électorale, c'est au tour des citoyens de parler. Votez comme vous le voulez, mais svp, ne votez pas pour les conservateurs!

Jays en retard 0-2

Les Jays ont remonté la pente en finale de division pour finalement sortir les Rangers du Texas. Feront-ils le même coup aux Royals? Ils croient en leurs chances, surtout qu'ils seront à la maison pour les trois prochains matchs.

Négociations avec le secteur public

Des négociations qui traînent en longueur avec un gouvernement qui privilégie l'économie plutôt que l'importance de l'éducation. Je ne sais pas combien ça va prendre de grèves pour que les amis de Philou Couillard nous donnent ce qu'on demande. Ça va dépendre de combien ils ont économisé avec les arrêts de travail.

Sicario

La semaine dernière, je suis allé voir Sicario réalisé par le Québécois Denis Villeneuve. Très bon film avec des acteurs de renom et où la loi du plus fort règne. Benicio Del Toro, acteur trop peu vu, possède une présence incroyable à l'écran.

James Bond

Spectre, la 24e aventure de l'espion britannique imaginé par le romancier Ian Fleming et mettant en vedette Daniel Craig, sort les écrans d'Amérique du Nord le vendredi 6 novembre prochain. Craig, bien qu'il soit sous contrat pour un autre film, a juré qu'Il préférait s'ouvrir que de jouer une nouvelle fois le célèbre personnage. Il voudra vraiment ne pas être James Bond pour le 25e film?

Canadiens

Les Canadiens connaissent leur meilleur début de saison de leur riche histoire. En effet, ils n'avaient jamais remporté plus de quatre parties consécutives dans un début de saison. Jusqu'ici, ils ont gagné leurs six premières rencontres. Malheureusement, on entend trop souvent les mots coupe et Stanley. Un peu de calme svp.

Fin

mercredi 9 septembre 2015

En grève le 30 septembre

C'est officiel, à moins d'un règlement de dernière minute, 34 000 enseignants du Québec seront en grève le mercredi 30 septembre. Le but de cette grève est de dénoncer la lenteur dans les négociations avec le gouvernement du Québec.

Je ne suis pas en faveur d'une grève, car je cherche vraiment son utilité. Une grève, c'est une journée de salaire perdu. Une grève, c'est une économie de plusieurs millions pour le gouvernement. Une grève, c'est une occasion pour plusieurs de démontrer une haine sans borne.

Certains me disent que les grèves ont déjà servi dans le passé. Sûrement, l'histoire le prouve. Mais l'histoire prouve aussi que certaines grèves n'ont pas réussi à faire bouger le gouvernement.

Je suis de tout coeur avec mes collègues et lorsque ce sera le temps, je militerai avec eux. Mes amis du primaire et du secondaire voient leur tâche accentuée et ils ont besoin d'aide, de services supplémentaires. Plusieurs élèves en difficulté ont besoin d'accompagnement individualisé et l'enseignant ne peut leur offrir 100% de leur temps. Ce manque de ressource entraînera ultimement un taux plus élevé de décrocheurs dans quelques années. Rapidement, le gouvernement pointera du doigt les enseignants, mais il n'aura que lui-même à blâmer.

Le gouvernement libéral joue allègrement dans la tête des citoyens en leur faisant croire que les enseignants prennent les enfants en otage. Au contraire, les enfants ne sont pas pris en otage, ils sont entre les mains de professionnels qui ont choisi dès leur entrée à l'université de leur dédier leur vie professionnelle. Sérieusement, un enfant est pris en otage lorsqu'il a une journée de congé gratuite en milieu de semaine?

Chaque jour, les parents nous confient ce qu'ils ont de plus précieux au monde, leurs enfants. Chaque jour, nous donnons notre maximum pour leur apporter toutes les connaissances nécessaires à leur apprentissage et leur à évolution. Le gouvernement le respecte, dans une certaine mesure, mais il veut mettre un prix à tout cela. Mais la connaissance, ça n'a pas prix, le savoir, ça n'a pas prix.

Je ne serai pas un meilleur enseignant si mon salaire est augmenté de 10%. Je peux certes essayer d'en faire plus, mais je ne serai pas meilleur, comme un athlète n'est pas meilleur lorsqu'il fait sauter la banque. L'enjeu, c'est la tâche, les heures travaillées et le soutien aux élèves en difficulté.

Le 30 septembre, ne soyez pas en colère contre les enseignants qui vous obligent à faire des pieds et des mains pour garder vos enfants. Supportez-les! Appuyez-les dans leurs revendications. C'est tout ce qu'ils demandent.

Merci!

dimanche 23 août 2015

La rentrée

La rentrée scolaire signifie la fin des vacances. Si je suis un brin excité à l'idée de retourner au travail pour dix mois d'enseignement, je sais que cette excitation sera bien éphémère. Des journées de grève et de négociations avec un gouvernement qui n'aime pas trop les enseignants sont prévues.

Je n'aime pas les grèves. Elles font économiser de l'argent au gouvernement et nous perdons cet argent. Quand les négociations seront terminées avec le ministre de l'Éducation, il nous redonnera cet argent perdu, mais redistribué sur cinq ans. Seul point positif, les grèves sont des journées de congé pour les élèves et pour nous, même si nous devons faire du piquetage. C'est un peu comme un repos...

Par contre, le plus excitant, c'est le début du parcours scolaire de ma fille qui commence la maternelle. J'ai hâte de voir comment elle apprendra, si elle aura de la facilité ou de la difficulté. Ce qui me fait le plus peur, c'est qu'elle soit victime d'intimidation. Pas qu'elle soit une cible, mais l'intimidation est tellement présente dans le milieu scolaire et souvent, les directions ne protègent pas adéquatement les jeunes. Trop de plans, mais pas assez d'actions. Nous verrons cela.

Bonne rentrée!

Bon retour en classe!

jeudi 9 avril 2015

MA DIFFICILE RELATION AVEC LA GRÈVE

J'ai une relation difficile avec la grève pour d'innombrables raisons. Souvent, les grévistes agissent en sauvages causant des torts irréparables envers leurs supérieurs ou en faisant du grabuge et du vandalisme sur la propriété d'autrui. Je me dis toujours qu'une fois la grève terminée, tous ces gens devront retourner travailler au même endroit. De plus, avant même ces grèves, ces gens travaillaient ensemble avec joie. Pourquoi tout briser?

Dans mon cas, en tant qu'enseignant, notre convention collective est venue à échéance le 31 mars dernier. Le gouvernement nous offre une augmentation de seulement 3% sur 5 ans, très loin de nos demandes de 13,5% sur 3 ans. Surtout, on nous dit qu'il faut absolument faire notre part, que les autres la font. Certains secteurs font leur part, certes, mais d'autres comme les médecins obtiennent de généreuses augmentations. Le milieu de l'éducation n'est pas traité avec soin et respect, considérant que l'avenir de la société se fait sur les bancs d'école.

Chez nous en Outaouais, 91% des membres du corps professoral a voté en faveur d'une grève de trois jours, probablement à partir de septembre. Trois jours où nous offrirons notre salaire au gouvernement, ce qui lui permettra d'économiser plusieurs millions de dollars. Voilà pourquoi la grève actuelle et toutes les autres au monde m'embêtent. Je n'ai pas une cenne de plus à concéder à mon gouvernement, je lui en donne déjà assez. De plus, je suis persuadé que l'augmentation qu'on finira pour nous donner correspondra à notre salaire perdu... mais ça se fera sur une période de 5 ans, donc des pinottes sur notre paye.

On nous demande aussi de porter un macaron indiquant: «Mes patrons me méprisent.» Premièrement, le message s'adresse à qui? À la direction de mon établissement? À la direction de ma commission scolaire? Au gouvernement? Si c'est le gouvernement, alors svp, indiquez que c'est le gouvernement qui nous méprise, pas nos patrons d'établissement. Je comprends pourquoi la Commission scolaire au Coeur des Vallées en Outaouais a menacé ceux qui portaient ce macaron de sanction. Pour ma part, je l'ai fait disparaître. Pour les raisons indiquées dans le premier paragraphe. Pas question que j'insulte quelqu'un que j'apprécie, surtout que mon bon ami et collègue est maintenant directeur-adjoint et aussi, qu'un autre de mes bons amis est directeur dans une école primaire. Il n'y a pas une once de mépris chez eux.

Le vrai mépris, c'est celui affiché par le gouvernement, avec des gens comme Yves Bolduc, quittant comme un lâche incompétent ses fonctions tout en acceptant son énorme prime, dans un contexte d'austérité. C'est aussi l'arrogant président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, qui méprise lui aussi la population en les prenant pour des ignares incultes qui ne comprennent pas grand chose aux finances. Au-dessus de ses affaires, avec ses airs supérieurs, il est à la solde des riches, malgré qu'il puisse dire le contraire. Finalement, c'est le Premier ministre qui laisse tout cela aller avant de mettre fin aux folies de ses ministres. Depuis qu'il est sur le marché du travail, sait-il véritablement ce que c'est la classe moyenne?

Quoi qu'il en soit, la grève aura lieu un jour ou l'autre. Mais j'ai l'impression que le spectre d'une loi spéciale nous pend au bout de nez inévitablement parce que le gouvernement a son plan dans la tête et aussi parce que nos négociateurs se mettent à plat ventre à la table des négociations.

mercredi 18 juin 2014

Vacances!

Depuis hier après-midi, je suis en vacances! Deux mois de congé bien mérités qui me permettront de faire quelques sorties un peu partout au Québec et même aux États-Unis.

Plusieurs diront que je suis bien, car je suis enseignant et que j'ai deux mois de vacances payées par année. Il faut mettre les pendules à l'heure immédiatement à ce sujet.

Premièrement, vous devriez être heureux que je sois en vacances pendant l'été, car ça vous permet d'être avec vos enfants. Si j'étais au travail, vos enfants seraient avec moi en classe. Peut-être que quelques parents seraient heureux de ne pas avoir leur enfant dans les pattes... En somme, je ne suis pas au travail principalement parce qu'il n'y a pas d'élèves dans les classes.

Deuxièmement, je ne suis pas payé l'été. En fait, je reçois ma paie aux deux semaines, même pendant l'été. Simplement que mon salaire de 10 mois est reparti sur 12 mois, donc 26 paies. Autrefois, les enseignants permanents ne recevaient aucun argent durant l'été et leur salaire était réparti sur 10 mois. Le changement a vraiment été bénéfique pour tous.

Je ne me plains pas, non, mais il est important de préciser. Alors quand vous voyez des enseignants manifester pour un meilleur salaire et de meilleures conditions, sachez que les deux mois de vacances ne sont pas tout. Pensez plutôt qu'on s'occupe de ce que vous avez de plus précieux au monde. Qui plus est, vous souvenez-vous plus de votre enseignant de 2e année ou de votre médecin de famille qui vous traitait quand vous étiez enfant?

Je parlais de vacances et voilà que je parle de mes conditions de travail. Méchant pleurnichard je fais. Je n'échangerais sûrement pas de place avec des collègues du secondaire ou bien avec d'autres qui n'ont qu'aucune poignée de semaines de vacances par année.

Je salue mes élèves et aussi anciens élèves et je leur souhaite un très bel été. PROFITEZ-EN!

samedi 1 février 2014

DÉFENDRE LA LANGUE FRANÇAISE: POUSSE, MAIS POUSSE ÉGAL

Impératif français est un organisme qui promeut et défend la langue française dans la région outaouaise, mais qui n'hésite pas non plus à faire valoir son importance ailleurs au Québec quand il sent que notre très chère et précieuse langue est brimée. Les interventions sont souvent réfléchies, mais parfois, c'est une exagération sans nom qui font passer les Québécois pour des pleurnichards.

Dans le cas présent, un citoyen d'Ottawa s'est montré outré durant un match du Canadien au Centre Bell. Pas que son équipe favorite jouait un mauvais match, mais son problème était l'arbitre, ce vilain zèbre marin d'eau douce. À la suite d'un but controversé, les officiels ont décidé de vérifier avec Toronto pour que le but soit accordé. Une fois la décision rendue, l'officiel annonce celle-ci à la foule grâce à un microphone, mais dans la seule et unique langue de Shakespeare. Outrage! Sortilège!

Voici la lettre de monsieur Patrick Marleau (pas le joueur de hockey)

Pas de Coupe Stanley en français à Montréal!

Non mais vraiment là!

Regardez-moi dans les yeux, et dites-moi sans rire qu’il est normal qu’en 2014, un francophone puisse se rendre dans la plus grande métropole francophone du monde après Paris, dans une ville québécoise, dans un aréna portant un nom français (Centre Bell) avec des billets achetés au prix fort (plein tarif) qui indiquent que le spectacle annoncé porte un nom français (Canadiens de Montréal) où l’annonceur maison s’exprime en français… et que les arbitres n’annoncent pas les infractions, pénalités ou buts refusés en français!

Dites-moi qu’il est normal de se moquer du public qui prend la peine de se déplacer pour l’événement ou qui regarde le hockey à la télévision, et que l’on autorise les arbitres à allumer leurs micros pour annoncer leurs décisions officielles d’arbitrage… en anglais!!!

En plein point culminant ou plein suspense, on laisse tomber Montréal, tout le Québec, la francophonie, puis c’est l’anglais qui domine comme dans le temps des années 40 avec Rocket Richard! Rien n’a changé depuis plus de soixante-dix ans! On nous ridiculise chez nous!

J’espère bien voir le jour où l’on pourra entendre à Montréal un arbitre annoncer ses décisions en français telles que : « Le patin n’a pas touché volontairement la rondelle: but accordé! » Ça ne fait pas moins officiel de l’entendre en français, ça fait simplement respectueux!

Et la réponse de support de monsieur Jean-Paul Perreault, président d'Impératif français

Mesdames, Messieurs,

La situation décrite dans la lettre ci-dessous est intolérable. Ceci n’a aucun sens! Nous sommes d’accord avec ce citoyen.

Il est inacceptable que l’on nous exclut, que l’on présente, à l’échelle de l’Amérique, Montréal et le Québec comme anglophones, que l’on laisse ainsi tomber la francophonie, que l’on nous traite comme si nous n’existions pas.

Quelle image donne-t-on ainsi aux immigrants, à notre jeunesse, à toutes et à tous, et à l’Amérique du Nord tout entière de l’importance que l’on accorde à notre langue en acceptant qu’existe et perdure cette situation?

À quoi peuvent bien rimer les droits québécois d’être servis et informés en français devant pareille humiliation, de surcroît télédiffusée et radiodiffusée, vue et entendue par des millions de personnes plusieurs fois par année, dans notre sport national et dans notre métropole?
Nous vous prions d’intervenir sans tarder et de nous faire connaître les mesures que vous adopterez pour que soit respecté le Québec et la francophonie.

Veuillez agréer, Mesdames, Messieurs, l’expression de mes meilleurs sentiments.

Cette lettre contient des mots forts pour une situation réellement peu importante. Pas qu'on se laisse marcher sur le dos nous les Québécois, mais quand on parle d'humiliation, c'est d'une exagération sans borne. Les parties sont toutes à la télévision ou à la radio et devinez quoi, les commentateurs et analystes (ils sont environ 40 à analyser la même partie) expliquent en français la décision finale. Alors, je ne comprends pas le raisonnement de cette plainte. Et lorsque nous sommes au Centre Bell, j'y suis allé à quelques occasions, on n'entend quasiment pas ce que dit l'arbitre.

J'enseigne le français et je saute d'un pied quand j'entends des expressions anglophones dans le parler des gens de l'Outaouais. Mais je ne serai pas du genre à me plaindre d'une situation banale (carrément) qui peut arriver une fois ou au maximum deux fois par match. 85% des arbitres sont anglophones, alors il faudrait qu'ils apprennent 25 mots de français pour le bonheur non pas des fans, mais des gens qui s'offusquent beaucoup trop pour rien.

Ce qui me déçoit franchement de la part de monsieur Perreault, c'est qu'il n'apporte aucune solution et que son message ne s'adresse qu'à des politiciens comme en font foi le nom des quatre personnes citées sur la page web d'Impératif français. Il serait préférable selon moi de rediriger les complaintes vers le président du Canadien Geoff Molson ou au commissaire de la ligue Gary Bettman. Mais ce dernier prendra-t-il en considération cette demande? Ou est-ce que monsieur Perreault ne s'abaissera pas à parler en anglais?


La solution serait si simple de proposer au Canadien ou à la LNH, au lieu des politiciens toujours à la recherche de votes, que l'annonceur maison traduise la décision de l'arbitre. Ce serait une demande bien plus logique et surtout respectueuse que de s'indigner en pleurnichard.

mardi 19 mars 2013

Le raccrochage des décrochés


Voici un excellent texte écrit par un de mes élèves, Samuel Clément. Fier de son parcours à l'éducation des adultes, Samuel a décidé de partager sa vision de la réussite et les étapes pour obtenir le diplôme tant convoité.

Le Raccrochage des décrochés

De raccrochage à décrochage, il n’y a qu’un simple préfixe de différence. Pourtant, ces deux antonymes ont tout un arsenal de définitions différentes. On s’en sert littéralement dans tous les domaines : l’économie, la santé, la vente, la science, la politique, etc. Mais l’un des deux mots règne en maître. Véritable fléau social, le taux élevé de décrochage est une réelle menace pour l’avenir du Québec. L’univers de l’éducation s’est penché sur le sujet il y a bien longtemps et fait toujours l’objet d’études sérieuses dans le but de régler la situation. Le M.E.L.S. publie l’aboutissement de ses études statistiques sur l’abandon et les réussites scolaires, sans toutefois mentionner un nombre ou un pourcentage précis pour définir ceux et celles qui ont ou auront retourné sur les bancs d’école au cours de leur vie. Le mouvement de la persévérance scolaire est quant à lui, plongé sur les lignes de front, en matière de résolution et de promotion pour la cause. Le raccrochage est donc, lui aussi, dans la course à l’amélioration des chiffres qui résulte du décrochage scolaire.

Qu’est-ce qu’une réussite scolaire?
De nos jours, dans une société à même de changement, d’amélioration, de renouveau et de réforme, il est facile de s’y perdre. Tout est à redéfinir, et ce, dans tous les domaines sociaux. Par exemple, l’éducation s’est fait reconstruire du tout au tout par plusieurs réformes scolaires, datant de l’époque de Charlemagne jusqu'à la nôtre. Que ce soit un diplôme d’études professionnelles (DEP), un diplôme d’études secondaires (DES) ou un diplôme d’études collégiales (DEC), une réussite scolaire ne se limite plus qu’à la simple obtention d’un diplôme. Entre en compte les Attestations de spécialisations professionnelles (ASP), les tests d’équivalences (TDG, TENS), les certificats de formation préparatoire au travail ou à un métier semi-spécialisé (CFPT CFMS). Pour enrayer les problèmes de main-d’œuvre en milieu de travail, le ministère de l’Éducation des Loisirs et du Sport (M.E.L.S.) a mis sur pied plusieurs programmes d’études visant à aider l’étudiant en difficulté d’apprentissage à s’accomplir dans un métier qui lui plaira. De là fut créé, outre que le parcours scolaire normal, un parcours de formation axée sur l’emploi.

La définition ministérielle du décrochage
Le ministère de l’Éducation des Loisirs et du Sport définit qu’un décrocheur est nommé ainsi lorsque l’étudiant quitte l’école sans diplôme ni qualification. Cette définition reste complexe et très variable et dépend entièrement de l’étude dont elle fera l’objet. En date de l’année scolaire 2008-2009, à sa première année au niveau du secondaire l’élève aura 5 ans, en temps normal, pour obtenir son DES ou toute autre qualification scolaire. De cette cohorte résulte un pourcentage de décrochage de 42,3 %. De cette même date, sur une cohorte de 7 ans, le taux diminue à 29,1 %. Toujours à pareille date, 10 ans après avoir entamé leur parcours scolaire, plus de 82,1 % des étudiants auront réussi l’objectif ministériel. À la lumière de ces résultats, on peut conclure qu’un bon nombre de décrocheurs se ravisent et décident d’en finir avec leurs études secondaires. Donc, les centres pour adultes sont des atouts majeurs au raccrochage.


Les centres pour adultes et les centres de formation professionnelle
Véritable pionnier de la persévérance scolaire, l’éducation des adultes engendre de nombreuses réussites scolaires, et ce, dans plusieurs domaines d’études. Un étudiant décroché qui désirera raccrocher a pour seule solution les centres d’éducation pour adultes et/ou les centres de formation professionnelle. L’enseignement individualisé qu’offre la formation générale des adultes (FGA) a le même procédé d’éducation qu’à la polyvalente pour mener à terme une réussite scolaire. La valeur et la crédibilité du DES de la FGA ou celui obtenu à la formation générale des jeunes (FGJ) est du pareil au même. La formation professionnelle (FP) offre au désirant une éducation accentuée sur les métiers semi-spécialisés. Les organismes, tels que : le Service d'accueil, de référence, de conseil et d'accompagnement (SARCA) et les Carrefours Jeunesse-Emploi (CJE) sont à la disposition des raccrocheurs et des persévérants dans leur parcours scolaire et de recherche d’emploi. Le Centre Local d’Emploi (CLE) permet aux décrocheurs en grande difficulté financière d’avoir recours à une aide monétaire permettant de financer leur formation pour adultes. Rien n’est laissé pour contre lorsqu’il est question de persévérance scolaire.

La persévérance scolaire
Toutes les régions du Québec sont en symbiose pour prévenir le décrochage scolaire. Depuis avril 2005, le mouvement de la persévérance scolaire fait tout ce qui est en son pouvoir pour promouvoir et faire entendre sa cause. C’est en 2010 que le mouvement créa son propre emblème; le ruban vert et blanc. Ceux-ci le définissent comme suit : « Le vert symbolise la jeunesse et l’espérance. Il représente les jeunes qui ont besoin de reconnaissance et de valorisation pour persévérer. Le blanc, synthèse de toutes les couleurs est la métaphore de la communauté qui contribue au développement des jeunes. Les deux rubans entrecroisés illustrent le lien qui les unit. La boucle, ouverte vers l’infini, est la promesse d’un avenir meilleur ». Ce mouvement s’est donné comme principal mandat de sensibiliser la population sur l’importance de persévérer ou de raccrocher, en milieu scolaire. Le Québec peut compter sur une armée de soldats, fiers fervents d’une des causes les plus problématiques en sol québécois, à combattre et tenter de résoudre ce que les experts appellent la crise de la relève.

De décroché à raccroché, un gros bagage de connaissances, d’essais et erreurs et d’apprentissages s’ensuivent. Ensuite, les réussites viennent ajouter à cela une touche de bien-être et de sentiment du devoir accompli. Ces réussites proviennent de tous les domaines d’études et de tous les coins de la province. Les établissements scolaires, les enseignants, les différentes ressources d’aide, le mouvement de la persévérance scolaire et le gouvernement travaillent de main mise à maintenir et accroitre l’éducation de la société prospère qu’est le Québec. Le raccrochage touche tout le monde et est une source positive et valorisante qui nourrit un mouvement grandissant. La persévérance se vit quotidiennement et pour chacun d’entre nous, elle permet de s’accomplir et de réaliser tout ce que l’on désire.

  Samuel Clément
 Centre de formation générale des adultes l’Escale

jeudi 24 mai 2012

La grève étudiante se poursuit

La grève étudiante «fêtait» son 100ème jour cette semaine. Pour l'occasion, une marée rouge a déferlé dans les rues de Montréal. Une mer de monde qui voulait aussi signifier sa désapprobation face à la loi 78 votée par le gouvernement Charest. Un gouvernement visiblement plus préoccupé par le Brésil et le Nord que ceux qui seront les cerveaux de demain dans l'élaboration du plan Nord.

Pendant ce temps, la ministre Michelle Courchesne dit qu'elle veut rencontrer les dirigeants des associations étudiantes, mais ils ne sont pas rejoignables. Elle est bien bonne celle-là. Aujourd'hui, ne pas être en mesure de rejoindre quelqu'un de public est signe de déficience mentale assez profonde. Ce n'est pas compliqué: TU FAIS TON INVITATION PAR LE BIAIS DES MÉDIAS. Qu'elle ne vienne pas dire qu'elle n'est pas capable les trouver, ils promènent à Montréal, sont constamment en entrevue. Faut vraiment être cloche pour ne pas les trouver. Je me répète tellement c'est facile.

Quant à Gabriel Nadeau-Dubois et ses pas de CLASSE, il serait temps qu'il rentre dans le rang, c'est-à-dire qu'il négocie, qu'il amène des solutions, pas seulement des complaintes. On ne voit pas comment le conflit va se régler quand tu as des crétins au gouvernement et une espèce de pro-anarchiste à la tête d'un mouvement. Et au lieu de se monter sur leurs grands chevaux et ne pas vouloir négocier s'il est question de moratoire ou de baisse de frais d'études, cessez de niaiser et montrer l'exemple: assoyez-vous ensemble, discuter, prenez un thé, une bière, un expresso, mais calvaire, arrêtez de bouffoner!

Meanwhile, Jean Charest is proud to talk about The Plan Nord to his fellow Canadians.

Sur la photo, de Jacques Nadeau du Devoir, on voit que Jean Charest a bien plus de plaisir avec des jouets, nostalgie de son carré de sable d'enfance.


jeudi 19 avril 2012

Chaos technique

Ça brasse à l'UQO. Des étudiants en grève, des professeurs qui les supportent et des policiers malotrus qui s'invectivent à qui mieux-mieux. C'est marrant, à vrai dire pas pantoute. Les étudiants dénoncent la brutalité policière. Les autorités dénoncent le vandalisme causé par des étudiants (aka des bandits masqués). Le gouvernement voudrait que les associations étudiantes dénoncent les actes de vandalisme, mais ceux-ci refusent (la CLASSE en particulier) parce que les policiers sont pas fin. Ils en rajoutent en affirmant que c'est le gouvernement qui est à l'origine de ces actes car il ne veut pas négocier.

Hier, ce sont 160 arrestations qui ont lieu sur les terrains de l'UQO. Et aujourd'hui, plus de 200 manifestants en provenance de Montréal viennent en renfort. Ça va brasser. Mais ne me dites pas que ces jeunes vont jouer les pacifiques comme ils le prétendent. Ce n'est pas en perturbant la vie d'autrui que tu peux te targuer d'être pacifique.

Pendant tout ce temps, le gouvernement martèle qu'il ne bougera pas. Je veux bien croire qu'il ne changera pas d'idée, mais serait-il possible qu'il rencontre les leaders des mouvements étudiants pour mettre les points sur les i et les barres sur les t? Tant que le gouvernement jouera à l'autruche, ça va brasser dans les universités et les villes se plaindront des coûts reliés aux heures supplémentaires versées aux policiers. C'est en plein le genre de Marc «Rapibus» Bureau.

En terminant, je maintiens que je suis contre la hausse des frais de scolarité. Le gouvernement devrait couper dans ses propres dépenses inutiles, genre un voyage au Brésil. Sauf que, chaque fois que les étudiants causeront du trouble, ils n'auront pas mon appui quant aux moyens qu'ils entreprennent pour gagner leur cause.

Image tirée du journal le Droit, 19 avril 2012. Photo: Étienne Ranger

jeudi 22 mars 2012

La grève étudiante

Je ne me suis pas encore prononcé pour vous chers lecteurs à propos de la grève étudiante. C'est donc aujourd'hui que je le ferai. Premièrement, je suis en défaveur de la hausse des frais de scolarité. Le gouvernement propose des hausses d'environ 300$ par année. C'est en moyenne un petit dollar par jour. Cependant, pour les étudiants, chaque dollar est justement très important.

Vrai que plusieurs étudiants n'ont aucune idée de la valeur de l'argent. Ils n'hésitent pas à dépenser pour un téléphone cellulaire, un Ipad, un Ipod, un voyage dans le Sud et surtout une voiture. La preuve; il faut se casser la tête pour trouver un stationnement à l'université ou bien au cégep. Ils vont nous dire qu'ils en ont besoin car ils doivent travailler loin du milieu scolaire, mais ils oublient que le transport en commun est aussi fait pour eux. Moi-même, lorsque j'étudiais au Cégep et à l'université, je prenais l'autobus.

D'autres se payent allégrement des voyages dans le Sud. Pas le choix, ils sont complètement brûlés de leur session éreintante. Mais l'histoire ne dit pas si ce sont les fils de riches qui vont se dorer la couenne sous le soleil et boire de la bière en quantité industrielle. Parlant de bière, celle-ci est le breuvage favori des étudiants universitaires. Est-ce parce qu'ils n'auront plus d'argent pour se payer de la bière qu'ils manifestent contre la hausse des frais?

Vous allez me dire que je critique plus les étudiants que le gouvernement? Oui, c'est vrai. Ils doivent prendre conscience que certains excès doivent être modérés. Évidemment, ce ne sont pas tous les étudiants qui dépensent sans compter, mais force est d'admettre que quelques uns se laissent aller incroyablement.

Je suis toujours en défaveur d'une foutue grève, peu importe le milieu, surtout le mien. C'est un dialogue de sourd et tant que les étudiants continueront de faire les pitres et bloquer l'accès à des rues et des ponts, la colère des citoyens grandira et ils ne seront plus derrière ceux-ci. Si j'étais Jean Charest, je ne bougerais pas tant que les étudiants manifesteront. S'ils déposent enfin les armes, là, et seulement là, je les écouterais.

Pour le moment, Jean Charest et son pantin, la ministre Line Beauchamp, disent seulement qu'ils ne bougeront pas. Mais quand mettront-ils leurs culottes pour renvoyer les jeunes dans leur établissement scolaire? Cette histoire traîne depuis un mois et Charest fait le clown au lieu d'agir en Premier Ministre.

Je suis contre la hausse des frais parce que Jean Charest peut fouiller et trouver de l'argent ailleurs. Combien de riches profitent de paradis fiscaux? Combien de ministres se bourrent la face dans des menus gastronomiques coûteux un peu partout au Québec? Il peut y avoir de l'argent pour tout le monde si on gère de façon adéquate les finances.

Quant au mouvement la CLASSE, il devrait changer de nom au plus vite car plusieurs de leurs membres n'ont pas une once de classe.

jeudi 1 mars 2012

Le kid

En marge du concours de poésie du Centre l'Escale de Gatineau et pour honorer la mémoire du grand Gary Carter qui nous a quittés il y a de cela deux semaines, voici un poème que j'ai composé et qui se présenté au concours, hors compétition. Bien qu'il risque d'être modifié d'ici la date limite de la remise des poèmes, voici une première version que j'ai écrite ce matin.

LE KID

Jeune homme souriant aux cheveux bouclés

Le kid s’avance sur le diamant gazonné

S’accroupit et donne le signal

Le grand Rogers lance la balle


Le kid l’attrape, la relaie au deuxième coussin

Le rapide coureur n’a pu obtenir de larcin

Plus tard, le kid frappant, courant, glissant

Revient sain et sauf triomphant


Après les joies et les cris de la victoire

On le troque dans la Grosse Pomme

Pour 4 têtes qui ne valent pas une poire

Là-bas le Kid croquera dans la gloire


Le croyant au bout du rouleau

On le largue dans la baie de San Francisco

Un an plus tard, les Anges l’emmènent dans leur bateau

Mais ce n’était pas encore le plus beau cadeau


Le kid revient à la maison

Encore débordant de plaisir, de passion ; c’t’un kid, voyons

Le 8 fera vibrer la foule une dernière saison

Dans des adieux remplis de frissons


Le kid claque la balle; les Québécois retiennent leur souffle

Le kid contourne les buts; tous sont en délire

Le kid lève les bras au ciel

Dans un torrent d’amour éternel


Le kid entre au Temple parmi les grands

Répand le fruit de son talent

Un démon insaisissable s’en éprend; le kid rejoint le firmament

Et me rappelle mes souvenirs d’enfant


Les légendes ne meurent pas, c’est pour cela qu’elles sont des légendes

samedi 15 octobre 2011

Les médias sociaux et l'enrichissement personnel

Les médias sociaux et l’enrichissement personnel

Facebook, Twitter et Google + sont des réseaux sociaux où des gens du monde entier peuvent communiquer entre eux, partager des connaissances et établir des liens. Plusieurs les utilisent et les aiment, d’autres en ont peur et les repoussent. Mais cette peur a-t-elle sa raison d’être? Selon moi, pas du tout, car les médias sociaux apportent un enrichissement colossal pour ses utilisateurs.

Dans la réalité actuelle, notre voisin n’est pas seulement celui qui habite à deux pas de chez soi, mais c’est aussi cet homme vivant en pleine Russie. L’utilisation d’un média social comme Facebook, par exemple, me permet de rejoindre un groupe partageant les mêmes valeurs que moi. Et si ce groupe a été créé par un Russe, comme mentionné ci-haut, cela m’amène à communiquer avec une personne étrangère et éventuellement partager des connaissances culturelles, sociales ou même politiques avec celle-ci. En tant qu’être humain avide de savoir, l’utilisation d’un médium social est donc pour moi un atout primordial.

D’autre part, plusieurs estiment que les réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter ne sont que de véritables sources de voyeurisme. Certes, ceux qui naviguent sur ces réseaux ont accès à des informations privilégiées et personnelles de certains utilisateurs. Toutefois, il est faux de croire que ces sites soient des porte-étendards du voyeurisme. Je crois plutôt qu’ils valorisent la quête de nouvelles informations, soit par les groupes ou les pages qui sont créés à propos de divers sujets ou bien par les statuts de ses membres. Si certains statuts laissent pantois, d’autres sont intéressants et suscitent la réflexion et les commentaires. De grandes discussions enflammées et enrichissantes s’en suivent donc, tout à l’avantage des internautes.

En somme, les médias sociaux existent pour ceux qui ressentent le besoin de les utiliser. Personne n’oblige personne à s’y inscrire, donc cette peur n’est pas réelle, seulement attribuable à une méconnaissance de la portée positive qu’ils peuvent créer.

L'enseignement individualisé

Voici ma préparation d'examen de français du SEL (Service d'évaluation linguistique). Je devais écrire un texte de 300 mots sur un sujet relié à l'enseignement.

L’approche individualisée

L’enseignement au secteur des jeunes diffère de celui au secteur des adultes. Bien sûr parce que le secteur des adultes est fréquenté par des gens plus âgés, mais aussi parce que l’approche qui leur est proposée est individuelle. Est-ce à dire que l’enseignement individualisé est meilleur que l’enseignement collectif? En tant qu’enseignant au secteur des adultes, je suis d’avis que oui.


D’une part, parce que l’apprenant devient lui-même l’agent principal de son apprentissage. Cette approche fait en sorte qu’il peut s’épanouir beaucoup plus en tant que personne particulièrement parce qu’il favorise le développement du sens des responsabilités, tellement important pour nos jeunes. L’élève est aussi amené à reconnaître ses propres forces et faiblesses et à travailler sur celles-ci. De plus, l’enseignement individualisé favorise la discipline personnelle. Sachant qu’il peut travailler à son rythme, l’élève doit nécessairement mettre l’accent sur son apprentissage et gérer son temps, un aspect de secteur des jeunes qui est souvent négligé.

Si l’élève en vient qu’à perdre ses repères, l’enseignant le guide en personnalisant son approche envers lui. Il peut bien cibler ses difficultés et prendre tout le temps nécessaire afin de l’aider à obtenir les réponses qu’il recherche, mais toujours en se concentrant sur le plus important : le bien-être de son apprenant. Sans oublier que l’enseignement individualisé permet à l’élève de poser des questions à son pédagogue sans risquer d’être ridiculisé par ses pairs. Plusieurs de nos élèves mentionnent cet aspect du secteur des jeunes qui leur déplaisait, avançant même que leur apprentissage a été ralenti par peur de faire rire d’eux.

Pour les raisons mentionnées ci-haut, je crois donc que l’enseignement individualisé est une approche éducative très positive qui peut grandement aider les élèves qui veulent évoluer à leur propre rythme afin d’accéder à un diplôme ou au marché du travail.