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lundi 22 février 2016

CLAUDE MICHAUD (1938-2016)

Le comédien québécois Claude Michaud est décédé hier à l'âge de 77 ans. Qui était-il? Peut-être que son visage ne vous dit absolument rien, mais sa voix vous est sûrement familière. En effet, il était le comédien qui prêtait ses talents vocaux au personnage d'Arthur Laroche dans les Pierrafeu. On a pu le voir aussi dans des séries télévisées comme Poivre et sel, Rue des Pignons, Omertà, les Brillant et Catherine. On avait pu aussi le voir dans Horloge Biologique sorti en 2005.

En 2007, on lui avait rendu hommage pour sa contribution au théâtre québécois à l'occasion de la Soirée des Masques.

Je me souviens qu'en décembre 1987, il avait joué le rôle du Père Noël lors d'un match des Canadiens présenté à la Soirée du hockey.

Voici cette belle caricature de Ygreck en hommage à Claude Michaud.



Les autres acteurs qui prêtaient leur voix aux personnages des Pierrafeu étaient:

Paul Berval - Fred Caillou (décédé en 2004)
Denise Proulx - Délima (décédée en 1993)
Monique Miller - Bertha (toujours en vie)

RACE (10 SECONDES DE LIBERTÉ)

Stephan James dans une scène de Race
Nous avons eu la chance d'avoir un laissez-passer double pour aller voir le film 10 secondes de liberté, version français de Race. Le film met en vedette Jason Sudeikis, William Hurt, Jeremy Irons, Carice Van Houten et le Torontois Stephan James dans le rôle principal, celui de l'athlète américain Jesse Owens, vainqueur de 4 épreuves aux Jeux olympiques de 1936 à Berlin.

On suit les traces de Owens de son entrée à l'université à Cleveland où il est découvert par Larry Snyder, entraîneur de l'équipe d'athlétisme de l'université, jusqu'à sa participation aux Olympiques. Bien entendu, le jeune est victime du racisme sévissant à l'époque aux États-Unis alors que les Noirs sont mis de côté, autant que les lieux publics que dans le milieu sportif. Malgré tout son talent, Owens n'est pas traité autrement.

Au fil des compétitions qu'il remporte, Jesse Owens obtient son billet pour les Olympiques de Berlin. Des jeux où la présence des États-Unis a failli être compromise en raison de la controverse où les nazis voulaient se servir des compétitions comme outil de propagande afin de démontrer la supériorité de la race aryenne.

Peu importe le pays, le racisme est présent à tous les instants et ce n'est que lorsqu'il est sur la piste que Jesse Owens est en paix avec lui-même. À Berlin, il en met plein la vue aux spectateurs, mais surtout à Adolf Hitler, à son ministre de la propagande, Joseph Goebbels, et à Leni Riefenstahl, réalisatrice chargée de montrer les Jeux sous un angle purement allemand.

Fait tout à fait incroyable, malgré que ce film relate la vie d'un héros olympique américain, la production est majoritairement québécoise (60%) - le reste a été financé par les Européens -- et tourné au Québec pendant six semaines et trois autres semaines en Allemagne. Qui plus est, l'acteur principal n'est même pas Américain.

Une semaine avant les Oscar, en plein débat sur le peu d'acteurs, actrices ou réalisateurs noirs en nomination, Race tombe à point nommé. Les Américains ont non seulement jamais voulu financer un film sur un de leurs héros, mais n'ont pas pu fournir un acteur digne de ce nom pour camper le rôle de Jesse Owens. C'est donc dire que le racisme est encore bien enraciné chez eux, peut-être même involontairement. Et le résultat au box-office le prouve, malgré la grande qualité du film, Race n'a pu faire mieux que le 6e rang lors de sa première fin de semaine en salles. Peut-être que Race aurait plus sa place durant la saison estivale?

Je vous suggère grandement Race, une histoire qui se compare d'ailleurs très bien à Jackie Robinson et à son film 42.

En terminant, fait historique et intéressant, lors de la course du 200 mètres aux Olympiques de Berlin, celui qui a fini au deuxième rang et ainsi raflé la médaille d'argent est un dénommé Mack Robinson. Qui est-il? Il est le frère du grand Jackie Robinson, premier joueur afro-américain à avoir évolué dans les majeures.

mercredi 6 janvier 2016

LE TOP ET LE FLOP

2015 est maintenant chose du passé et il est venu le temps de faire le palmarès des meilleurs que j'ai vus. Bien évidemment, comme chaque année, je n'ai pas tout vu de 2015 et je me promets de voir quelques autres oeuvres dont Hateful Eight, The Martian, The Revenant par exemple. Peut-être que certains films deviendront des incontournables que je devrai absolument voir, car ils seront surreprésentés à la soirée des Oscar.

TOP 5

Mad Max: Fury Road
Sicario
Star Wars: The Force Awakens
Guerre des Tuques 3D
Spotlight

FLOP 3

Ted 2
Divergent Series: Insurgent
Fifty Shades of Grey

MENTIONS FORT HONORABLES

Creed
Spectre
Ex Machina
Mission: Impossible - Rogue Nation
Kingsman: The Secret Service
Cinderella
Inside Out

MENTIONS HONORABLES

Hunger Games: Mockingjay - Part 2
In the Heart of the Sea
Man from U.N.C.L.E.
Spy
Trainwreck
Black Mass
Peanuts Movie, The
Pitch Perfect 2

MENTIONS TIMIDES

Minions
Hotel Transylvania 2
Jurassic World
Avengers: Age of Ultron
Furious 7
No Escape
Terminator Genisys
Run All Night
Taken 3
Home

vendredi 13 novembre 2015

LA GUERRE DES TUQUES 3D

Courez vite voir le remake de la Guerre des Tuques, un superbe film d'animation 3D. La trame narrative est la même que le film original, sorti il y a 31 ans. Toutefois, plusieurs dialogues ont été modifiés afin d'adoucir le personnage principal de Luc par exemple, plutôt arrogant dans la version 1984.

L'animation est d'une grande qualité et la production n'a rien à envier aux films d'animation américains. En plus, plusieurs acteurs de renom prêtent leur voix aux personnages dont Hélène Bourgeois-Leclerc, Gildor Roy, Mariloup Wolfe, Sophie Cadieux, Catherine Trudeau ainsi que Nicolas Savard L'Herbier, dans le rôle de Luc.

Nous avons eu la chance de voir l'avant-première avec la présence de quelques comédiens ci-haut mentionnés, de la productrice et du réalisateur Jean-François Pouliot. Une expérience inoubliable. La réaction des gens à la vue des personnages fut aussi inoubliable.

Cette nouvelle mouture émerveillera des générations, sans aucun doute.

On prépare déjà une suite.

lundi 9 février 2015

BROUE ou le bonheur de voir trois légendes de la scène québécoise

La pièce de théâtre «Broue» existe depuis 1979. Les comédies Marc Messier, Michel Côté et Marcel Gauthier la joue plusieurs fois par année, tellement qu'ils en sont rendus à plus de 3000 représentations. Bien qu'ils aient tous franchi le cap de la soixantaine, les trois amis ne sont pas prêts de quitter la scène...

Jeudi dernier, avec ma conjointe, j'ai vu pour la première fois la pièce «Broue», au théâtre du Casino de Hull et je peux dire que je n'ai pas regretté les quelque 60$ investis. Chaque sketch est drôle et chaque personnage incarné par les trois comparses volent la vedette à un moment donné. Les plus drôles sont selon moi Pointu le pompier et Verrue l'alcolo notoire, tous les deux joués par Michel Côté. Malgré cela, les autres ne donnent pas leur place non plus.

Il est vrai que cette pièce fête son 35e anniversaire cette année et que les scènes et les dialogues n'ont pas trop changé et ne sont pas nécessairement adaptés à la réalité d'aujourd'hui. Cependant, mis à part la scène de l'Anglais et des deux gars de la construction qui discutent du référendum et de souveraineté, rien n'a réellement besoin de mise à jour selon moi.

Dans la salle qui contient 1000 places, plusieurs voyaient «Broue» pour la première fois, mais d'autres voyaient la pièce pour la 2e, 3e ou même plus d'une 4e fois. C'est dire que le plaisir offert par ces trois légendes de la scène québécoise ne se dément pas.

Je me souviens que mes parents avaient la pièce à au moins deux reprises lorsque j'étais jeune. Je me rappelle même mon père qui reprenait les paroles d'un personnage interprété par Marc Messier et qui disait: «On a du fun, on a du fun, on a du fun!».

Peut-être que je reverrai la pièce un jour. Les gars seront de retour à Gatineau en février 2016...

lundi 12 janvier 2015

MON ANNÉE CINÉMA 2014

Plus les années avancent, plus les productions cinématographiques se répètent et l'originalité prend le bord des oubliettes. On mise sur des valeurs sûres qui feront courir les gens, même si on sait pertinemment que le contenu ne sera jamais récompensé de quelque manière que ce soit lors des cérémonies prestigieuses de remises de prix. Au moins, des films se démarquent plus que d'autres. Voici un compte-rendu bref de ce que j'ai apprécié et moins apprécié durant l'année cinéma 2014. Il est à noter que je compte voir bien des films sortis en 2014 dans les semaines à venir, mais qui ne feront pas partie de ce billet.

LE TOP

1987. Après 1981, Ricardo Trogi revient à la charge avec 1987. Tiré de ses folies de jeunesse, le film nous plonge dans des souvenirs qui nous rappellent du bon temps. Parlant de bon temps, ce film nous en procure sans arrêt.

BOYHOOD (Jeunesse). Tourné sur une période de 12 ans, Boyhood est l'histoire d'un jeune garçon et de ses apprentissages au fil du temps jusqu'à l'âge adulte. Une réussite sur toute la ligne, sauf l'épouvantable doublage francophone réalisé par un groupe d'incompétents.

EDGE OF TOMORROW (Un Jour sans lendemain). Un officier militaire est parachuté dans une guerre contre une race extraterrestre qui peut recommencer les jours et voit l'avenir. Lorsqu'il est investi des mêmes pouvoirs, il arrive à trouver des moyens pour mettre fin à la guerre. Tom Cruise se lance à fond dans la science-fiction dans ce film très réussi.

GONE GIRL (Les apparences). Le jour de leur cinquième anniversaire de mariage, la femme de Nick Dunne disparaît. A-t-elle été enlevée ou est-elle tout simplement partie? Thriller, humour noir, enquête policière, Gone Girl est un des meilleurs films de l'année, surtout grâce à Rosamund Pike qui sort définitivement de l'ombre dans le rôle de cette «folle» Amy Dunne.

GUARDIANS OF THE GALAXY (Les Gardiens de la galaxie). Action, humour et science-fiction, c'est la recette de ce film provenant de l'écurie Marvel. Mais dans ce films, succès de l'été 2014, les superhéros sont absents, laissant plutôt toute l'espace à cinq antihéros à l'agenda personnel précis. Une belle surprise attend les fans après le générique.

X-MEN: DAYS OF FUTURE PAST (X-Men: Jours d'un avenir passé). Wolverine revient dans le passé pour que ses partenaires du futur (Professeur X et Magneto) se lient d'amitié afin de contrer la fin de l'existence des mutants mais du monde entier. Tourné à Montréal, ce dernier X-Men est vraiment une rencontre bourrée d'étoiles.

DAWN OF THE PLANET OF THE APES (L'aube de la Planète des Singes). On croyait la race humaine effacée suite au virus mortel qui a décimé presque la Terre entière dix ans plus tôt. Non, les singes découvrent que des hommes vivent encore. Alors que le chef des primates, César, tente un rapprochement avec les homos sapiens, la révolte gronde au coeur des singes et des hommes. Le 8e film de la série de la Planète des Singes serait-il le meilleur? Nous sommes pas loin de la vérité.

THE LEGO MOVIE (Lego: le film). Une aventure en Lego, je pensais que ce serait une catastrophe. Au contraire, l'animation est complètement renversante et le scénario est vraiment très original.

POSITIF

LE COQ DE ST-VICTOR. Un film d'animation québécois, c'est rare. Dans ce cas-ci, le film s'avère bien fait, surtout grâce à des voix bien de chez nous. J'espère que le cinéma québécois pourra en produire d'autres.

THE EQUALIZER (Le Justicier). Un employé d'une quincaillerie au passé nébuleux vient en aide à jeune prostituée. Mais il se mettre le pied dans un engrenage mortel. Même à 60 ans, Denzel Washington possède une présence de feu à l'écran.

THE HUNDRED-FOOT JOURNEY (Le Voyage de cent pas). Une famille indienne se rend jusqu'en France suite à un événement malheureux. Le paternel décide d'y ouvrir un restaurant indien, mais devant celui hautement coté d'une Anglaise. Sympathique film mettant en vedette la Québécoise Charlotte LeBon, fille de Brigitte Paquette,

THE HUNGER GAMES: MOCKINGJAY PART I (Hunger Games: Le Geai Moqueur 1ère partie). Ayant survécu à sa deuxième participation aux Hunger Games, Katniss Everdeen doit devenir le symbole de la rébellion. Ce film, dont on connaîtra la conclusion l'an prochain, ne se veut qu'une passerelle lucrative entre Catching Fire sorti en 2013 et l'opus final prévu pour novembre 2015. À l'écran, Jennifer Lawrence et Philip Seymour Hoffman livrent la marchandise.

LA PETITE REINE. Voici le parcours pas mal véridique de la cycliste Geneviève Jeanson (Julie Arseneau dans le film), entraînée un peu malgré elle, dans le tourbillon de la performance et du dopage sportif. Bonne réussite qui montre comment on peut mettre le pied dans un engrenage fatal si la pression extérieure est forte et maladive.

PLANES: FIRE & RESCUE (Les Avions: les pompiers du ciel). Dusty, le sympathique avion d'épandage devenu avion de cours, est contraint de renoncer à sa carrière. De ce fait, il la réoriente avec un groupe d'avions éteignant des feux de forêt. Rien de très spécial dans un scénario facile, mais des images très bien réussies qui apportent de beaux moments de divertissement pour les enfants.

MOYEN

THE AMAZING SPIDER-MAN 2 (L'Extraordinaire Spider-Man 2). Plus d'effets spéciaux pour une originalité qui est perdue depuis fort longtemps. C'est bien dommage, mais à force de se répéter, on vient qu'à savoir si ce qui va arriver.

CAPTAIN AMERICA: THE WINTER SOLDIER (Capitaine America: Le soldat de l'hiver). Quand je regarde Capitaine America, j'interchange les personnages et je vois tantôt Iron Man, tantôt Thor ou bien leurs fidèles ennemis. En toute franchise, les héros de Marvel ne se démarquent réellement que lorsqu'ils sont en équipe.

DUMB AND DUMBER TO (La Cloche et l'idiot 2). Harry et Lloyd sont de retour après 20 ans et ils toujours aussi cloche et idiot. Les jokes de pet et de rot dominent ce film, même s'il est agréable de revoir les deux acteurs principaux.

THE EXPENDABLES 3 (Les Sacrifiés 3). Pour on ne sait trop quelle raison, Sylvester Stallone vire ses fidèles collègues de combat pour trouver une jeune équipe de mauvais acteurs. Heureusement, ses joyeux cabotins reviennent à temps pour sauver la mise. Combien de personnages inutiles, on ne sait trop. De ce lot de vedettes au passé glorieux loin derrière, seul Mel Gibson vole la vedette.

GODZILLA. Le valeureux dinosaure de temps modernes a vu le jour en 1954 au Japon. Bien qu'il soit un emblème du cinéma du pays du Soleil levant, ce sont les Américains qui tentent de le faire revivre au cinéma. En 1998, ce fut une catastrophe signée Roland Emmerich. Cette fois, loin d'être catastrophique, le film se perd dans des explications scientifiques au détriment de la présence ô combien important du personnage principal: Godzilla, présent seulement 8 minutes.

JACK RYAN: SHADOW RECRUIT. Qu'ont en commun Alec Baldwin, Harrison Ford, Ben Affleck et Chris Pine? Ils ont tous joué au cinéma le personnage Jack Ryan créé par le romancier Tom Clancy. Dans cette nouvelle mouture, autre tentative pour relancer la série, Chris Pine tente d'avoir l'air d'un brillant agent de la CIA. N'est pas Harrison Ford qui veut.

LES MAÎTRES DU SUSPENSE. Michel Côté est un véritable poids lourd du cinéma et du théâtre québécois. Son seul nom fait coureur les foules, que le film soit bon ou pas. Ajoutez à cela Robin Aubert et Antoine Bertrand et c'est la recette du succès. Oui, mais pas tant que cela, surtout que les extravagances dénaturent parfois ce film québécois.

MALEFICENT (Maléfique). Produit dans la lignée des Alice au Pays des merveilles et Monde fantastique de Oz, Maleficent met en vedette Angelina Jolie qui promet de se venger du prince Stéphane qui l'a trahie en jetant un mauvais sort à son enfant, Aurore, la belle au bois dormant. Vite regardé, vite oublié.

THE MAZE RUNNER (Le Labyrinthe). Si Hunger Games n'avait pas connu de succès, on n'aurait jamais connu Maze Runner ni Divergent. Bien que Maze Runner ne se distingue pas négativement, on manque la présence d'un scénario et d'une vedette principale solide.

QU'EST-CE QU'ON A FAIT AU BON DIEU? Quatre filles et toutes mariées avec des individus de races différentes. Les parents en ont plein les bottines. Les films français semblent souvent souffrir du même problème, ils s'étirent et s'étirent sans être nécessairement longs.

ROBOCOP. Refaire Robocop, c'est un peu dans l'espoir de montrer comment les effets visuels sont efficaces et faire revivre une franchise qui pourrait aujourd'hui être fortement lucrative. Bien que les scènes d'action soient très réalisées, nous sommes loin du Robocop original et de sa société futuriste dystopique.

RIO 2. Peut-être qu'une seule aventure du fameux perroquet bleu aurait été suffisante. Mais voilà que l'on récidive avec une deuxième dans laquelle Blu rencontre sa belle famille. Vous avez sans doute vu quelque chose de semblable dans Meet the Parents, the Fockers, etc.

LES VACANCES DU PETIT NICOLAS. Suite directe du Petit Nicolas sorti en 2009. Comme l'acteur principal du premier film a grandi et vielli, on l'a bien sûr remplacé, compte tenu que le Petit Nicolas ne vieillit pas. Malgré quelques moments de bonheur, le Petit Nicolas avait laissé un meilleur souvenir.

EN TIRANT VERS LE BAS

DIVERGENT (Divergence). Dans une société futuriste où les habitants ont été divisés en faction, Tris (Shailene Woodley) n'arrive pas à cadrer dans le moule. Voilà qu'elle est remarquée et qu'elle est pourchassée un peu partout, surtout par la cruelle présidente Jeanine, jouée par Kate Winslet. À trop vouloir imiter Hunger Games, on finit par tout rater et multiplier les clichés à une vitesse phénoménale. Dans un duel au sommet entre Tris et Jeanine, je n'arrive tout simplement pas à croire en Tris, tant l'actrice principale ne peut rivaliser avec sa partenaire de jeu.

NOAH (Noé). Comment recréer le déluge? Avec un déluge d'effets spéciaux et un acteur de premier plan. Selon les écrits, ce sont des monstres de pierre qui ont aidé à fabriquer l'arche. Autrefois, les films bibliques étaient de grandes fresques religieuses et historiques. Maintenant, c'est plutôt le désir de montrer des effets visuels, pas toujours nécessairement réussis.

Hors catégorie

THE PIRATE FAIRY (Clochette et la fée pirate). Ma fille a vu à peu près 10 fois depuis Noël ce film de Disney paru cette année et présentée à Disney Junior. Il m'est difficile de donner une appréciation juste du film. Ma fille, par contre, donnerait sûrement une note incroyable.

mercredi 31 décembre 2014

Les Maîtres du suspense

Dernier film québécois à prendre l'affiche en 2014, les Maîtres du suspense avait à peu près tout pour réussir, surtout grâce à ses trois têtes d'affiche. Mais pour des maîtres du suspense, ils sont surtout habiles pour l'art d'exagérer.

Hubert Wolfe est un écrivain prolifique, ses romans se vendent comme des petits pains chauds. Le hic est qu'il n'a rien écrit depuis 12 ans et personne ne le sait, sauf celui à qui il confie la tâche d'écrire ses livres, Dany Cabana, lui-même auteur de romans qui ne se vendent pas du tout. Quand il apprend que sa femme le quitte, Cabana est atteint lui aussi du syndrome de la page blanche. Qui les sauvera? Un éducateur en garderie, Quentin Wilson, auteur de livres... pour enfants!!!

Les romans de Wolfe sont remplis d'action, de suspense et de... sexe. Comment un auteur (puceau) de livres pour enfants pour penser à mettre des éléments sexuels dans son récit? En lui envoyant une femme aux moeurs légères, amie de l'écrivain Cabana. Tout de suite, Quentin tombe amoureux de cette inconnue et il va la rejoindre jusqu'à sa Louisiane natale.

Bien sûr, les coïncidences se suivent à un rythme effréné, comme une suite de clichés typiquement américains. On a peine à s'imaginer la profondeur du puits dans lequel s'enfoncent nos personnages principaux. Toute sa descente est attribuée à la panoplie de mensonges et entourloupettes qu'ils doivent créer pour ne pas déplaire aux femmes de leur vie. La faiblesse de l'homme serait-elle la femme?

Au chapitre des acteurs, chacun est égal à lui-même, mais c'est sans doute Robin Aubert (Dany Cabana) obtient les meilleures répliques humoristiques. Malgré cela, Michel Côté (Hubert Wolfe) et Antoine Bertrand (Quentin Wilson) obtiennent de bons moments également.

Les Maîtres du suspense vaut la peine d'être vu, car c'est une bonne production québécoise et notre cinéma se doit d'être encouragé,


mercredi 19 novembre 2014

NICOLAS NOËL SE FÂCHE... ET POUR CAUSE!

Je vous parlais la semaine dernière du Père Nicolas Noël et de son bon ami Arthur l'aventurier. Les deux compagnons divertissent les enfants du Québec avec leurs belles aventures. Cependant, la bonne humeur contagieuse du grand maître de Noël a connu des turbulences. Et on peut le comprendre...

Avant tout, je ne vous apprendrai rien ici, le Père Nicolas Noël, c'est un nom d'artiste, ce n'est pas le vrai Père Noël. Je sais que j'attriste bien des gens en leur révélant qu'il n'existe pas, mais il faut cesser de jouer à l'autruche. Le vrai nom du comédien qui l'incarne est Daniel Blondin. Ce monsieur Blondin fait partie de l'UDA (Union des artistes) au même titre que Roy Dupuis et Rémy Girard. Donc, ses revenus personnels proviennent des disques vendus, spectacles et autres apparitions en public.

Aujourd'hui, avec le costume de son personnage fétiche, il y est allé d'une sortie en douceur, contre le piratage de sa dernière oeuvre, avec le plus respect qui caractérise celui qu'il personnifie. Je vous soumets la liste des arguments qu'il a énoncé sur sa page Facebook et je vous demande d'y songer vous-mêmes.

- Lisez à l’intérieur de la pochette du DVD mon mot de remerciement et voyez combien de gens cela implique. Ces gens méritent tous de vivre de leur art et de leur métier.

- En vous procurant le DVD et le CD honnêtement, vous permettez à des artisans et à un producteur modeste d’avoir les moyens de produire une troisième aventure magique au pôle Nord .

- Je pose la question : N’est-il pas incohérent en tant que parent d’offrir à ces enfants une copie piratée d’un film du père Noël dans lequel on parle de valeurs humaines tel le don de soi, la fierté, et L’HONNÊTETÉ?

- Au-delà de toute considération monétaire, n’est-ce pas là une simple question de respect pour les gens qui ont travaillé sur ce projet?

Vous qui me connaissez, vous savez que je possède une grande collection de films originaux. Je les préfère nettement aux versions téléchargées (légales ou illégales) pour des raisons de son, d'image et de beauté visuelle (une collection, c'est si beau à regarder). Mais financièrement et ergonomiquement, je ne peux pas me permettre de m'acheter tout ce que je veux voir, ça me coûterait une somme inimaginable. Alors, oui je télécharge. Sauf que lorsque les productions québécoises sont en jeu, j'y songe plus profondément. Dans le cas de Nicolas Noël, les enfants l'aiment tellement que c'est prioritaire pour moi d'acheter ses aventures. Les enfants voient le boîtier, ils l'ont dans les mains et quand ils rencontrent Nicolas Noël à la suite d'un spectacle, ils tendent leur boîtier et le valeureux bonhomme le signe, fier. Les enfants conservent ce précieux souvenir pendant longtemps.


C'est cela notre contribution au monde artistique québécois. Acheter au lieu de télécharger, surtout lorsqu'on vraiment quelque chose.  

vendredi 8 août 2014

1987: les nouvelles aventures de Ricardo Trogi

Trogi, Boivin, Caron, Dallaire
Source: fr.canoe.ca
Ricardo Trogi avait ébloui les cinéphiles québécois en 2002 avec le succès surprise Québec-Montréal. Ensuite, il avait enchaîné avec Horloge Biologique et quelques séries télévisées. Puis lui vient l'idée de faire un film biographique sur sa jeunesse: 1981. La réussite critique et publique de ce film ne vaut aujourd'hui sa suite: 1987.

Je me souviens de 1987, principalement son été. Je m'étais cassé le pouce de la main gauche au baseball. Ce fut si triste pour moi. Cependant, j'étais allé à Toronto pour la première fois de ma vie et j'avais pu visiter la Tour du CN. Ricardo Trogi, lui, finissait son secondaire 5. C'était le temps de faire son choix de carrière, sortir dans les bars avec ses amis et perdre sa virginité, mais pas nécessairement dans cet ordre. Ses parents, de leur côté, veulent absolument qu'il se trouve un emploi, mais il a son propre plan sur ce sujet: ouvrir une discothèque 14-18. Mais ça ne fonctionnera pas comme il le voudra, alors il deviendra, par un petit hasard, le chef de la mafia de Ste-Foy... pour quelques semaines.

Trogi récidive brillamment avec cette suite, surtout grâce à son principal interprète, Jean-Carl Boucher, qui est toujours aussi attachant, tout à fait dans le ton, et il nous rappelle parfois ce que nous vivions au même âge. Sandrine Bisson et Claudio Colangelo sont encore eux aussi formidables dans le rôle des parents, aussi aimants que colériques. Et que dire de ses amis, Laurent-Christophe de Ruelle (Boivin), Pierre-Luc Funk (Dallaire) et Simon Pigeon (Caron), qui complètent bien quatuor. Des amis dont mon cousin ne fait pas partie, lui qui fréquentait Trogi et sa bande au secondaire.

En 1987, j'avais 11 ans, je n'ai pas vécu les mêmes choses que Trogi au même moment, mais je peux facilement me rappeler de bons souvenirs. Les vêtements, les voitures, les cheveux aux cheveux crêpés, bourrés de spray-net, cette époque avait quelque chose de mémorable. Et sans oublier la trame sonore avec de tubes merveilleux qui font plaisir à entendre de nouveau.

1987, c'est une comédie avec du drame, mais du drame touché de façon humoristique. Grâce à cela, Ricardo Trogi propose une oeuvre de grande qualité et permet au cinéma québécois de connaître quelques heures glorieuses après trop d'échecs récents.

Ricardo Trogi pense déjà à une suite, 1991, l'année où il est parti en Italie avec son sac à dos. Le budget serait sûrement plus élevé, mais le public sera au rendez-vous.

mercredi 6 août 2014

1987


Aujourd'hui, c'est la grande sortie en salle de 1987, réalisé par Ricardo Trogi et la suite de 1981. On se souvient que 1981 avait connu un bon succès et avait touché les spectateurs grâce à son humour et à sa reconstitution «historique» où plusieurs avaient retrouvé des souvenirs de jeunesse.


L'histoire était celle du réalisateur qui racontait les hauts et les bas de ses 11 ans, son arrivée dans une nouvelle école, son intégration à un nouveau cercle d'amis, sa relation avec ses parents et son désir d'impressionner Anne Tremblay. L'actrice Sandrine Bisson, qui interprète le rôle de la mère de Trogi, avait d'ailleurs remporté à juste titre le Jutra de la meilleure actrice de soutien.

Avec 1987, Trogi poursuit la même idée, mais raconte ses 17 ans avec son désir de perdre sa virginité, de faire bien de l'argent, de faire des choix professionnels et tout cela, avec ses amis. Les premières critiques sont très élogieuses envers le film et je devrais faire mon tour pour supporter le film québécois.

Anecdote intéressante, mon cousin était un bon ami de Ricardo Trogi durant son adolescence. Toutefois, aucune trace de lui dans les films 1981 et 1987. Je soupçonne mon cousin de péter de la broue.

Trogi disait en entrevue qu'il espère faire une suite qui se déroulerait à l'époque de sa vingtaine d'années, mais le budget devrait être plus imposant en raison d'un besoin de tournage à l'étranger.

1981 et 1987 mettent en vedette Jean-Carl Boucher dans le rôle de Ricardo Trogi, Claudio Colangelo (Benito, le papa), Sandrine Bisson (Claudette, la maman), Laurent-Christophe De Ruelle (Boivin), Pierre-Luc Funk (Dallaire) et Simon Pigeon (Caron).

lundi 10 mars 2014

LE COQ DE ST-VICTOR

Sorti en salle le 21 février, j'ai finalement vu Le Coq de St-Victor, ce film d'animation entièrement réalisé au Québec. Un beau petit film pour toute la famille, qui malgré 80 minutes petites minutes, s'allonge un peu trop.

Au temps la technologie se mesurait à la qualité des efforts physiques que l'on faisait, un coq se réveille chaque matin à 4 heures pour réveiller le village de St-Victor, d'ardents travailleurs, fiers, mais aussi exaspérés de leur coq trop matinal.

Triste d'être autant rejeté par la population, le coq souffre d'une dépression et il est aussitôt échangé au village de St-Benoit contre un âne. Mais voilà, tout le village de St-Victor sombre dans la paresse et le travail ne se fait plus. On essaiera alors de rapatrier le coq, coûte que coûte.

Le scénario est simple et malgré quelques longueurs, l'histoire plait aux enfants. Cependant, même avec le caractère fort de certains personnages et les voix connues que les représentent, on peut sentir un léger manque d'humour. Les situations peuvent toutefois laisser place à des sourires ou à des morales importantes.

On peut reconnaître les talents vocaux de Guy Nadon, Anne Dorval, Guy Jodoin, Gaston Lepage, Paul Ahmarani, Mariloup Wolfe et Benoit Brière, dans le rôle du narrateur. Mais du lot, c'est le timbre de Guy Nadon qui est le plus puissant, dans le rôle du bourru Lucien Thomassin.

Et après tout, juste pour le fait de nous ramener à une époque de calme, à la campagne, le Coq de St-Victor vaut le détour.

mardi 14 janvier 2014

Mon année cinéma 2013

Il fut un temps où j'étais toujours rendu au cinéma ou au club vidéo. Maintenant, les clubs vidéo sont en voie de disparition et les sorties au cinéma sont moins fréquentes, même si les films à l'affiche sont souvent très intéressants.

Des films sortis en salles en 2013, j'en ai vu jusqu'ici 24. J'en verrai d'autres sûrement au courant de l'année, mais je profite ici de la saison des prix cinématographiques pour votre présenter mon palmarès des meilleurs et des pires films que j'ai vus durant l'année qui vient de se terminer. C'est évident que d'excellents films ne pourront jamais se retrouver dans mon palmarès, mais ce n'est pas grave.

Comme je suis plus sélectif, je peux, avec prétention, dire que je ne vois que très rarement de mauvais films.

GRAVITY (Gravité) **** Ça n'arrête pas une seule seconde. Des effets visuels d'une beauté rarement vue jusqu'ici dans l'histoire du cinéma. Meilleur film que j'ai vu de l'année.

CAPTAIN PHILLIPS (Capitaine Phillips) *** 1/2 Encore une fois, Tom Hanks est au sommet de son art, face à des pirates des mers somaliens sans merci.

42  *** Le légendaire Jackie Robin enfin raconté au cinéma. Vraiment très bon.

BEFORE MIDNIGHT (Avant minuit tout est possible) *** La suite de Before Sunrise et Before Sunset. Oui, un film supposément romantique, mais qui traite vraiment de la relation, sans artifice, sans cliché, à des années lumières de culcul habituel.

FROZEN (La reine des neiges) *** De l'animation de Disney à son meilleur avec des trouvailles originales, mais les bons vieux clichés habituels. Un plaisir pour les enfants... et les grands.

THE HUNGER GAMES: CATCHING FIRE (Hunger Games: l'Embrasement) *** Une très bonne suite à Hunger Games avec une héroïne de talent. La série Hunger Games se démarque des autres séries destinés aux jeunes par la qualité de son interprétation.

LOUIS CYR *** On en parlait depuis déjà plusieurs années et finalement, l'un des héros les plus connus de l'histoire du sport du Québec a vu sa vie racontée au grand écran et de brillante façon avec Antoine Bertrand dans le rôle titre.

PLANES *** On demande quoi à un film d'animation ? De plaire aux enfants et de ne pas ennuyer les parents qui les accompagnent. Ma fille adore les Avions, elle a vu le film à maintes reprises. Les critiques, on s'en moque, ne sont pas de son avis. Qu'à cela ne tienne, la suite est prévue l'été prochain.

SAVING MR. BANKS (Sauvons M. Banks) *** Comment Walt Disney a convaincu l'auteure de Mary Poppins à lui consentir les droits pour adapter son roman au grand écran? C'est ce que cette histoire raconte d'excellente façon avec Tom Hanks et Emma Thompson frisant la perfection.

STAR TREK INTO DARKNESS (Star Trek Vers les Ténèbres) *** La nouvelle équipe de Star Trek relève encore une fois le défi, grâce à un bon casting mais aussi, surtout, en raison de J.J. Abrams, celui qui sera à la tête des nouveaux Star Wars.

ELYSIUM ** 1/2 Les plus riches ont quitté la Terre et vivent maintenant en orbite autour de celle-ci. Pendant ce temps, les plus pauvres essaient de survivre sur une planète devenue un véritable bidonville. Début prometteur, mais progression du récit pas à la hauteur.

IL ÉTAIT UNE FOIS LES BOYS ** 1/2 Un retour en arrière dans cette série populaire où on rencontre les Boys, à leurs premiers pas avant de devenir l'équipe de garage de la Brasserie chez Stan.

IRON MAN 3 ** 1/2 Je reproche à Iron Man le caractère trop Disney. Ça manque de rudesse, trop enfantin, malgré une violence certainement présente. Néanmoins, Robert Downey Jr. vole chaque scène.

THIS IS THE END (C'est la fin) ** 1/2 James Franco, Seth Rogen, Jonah Hill, Jay Baruchel sont tous copains. Et dans cette pseudo histoire de débauche, ils font face à la fin du monde. Ils sont vraiment fous et c'est bien ainsi.

THOR: THE DARK WORLD (Thor: Un monde obscur) ** 1/2 Thor souffre du même problème que Iron Man, ce qui l'empêche de rivaliser avec Batman ou X-Men. Mais ça n'empêche pas le film d'être un bon divertissement. Loki, joué par Tom Hiddleston, vole chacune des scènes dans lequel il se trouve.

TURBO ** 1/2 Turbo emprunte des éléments des Bagnoles, de Ratatouille et autres films d'animation réussis et tient bien la route. Mais dans une traduction faite au Québec, pourquoi l'idole de notre héros se nomme Guy La Gagne au lieu de Guy Gagné? Mystère...

WE'RE THE MILLERS ** 1/2 Un petit vendeur de drogue se voit dans l'obligation de se créer une famille d'emprunt afin de passer inaperçu lors d'un voyage au Mexique où il doit rapporter une important cargaison de drogue. Une comédie aux répliques faciles, aux exagérations solides, mais une excellente détente.

THE WOLVERINE (Wolverine) ** 1/2 Le personnage le plus intéressant des X-Men, Wolverine, revient pour une deuxième fois en solo dans cette aventure japonaise où il se rend au Japon au chevet d'un vieil ami. Mais bientôt, il sera poursuivit à travers tout le Japon. Hugh Jackman est Wolverine. Wolverine est Hugh Jackman. Personne d'autre ne peut jouer ce rôle. Restez surtout en place, car durant le générique de fin, on ouvre la porte au prochain X-Men.

THE WORLD'S END (Un dernier pub avant la fin du monde) ** 1/2 L'humour anglais diffère bien de l'humour américain et aussi québécois. De vieux amis décident de refaire la tournée des grands ducs (une tournée de pubs) et de la compléter, contrairement à la première fois. Toutefois, avant d'arriver À la fin du monde (le nom du dernier bar) il risque fort bien d'arriver la fin du monde.

MAN OF STEEL (L'Homme d'acier) ** Après le succès de Batman, il fallait que Superman revienne à l'écran. Mais il s'agit d'une surdose d'effets visuels et d'invraisemblances malgré le contexte de science-fiction. J'aime bien Amy Adams, mais je déteste souverainement sa Lois Lane. Christopher Reeve demeure le vrai homme d'acier.

THE PURGE (La Purge) ** Pendant 12 heures, une fois par an, tous les crimes sont permis. Dans cette nouvelle Amérique, le taux de criminalité a été réduit à sa plus simple expression en raison de cette «purge». Étonnamment mal joué, même avec Ethan Hawke. Mais le propos est quand même intéressant.

THE SMURFS 2 (Les Schroumpfs 2) ** Il faut mettre l'accent uniquement sur le plaisir qu'ont les enfants pour supporter cet ennui qui contrairement au dessin animé, se passe à notre époque.

WARM BODIES (Zombie malgré lui) ** J'ai présenté ce film dans un contexte scolaire où je devais allier humour, amour et horreur. Malheureusement, ce ne fut pas très concluant, même si le film a été tourné à Montréal.

BOULE ET BILL * 1/2 On ne peut pas espérer une histoire du tonnerre à partir de toutes les transpositions de la bande dessiné aux acteurs réels. Oui, c'est ordinaire, mais les enfants aiment le chien.

En somme, le meilleur est Gravity, le pire est Boule et Bill.

samedi 14 décembre 2013

Films incontournables du temps des fêtes

Noël arrive à grands pas et nous avons tous hâte de nous réunir en famille pour célébrer et surtout découvrir ce qui se cache sous le sapin. Pour nous mettre dans l'ambiance des fêtes, les réseaux de télévision nous présentent une quantité industrielle de films de Noël, tantôt bons, tantôt moyens, tantôt culcul.

Oui, oui, des films culcul comme ma mère aime. TVA présente justement chaque soir cette semaine ce genre de films qui n'ont rien à voir avec les classiques Miracle sur le 34e rue, Noël Blanc ou bien Christmas Vacation (Le Sapin a des boules).

Le présent billet vise à vous énumérer les meilleurs, ceux qui sont des incontournables chaque saison et qui sont revus année après année.

ARTHUR CHRISTMAS (Mission: Noël) 2011. Avec les voix de James McAvoy, Hugh Laurie, Jim Broadbent et Bill Nighy. Arthur est le fils du Père Noël et il répond aux lettres des enfants chaque année pour le compte de son père. Mais cette année, un cadeau n'a pas été livré, ce qui attriste beaucoup Arthur et il décide de faire tout en son possible pour que le cadeau arrive à destination. Ce sera bientôt vu par toute la famille.

BAD SANTA (Méchant Père Noël) 2003. Avec Billy Bob Thornton, Lauren Graham, Bernie Mac et John Ritter. Chaque année, Willie se déguise en Père Noël dans les magasins à grande surface. Mais chaque année, aidé de son ami Marcus, Willie s'arrange pour cambrioler l'endroit où il travaille. Sauf que cette fois-ci, ça ne se passera pas comme prévu. Sûrement pas pour toute la famille, ce film s'avère quand même réussi dans son aspect comédie.

A CHRISTMAS CAROL (Un conte de Noël) 2009. Avec Jim Carrey, Gary Oldman, Colin Firth, Bob Hoskins et Robin Wright. Ebenezer Scrooge aborde la période des fêtes chaque fois avec dédain et son avarice habituel ne l'aide pas à aimer Noël. Mais cette nuit de Noël, il recevra la visite de trois fantômes qui changeront sa vie à jamais. Très bon film, par le même réalisateur que Polar Express, qui fait rêver aux Noël d'antan.

A CHRISTMAS STORY (Une histoire de Noël) 1983. Avec Peter Billingsley, Melinda Dillon et Darren McGavin. Dans les années 40, le jeune Ralphie rêve d'obtenir la fameuse carabine à double action Red Ryder. Si ses parents sont persuadés qu'il pourrait se blesser avec un tel cadeau, il ne lui reste qu'à convaincre le Père Noël de réaliser son voeu. Un pur classique qui est revu avec le même plaisir. Une suite existe, quelque part...

CHRISTMAS VACATION (Le Sapin a des boules) 1989. Avec Chevy Chase, Beverly D'Angelo et Randy Quaid. Clark Griswold rêve depuis des années à un traditionnel Noël où toute la famille est invitée chez lui. Mais plus d'une catastrophe surviendront pour Clark et sa famille. À mourir de rire, surtout lorsqu'on le voit pour la première fois.

CHRISTMAS WITH THE KRANKS (Noël avec les Kranks) 2004. Avec Tim Allen, Jamie Lee Curtis et Dan Aykroyd. La fille des Krank part pour un stage humanitaire au Pérou et ne peut passer Noël avec ses parents. Ils sont déçus, mais prévoient faire une croisière de dix jours. Mais voilà que leur fille change d'avis et décide de revenir à la maison. Jamais vu!

DECK THE HALLS (L'expert de Noël) 2006. Avec Danny De Vito et Matthew Broderick. Chaque année, Steve Finche décore sa maison pour qu'elle soit la plus belle du voisinage, même de la ville. Toutefois, cette année, un nouveau voisin prévoit lui faire une lutte sans merci. Leur mission: que leur maison soit vue depuis l'espace. Jamais vu!

ELF (Le Lutin) 2003. Avec Will Ferrell, James Caan, Peter Dinklage et Zooey Deschanel. Trouvé dans un orphelinat par le Père Noël, Buddy est élevé par les lutins au Pôle Nord. Rendu à l'âge adulte, son père adoptif lui raconte la vérité sur ses origines, lui qui est beaucoup, beaucoup plus grand que son entourage. Il décide donc de partir à la recherche de sa famille biologique. Belle comédie avec des moments complètement hilarants. Le plus drôle: Buddy qui rencontre un nain et qu'il surnomme un lutin. Ce dernier est furieux et le démontre clairement à Buddy.

FAMILY MAN (Père de famille) 2000. Avec Nicolas Cage, Téa Leoni et Don Cheadle. Un riche homme d'affaires de Wall Street intervient courageusement dans un vol à main armée le soir de Noël. L'agresseur conclut un drôle de marché avec l'homme et le lendemain, celui-ci se réveille, père de deux enfants et marié avec sa copine d'il y a 13 ans qu'il avait perdue de vue à la suite d'un stage à Londres. Beau film qui montre comment la vie est différente avec des enfants et que les choix que nous faisons influencent grandement notre avenir.

FOUR CHRISTMASES (Quatre Noël) 2008. Avec Vince Vaughn, Reese Witherspoon, Robert Duvall, Sissy Spacek, Jon Voight et Mary Steenburgen. Un couple dont les parents sont divorcés, doivent faire la tournée familiale la journée de Noël, mais en réalité, ils n'en ont pas du tout envie, préférant nettement passer les fêtes sous les chauds rayons du soleil. Ce film ne marque pas vraiment l'esprit de Noël, surtout qu'il se passe quelque part en Arizona. Avec un Vince Vaughn à l'intérieur, la ville de Chicago aurait été mieux choisie.

LA GUERRE DES TUQUES 1984. Réalisé par André Melançon. Avec Cédric Jourde, Marie-Pierre A. D'Amour, Julien Élie, Minh Vu Duc, Maryse Cartwright et plusieurs autres jeunes. Pendant les vacances des fêtes, les jeunes d'un petit village de la région de Charlevoix organisent une guerre de balles de neige. À mesure que le conflit perdure, le boss de bécosse Luc Chicoine est attiré par l'une des leaders de la bande adverse, la nouvelle venue au village, Sophie. Mais lors de la bataille ultime, un triste événement ressoudera les liens entre les amis, devenus ennemis pour un moment. L'ultime film pour toute la famille, qui encore aujourd'hui, fait sourire, pleurer et qui est vu dans les foyers familiaux du Québec pendant les fêtes.

HOME ALONE (Maman, j'ai raté l'avion) 1990, 1992. Avec Macauley Culkin, Joe Pesci et Daniel Stern. La famille du petit Kevin McAllister quitte chaque année dans le temps des fêtes. Mais cette année, il me semble qu'ils ont oublié quelque chose ou... quelqu'un. Le jeune homme se retrouve à la maison (ou à New York dans le deuxième film) et il réussit à se débrouiller comme un grand, même devant des voleurs peu futés. Les deux premiers films sont magiques et font sourire chaque fois. Une série de suites moins intéressantes les unes que les autres ont été réalisées et vues par une petit poignée de personnes.

HOW THE GRINCH STOLE CHRISTMAS (Le Grincheux) 2000. Avec Jim Carrey. Le Grincheux est un être poilu vivant dans une montagne, retiré du village de Chouville. Chaque année, il terrorise ses habitants à l'approche de Noël, car il déteste cette fête au plus haut point. Un classique, rempli de personnages très spéciaux et d'une adorable jeune fille qui n'est pas impressionnée par le Grincheux. Excellent! Mais bonne chance pour reconnaître Jim Carrey.

IT'S A WONDERFUL LIFE (La vie est belle) 1946. Avec James Stewart, Donna Reed et Henry Travers. Un ange aide un homme d'affaires frustré et désespéré en lui montrant comment la vie serait s'il n'était pas en vie. J'ai vu ce film une seule fois dans un cours de cinéma il y a presque vingt ans. C'est un classique de Noël, même du cinéma et plusieurs se sont inspirés de cette histoire.

JACK FROST (Petit papa Noël) 1998. Avec Michael Keaton, Kelly Preston et Joseph Cross. Un père souvent absent pour son fils meurt tragiquement dans un accident de voiture. Mais un an plus tard, il se réincarne en bonhomme de neige et tente de passer le plus de temps possible avec son fils avant qu'il ne parte définitivement. Étant enfant, nous rêvions tous que notre bonhomme de neige soit vivant, qu'il joue avec nous. Rien de classique, rien d'inoubliable, mais le plaisir de voir Michael Keaton, mais s'il laisse la place à un bonhomme de neige.

JINGLE ALL THE WAY (La Course au jouet) 1996. Avec Arnold Schwarzenegger, Sinbad et James Belushi. La veille de Noël, un père de famille essaie par tous les moyens de mettre la main sur le jouet le plus populaire de l'année, que tous les enfants veulent, mais qui a disparu des tablettes. Il ne s'agit pas d'un classique inoubliable, mais quand même une comédie honnête sur la réalité de la course aux cadeaux et des parents qui «oublient» LE cadeau idéal.

LOVE ACTUALLY (Réellement l'amour) 2003. Avec Hugh Grant, Emma Thompson, Alan Rickman, Liam Neeson, Colin Firth, Laura Linney, Keira Knightley, Bill Nighy, Rowan Atkinson, Chiwetel Ejiofor, Martin Freeman et Billy Bob Thornton. L'amour, vu sous différents angles, avec un casting «all-star» britannique. Probablement l'ultime romantique dont les failles sont inondées par la beauté de tout ce qui l'entoure.

MIRACLE ON THE 34TH STREET (Miracle sur la 34e rue) 1994. Avec Richard Attenborough, Dylan McDermott et Elizabeth Perkins. La responsable des événements spéciaux d'un grand magasin organise chaque année le défilé du Père Noël. Mais cette fois, celui qui doit jouer le rôle du bonhomme arrive complètement ivre. Pour le remplacer, la dame trouve le candidat idéal: le vrai Père Noël. Plusieurs préfèrent la version originale de 1947, mais je ne l'ai pas vue. Je me rabats sur la version réalisée en 1994 qui plaît généralement à toute la famille.

NEZ ROUGE 2003. Avec Patrick Huard, Michèle-Barbara Pelletier et Pierre Lebeau. Ayant été épinglé pour ivresse au volant, un critique littéraire doit faire du bénévolat avec une auteure dont il a sévèrement critiqué une pièce. Mais l'amour est au rendez-vous. Un film qui m'a poussé à faire du bénévolat pour Opération en Nez Rouge en 2003.

THE NIGHTMARE BEFORE CHRISTMAS (L'Étrange Noël de monsieur Jack) 1993. Réalisé par Tim Burton. Avec les voix de Patrick Stewart, Susan Sarandon, Danny Elfman et Catherine O'Hara. Jack l'épouvantail vit dans la ville d'Halloween. Mais un beau jour, lassé de toute cette vie, il décide de visiter la ville de Noël. À son retour chez lui, il décide que les habitants de la ville d'Halloween fêteront Noël. L'une des oeuvres les plus marquantes de la carrière de Tim Burton. Un classique de Noël et... d'Halloween

LE PÈRE NOËL EST UNE ORDURE 1982. Avec Thierry Lhermitte, Gérard Jugnot, Christian Clavier, Anémone et Josiane Balasko. Un soir de Noël, les bénévoles d'une permanence téléphonique parisienne sont perturbés par la visite de personnages plus loufoques et névrosés les uns que les autres. Classique du cinéma français qui a connu un remake inutile aux États-Unis, Mixed Nuts.

THE POLAR EXPRESS (Boréal Express) 2004. Réalisé par Robert Zemeckis. Avec Tom Hanks. Un jeune homme qui commence à douter de l'existence du Père Noël embarque à bord d'un mystérieux train en direction du Pôle Nord. Plus on avance vers le village du Père Noël, plus les jeunes prennent conscience de l'importance de la chance qu'ils ont de faire ce voyage unique. Rêve ou réalité? Qui sait, l'important c'est de croire. Une histoire magique, inoubliable qui fait rêver les enfants, même les grands. Seul bémol, malgré que les personnages soient attachants, ils ne sont pas nécessairement beaux. Réalisé avec la technologie «motion capture». Tom Hanks y jouent six rôles!!!

SANTA CLAUS: THE MOVIE (Santa Claus: le film) 1985. Avec Dudley Moore, John Lithgow et David Huddleston. Pris dans une tempête, un homme et une femme sont sauvés miraculeusement par un esprit. Devenu le Père Noël, l'homme livre les cadeaux partout dans le monde chaque Noël. Des centaines d'années plus tard, le lutin en chef du Père Noël quitte le royaume et travaille sous les ordres d'un vilain constructeur de jouets qui veut éliminer le Père Noël.

THE SANTA CLAUSE (Super Noël) 1994. Avec Tim Allen, Judge Reinhold et Peter Boyle. La veille de Noël, Scott Calvin surprend le Père Noël sur le toit d'une maison et ce dernier glisse et tombe au sol. La chute est fatale. Scott décide donc de mettre l'habit du Père Noël. Mais peu à peu, il se transforme physiquement et intérieurement et devient lui-même le Père Noël. Suivi par deux suites.

SCROOGED (Fantômes en fête) 1988. Avec Bill Murray et Karen Allen. Frank Cross est le directeur d'une chaîne télé reconnu par sa méchanceté envers ses collaborateurs. Mais à la veille de Noël, le fantôme de son ancien patron vient le hanter et lui reproche son avarice. Jamais vu, mais plusieurs personnes de mon entourage ont apprécié.

WHITE CHRISTMAS (Noël Blanc) 1954. Avec Bing Crosby et Danny Kaye. Après la Deuxième Guerre mondiale, deux soldats décident de se servir de leurs talents vocaux pour faire une tournée musicaux. Les deux décident de concocter une surprise au général qui les dirigeait pendant le conflit. Et c'est là, finalement, qu'on peut entendre la chanson White Christmas. Néanmoins le film de Noël favori de ma mère, surtout pour les numéros musicaux.

Je n'ai pas retracé tous les titres, seulement les principaux qui me sont venus en tête, mais soyez certains que j'ajouterai de nouveaux films à cette liste lorsque d'autres seront présentés

jeudi 8 août 2013

Le hockey au cinéma

Il y a quelques semaines de cela, je vous proposais une liste des films de baseball les plus connus avec une petite critique pour chacun. Maintenant, j'y vais avec le hockey, notre sport national. Même si la grosse machine hollywoodienne n'est pas tout à fait fanatique de hockey, elle a a produit son lot de films du genre. Mais au Québec, on n'est pas en reste non plus.

Voici donc cette liste:

À noter que quelques films viennent d'être ajoutés et auront leur description très bientôt.

BON COP, BAD COP (2006) Réalisé par Érik Canuel. Avec Patrick Huard, Colm Feore, Lucie Laurier, Patrice Bélanger, Sarah-Jeanne Labrosse et Louis-José Houde. Quand le corps d'un homme de hockey est retrouvé directement sur la frontière du Québec et de l'Ontario, un policier québécois et un autre ontarien doivent unir leurs forces pour découvrir le meurtrier. Film québécois le plus vu au cinéma après Séraphin, Bon Cop, Bad Cop est une comédie tordante qui gravite autour du hockey, avec des références très directes envers les bonzes actuels de la LNH.

LES BOYS (1997) Réalisé par Louis Saïa. Avec Marc Messier, Rémy Girard, Patrick Huard, Patrick Labbé, Yvan Ponton, Luc Guérin, Serge Thériault, Pierre Lebeau. Médecin, policier, avocat, garagiste, musicien drogué, producteur, gérant d'une brasserie, tous ont une passion commune: le hockey. Ce groupe de joyeux lurons se réunit tous les lundis soirs pour leur match de ligue de garage. Lorsque Stan, propriétaire de la brasserie qui porte son nom, se voit menacé par le truand Méo, les Boys jouent une partie pour sauver, à leur insu, l'honneur de leur entraîneur. Le film qui a réconcilié les Québécois avec leur cinéma, mais l'un des films les plus lucratifs dans l'histoire du 7e art québécois.

LES BOYS II (1998) Réalisé par Louis Saïa. Avec Marc Messier, Rémy Girard, Patrick Huard, Patrick Labbé, Yvan Ponton, Luc Guérin, Serge Thériault, Pierre Lebeau. Ils sont de retour, mais cette fois-ci, ils sont à Chamonix en France pour y disputer un tournoi international amateur. Évidemment, le choc des cultures mènera à une grande rigolade. Presque aussi populaire que son prédécesseur, les Boys II consolide la présence des Boys dans l'univers cinématographique québécois, mais aussi dans la culture.

LES BOYS III (2001) Réalisé par Louis Saïa. Avec Marc Messier, Rémy Girard, Patrick Huard, Patrick Labbé, Yvan Ponton, Luc Guérin, Serge Thériault, Pierre Lebeau, Alexis Martin. Trois ans après leur tournée en France où Stan avait décidé de demeurer sur place, les Boys sont de retour au Québec. Cette fois-ci, un homme d'affaires pas très net menace de pousser Stan en faillite et de raser sa brasserie pour y construire des condos. Pour ce faire, il tentera d'acheter plusieurs Boys. Bien que moins drôle, les Boys III tirent leur épingle du jeu, surtout grâce à Mar-ke-ting-ting.

LES BOYS IV (2005) Réalisé par George Mihalka. Avec Rémy Girard, Pierre Lebeau, Luc Guérin, Patrick Labbé, Michel Charette, Serge Thériault, Paul Houde, Gildor Roy, Yvan Ponton et Marc Messier. Afin de se concentrer sur un important tournoi, les Boys s'en vont en retraite fermée, sur la recommandation de l'ancien entraîneur des Nordiques Michel Bergeron. Le gagnant du tournoi aura la possibilité de jouer un match contre les légendes du hockey: Raymond Bourque, Martin Brodeur, Guy Lafleur, Steve Shutt et bien d'autres. Les Boys s'essoufflent, même si beaucoup de plaisir est au rendez-vous. Trop peu de scènes de hockey et la perte de deux piliers: Patrick Huard (Ti-Guy) et Dominic Philie (Boisvert).

BREAKAWAY (2011) Réalisé par Robert Lieberman. Avec Vinay Virmani, Camilla Belle, Russell Peters et Rob Lowe. Un joueur de hockey canadien d'origine étrangère doit composer avec une famille aux valeurs traditionnelles peu portées sur le hockey et les propos racistes de ses adversaires. Malheureusement, les films canadiens passent trop souvent en dessous du radar et ne sont que présentés que la nuit sur les grands réseaux.

CANADA RUSSIA '72 (2006) Réalisé par T.W. Peacocke. Avec Booth Savage, Judah Katz, Walter Learning et Louis Philippe Dandenault. La Série du Siècle a marqué toute une génération. Dans ce film tourné pour la télévision canadienne, on retrace les principaux faits marquants de ce tournoi inoubliable. Bien qu'il est intéressant d'en apprendre un peu plus sur les dessous de cet événement historique, un documentaire est somme toute plus pertinent.

LE CHANDAIL (1980) Réalisé par Sheldon Cohen. Avec les voix de Roch Carrier et de Jean-Guy Moreau. Dans les années 40, un jeune garçon partisan du Canadien et de Maurice Richard comme tous ses amis, reçoit par la poste un chandail de Maple Leafs de Toronto par la compagnie Eaton, son chandail du Canadien étant tout usé. Malgré ses protestations, sa mère l'oblige à porter le chandail à la patinoire du coin. Il se rend néanmoins à la patinoire, couvert de honte. L'entraîneur ne le fait pas jouer et devant toute cette frustration, le jeune homme brise son hockey et espère que son chandail soit dévorer par les mites. Ce brillant écrit par Roch Carrier est tiré d'un chapitre de son enfance. Véritable classique de la littérature, le court métrage ainsi que le conte sont présentés dans plusieurs écoles à travers le Canada.

THE CUTTING EDGE (1992) Réalisé par Paul Michael Glaser. Avec D.B. Sweeney, Moira Kelly, Roy Dotrice et Terry O'Quinn. Blessé, un hockeyeur réoriente sa carrière dans le patinage artistique en duo avec une patineuse qui croyait son rêve brisé. Peut-être que ce film n'a pas sa place dans cette liste, surtout que le sport traité principalement est le patinage artistique. Néanmoins, le hockey est un point de départ.

THE DEADLIEST SEASON (1977) Réalisé par Robert Markowitz. Avec Michael Moriarty, Kevin Conway, Meryl Streep et Paul D'Amato. Un joueur renvoyé dans les ligues mineures pour son manque d'agressivité décide de changer son style de jeu afin de retourner dans les grandes ligues. Lors d'un match plutôt violent, il assène un coup mortel à un adversaire, qui était également son ami. Ce film réalisé pour la télévision se veut la première présence à l'écran de la grande Meryl Streep. L'acteur Paul D'Amato, la victime dans le film, est aussi connu pour son rôle de Tim McCracken dans Slap Shot.

GOON (2011) Réalisé par Michael Dowse. Avec Seann William Scott, Jay Baruchel, Alison Pill, Liev Schreiber, Marc-André Grondin et Eugene Levy. Un portier dans un bar reconnu pour ses poings est recruté dans une ligue semi-professionnelle de hockey. Rapidement, son talent de pugiliste l'amène à un niveau supérieur, particulièrement pour défendre la vedette québécoise de l'équipe. Digne successeur de Slap Shot, Goon a été écrit par le Montréalais Jay Baruchel. Une suite est déjà en préparation.

GROSS MISCONDUCT: THE LIFE OF BRIAN SPENCER (1993) Réalisé par Atom Egoyan. Avec Daniel Kash, Peter MacNeill et Linda Goranson. Un regard sur la vie de l'ancien joueur de hockey Brian Spencer, qui a vécu des problèmes sur la glace et hors de la glace en raison de son caractère. Autre film de hockey canadien, passé sous le radar.

HAPPY GILMORE (1996) Réalisé par Dennis Dugan. Avec Adam Sandler, Christopher McDonald, Julie Bowen et Carl Weathers. Un hockeyeur rejeté se reconvertit dans le golf afin de gagner assez d'argent pour sauver la maison de sa grand-mère. Comme il se doit, la pauvreté des scénarios des films d'Adam Sandler se reflète ici aussi. Néanmoins, plusieurs scènes humoristiques valent la peine d'être vécues.

HISTOIRES D'HIVER (1999) Réalisé par François Bouvier. Avec Joël Drapeau-Dalpé, Luc Guérin, Denis Bouchard, Suzanne Champagne et Diane Lavallée. Martin Roy, 15 ans, pense toujours aux Canadiens de Montréal. Il écoute les parties à la télévision, à la radio, il collectionne les cartes de hockey aussi. Son idole: Henri Richard. Son rêve: assister à une partie de son équipe favorite. Fort beau film québécois.

HOCKEY NIGHT (1984) Réalisé par Paul Shapiro. Avec Megan Follows, Rick Moranis et Yannick Bisson. Une jeune gardienne de but devient le centre d'attraction et s'attire les moqueries de ses opposants alors qu'elle joint une équipe composée de garçons. Film réalisé pour la télévision canadienne.

IDOL OF THE CROWDS (1937) Réalisé par Arthur Lubin. Avec John Wayne, Sheila Bromley et Charles Brokaw. Johnny Hanson désire amasser assez d'argent pour agrandir sa ferme de poulets. Et c'est par le hockey qu'il compte s'enrichir. Cependant, des bandits ont vent de l'affaire et veulent le forcer à perdre un championnat important. Moi qui croyais que John Wayne ne faisait que des westerns.

IL ÉTAIT UNE FOIS LES BOYS (2013) Réalisé par Richard Goudreau. Avec Rémy Girard, Pierre Lebeau, Marc Messier, Michel Charette, Luc Guérin, Patrick Labbé. Comment les Boys sont devenus les Boys? Un retour dans le temps qui nous présente les premières rencontres de ces passionnés de hockey. Sortie prévue au mois de décembre.

LANCE ET COMPTE: LE FILM (2010) Réalisé par Frédéric D'Amours. Avec Marc Messier, Carl Marotte, Marina Orsini, Jason Roy-Leveillé, Michel Forget, Yvan Ponton. Au retour d'une partie hors-concours à Roberval au Lac St-Jean, l'équipe du National de Québec est victime d'un terrible accident d'autobus dans le Parc des Laurentides. Quelques joueurs et membres de la direction y perdent la vie. Comment l'équipe sera rebâtie? Un scénario de piètre qualité écrit par Réjean Tremblay et un film qui flirte parfois avec l'invraisemblance.

THE LAST GLADIATORS (2011) Réalisé par Alex Gibney. Avec Chris Nilan, Donald Brashear, Mary McSorley, Tony Twist. Au hockey, aucun joueur n'est aussi dur que le «goon». Leur mission: protéger le joueur vedette de l'équipe. Mais ce métier a un fort prix, les conséquences néfastes sur la santé une fois la carrière terminée. Un excellent documentaire que je me suis procuré.

LEGEND NO. 17 (2013) Réalisé par Nikolay Lebedev. Avec Danila Kozlovsky, Darya Ekamasova et Oleg Menshikov. Ce film russe raconte l'histoire du légendaire attaquant Valery Kharlamov, de ses premiers coups de patin jusqu'à sa mort. Sorti en avril dernier, il est le film russe ayant engrangé les meilleurs résultats au box-office au pays. Bien qu'aucune sortie ne soit prévue en Amérique jusqu'ici, nul doute qu'on aura un jour la chance de voir l'histoire de Valery Kharlamov au Québec.

THE LOVE GURU (2008) Réalisé par Marco Schnabel. Avec Mike Myers, Jessica Alba, Justin Timberlake et Verne Troyer. Un gourou américain, mais élevé en dehors des États-Unis, revient dans son pays pour arranger les problèmes sentimentaux d'un hockeyeur des Maple Leafs de Toronto qui a vu sa femme partir avec un autre joueur. Pas question que je touche à cette stupidité, même pas avec un bâton de saut à la perche.

MAURICE RICHARD (2005) Réalisé par Charles Binamé. Avec Roy Dupuis, Stephen McHattie, Julie LeBreton et Patrice Robitaille. La vie de Maurice Richard, surnommé le Rocket, de son adolescence à son ascension chez les Canadiens de Montréal jusqu'au point culminant: l'émeute du Forum de 1955. Possiblement le meilleur film de hockey jamais réalisé et peut-être l'un des meilleurs films québécois de l'histoire. Roy Dupuis est né pour jouer Maurice Richard. À noter qu'il avait déjà personnifié l'icone québécoise dans une Minute du patrimoine produite par Robert-Guy Scully et dans une mini-série narrée par Céline Dion.

THE MIGHTY DUCKS (1992) Réalisé par Stephen Herek. Avec Emilio Estevez, Joss Ackland, Lane Smith et Joshua Jackson. Un avocat arrogant est condamné à des heures de travaux communautaires après avoir été pris à conduire en état d'ébriété. Sa mission: entraîner une équipe de hockey d'un quartier peu favorisé. Comme d'habitude, l'équipe surprendra et gagnera sa part de victoires. Le titre du film a plus tard inspiré le nom de l'équipe basée à Anaheim et propriété de Disney.

D2: THE MIGHTY DUCKS (1994) Réalisé par Sam Weisman. Avec Emilio Estevez, Kathryn Erbe, Joshua Jackson et Michael Tucker. Après leur conquête incroyable du championnat, les Ducks se retrouvent aux championnats du monde en finale contre l'Islande! Et oui! Qui l'eut cru? L'Islande a une équipe de hockey selon Disney. Il est marrant de voir Emilio Estevez ne sachant pas patiner essayer de percer dans le hockey professionnel.

D3: THE MIGHTY DUCKS (1996) Réalisé par Robert Lieberman. Avec Emilio Estevez, Jeffrey Nordling, Joshua Jackson et Joss Ackland. Cette fois-ci, les joueurs des Mighty Ducks obtiennent une bourse d'études dans une prestigieux école. En tant que jeunes fringants, ils devront affronter l'arrogance de l'équipe de vétérans. Bien qu'il soit en tête de casting, Emilio Estevez n'est pas beaucoup à l'écran. Et en bout de ligne, la sauce a un goût très fade depuis le deuxième film.

MIRACLE (2004) Réalisé par Gavin O'Connor. Avec Kurt Russell, Patricia Clarkson et Noah Emmerich. 1980, les Jeux Olympiques ont lieu à Lake Placid aux États-Unis. L'équipe américaine est dirigée par Herb Brooks et elle aligne une bande de jeunes hommes déterminés, mais inexpérimentés. Cette équipe réussira l'impossible, soit de vaincre la puissante machine soviétique, ce qui constituera le miracle de Lake Placid. Autre excellent film de hockey, avec un réel amateur de hockey dans le rôle principal.

MR. HOCKEY: THE GORDIE HOWE STORY (2013)  Réalisé par Andy Mikita. Avec Michael Shanks, Kathleen Robertson et Andrew Herr. Après quelques années passées sous les feux de la rampe, le grand Gordie Howe sort de sa retraire pour évoluer dans l'Association mondiale de hockey avec ses deux films Mark et Marty. Téléfilm canadien paru en avril dernier et qui sera disponible en vidéo le 3 septembre prochain.

MVP: MOST VALUABLE PRIMATE (2000) Réalisé par Robert Vince. Avec Kevin Zegers et Jamie Renée Smith. Un chimpanzé de trois ans, qui est le sujet d'expériences scientifiques depuis sa naissance, devient la vedette d'une équipe de hockey. Aucun intérêt envers un film sans intérêt.

MYSTERY, ALASKA (1999) Réalisé par Jay Roach. Avec Russell Crowe, Burt Reynolds et Hank Azaria. Une équipe de hockey amateure d'une petite ville en Alaska est choisie pour accueillir rien de moins que les Rangers de New York. Toute la communauté doit mettre l'épaule à la roue pour cet événement télévisuelle unique. Quel rêve ce serait que d'affronter ses idoles. En joueur de hockey, l'acteur australien Russell Crowe se débrouille pas trop mal, mais on est loin de Wayne Gretzky disons.

NET WORTH (1995) Réalisé par Jerry Ciccoritti. Avec Aidan Devine, Kevin Conway, Robin Gammell et Carl Marotte. Ce film réalisé pour la télévision raconte la bataille entre les anciens joueurs de la LNH, avec Ted Lindsay en tête, et les propriétaires au sujet des revenus, des profits et des pensions de retraite. Le sujet est très intéressant, car les joueurs ont bataillé longtemps pour qu'ils aient à des revenus autres que leur salaire.

LES PEE WEE 3D: L'HIVER QUI A CHANGÉ MA VIE (2012) Réalisé par Éric Tessier. Avec Antoine-Olivier Pilon, Rémi Goulet, Alice Morel-Michaud, Claude Legault, Guy Nadon, Normand Daneau, Édith Cochrane et Sophie Prégent. Une équipe de hockey pee-wee d'une petite ville du Québec se prépare à relever un grand défi: participer au Tournoi international pee-wee de Québec. Premier film québécois à être tourné en 3D, les Pee-Wee a été très beau succès critique et aux box-office l'hiver dernier. Une suite est déjà en préparation pour 2014.

POUR TOUJOURS, LES CANADIENS! (2009) Réalisé par Sylvain Archambault. Avec Dhanaé Audet-Beaulieu, Christian Bégin, Claude Legault, Jean Lapointe, Jean Béliveau, Denis Bernard et les joueurs du Canadien de Montréal. William Langlois, 17 ans, traverse un creux de vague dans son équipe de hockey. Son père, pour sa part, travaille sur un documentaire relatant les 100 ans du Canadien. Chacun trouvera la force et le courage pour arriver à leurs fins. Pour leur 100e anniversaire, le Canadien s'est payé un petit film, pas trop bon, pas trop mauvais, mais qui n'a pu rivaliser au box-office avec le Canadien lui-même.

THE RHINO BROTHERS (2002) Réalisé par Dwayne Beaver. Avec Gabrielle Rose, Curtis Bechdholt et Deanna Milligan. L'histoire d'une famille canadienne et le parcours d'un des fils vers les ligue professionnelles. Le personnage principal, joué par Curtis Bechdholt, vit les hauts et les bas de la vie d'un joueur de hockey.

SCORE: A HOCKEY MUSICAL (2010) Réalisé par Michael McGowan. Avec John McDermott, Noah Reid, Hawksley Workman et Olivia Newton-John. Un jeune joueur de hockey devient une sensation reconnue partout au pays. Film musical. Film pas vu non plus.

SLAP SHOT (1977) Réalisé par George Roy Hill. Avec Paul Newman, Michael Ontkean, Strother Martin, Jennifer Warren, Lindsay Crouse, Yvon Barrette et Yvan Ponton. Le joueur-entraîneur d'une équipe des ligues mineures occupant les bas fonds du classement trouve une solution pour que son club quitte la cave: déconcentrer l'adversaire et jeter les gants. Probablement le film de hockey le plus connu par les cinéphiles. La présence de la grande vedette Paul Newman y est pour beaucoup, mais surtout en raison de la traduction québécoise «folklorique» qui marque encore aujourd'hui l'imaginaire des gens. «Hanrahan, ta femme c't'une lesbienne!»

SLAP SHOT 2: BREAKING THE ICE (2002) Réalisé par Steve Boyum. Avec Stephen Baldwin, Gary Busey et Jessica Steen. Les Chiefs sont vendus à un propriétaire qui les change de ligue dans laquelle ils se font constamment ridiculisés. Ridicule, c'est bien ce que ce film est. Dire que je le possède en DVD, uniquement parce qu'il était vendu en duo avec le film original.

SLAP SHOT 3: THE JUNIOR LEAGUE (2008) Réalisé par Richard Martin. Avec Greyston Holt, les frères Hanson et Leslie Nielsen. Les frères Hanson donnent un coup de main à une jeune équipe qui doit participer très bientôt à un important championnat. Je n'ai même pas osé.

SUDDEN DEATH (1995) Réalisé par Peter Hyams. Avec Jean-Claude Van Damme, Powers Boothe et Raymond J. Barry. Un ancien pompier réussit à contrer un complot terroriste visant à assassiner le Président des États-Unis pendant le 7e match de la finale de Coupe Stanley opposant les Penguins aux Blackhawks. Un autre film d'action tiré par les cheveux, mais où Van Damme démontre tout son talent dans les arts martiaux et son absence de talent d'acteur. Le moment fort: Van Damme devant les buts!

TOOTH FAIRY (2010) Réalisé par Michael Lembeck. Avec Dwayne Johnson, Ashley Judd, Seth McFarlane et Julie Andrews. Un joueur de hockey professionnel, plutôt dur à cuire, est surnommé la «fée des dents» parce qu'il a l'habitude de casse les dents de ses adversaires. Mais alors qu'il vient de briser le rêve d'un enfant, il est condamné à une semaine de travaux communautaires au royaume des fées. The Rock est passable comme acteur, mais n'a pas l'air d'un joueur de hockey.

TOUCH AND GO (1986) Réalisé par Robert Mandel. Avec Michael Keaton, Maria Conchita Alonso et Ajay Naidu. Un joueur de hockey professionnel est accosté par les membres d'un gang de rue qui tentent de le voler. Alors qu'il se met à leur poursuite, il met le grappin sur le plus jeune du groupe et le raccompagne à la maison où il rencontre la mère du jeune homme. Une histoire romantique suivra, mais notre héros aura encore maille à partir avec les voyous. Vague souvenir d'un film vu à Super Écran. Keaton était plus crédible dans le costume de Batman, même s'il n'était pas crédible.

YOUNGBLOOD (1986) Réalisé par Peter Markle. Avec Rob Lowe, Patrick Swayze, Cynthia Gibb, Ed Lauter, Keanu Reeves et Jim Youngs. Un jeune hockeyeur talentueux espère attirer l'attention des recruteurs professionnels, mais il subit la pression de devoir jouer de façon robuste pendant son passage chez les juniors. Très bon film de hockey qui se déroule dans le sud de l'Ontario avec des scènes efficaces et crédibles. À noter le masque du gardien de but des Bombers de Thunder Bay, emprunté à Gary Bromley des Canucks de Vancouver. Si à 21 ans Rob Lowe peut avoir l'air d'un jeune de 17 ans, Patrick Swayze ne peut prétendre avoir l'air d'un junior à 33 ans.

Voilà, c'était une liste des films de hockey que je connais. Il en existe d'autres, que j'ai oubliés, et qui seront ajoutés dès qu'ils me viendront en tête.

dimanche 4 août 2013

ÉRIC SALVAIL AU CINÉMA

L'un des artistes qui en met plus que le client en demande est sûrement Éric Salvail. Un peu fou, drôle, moqueur, l'ancien animateur de foule qui a fait des pieds et des mains pour devenir une star de la télé devient maintenant acteur.

C'est le 9 août prochain que sortira a cinéma le film Hot Dog, réalisé par Marc-André Lavoie, qui met en vedette, outre Salvail, Paul Doucet, Rémy Girard, Édith Cochrane, Pierre-François Legendre, Dino Tavarone et Daniel Lemire, pour qui c'est une première expérience au cinéma également.

L'histoire raconte celle de Paul, un des associés de Saucibec, compagnie spécialisée en production de saucisses, qui croit qu'il sera sous peu congédié par ses pairs. Il décide alors de s'en prendre à ceux-ci, mais lorsqu'il apprendra qu'il n'est pas la personne visée, il essaiera de réparer ses torts. Au passage, un couple naïf, le parrain de la mafia montréalaise et un hitman en pleine crise d'identité (Salvail) graviteront autour du pauvre Paul.

Le réalisateur Marc-André Lavoie en est à son troisième long métrage, après Bluff en 2007 et Y'en aura pas de facile en 2010. Les deux films à petits budgets avaient su plaire au public et à la critique. Pour Hot Dog, Lavoie s'est débrouillé avec un budget quand même restreint de 1,9 million de dollars, soit quatre fois moins que Louis Cyr par exemple.

Les critiques ne louangeront peut-être pas le jeu de Salvail, surtout qu'il sera difficile de ne pas l'imaginer à faire le pitre devant un auditoire, mais pour l'animateur, Hot Dog est sans doute un tremplin en vue d'une carrière parallèle à celle qu'il mène à la télévision.

Plus de détails cette semaine...

mercredi 31 juillet 2013

Les films de juillet en retard

En cette dernière journée du mois de juillet, vous avez sans doute constaté que je n'ai pas publié la liste des sorties de films pour le mois de juillet. Bien que j'étais en vacances, je me suis concentré à d'autres projets, comme celui du voyage de baseball aux États-Unis. J'ai voulu quand même enrichir votre culture en matière de cinéma, mais en ce qui a trait au baseball.

Néanmoins, afin de faire amende honorable, je veux bien faire avec vous un petit résumé des principales et succès du mois de juillet.

L'une des dates de sortie les plus prisée de l'année est autour du 4 juillet. Cette année, deux films prenaient l'affiche le 3 juillet plus précisément. Le premier, Despicable Me 2, suite du film d'animation du même nom paru en 2010. Cette fois, le succès est encore plus impressionnant, considérant que le film a déjà atteint plus de 300 millions au box-office. L'autre, c'est le flop annoncé depuis longtemps, The Lone Ranger. Bien que produit par Walt Disney, par la même équipe derrière Pirates des Caraïbes, avec comme vedette Johnny Depp, les critiques ne l'ont pas ménagé et les chiffres au guichet (85 millions jusqu'ici) sont nettement en dessous du budget de 215 millions. Mais bon, Disney n'a pas à s'en faire avec ses finances, même si la compagnie n'apprécie guère les mêmes résultats.

Deux sorties majeures aux États-Unis et une autre au Québec entraient en salles le 12 juillet. Pacific Rim, réalisé par Guillermo Del Toro, ce sont ces robots géants contrôlés par des humains (à la Goldorak) qui affrontent de gigantesques monstres marins. Contrairement à The Lone Ranger, les critiques ont été relativement positives, mais tout comme celui-ci, les résutats au box-office sont bien en deçà du budget colossal de 190 millions. Pourtant, dans le même genre, avec des critiques orageuses, la trilogie Transfomers a détruit le box-office.

Toujours le 12, une autre suite était portée a l'écran, Grown Ups 2, comédie mettant en vedette Adam Sandler, Kevin James, David Spade et Chris Rock. Comme tous les films d'Adam Sandler, le budget est incroyablement élevé, les critiques sont sans pitié, mais les gens vont voir. Pourtant, la moyenne des utilisateurs d'IMDb ne donne que 4,9 sur 10 au film. Le dernier film que j'ai vu de Sandler est Funny People en 2009. Je ne prévois pas en revoir d'ici quelques années.

Au Québec, on nous proposait le film Louis Cyr, basé sur la vie du célèbre homme fort québécois, avec Antoine Bertrand dans le rôle principal. Le film réalisé par Daniel Roby a non seulement plu aux critiques, saluant le jeu d'Antoine Bertrand, mais aussi au public québécois. Deux millions de dollars ont déjà été amassés au Québec, soit le meilleur résultat de l'année jusqu'ici.

Le 19 juillet, Hollywood a tenté de nous bourrer la face avec quatre films. Au cours des années précédentes, Warner avait eu la main heureuse avec les deux derniers Batman et autres Harry Potter durant ce weekend. Des succès assurés. Mais que voulez-vous, d'autres ont essayé d'en profiter et se sont cassé les dents.

Warner lançait The Conjuring, film d'horreur au budget raisonnable de 20 millions. Déjà au cours du premier weekend, le film amassait 41 millions de dollars, loin devant le film d'animation Turbo, RED 2 (suite de RED qui mettait en vedette Bruce Willis et cie) et R.I.P.D. avec Jeff Bridges et Ryan Reynolds qui parassaient sur les écrans. Aucun des trois films mentionnés ci-haut ne pourront boucler leur budget et espérer un profit. Pourtant, Turbo avait reçu des critiques élogieuses. Mais avec encore Despicable Me 2 et Monsters University au cinéma, les familles n'ont pas été attirées.

Finalement, la semaine dernière, Wolverine et ses griffes d'acier, seule sortie majeure, prenait la tête du box-office avec un solide, mais peut-être un peu décevant, 53 millions. Il s'agit là d'une petite entrée avant le retour des X-Men, et de Wolverine bien sûr, l'an prochain dans X-Men: Days of Future Past. Ce film actuellement en tournage à Montréal, et réalisé par Bryan Singer, promet d'être assurément la sortie la plus attendue de l'été 2014.

Et aujourd'hui, les Schtroumpfs 2, suite du succès familial de 2011, sort sur partout en Amérique du Nord. Comme prévu, on s'attend à un scénario minuscule, misant principalement sur le plaisir de voir ces petits nabots bleus en action.

Au mois d'août, on attend quand même de fortes pointures, dont Elysium, Planes, 2 Guns et Kick-Ass 2. Je prendrai un moment plus tard au cours du mois d'août pour vous récapituler les sorties et les succès.

vendredi 19 juillet 2013

Le baseball au cinéma

En marge de notre ultime voyage de baseball, j'ai décidé de vous proposer un résumé relativement détaillé, comme je les aime, des meilleurs films de baseball disponibles pour les amateurs de cinéma et de pelote américaine. Pour le moment, je n'ai pas tout vu ces films, mais considérez que si je ne les ai pas vus, ça ne saura tarder. De plus, tous les films de baseball du monde ne sont pas inscrits. Les fans que vous êtes pourront me le faire remarquer avec un commentaire.

42 (2013) Réalisé par Brian Helgeland. Avec Chadwick Boseman, Harrison Ford, Nicole Beharie, Christopher Meloni et Lucas Black. Attendu depuis plusieurs années, le film raconte l'histoire de Jackie Robinson, premier joueur de baseball de couleur noire à avoir joué dans les Ligues Majeures de l'ère moderne. Dans la peau de la légende, le jeune Chadwick Boseman est imposant et très crédible. Harrison Ford campe de son côté le rôle de Branch Rickey, l'audacieux directeur-gérant des Dodgers de Brooklyn, celui qui osa faire signer un contrat à un homme de couleur noire.

61* (2001) Réalisé par Billy Crystal. Avec Barry Pepper, Thomas Jane et Anthony Michael Hall. En 1961, les deux joueurs vedettes des Yankees de New York, Roger Maris (Pepper) et Mickey Mantle (Jane), se livrent une chaude lutte pour battre le record de 60 coups de circuit établi par Babe Ruth. Alors que les médias font croire aux fans que les deux hommes se détestent, la réalité est toute autre entre le bon père de famille Maris et le coureur de jupons un brin porté sur la bouteille Mickey Mantle. La réalisation de Billy Crystal est à prime abord faite pour la télévision, cependant, le film est vu par des millions de fans de baseball et très bien reçu par la critique.

ANGELS IN THE OUTFIELD (1994) Réalisé par William Dear. Avec Danny Glover, Tony Danza, Christopher Lloyd et Joseph Gordon-Levitt. Roger et son ami JP sont dans une famille d'accueil suite au décès de leur mère. Les deux fans des Angels de la Californie rêvent d'avoir une famille, à la condition que leur équipe favorite quitte enfin le bas du classement. Pour exaucer leur voeu, des anges viendront soulever l'équipe à la joie des deux jeunes garçons. Pur produit pour toute la famille, remake d'un film du même nom de 1951.

THE BABE (1992) Réalisé par Arthur Hiller. Avec John Goodman, Kelly McGillis, Trini Alvarado, Bruce Boxleitner et James Cromwell. La vie du légendaire Babe Ruth, de sa jeunesse dans un orphelinat de Baltimore à son ascension dans le baseball majeur, chez les Red Sox d'abord et les Yankees par la suite. L'acteur John Goodman rend justice à toute la grandeur et l'exubérance de Babe Ruth. Seul aspect négatif, les nombreuses incohérences visibles pour les connaisseurs de baseball. Néanmoins, un solide divertissement.

THE BAD NEWS BEARS (1976) Réalisé par Michael Ritchie. Avec Walter Matthau, Tatum O'Neal et Jackie Earle Haley. Un ancien joueur des ligues mineures devient l'entraîneur d'une équipe de jeunes dans une très compétitive ligue de la Californie. Le film reprend une formule maintenant épuisée où les négligés plutôt désorganisés deviennent contre toutes attentes l'équipe cendrillon. Deux suites, une série télé et un remake ont été produits dans les années qui ont suivi.

THE BAD NEWS BEARS (2005) Réalisé par Richard Linklater. Avec Billy Bob Thornton, Greg Kinnear et Marcia Gay Harden. Tout comme le film original de 1976, un ancien joueur des ligues mineures se retrouve à entraîner une équipe des petites ligues. Le remake n'apporte que très peu de nouveauté, mais demeure un divertissement agréable même si le scénario sent le réchauffé.

BANG THE DRUM SLOWLY (1973) Réalisé par John D. Hancock. Avec Robert De Niro, Michael Moriarty et Vincent Gardenia. La relation entre un lanceur étoile et un receveur réserviste alors que ce dernier reçoit un cruel verdict: il souffre d'une maladie incurable. Je n'ai pas encore vu le film et comble de malheur, le titre n'est plus offert en DVD.

THE BENCHWARMERS (2006) Réalisé par Dennis Dugan. Avec Rob Schneider, David Spade et Jon Heder. Trois loosers plutôt lourdauds affrontent des équipes de baseball de jeunes. Je n'ai pas vu le film, je n'aime pas nécessairement la stupidité amenée au baseball, même au cinéma. Reggie Jackson y joue son propre rôle.

BREWSTER'S MILLION (1985) Réalisé par Walter Hill. Avec Richard Pryor, John Candy et Lonette McKee. Un lanceur des ligues mineures doit dépenser trente millions de dollars en un mois pour remporter un héritage colossal de 300 millions de dollars. Beaucoup d'humour, mais le baseball ne tient pas toutefois pas le haut du pavé. À noter le terrain de baseball où les matchs sont interrompus par le passage d'un train dans le champ!


BULL DURHAM (1988) Réalisé par Ron Shelton. Avec Kevin Costner, Susan Sarandon et Tim Robbins. Une fan des Bulls de Durham se trouve un amant chaque saison parmi les joueurs de la formation. Mais cette fois-ci, elle hésite entre deux, un jeune lanceur au potentiel incroyable, mais écervelé, et un vétéran receveur appelé à lui montrer le droit chemin. Bull Durham traduit avec plaisir l'ambiance du baseball des ligues mineures, avec humour, charme et sport. Kevin Costner a l'air d'un joueur de baseball, sûrement l'un des meilleurs acteurs à manier un bâton et un gant.

COBB (1994) Réalisé par Ron Shelton. Avec Tommy Lee Jones, Robert Wuhl et Lolita Davidovich. Un journaliste est embauché pour écrire la biographie officielle de Ty Cobb. Il découvre cependant que l'histoire du grand joueur de baseball est plutôt sombre. Avant que je ne vois le film, je croyais qu'il s'agissait d'une oeuvre dans le style de Babe. Au contraire, on met le focus sur l'après carrière de Cobb et beaucoup moins sur ses années dans le baseball.

EIGHT MEN OUT (1988) Réalisé par John Sayles. Avec John Cusack, Charlie Sheen, D.B. Sweeney, Christopher Lloyd et David Strathairn. Le scandale des Black Sox de 1919 a marqué d'une tache noire l'histoire du baseball. Cet excellent film retrace comment des racketteurs ont soudoyé quelques joueurs des White Sox afin qu'ils perdent délibérément la Série Mondiale.

UN ÉTÉ SANS POINT NI COUP SÛR (2008) Réalisé par Francis Leclerc. Avec Patrice Robitaille, Pierre-Luc Funk, Jacinthe Laguë et Roy Dupuis. 1969, première année des Expos de Montréal dans le baseball majeur. Le jeune Martin rêve de son côté de jouer dans la meilleure équipe du quartier. Alors qu'il est retranché, il se voit dans l'obligation de jouer dans une équipe composée de laissés pour compte dirigée par son père. Excellent film retraçant les premiers pas des Expos à Montréal, mais décrivant à merveille le désir d'un jeune garçon de jouer dans une équipe compétitive.

THE FAN (1996) Réalisé par Tony Scott. Avec Robert De Niro, Wesley Snipes, Benicio Del Toro et Ellen Barkin. Un fan déjà obsédé par son équipe favorite, les Giants de San Francisco, devient encore plus obsédé par sa vedette nouvellement acquise, Bobby Rayburn. La passion d'une équipe peut-elle mener jusqu'à la folie? C'est le cas dans ce film qui ne montre malheureusement pas le baseball sous son meilleur jour.

FEVER PITCH (2005) Réalisé par Bobby et Peter Farrelly. Avec Jimmy Fallon et Drew Barrymore. Une jeune femme tombe en amour avec un sympathique homme. Mais au printemps, elle découvre un partisan amoureux fou des Red Sox de Boston. Qui chosira-t-il? Sa nouvelle flamme ou son équipe de baseball chérie? Beaucoup de romance, parfois tirée par les cheveux (Drew Barrymore qui se retrouve sur le terrain du Fenway Park), comme dans tous les films de filles.

FIELD OF DREAMS (1989) Réalisé par Phil Alden Robinson. Avec Kevin Costner, Amy Madigan, James Earl Jones et Ray Liotta. Un fermier de l'Iowa décide de construire un terrain de baseball dans son champ après avoir entendu des «voix». Sortis tout droit des champs de maïs, les Black Sox, ces joueurs bannis du baseball, viendront jouer sur le terrain de Kevin Costner. Quand on parle de magie, de rêve, d'amour du baseball. Un des meilleurs films du genre.

FOR LOVE OF THE GAME (1999) Réalisé par Sam Raimi. Avec Kevin Costner, Kelly Preston et John C. Reilly. Durant le denier match de sa carrière, Billy Chapel, un grand lanceur des Tigers de Detroit, rencontre toute la gamme des émotions en lançant un match incroyable et en se remémorant les cinq années de relation avec Jane qui vient tout juste de le quitter. Même si le sujet est le baseball, c'est la romance qui plus détaillée dans le dernier film de baseball de Kevin Costner à ce jour.

HARDBALL (2001) Réalisé par Brian Robbins. Avec Keanu Reeves, Diane Lane et John Hawkes. Conor O'Neill croule sous les dettes de jeu. Afin de les rembourser, un ami propose à Conor d'entraîner une équipe de baseball d'un quartier défavorisé composée de neuf gamins pas très talentueux. Malgré qu'il ait horreur des enfants, il décide de choisir l'offre de son ami. Il obtiendra néanmoins l'aide d'une enseignante au grand coeur. Une équipe pas très bonne qui accomplit de grandes choses, une histoire déjà vue, mais cette fois-ci, le ton est dramatique, parfois dur, mais très touchant.

HOME RUN (2013) Réalisé par David Boyd. Avec Scott Elrod, Dorian Brown et Charles Henry Wyson. Un joueur de baseball professionnel avec des problèmes de consommation doit retourner dans sa ville de naissance afin d'amorcer sa réhabilitation. Il retrouvera l'espoir en faisant la paix avec son passé et en entraînant une équipe de jeunes. Le film sort en DVD en octobre prochain et les critiques ont été plutôt favorables.

HU$TLE (2004) Réalisé par Peter Bogdanovich. Avec Tom Sizemore, Dash Mihok et George DiCenzo. Ce film tourné pour la télévision raconte comment le légendaire Pete Rose (Sizemore) s'est retrouvé à gager sur des résultats des matchs sportifs pendant qu'il dirigeait les Reds de Cincinnati. Cette réalisation moyenne manque nettement de surface gazonnée, mais dépeint une légende du baseball comme étant un être hautement détestable.

JOE TORRE: CURVEBALLS ALONG THE WAY (1997) Réalisé par Sturla Gunnarson. Avec Paul Sorvino, Robert Loggia et Barbara Wilson. Joe Torre (Sorvino) se retrouve à la barre des Yankees de New York et compte bien remporter une Série Mondiale, un fait qu'il n'a pas été en mesure d'accomplir alors qu'il évoluait en tant que joueur. Autre film tourné pour la télévision qui compte quelques bons moments, mais limités.

A LEAGUE OF THEIR OWN (1992) Réalisé par Penny Marshall. Avec Tom Hanks, Geena Davis, Lori Petty, Rosie O'Donnell et Madonna. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, des équipes de baseball féminines sont formées. Les soeurs Dottie Hinson et Kit Keller sont d'ailleurs recrutées et continuent la rivalité installée chez elles depuis leur enfance. Pour les diriger, l'ancien professionnel des ligues majeures Jimmy Dugan, librement inspiré de Jimmie Foxx.

LITTLE BIG LEAGUE (1994) Réalisé par Andrew Scheinman. Avec Luke Edwards, Timothy Busfield, John Ashton et Jason Robards. À sa mort, le propriétaire des Twins du Minnesota lègue son équipe à son petit-fils. Quelques jours plus tard, le jeune homme décide de venir le gérant de l'équipe. Autre film pour la famille, probablement un des meilleurs du genre «comédie». À noter que les numéros des joueurs des Twins dans le film correspondent à ceux que l'équipe de l'époque.

LONG GONE (1987) Réalisé par Martin Davidson. Avec William Petersen, Virginia Madsen et Dermot Mulroney. Film tourné pour la télévision qui raconte l'histoire de Stud Cantrell, le joueur vedette et gérant des Stogies de Tampico dans une quelconque ligue mineure. Alors qu'ils bataillent pour le championnat, ils doivent faire face aussi à la corruption et au racisme qui sévit dans le sud des États-Unis. Solide comédie avec de forts moments de baseball.

MAJOR LEAGUE (1989) Réalisé par David S. Ward. Avec Charlie Sheen, Tom Berenger, Corbin Bernsen, Wesley Snipes, Dennis Haysbert et Rene Russo. Le nouveau propriétaire des Indians de Cleveland décide d'embaucher les pires joueurs afin que l'équipe perde et qu'il puisse la déménager sous d'autres cieux. Cependant, ce groupe de joueurs se met «évidemment» à gagner et à faire rager le propriétaire. Incontournable comédie de baseball qui est entrée dans le folklore avec par exemple Ricky «Wild Thing» Vaughn.

MAJOR LEAGUE II (1994) Réalisé par David S. Ward. Avec Charlie Sheen, Tom Berenger, Corbin Bernsen, Omar Epps et Dennis Haysbert. Maintenant qu'ils sont devenus de sérieux candidats pour rafler les grandes honneurs, les joueurs des Indians tombent dans la complaisance. Une suite moins intéressante, bien que très drôle par moments.

MAJOR LEAGUE III: BACK TO THE MINORS (1998) Réalisé par John Warren. Avec Scott Bakula, Corbin Bernsen et Dennis Haysbert. Alors qu'il entend se retirer, Gus Cantrell (Bakula) est embauché par Roger Dorn (Bernsen) pour diriger la filiale AAA des Twins du Minnesota. Pour avoir une équipe qui se respecte, Cantrell réussit à mettre la main sur d'anciennes vedettes des Indians de Cleveland. Un dernier tome qui n'avait rien pour se mesurer aux deux précédents.

MONEYBALL (2011) Réalisé par Bennett Miller. Avec Brad Pitt, Jonah Hill et Philip Seymour Hoffman. Le directeur-général des A's Oakland, Billy Beane, réussit à former une équipe qui aspire à la course au championnat avec un budget restreint grâce à une analyse poussée des statistiques de chaque joueur. Inspiré par le livre de Michael Lewis, Moneyball est encore d'actualité, car plusieurs équipes du baseball ont «emprunté» la technique «Moneyball» pour former des équipes championnes. Billy Beane est encore à l'emploi des A's et son équipe est au sommet du classement.

MR. BASEBALL (1992) Réalisé par Fred Schepisi. Avec Tom Selleck, Ken Takakura et Dennis Haysbert. Une vedette des Yankees de New York sur le déclin signe un contrat avec une équipe du Japon. Sa rencontre avec les Japonais lui apportera tout un choc de culture et de mentalité. Mr. Baseball compte son lot de bonnes scènes de baseball et les différences entre les cultures japonaises et américaines sont très intéressantes à apprendre. Le frappeur de puissance Frank Thomas fait un caméo en début de film, dans l'uniforme des Yankees, alors qu'il évoluait lui-même pour les White Sox de Chicago.

MR. 3000 (2004) Réalisé par Charles Stone III. Avec Bernie Mac, Angela Bassett et Michael Rispoli. Une ancienne vedette des Brewers de Milwaukee, surnommée Mr. 3000, découvre quelques années après sa retraite que trois de ses coups sûrs ne sont pas homologués. Il revient donc au jeu à 47 ans afin d'atteindre une fois pour toutes la marque magique. Basé sur la comédie, le film n'atteint pas tout à fait la cible.

THE NATURAL (1984) Réalisé par Barry Levinson. Avec Robert Redford, Robert Duvall, Glenn Close, Kim Basinger, Wilfrod Brimley, Barbara Hershey et Robert Prosky. Un joueur de baseball sorti de nulle part à un âge avancé devient une légende grâce à son talent inné. Mais au fur et à mesure que la saison avance, le secret de son passé est peu à peu découvert par un journaliste trop curieux. Un film de baseball de haute qualité, qui démarre là où on nous avons tous commencé: dans un champ et par un rêve. Malgré ses 47 ans lors du tournage, Robert Redford est très crédible dans le rôle de Roy Hobbs.

THE ROOKIE (2002) Réalisé par Phil Alden Robinson. Avec Dennis Quaid, Rachel Griffiths et Brian Cox. Un entraîneur d'une équipe mineure et enseignant dans une école secondaire de 35 ans, est remarqué par les recruteurs des Devil Rays de Tampa Bay après les avoir impressionnés lors d'un camp d'évaluation. L'histoire véridique de Jim Morris, ce lanceur de 35 ans, qui est devenu la recrue la plus âgée à participer un match du baseball majeur. Au total, Jim Morris a lancé en relève durant 21 parties en 1999 et 2000.

ROOKIE OF THE YEAR (1993) Réalisé par Daniel Stern. Avec Thomas Ian Nicholas, Gary Busey et John Candy. Un jeune garçon de 12 ans voit son bras droit avoir une force extraordinaire après un accident. Il devient peu après un lanceur vedette chez les Cubs de Chicago. Petit film pour la famille.

THE SANDLOT (1993) Réalisé par David M. Evans. Avec Tom Guiry, Mike Vitar, Patrick Renna et James Earl Jones. Le jeune Scotty Smalls déménage dans un nouveau quartier avec sa mère et son beau-père. Désirant apprendre les rudiments du baseball, il est pris sous l'aile de Rodriguez, le super joueur du quartier. Dans leur petit champ où ils s'amusent, une bête mystérieuse vit de l'autre côté de la clôture. Autre excellent film.

THE SCOUT (1994) Réalisé par Michael Ritchie. Avec Albert Brooks, Brendan Fraser et Dianne Wiest. Un recruteur de baseball découvre un jeune talent extraordinaire, mais dont la personnalité n'est pas tout à fait prête pour relever le défi. Je n'ai jamais vu ce film. Je le verrai sous peu.

SUGAR (2008) Réalisé par Anna Boden et Ryan Fleck. Avec Algenis Perez Soto, Rayniel Rufino et Andre Holland. Un joueur de baseball vedette de la République Dominicaine est recruté pour jouer dans les ligues professionnelles mineures aux États-Unis. Pas encore vu, mais ça viendra.

SOUL OF THE GAME (1996) Réalisé par Kevin Rodney Sullivan. Avec Delroy Lindo, Blair Underwood et Mykelti Williamson. Les légendes de la Ligue des Noirs Satchel Paige (Lindo) et Josh Gibson (Williamson) rêvent d'évoluer dans le baseball majeur, mais c'est une jeune recrue du nom de Jackie Robinson (Underwood) qui deviendra le premier à franchir la barrière. Pas vu encore.

TROUBLE WITH THE CURVE (2012) Réalisé par Robert Lorenz. Avec Clint Eastwood, Amy Adams, Justin Timberlake, Robert Patrick et John Goodman. Un recruteur vieillissant qui perd progressivement la vue, amène sa fille dans son dernier voyage de recrutement. Je n'ai pas encore vu le film. Les critiques ont été plutôt moyennes envers ce film.

TALENT FOR THE GAME (1991) Réalisé par Robert M. Young. Avec Edward James Olmos, Lorraine Bracco, Jeff Corbett et Terry Kinney. Un recruteur des Angels de la Californie, sur le point de perdre son emploi, découvre un extraordinaire talent dans un coin perdu de l'Idaho. Mais toute la pression mise sur les épaules du jeune homme le fera-t-il crouler?

Pour une liste plus complète, visitez le site:
http://www.bostonbaseball.com/baseball_movies/index.php#a

Merci à Marc «Weskilé» Béland pour le lien