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lundi 16 juin 2014

BATMAN AU CINÉMA ET À LA TÉLÉVISION

En attendant le retour de Batman au cinéma en 2016 en compagnie de Superman, je vous propose un historique plus ou moins complet des aventures de Batman au cinéma et à la télévision. Bien que les séries animées ainsi que les films d'animation aient aussi été populaires, je ne me concentrerai pas sur ces réalisations, mais uniquement sur les «live-action».

Comme les plus grands fans de Batman le savent, le héros a été crée en 1939 par les Américains Bob Kane et Bill Finger. En 2014, le héros fête son 75e anniversaire. Batman est en réalité Bruce Wayne, milliardaire qui a perdu ses parents lorsqu'il n'était qu'un gamin. Élevé par son majordome, Alfred, il décide de combattre le crime dans le costume d'une chauve-souris. Ce qui le distingue de bien des superhéros, c'est son absence de super pouvoirs. Son intelligence et ses prouesses physiques le servent dans sa quête de justice. Mais comme il en a les moyens, il est plus facile pour lui de se procurer des engins extraordinaires.

TÉLÉVISION

BATMAN 1943


Batman 1943
Batman et Robin apparaissent pour la première fois en chair et os dans un serial en 1943. Un serial, c'est un film, reparti sur quelques épisodes qui sont présentés dans les salles de cinéma. Ils étaient très courant avant le début des années 1950, donc avant l'arrivée de la télévision. Dans ce serial, les deux héros de Gotham doivent lutter contre le docteur Daka, un scientifique japonais qui a inventé un appareil pouvant contrôler les esprits. Lewis Wilson incarne Batman et Douglas Croft joue le rôle de son acolyte Robin. En farfouillant sur le net, on s'aperçoit que les costumes sont plutôt risibles et ils sont loin d'être de l'armure que revêtira Ben Affleck.




BATMAN 1949

Batman 1949
Six ans plus tard, compte tenu du succès du serial de 1943, les producteurs reviennent avec une suite. Cette fois-ci, le casting est changé. Le professeur Hammill  invente une machine qui permet de contrôler les véhicules à distance. Toutefois, l'invention est volée et tombe entre des mains maléfiques. Assistés par la journaliste Vicki Vale, Batman et Robin veuillent au grain et se chargeront de restituer l'invention à son créateur. Robert Lowery incarne Batman et Johnny Duncan est Robin.

Je n'ai pas vu les deux serials, mais ils sont disponibles un peu partout. Pour le fan que je suis, ce serait sûrement bien de voir le héros de Gotham en action. Mais je résiste car le ton trop bon enfant et les effets spéciaux à des années lumières de la réalité d'aujourd'hui me font prétendre que je m'ennuierais solidement.

BATMAN 1966-1968

La série que tout le monde connaît et qui a été vue et revue. Toujours en collant avec son ami Robin, le milliardaire Bruce Wayne et son alter ego Batman luttent contre le crime dans les rues de Gotham City. Les intrigues sont souvent du pareil au même, l'humour est enfantin, mais pour le grand public, c'est parfait. La série va durer trois ans et elle connaîtra une baisse d'auditoire durant sa troisième saison. Même si elle est retirée de la case horaire, sa popularité ne s'estompera jamais. Cependant, aussi curieux que cela puisse paraître, aucun coffret DVD ou Blu Ray n'a jusqu'ici été proposé aux fans de Batman.

Dans la série, Adam West campe le rôle de l'homme-chauve-souris tandis que Burt Ward joue son fidèle partenaire. La série sera remarquable par sa série de vilains tout aussi hauts en couleurs les uns que les autres. Le Joker, le Sphinx, le Pingouin et la Femme-chat sont un quatuor inoubliable d'ennemis de Batman. Mais il est à noter que plusieurs autres vilains viendront mettre des bâtons dans les roues du dynamique duo grâce à des invités spéciaux très... spéciaux. Notons que le célèbre pianiste Liberace fera une apparition ainsi que le maître des arts martiaux Bruce Lee, dans le rôle de Kato, l'acolyte du Frelon Vert.

L'humour facile de cette série est sûrement un point négatif, mais lorsque l'on veut plaire aux jeunes enfants, je crois que c'est idéal d'y insérer cet ingrédient. Et qui ne se souvient pas des fameux BANG! BOUM! BING! lorsque les protagonistes combattaient le crime?

La série devrait bientôt être offerte en DVD et Blu Ray.

CINÉMA

BATMAN (1966)


Réalisé par Leslie H. Martinson. Avec Adam West (Batman/Bruce Wayne), Burt Ward (Robin/Dick Grayson), Lee Meriwether (Catwoman/Kit Kat), Cesar Romero (Joker), Burgess Meredith (Pingouin) et Frank Gorshin (Sphinx). La série télévisée n'est vieille que d'une saison, mais elle est très populaire. Pour cette raison, on désire capitaliser sur son succès et produire en vitesse un film avec les héros. Originalement prévu comme un pilote pour la série, le film vient immédiatement après la première saison et dispose d'un budget relativement important, permettant ainsi à la production de construire divers gadgets et véhicules spéciaux pour Batman. Fidèle à la série télévisée, le scénario n'est pas des plus épais, mais Batman et Robin doivent lutter contre leurs quatre fidèles ennemis: le Pingouin, le Joker, la Femme-Chat et le Sphinx. Ceux-ci ont enlevé le riche inventeur d'une machine à déshydrater. Ils demandent une forte rançon et si les autorités ne coopèrent pas, le sort du monde entier pourrait changé. Le légèreté du film fait qu'on pourrait le regarder en famille encore et encore (ma fille veut le voir souvent), mais pour le fan de Batman, l'histoire est différente. Il existe une raison pour laquelle on choisit de faire des séries télévisées et des films. Dans le cas de Batman, nous sommes habitués à un format de 2 fois 30 minutes par semaines. Mais le produit est très dilué dans une production de 105 minutes. Ça s'étire parfois plus qu'un élastique, mais ça ne casse pas.

BATMAN (LA TÉTRALOGIE 1989-1997)

Batman allait fêter ses 50 ans en 1989. On parlait depuis quelques années déjà de porter ses aventures au grand écran. En 1986, c'est le jeune Tim Burton, alors âgé de seulement 28 ans, qui se voit confier les rênes de l'entreprise. Toutefois, on doit attendre la fin du tournage de Beetlejuice afin de commencer tout le travail sur Batman. Le choix des têtes d'affiche est par contre controversé Si Jack Nicholson (qui gagnera la somme de 50 millions de dollars pour le rôle) peut très bien faire un Joker machiavélique, Michael Keaton est-il un choix logique dans le double-rôle de Batman et du milliardaire Bruce Wayne? 5 pieds 10 pouces, frêle, jouant surtout la comédie. On croyait bien plus à la présence d'un colosse pour jouer un justicier masqué, remarqué par ses qualités physiques hors de l'ordinaire. Néanmoins, le choix est fait et rien ne pourra le faire changer d'avis. Tim Burton réalisera deux films avant de céder sa place à Joel Schumacher. Un changement de vision, d'univers, d'acteur principal, qui s'avérera encore douteux aujourd'hui.

BATMAN (1989)

Réalisé par Tim Burton. Avec Michael Keaton (Batman/Bruce Wayne), Jack Nicholson (Joker), Kim Basinger (Vicki Vale), Robert Wuhl (Alexander Knox), Michael Gough (Alfred), Pat Hingle (Commissaire Gordon), Billy Dee Williams (Harvey Dent) et Jack Palance (Carl Grissom). Un mystérieux justicier masqué fait des apparitions dans les coins sombres de Gotham, ville où le crime organisé est partout. Mis au courant de l'affaire, une photographe fait équipe avec un journaliste afin de trouver qui est l'homme derrière le masque. Le crime organisé de son côté voit son organisation chamboulée quand le patron du crime est assassiné par son dauphin, le diabolique Jack Napier, qui après un accident et une opération qui tourne mal devient le Joker. Son plan: répandre un produit toxique dans les produits de beauté et ultimement, tuer tous les habitants de Gotham. Ce film a marqué l'année 1989, mais aussi l'histoire du cinéma. Les résultats au box-office ont été spectaculaires et en ont fait de Batman un véritable mythe cinématographique. La distribution de première qualité et la réalisation de premier ordre ont fait de ce film une réussite critique. Sans oublier l'excellente trame sonore et le scénario solide, malgré des écarts avec la bande dessinée. On peut noter le type de costume de Batman, une armure inconfortable, dans lequel les mouvements sont difficiles. Pas de trace de Robin.

BATMAN RETURNS (1992)

Réalisé par Tim Burton. Avec Michael Keaton (Batman/Bruce Wayne), Danny DeVito (Le Pingouin), Michelle Pfeiffer (Catwoman), Christopher Walken (Max Shreck), Michael Gough (Alfred), Michael Murphy (Maire) et Pat Hingle (Commissaire Gordon). Le brillant et machiavélique homme d'affaires Max Shreck désire à tout prix convaincre le maire de construire une centrale énergétique malgré le non besoin de la ville. Devant le refus du maire et des autorités de la ville, Shreck s'associe avec le Pingouin afin que cet être difforme, devenu le chouchou de la ville, soit candidat aux élections municipales. Pendant ce temps, la Femme-Chat a son propre agenda: chaos! Devant trois criminels, Batman utilisera toutes les stratégies possibles pour contrecarrer tous leurs plans. Mais le coeur de l'homme-chauve-souris battra pour celle de la femme-féline. J'ai beaucoup aimé ce Batman, même parfois plus que le premier. Le ton est différent, les thèmes nombreux, Tim Burton possède une imagination débordante pour créer un univers sombre, mais excessivement coloré et aussi propre à lui. Les liens entre le premier et le deuxième film sont quand même peu nombreux, à la demande de l'acteur principal d'ailleurs. Seule déception véritable: la Femme-Chat s'enfuie... et on ne la reverra jamais. Pas de trace de Robin.

BATMAN FOREVER (1995)

Réalisé par Joel Schumacher. Avec Val Kilmer (Batman/Bruce Wayne), Tommy Lee Jones (Deux Faces), Jim Carrey (Le Sphinx), Nicole Kidman (Dr. Chase Meridian), Chris O'Donnell (Robin/Dick Grayson), Michael Gough (Alfred), Pat Hingle (Commissaire Gordon) et Drew Barrymore (Sugar). Batman a maille à partir avec un ancien allié, l'ex-procureur Harvey Dent, devenu balafré suite à un incident grave survenu lors d'un procès. D'autre part, un employé des entreprises Wayne, le brillant scientifique Edward Nygme, en extase devant son patron, se voit refuser par celui-ci un projet audacieux. En furie, il se rebelle et se joint à Deux Faces pour éliminer Batman. Ce dernier, dans toute sa dualité, tombe amoureux de la nouvelle psychiatre employée par la police, Chase Meridian. Et finalement, Batman reçoit de l'aide précieuse, un allié en Dick Grayson, devenu orphelin suite à l'assassinat de sa famille par Deux Faces. Dans la peau de Robin, il aidera Batman à éliminer les deux trouble-fête. Le changement à la direction s'imposait peut-être, mais le réalisateur Joel Schumacher a plongé ses personnages dans un univers différent, de sorte que cette suite détonne trop au visuel par rapport à ses prédécesseurs. Sans oublier que cette overdose de fluorescent fait mal aux yeux. Joel Schumacher voulait que Batman soit une bande dessinée portée à l'écran. Il a réussi ce pari, mais le film survit mal à l'épreuve du temps De plus, le changement d'acteur dans le rôle-titre amène une autre cassure dans la série. Bien que Val Kilmer soit excellent, plus jeune et plus crédible dans le rôle du superhéros, on oublie difficilement Michael Keaton.


BATMAN  ET ROBIN (1997)

Réalisé par Joel Schumacher. Avec George Clooney (Batman/Bruce Wayne), Arnold Schwarzenegger (Mr. Freeze), Uma Thurman (Poison Ivy), Chris O'Donnell (Robin/Dick Grayson), Alicia Silverstone (Batgirl/Barbara Goron), Michael Gough (Alfred), Pat Hingle (Commissaire Gordon) et Jeep Swenson (Bane). Alors que la relation entre Batman et Robin n'est pas au beau fixe, ils doivent affronter le brillant scientifique Mr. Freeze qui projette de glacer toute la ville. Pour sa part, la mortelle Poison Ivy projette d'éliminer le duo dynamique à sa façon. Batman, qui en a déjà plein les bras avec Robin, recevra l'aide de Batgirl. On aurait cru que Joel Schumacher aurait appris de se erreurs. Au contraire, il livre le plus mauvais long métrage de Batman, toutes séries confondues. Quétaine au possible, dialogues loin d'être solides, l'univers créé par Tim Burton semble à des siècles, disparu dans le temps. Malgré tout son talent, George Clooney lui-même affirme être le pire Batman à ce jour. Bien que l'esprit de la bande dessinée doit être respecté un tant soit peu, l'absence de crédibilité nuit à Batman. Je le rappelle, Batman n'a pas de superpouvoir, donc il ne peut voler ou faire de la magie sans des gadgets hors de l'ordinaire. Dans Batman & Robin, on ne croit à rien. Et trois acteurs différents pour quatre films, c'est signe de l'essoufflement d'une franchise et les résultats aux guichets ont été les pires de la série. Par ailleurs, le rôle de Batman peut servir de tremplin intéressant à des acteurs en quête de meilleurs rôles.

BATMAN (LA TRILOGIE 2005-2012)

Après le flop du dernier Batman réalisé par Joel Schumacher, toutes les idées de poursuivre la série lancée par Tim Burton est stoppée. Le temps passe et de nouvelles idées pour une nouvelle aventure de Batman germent dans la tête des producteurs des studios Warner. Pas question de réaliser une suite, c'est-à-dire un Batman 5, on repart sur de nouvelles bases, un peu inspirées de la bande dessinée de Frank Miller créée dans les années 80. Pour mener à bien le projet, le réalisateur Christopher Nolan est embauché. Il ne compte que trois films à sa fiche, mais on apprécie son style et la vision qu'il désire donner au superhéros. On veut s'éloigner des styles de Tim Burton et Joel Schumacher et mener une approche plus réaliste et idéaliste. Un choix qui va s'avérer brillant, car les aventures avaient sombré dans le kitsch et l'ennui. Aussi, il était nécessaire d'engager un jeune acteur avec un charisme certain, mais avec le physique de l'emploi, ce qui ferait contraste avec Michael Keaton ou George Clooney, par exemple. Après plusieurs auditions, c'est finalement le Gallois Christian Bale qui obtient le rôle. À l'époque, l'acteur est connu pour avoir joué le rôle d'un petit garçon séparé de ses parents dans L'Empire du Soleil ou bien sûr, celui de cet homme d'affaires pervers dans American Psycho. Christian Bale apporte une dose de crédibilité au personnage. Parlant de crédibilité, pas de Robin dans le décor.

BATMAN BEGINS (2005)

Réalisé par Christopher Nolan. Avec Christian Bale (Batman/Bruce Wayne), Michael Caine (Alfred), Liam Neeson (Ducard), Katie Holmes (Rachel Dawes), Gary Oldman (James Gordon), Cillian Murphy (Jonathan Crane/Scarecrow), Tom Wilkinson (Carmine Falcone), Rutger Hauer (Earle), Ken Watanabe (Ra's Al Ghul), Morgan Freeman (Lucious Fox) et Linus Roache (Thomas Wayne). Plusieurs années après avoir vu ses parents assassinés sous ses yeux, Bruce Wayne quitte Gotham en laissant presque tout derrière. Sa quête autour du monde lui permettra de comprendre les profondeurs du mal et de la criminalité. En Asie, il sera entraîné par Henri Ducard et la Ligue des Ombres. Après cet entraînement draconien et avoir sauvé la vie du Ducard, Bruce Wayne revient à Gotham dans le but de nettoyer sa ville, hyper criminalisée. Une à une, il éliminera les plaies qui rongent Gotham. Quelle façon brillante de redécouvrir un personnage archi-connu. On explore les profondeurs de son âme et de sa douleur en démontrant comment il a choisi d'être Batman et ce grâce à plusieurs retours en arrière, marque de commerce de Christopher Nolan. Comme promis, l'histoire est beaucoup crédible, même si quelques exagérations sont bien visibles. Dans le rôle principal, Christian Bale livre la marchandise comme promis avec un Bruce Wayne en colère, en douleur, mais arrogant à souhait. Tout autour de Bale, la qualité de la distribution frise la perfection, à l'exception de Katie Holmes, nettement inférieure face à des poids lourds du cinéma. Du côté des méchants, ils sont cruels, mais beaucoup moins grotesques que dans la première série. Et quelle belle façon de terminer le film avec la présentation du prochain ennemi de Batman... Pas de trace de Robin.

THE DARK KNIGHT (2008)

Réalisé par Christopher Nolan. Avec Christian Bale (Batman/Bruce Wayne), Heath Ledger (Joker), Aaron Eckhart (Harvey Dent/Two Faces), Michael Caine (Alfred), Maggie Gyllenhaal (Rachel Dawes), Gary Oldman (Commissaire Gordon), Morgan Freeman (Lucious Fox), Cilliam Murphy (Scarecrow) et Eric Roberts (Maroni). Dans sa guerre contre la criminalité, Batman voit un nouvel allié se joindre à lui, le procureur général Harvey Dent. Mais dans cette guerre incessante, un nouvel ennemi tire son épingle du jeu, le Joker, brillant et dangereux criminel au visage maquillé et marqué des cicatrices. Celui-ci met la ville à feu et à sang, divise les organisations criminalisées et amène la justice à son niveau. Pour le vaincre, Batman devra bien plus repousser ses limites intellectuelles que physiques. Ce film de superhéros a vraiment placé la barre à une hauteur inimaginable pour le genre, car la complexité des personnages, leur profondeur émotive, leur détresse, mais aussi leur instinct de survie font de cette réalisation un chef-d'oeuvre sur presque toute la ligne. Bien que les effets visuels occupent une place important, jamais ils ne volent une seconde à l'histoire, contrairement aux autres productions fantastiques du même acabit. En plus, dans le rôle du Joker, le regretté Heath Ledger font complètement sous les traits du diabolique personnage. Le film connaît un succès sans précédent, en raison de sa grande qualité, mais aussi en raison du décès de Heath Ledger, mort quelques semaines après la fin du tournage. Le remplacement de Katie Holmes par Maggie Gyllenhaal est très positif. Pas de trace de Robin.

THE DARK KNIGHT RISES (2012)

Réalisé par Christopher Nolan. Avec Christian Bale (Batman/Bruce Wayne), Gary Oldman (Commissaire Gordon), Tom Hardy (Bane), Joseph Gordon-Levitt (John Blake), Anne Hathaway (Seline Kyle), Marion Cotillard (Miranda), Morgan Freeman (Lucious Fox) et Michael Caine (Alfred). Huit années ont passé depuis que Batman a porté sur son dos tous les crimes de Harvey Dent. Dans son manoir, Bruce Wayne se terre et Batman ne s'est jamais pointé le nez à l'extérieur depuis ce temps. Mais lorsqu'un membre de l'équipe de gestionnaires de l'entreprise Wayne veut le dépouiller de tous ses biens, Bruce Wayne revêt de nouveau le costume de Batman. Mais au détour l'attend le dangereux et mortel Bane, ennemi avec lequel Batman ne peut rivaliser physiquement. À l'opposé, une énigmatique voleuse, Seline Kyle, met des bâtons dans ses roues. Au terme d'un combat avec Bane, Batman se retrouve physiquement mal en point et emprisonné dans un endroit mystérieux d'où il devra sortir afin de sauver Gotham une dernière fois. L'un des films les plus attendus de tous les temps, ou du moins des dernières années, ce dernier Batman repousse encore les limites de la qualité visuelle. Christopher Nolan amène du génie à son récit, même s'il se retrouve inférieur au précédent. De plus, la boucle est bouclée et la trilogie est terminée. Des traces de Robin? Ouiiii! Le nom de naissance du personnage joué par Joseph Gordon-Levitt est Robin.

BATMAN DANS L'UNIVERS DE SUPERMAN

Pour ceux qui l'ignoraient, sachez que Batman et Superman évoluent dans le même univers. Au cinéma, jamais on a vu les deux héros croiser le fer. Pourtant, dans les bandes dessinées et dessins animés produits pour la télévision ou pour la vidéo, les deux piliers de DC Comics faisaient équipe. Quand Christopher Nolan a décidé de produire le retour de Superman au grand écran en 2013, on espérait que finalement, les deux héros allaient se rencontrer au cinéma. Mais, peut-être pas comme tous le voudraient.

Christopher Nolan a déjà expliqué que son Batman évoluait dans un univers unique. Donc, dans son esprit, il n'y avait pas de Superman à l'horizon. Quand le réalisateur de Man of Steel (Superman) a annoncé que la suite mettrait en scène également Batman, les fans ont réclamé rapidement le retour de Christian Bale dans le rôle du héros. Ce dernier avait néanmoins dit que c'était la dernière fois qu'il revêtait l'uniforme. Une offre de 50 millions de dollars aurait été proposée à Bale, selon certains médias, mais jamais cette rumeur n'a été confirmée.

On pouvait oublier que le Batman de Christian Bale rencontre le Superman de Henry Cavill. C'est alors que la bombe qui a secoué le monde du cinéma et des fans de superhéros est tombée: Ben Affleck incarnera le héros de Gotham! Personne ne peut y croire. Malgré qu'il vient de remporter un Oscar grâce à son brillant film Argo, on a tous le souvenir de cet acteur qui a fait de mauvais choix de rôle et qui n'a pas été à la hauteur, pour plusieurs, dans Daredevil en 2003. Comment l'ex-monsieur Jennifer Lopez peut devenir Batman?

BATMAN V. SUPERMAN: DAWN OF JUSTICE (2016)

Réalisé par Zach Snyder. Avec Henry Cavill (Superman/Clark Kent), Ben Affleck (Batman/Bruce Wayne), Amy Adams, Jesse Eisenberg, Diane Lane, Jeremy Irons et Laurence Fishburne. Les rumeurs sont nombreuses, mais l'histoire exacte est inconnue avant encore un petit bout. En plus, nous avons encore deux années à patienter avant de voir le résultat des efforts de Zach Snyder. Deux ans avant de juger vraiment si Ben Affleck est un Batman de qualité. Par contre, on sait qu'il jouera un Batman âgé, fatigué, au bord de rendre les armes. Une première photo, en noir et blanc, est sortie. Plusieurs spéculations circulent dans Internet, mais rien n'explique vraiment ce qu'elle représente.

Plus de détails à venir...

lundi 14 janvier 2013

JUDGE DREDD

Judge Dredd est bande dessinée destinée aux adultes créée en 1977 par John Wagner et Carlos Ezquerra dans la revue de science-fiction britannique 2000 A.D. Ce n'est qu'en 1990 que Judge Dredd qu'une BD entièrement dédiée a été publiée.

Judge Dredd
L'histoire se déroule dans un futur apocalyptique est tous les États-Unis, sauf la côte Est, ont été ravagés par des conflits atomiques. Dredd opère dans Mega-City One, véritable mégalopole où vivent quelque 800 millions de personnes où régnent les inégalités sociales, le chômage, la pollution, le consumérisme, la guerre de gangs. 50 000 personnes peuvent vivre dans un gratte-ciel gigantesque où toutes les commodités y sont accessibles.

Le juge Dredd, de son vrai nom Joseph Dredd, est un homme de loi investit du pouvoir de condamnation instantanée: jury, bourreau, juge. Son visage est toujours caché par son casque, ce qui renforce son caractère intraitable, impitoyable. Un juge peut éliminer toute personne ne respectant la loi. Dredd compte parmi ses alliés la Juge Hershey, juge suprême, et la Juge Psi Anderson, juge doté d'un puissant pouvoir de prémonition. Il compte aussi son lot d'ennemis, outre ceux qui enfreignent la loi, les juges Noirs, dotés parfois de pouvoirs surnaturels puissants.


Sylvester Stallone dans le rôle de Judge Dredd
La série a connu deux adaptations cinématographiques. La première en 1995 intitulée Judge Dredd avec Sylvester Stallone dans le rôle principal, Diane Lane (Juge Hershey), Armand Assante (Rico Dredd), Rob Schneider (Fergee) et Max Von Sydow (Juge Fargo). Accusé du meurtre d'un journaliste, le Juge Dredd doit prouver son innocence avec l'aide de la Juge Hershey. Ce que Dredd ignore, c'est que toute cette histoire est fomentée par Rico Dredd, le frère de Joseph (Dredd lui-même), tous deux issus de manipulations génétiques. Le but de Rico: dirige la ville avec des clones de lui-même et éliminer les juges. Les critiques ont été principalement négatives, soit en raison de la performance de Sylvester Stallone et d'un scénario parfois plus loufoque que sérieux, ce qui fait contraste avec la bande dessinée. Autre élément négatif, souligné par les fans, le fait que l'on voit Dredd le visage découvert, ce qui n'est arrivé qu'une seule fois dans la bande dessinée. Le film s'est avéré une déception au box-office, seulement 34 millions de recettes sur un budget de 70 millions. À l'international toutefois, Judge Dredd a généré des recettes de 113,4 millions.

Karl Urban dans Dredd
La deuxième est sortie le 21 septembre dernier. Elle met en vedette Karl Urban dans le rôle principal, Olivia Thirlby (Anderson) et Lena Heady (Ma-Ma). Dans la mégalopole ultraviolente Mega-City One, le Juge Dredd et la recrue Anderson (elle n'est pas encore juge) sont envoyé à Peaches Trees pour élucider les meurtres de trois trafiquants de drogue. Ceux-ci ont été exécutés par la baronne Ma-Ma, qui règne dans son immeuble de 200 étages où elle n'hésite pas éliminer tous les gangs, les hommes, les femmes qui lui mettent des bâtons dans les roues. Cette version est excessivement violente, une violence qui est très dure, mais qui nous fait comprendre le contexte sans issu, sans espoir dans lequel vivent les 800 millions d'habitants. Cette fois-ci, le juge ne montre aucune fois son visage, peut-être seulement au début où on le voit de dos mettre son fameux casque. Bien que violent, le film est nettement supérieur à celui qui mettait en vedette Stallone. Dans le rôle-titre, Karl Urban (vu dans le Seigneur des Anneaux) joue parfaitement le rôle, avec aucune émotion ou presque. Dans le rôle de Ma-Ma, Lena Heady (Game of Thrones) est d'une cruauté sans égale. Bien que très solide, doté d'un budget de 50 millions, le film n'a amassé que seulement 13 millions de dollars au box-office nord-américain, un peu plus de 30 millions mondialement. On parle néanmoins d'une suite, ce qui serait fortement intéressant.


vendredi 9 décembre 2011

LES AVENTURES DE TINTIN: LE SECRET DE LA LICORNE

En 1981, lors de la sortie des Aventuriers de l'arche perdue, plusieurs critiques européennes avaient mentionné que les aventures d'Indiana Jones ressemblaient à celles de Tintin. Piqué par la curiosité, et surtout ignorant l'existence du héros de Hergé, Steven Spielberg s'est empressé de lire toutes les aventures de Tintin. Dès lors, il voulait en faire un film. Il a acquis les droits après avoir discuté avec Hergé, quelque temps avant sa mort. Le contexte n'étant pas toujours au rendez-vous, le réalisateur de E.T. a mis donc mis 30 ans pour réaliser son rêve (et celui des fans de la bande dessinée): réaliser les Aventures de Tintin.

Mais aujourd'hui, l'attente est terminée, le film les Aventures de Tintin prenait l'affiche jeudi soir en avant-première dans une poignée de salles et partout ce vendredi au Québec, dans 127 salles plus précisément. Steven Spielberg avait un énorme défi à relever, celui de rendre hommage au père de la bande dessinée, Hergé, s'assurer de ne pas dénaturer les oeuvres que les fidèles lecteurs du héros à la houppette respectent au plus haut point et faire en sorte de plaire à un public qui n'est d'ores et déjà pas conquis d'avance: les Américains.

Les Aventures de Tintin reprend l'idée directrice du Secret de la Licorne. Le jeune journaliste Tintin se rend au marché et s'offre un magnifique cadeau: une réplique du navire La Licorne qui naviguait dans les eaux de l'Atlantique pendant le règne de Louis XIV. Mais rapidement, deux hommes désirent s'emparer de l'achat de Tintin, dont un qui est plutôt insistant. Rapidement, le reporter s'embarque dans une aventure qui le mènera un peu partout et où il fera la rencontre de son fidèle ami, le capitaine Haddock.

L'intrigue reprend également celle du Crabe aux pinces d'or, principalement lors de la rencontre du capitaine Haddock et de leurs tribulations dans les rues de Bagghar. Des personnages n'étant pas dans les albums du Crabe aux pinces d'or, du Secret de la Licorne et de Rackham le Rouge sont aussi présentés, soit la Castafiore et Sakharine. Ce dernier est bien sûr présent dans le Secret de la Licorne et dans une case du Trésor de Rackham le Rouge, mais dans la réalisateur de Steven Spielberg, il est celui qui pousse Tintin vers l'aventure. Son importance est bien plus grande que dans les bandes dessinées.

La réalisation en «motion capture» s'avère hautement réussie. Les détails sont parfois à s'y méprendre avec la réalité. Toutefois, il vous sera impossible de reconnaître les acteurs jouant «réellement» les personnages tellement leur faciès a été modifié pour ressembler aux héros de Hergé. Pour le reste, les personnages s'avèrent fidèles à la bande dessinée, soit par les vêtements qu'ils portent et aussi leur caractère. Soyez attentifs car après le générique, le réalisateur y va d'un hommage à Hergé.

Plusieurs ont critiqué l'action ininterrompue à partir de la deuxième moitié du film. Je pense que ce feu roulant est voulu afin de garder le spectateur en haleine et ainsi évite les temps morts. Une astuce idéale pour un film qui sera présenté aux Américains. Ceux-ci connaissent bien plus que Steven Spielberg que Tintin. Plusieurs amateurs de bande dessinée se rendront au cinéma uniquement pour l'association de deux grands du cinéma: Spielberg et Peter Jackson. Grâce à ces deux noms, ils plongeront à jamais dans un univers magnifique qui vaut bien plus que les Twilight de ce monde.

Si les résultats au box-office sont concluants, une suite sera proposée d'ici trois ans et portant sur les aventures de Tintin, Milou et Haddock dans le Temple du Soleil. Déjà, après trois journées d'exploitation au Québec, le film a cumulé 1,5 million de dollars au box-office et 233,7 millions depuis le 26 octobre en Europe.

THE ADVENTURES OF TINTIN: THE SECRET OF THE UNICORN (Les Aventures de Tintin: le Secret de la Licorne). Réalisé par Steven Spielberg et produit par Peter Jackson. Avec Jamie Bell (Tintin), Andy Serkis (Haddock), Daniel Craig (Sakharine/Rackham le Rouge), Nick Frost (Dupond), Simon Pegg (Dupont), Toby Jones (Aristide Filoselle), Gad Elmaleh (Omar Ben Salaad), Kim Stengel (Bianca Castafiore). Durée: 107 minutes. Budget: 130 millions.

mercredi 11 mai 2011

Superhéros

Un superhéros est généralement un homme ou une femme aux pouvoirs extraordinaires que l'on retrouve dans les comics américains. Ils se distinguent par leurs capacités surhumaines, leur intelligence supérieure ou un équipement d'une technologie parfois très avancée. Leur passé est souvent lié à des pertes familiales ou des pertes tragiques qui ont modifié leur cheminement personnel.

Sans détour, j'admets que je suis fan de superhéros. D’une part, parce que les réalisations cinématographiques les mettant en vedette comportent des trouvailles exceptionnelles. D’autre part, parce qu’ils amènent un aspect de justice et des valeurs importantes aux enfants. Bien que ce ne soit pas tous les films de héros qui soient destinés aux enfants, la plupart leur offre une part de rêve et d’amusement considérables. Plusieurs pensent que ce n'est pas bien que les jeunes s'identifient aux héros parce qu'ils emploient des méthodes violentes pour arriver à leurs fins. Cependant, il revient aux parents d'expliquer à leur enfant le bon ou le mauvais et de leur faire comprendre que la violence n'est pas une fin en soi.

Voici donc un petit résumé des superhéros que nous connaissons le plus grâce à des comics américains, des séries télévisées animées et des productions cinématographiques d’envergure.

The Avengers: Pour faire concurrence à Justice League of America créée par DC Comics, Marvel, par l’entremise de Stan Lee et Jack Kirby, donne naissance aux Avengers en 1963, groupe comprenant notamment Iron Man, Thor, Capitaine America et Hulk. Fort du succès de Iron Man au box-office, Marvel a décidé de mettre The Avengers en chantier. Pour préparer la table, on a eu droit à clins d’oeil savoureux dans Incredible Hulk, Iron Man et Thor.

Batman : Batman voit le jour en 1939 sous les crayons de Bob Kane et Bill Finger. À la mort de ses parents, le jeune Bruce Wayne est le seul héritier de la fortune de son père. Il grandit et lorsqu'il atteint la force nécessaire, il combat le crime sous l'identité d'un mystérieux homme chauve-souris. Batman n'a pas de super pouvoirs. Plusieurs séries mettront en vedette le chevalier masqué, dont celle de 1966 à 1968, précédée d’un film, tous deux encore populaires aujourd’hui avec Adam West dans le rôle de Batman. C’est en 1989 que le phénomène Batman revoit le jour au cinéma. Dirigé par Tim Burton et interprété par Michael Keaton, le héros de Bob Kane devient l’une des superproductions les plus lucratives de tous les temps. Keaton reprend le rôle en 1992 dans Batman Returns, mais cède sa place à Val Kilmer dans Batman Forever et à George Clooney dans Batman & Robin, les deux réalisés par Joel Schumacher, mais moins bien réussis que ceux de Tim Burton. Huit ans après le « flop » Batman & Robin, Christopher Nolan redonne vie à la chauve-souris avec le très réussi Batman Begins avec Christian Bale dans le rôle-titre. Suivra l’exceptionnel The Dark Knight, film testament de l’acteur Heath Ledger qui joue un Joker machiavélique au possible. Le tournage de la prochaine aventure est démarré en vue d’une sortie en juillet 2012 sous le titre de The Dark Knight Rises.

Blade : Bien que Blade ait connu ses jours de gloire sur grand écran, la bande dessinée est née en 1973 par Marv Wolfman et Gene Colan. Wesley Snipes a brillamment interprété le justicier mi-homme mi-vampire à trois reprises de 1998 à 2004. Une série télévisée a aussi été réalisée, mais n’a duré que 12 épisodes, sans Snipes.

Captain America : Captain America nait en 1940, en pleine Deuxième Guerre mondiale, sous les pinceaux de Jack Kirby et Joe Simon. Le but était de profiter de la mode Superman, créé deux ans plus tôt, mais aussi, Captain America amenait un symbole unique de patriotisme américain en pleine guerre. Au cinéma, malgré quelques séries B parfois inconnues, ce n’est qu’en 2011 qu’un super long-métrage met en vedette le capitaine. Chris Evans, qui jouait déjà la Torche humaine dans les 4Fantastiques, sera Captain America.

Catwoman : Le magnifique personnage de la série Batman interprétée par de magnifiques femmes obtient sa chance au cinéma en 2004 avec Halle Berry. Une CATastrophe à tous points de vue pour l’ennemi féminin # 1 de Batman. Heureusement, le souvenir de Michelle Pfeiffer, Lee Meriwether, Eartha Kitt et Julie Newmar persiste.

Condorman : Vous ne le connaissez pas? Possible, Condorman est le héros d’un film réalisé en 1981 par Charles Jarrott. Le rôle-titre revient à Michael Crawford, dans la peau d’un dessinateur s’imaginant les aventures d’un héros nommé Condorman. Mais il s’inspirera de ses propres aventures pour sa création.

The Crow : Le Corbeau est inspiré d’un destin tragique, celui de la petite amie de son créateur, James O’Barr. Pour surmonter le décès de celle-ci, le dessinateur donne naissance au Corbeau en 1989. Dès 1994, la série est adaptée au cinéma et c’est le fils de Bruce Lee, Brandon, qui tient le rôle d’Éric Draven. Un peu avant la fin du tournage, le jeune acteur de 28 ans est atteint d’une balle et décède dans les heures qui suivent. Le tournage est complété et le film connaît un succès par son univers gothique unique, par la tragédie liée à l’auteur, l’acteur et l’histoire elle-même. Des suites médiocres verront le jour et n’égaleront jamais le caractère original du film réalisé par Alex Proyas. On parle d’un remake en 2013 avec Bradley Cooper dans le rôle d’Éric Draven.

Daredevil : L’homme sans peur, Daredevil, apparaît pour la première fois en 1964 grâce à Stan Lee et Bill Everett. La particularité unique de ce héros est qu’il est aveugle, mais ses autres sens sont décuplés à un point inimaginable. Au cinéma, Ben Affleck incarne le personnage en 2003 dans la seule grosse production consacrée à Daredevil jusqu’à ce jour. Toutefois, le personnage d’Elektra Natchios, jouée par Jennifer Garner, voit sa carrière prolongée l’espace d’un film, très mal accueilli par la critique, en 2005.

Darkman : Darkman n’est pas adapté d’une bande dessinée et voit le jour au cinéma en 1990 avec l’excellent Liam Neeson dans le rôle de Peyton Wetslake (Darkman). Un généticien est présumément assassiné par des tueurs voulant récupérer des documents incriminants pour leur patron. Grâce à ses recherches en matière de peau synthétique, Westlake réussit à se venger. La popularité du film a généré deux suites, réalisées directement pour des sorties vidéo. Arnold Vosloo remplace Liam Neeson dans le rôle principal.

Fantastic Four : Les 4 Fantastiques font leur première apparition en 1961 grâce à Stan Lee et Jack Kirby. Ils sont composés de Mr. Fantastique (Reed Richards), la Femme invisible (Sue Storm), la Torche humaine (Johnny Storm) et la Chose (Ben Grimm). Ensemble, ils luttent contre des forces extraterrestres voulant anéantir la Terre. Les aventures des 4 Fantastiques sont portées à l’écran en 2005 et 2007 avec un certain succès, sans pour autant épater la galerie.

The Flash : Le Flash est né en 1940 sous les crayons de Gardner Fox et Harry Lampert. Le personnage a la particularité de se déplacer à une grande vitesse. Au cinéma, The Flash a connu une carrière pour la télévision et la vidéo au début des années 90. On parle d’une super production hollywoodienne pour 2013.

Ghost Rider : Ghost Rider a connu plusieurs versions, mais la première remonte à 1967 par Roy Thomas et Dick Ayers. Johnny Blaze (Ghost Rider) est un cascadeur qui conclut un pacte avec Mephisto. La nuit, il devient un diabolique motard osseux qui conduit sa bécane dans le but d’éliminer des criminels véreux. Au cinéma, Nicolas Cage a prêté ses traits à Johnny Blaze dans un film sorti en 2007. Il doit rependre du service dans une production prévue à l’hiver 2012.

The Green Hornet : Le Frelon vert a entrepris ses aventures à la radio en 1936 pour ensuite être transposé en bande dessinée. Le personnage est créé par George W. Trendle et Fran Striker. Avec son fidèle bras droit Kato, le Frelon vert combat le crime tout en étant rédacteur en chef du Daily Sentinel. Le personnage masqué verra ses aventures portées quelques fois au petit écran, particulièrement dans une série de 26 épisodes durant la saison 1966-67. Le grand Bruce Lee jouait le rôle de l’Asiatique expert en arts martiaux. Les deux ont même fait une apparition dans la série Batman. En 2011, après plusieurs années de préparation, Le Frelon vert a eu sa chance au grand écran avec Seth Rogen et Jay Chou. Critiques mitigées pour un film tout de même rigolo.

The Green Lantern : Héros créé en 1940 par Bill Finger et Martin Nodell, il tire ses super pouvoirs d’un anneau vert (lanterne stylisée) lui donnant le pouvoir de créer tout ce qu’il désire, mais qui n’a aucun effet sur la couleur jaune. Le Green Lantern connaît 4 générations de sa création jusqu’à aujourd’hui. C’est celui de Hal Jordan, de l’Âge d’argent, qui servira de personnage principal au film mettant en vedette Ryan Reynolds et réalisé par Martin Campbell. Dans le cas présent, il est un pilote d’essai qui reçoit l’anneau d’un extra-terrestre mourant.

Guyver : Clin d’œil à mon ancien élève Martin Tessier. Il s’agit d’une série de mangas japonais. Guyver est une armure sophistiquée qui confère de grands pouvoirs à son propriétaire. Adapté en dessin animé et au cinéma, en série B, avec Mark Hamill au début des années 90, sous le titre de Mutronics en version française.

Hancock : Non basé sur des comics, l’antihéros Hancock possède tous les pouvoirs au monde, mais n’a pas la classe qui va avec les responsabilités. Si Will Smith est un excellent acteur, cette excellence ne se reflète aucunement sur ce scénario très ordinaire.

Hellboy : Bande dessinée créée en 1994 par Mike Mignola. Un démon est recueilli par l’armée américaine lors de la Deuxième Guerre mondiale. Celui-ci devait servir aux nazis pour gagner cette guerre. Hellboy travaille aujourd’hui pour le Bureau de la défense et des recherches paranormales. Hellboy a vu le jour au cinéma en 2004 et 2008 avec Ron Perlman dans le rôle principal et réalisé par Guillermo Del Toro.

Hulk : Le héros qui me faisait le plus peur étant enfant est l’œuvre des prolifiques Stan Lee et Jack Kirby. Bruce Banner, homme de carrure normale, se transforme en gigantesque créature verte quand il est en colère. Hulk a été adapté dans une populaire télé-série de 1977 à 1982 et des films pour la télévision à la fin des années 80 avec Bill Bixby dans le rôle de Bruce Banner et l’athlète Lou Ferrigno dans le rôle de l’Incroyable Hulk. Sur grand écran, Hulk a vu ses aventures en salles à deux reprises. En 2003, le réalisateur Ang Lee a présenté une œuvre plutôt ennuyante avec Éric Bana dans le rôle de Banner. En 2008, sa suite, ou son remake ou sa recharge est nettement mieux avec Edward Norton. On y glisse Robert Downey Jr. dans le rôle de Tony Stark, pavant la voie à The Avengers. Toutefois, ce sera Mark Ruffalo qui interprètera Bruce Banner.

Iron Man : Le milliardaire Tony Stark est un homme sans pouvoir, mais doté d’un costume de fer le rendant presque indestructible. Iron Man voit le jour en 1963 grâce à Stan Lee (qui d’autre), Jack Kirby, Larry Lieber et Don Heck. Une série animée de 13 épisodes a été produite en 1966 ainsi que d’autres en 1994 et dans les années 2000. Au cinéma, deux films ont été tirés de la bande dessinée avec Robert Downey Jr. dans le rôle principal et ont été salués par la critique. Iron Man sera de retour dans The Avengers et dans une troisième aventure en 2013.

Justice League of America : Groupe de superhéros de l’univers DC Comics mettant en vedette principalement Superman, Batman, Wonder Woman, The Flash, Green Lantern, Aquaman et Martian Manhunter. Ce groupe défend la Terre contre des attaques extra-terrestres, les mégalomanes et les savants fous. Une série animée est créée en 2001 par Bruce Timm. Un projet produit par la Warner est sur les rails pour 2013.

Kick-Ass : La BD est créée en 2008 par Mark Millar et John Romita Jr. Un jeune homme veut combattre lui-même le crime et devient un superhéros bien malgré lui. Adapté au cinéma dès 2010 avec un succès intéressant avec un humour noir et une violence parfois déconcertante. Le personnage le plus spectaculaire : la karatéka mortelle Hit-Girl qui n’a que 10 ans.

The Mask : La paternité de la série, créée en 1991, revient à Mike Richardson, Randy Stradley, Mike Badger, John Arcudi et Doug Mahnke. Le Masque connaît plusieurs versions qui se concentrent toutes sur le masque magique. Cependant, ce sont différents personnages qui se retrouvent à porter le masque. Lorsque le héros met le masque, il se transforme en homme au crâne chauve et vert, commettant une multitude de délits avec plus d’un tour dans son sac. La BD est adaptée au cinéma à deux reprises : en 1994 avec Jim Carrey dans le rôle de Stanley Ipkiss et en 2005 avec Jamie Kennedy. Cependant, sans Jim Carrey, la suite ne connaît pas le succès du premier film. Une série animée est aussi adaptée pour la télévision.

The Phantom : Lee Falk est l’homme derrière le Fantôme qui vit le jour en 1936. Le Fantôme est un jeune homme vivant dans la jungle qui poursuit une tradition vieille de 20 générations où les descendants combattent le crime. Comme il ne semble jamais mourir, il est surnommé le fantôme. L’adaptation la plus connue date de 1996 avec Billy Zane, mais récemment, une minisérie canadienne a été produite avec Ryan Carnes.

The Punisher : Issu de l’univers de Spider-man, the Punisher apparaît en 1950. Frank Castle mène une ville tranquille avec sa famille quand celle-ci est assassinée. Il devient alors The Punisher et nettoie la ville de toutes les crapules. Adapté médiocrement en 1989 avec Dolph Lundgren, médiocrement en 2004 avec Thomas Jane et John Travolta et médiocrement en 2008 avec Ray Stevenson.

The Rocketeer : Créé en 1982 par Dave Stevens, le Rocketeer relate les aventures d’un aviateur qui, dans les années 30, découvre un prototype de fusée dorsale. Mais sa découverte est convoitée par des organisations criminelles. Une seule présence au cinéma, en 1991, avec Bill Campbell et Timothy Dalton.

The Shadow : Le Shadow débute à la radio au début des années 1930 jusqu’en 1954, les histoires sont scénarisées par Walter B. Gibson. Parallèlement, ses aventures verront le jour sous forme de comics. Plusieurs adaptations cinématographiques verront le jour à partir de 1937 et dans les années 40. C’est en 1994 que la dernière réalisation du Shadow prit d’assaut le grand écran avec Alec Baldwin dans le rôle principal.

Spawn : La bande dessinée a vu le jour en 1992 grâce au brillant Todd McFarlane. Spawn était Al Simmons, membre de commando de l’armée, assassiné par son supérieur de la CIA. En enfer, il conclut un pacte Malebolgia qui en échange de son âme, pourra revoir sa femme et se venger. Bien que le personnage évolue grandement dans la BD, Spawn n’obtient qu’une seule chance au cinéma en 1997 avec Michael Jai White dans le rôle-titre. Le succès s’avère moyen et le scénario parfois stupide.

Spider-man : Le héros # 1 de Marvel est créé par Stan Lee et Steve Ditko et apparaît pour la première fois en 1962. Peter Parker, un photographe à la pige du Daily Bugle, est mordu par une araignée radioactive. Il obtient des pouvoirs extraordinaires, se déplaçant de gratte-ciel en gratte-ciel grâce à des toiles qu’il lance et des réflexes qui dépassent la logique. La première série animée date de 1967 qui compta cinq saisons. Plusieurs autres ont été produites, surtout dans les années 2000 pour entourer le premier film sorti en 2002 mettant en vedette Tobey Maguire. Spider-man connaîtra deux suites en 2004 et 2007 et une recharge est prévue pour 2012 avec un nouvel acteur, Andrew Garfield.

The Spirit : Le Spirit est un justicier masqué créé en 1940 par Will Eisner. Denny Colt est un jeune prétendument assassiné qui survit miraculeusement. Suite à cela, il décide de combattre le crime avec la bénédiction du commissaire de police. Frank Miller a réalisé l’adaptation cinématographique en 2008 sans grand succès, malgré une distribution féminine impressionnante.

Steel : Créé par Louise Simonson et Jon Bogdanove en 1993. Le héros apparaît dans une aventure de Superman. Il est vêtu d’une armure de métal et décide de venger la mort de Superman. Shaquille O’Neal, le basketteur, incarnera le héros en 1997 dans un film plutôt rigolo, mais sans impact. L’histoire s’avère aussi fort différente du comic book.

Supergirl : Supergirl est Kara Zor-el, la cousine de Kal-El (Clark Kent/Superman). Le personnage est créé en 1959 par Otto Binder et Curt Swan. Comme la popularité de Superman est indéniable, des spin-offs apparaissent dans l’univers de l’homme de Krypton. Supergirl connaître des aventures cinématographiques à une reprise en 1984 avec un casting comprenant Helen Slater, Faye Dunaway, Mia Farrow et Peter O’Toole. Supergirl fera aussi des apparitions dans la série Smallville.

Superman : Probablement le superhéros le plus connu de tous et aussi l’un des plus vieux. Il est né en 1932 de l’inspiration de Jerry Siegel et du Torontois Joe Shuster, mais c’est à partir de 1938 qu’il sera publié par l’entremise de DC Comics. Superman est à l’origine Kal-El, enfant de Krypton. Lorsque la planète est au bord de la destruction, son père Jor-El l’envoie sur Terre pour qu’il y fasse sa vie. Il est adopté par un couple âgé et emprunte le nom terrestre de Clark Kent. Peu à peu, il découvre ses pouvoirs et devient enfin Superman. L’histoire de Superman connaît plusieurs versions au fil des bandes dessinées, de séries télévisées et des films. Les acteurs jouant le rôle du héros en collants bleus ont connu des destins tragiques : George Reeves, acteur de la série des années 50, est mort dans des circonstances mystérieuses en 1959. Christopher Reeve, celui qui l’a incarné au cinéma à quatre reprises, est devenu quadriplégique après un accident de polo et décédé en 2004. Finalement, après avoir obtenu le rôle de Superman, Brandon Routh n’a pas connu une carrière tellement florissante. Pour 2012, on annonce the Man of Steel qui mettra en vedette Henry Cavill. Reste à savoir s’il saura relancer la série qui a connu ses meilleurs moments avec les deux premiers films. Outre les films, plusieurs dessins animés sont sortis dans les dernières années mettant en vedette Superman dans diverses organisations. Finalement, les séries Lois & Clark ainsi que Smallville ont connu des succès de plusieurs saisons à la télévision. Superhéros favori de Stephen Gooch.

Thor : Basé sur la mythologie nordique, Thor voit le jour en 1962 grâce à Stan Lee, Jack Kirby et Larry Lieber. Devant l’arrogance de son fils Thor, le roi Odin décide de punir son fils et de l’envoyer sur Terre sans pouvoir (sans son marteau) et dans la peau d’un médecin. Les aventures de Thor ont connu quelques adaptations, dont en dessin animé en 1966 et autres films pour la télévision ou d’origine étrangère. Mais l’adaptation la plus solide est celle parue cette année avec Chris Hemsworth, Anthony Hopkins et Natalie Portman avec Kenneth Branagh derrière la caméra,

Teenage Mutant Ninja Turtles : Les héros des enfants, les Ninja Turtles de Kevin Eastman et Peter Laird, ont vu le jour en 1984. Dès 1987, la série est passée en dessin animé et le premier film avec des acteurs réels est sorti en 1990, le deuxième en 1991 et le dernier en 1993. Un autre film sorti en 2007, en animation cette fois-ci, suivait les traces de la série animée parue en 2003.

Toxic Avenger : Un pauvre homme est victime d’une mauvaise blague et est aspergé de déchets toxiques. Il est transformé en héros affreusement laid, mais d’une puissance remarquable qui s’attaquera à tous les rapaces de Tromaville. Comédie d’honneur de série Z complètement tordante. Toxic est apparu au cinéma à quatre reprises et une autre suite est en préparation.

Ultraman : Héros japonais créé dans les années 60 et connu du public par une série télévisée anciennement diffusée à Radio-Canada et par quelques films. Le héros est une sorte d’extra-terrestre avec des dons en arts martiaux et pouvant émettre de puissants lasers. Les personnages sont créés par Eiji Tsuburaya, responsable de Godzilla.

V for Vendetta: Le héros masqué V est créé en 1982 par Alan Moore et David Lloyd. Dans un monde postapocalyptique où la Grande-Bretagne a été épargnée de la Guerre civile, le chaos règne tout de même avec un anarchiste seulement connu du nom de V. Une seule adaptation au cinéma, fort réussie, en 2006 avec Natalie Portman et Hugo Weaving. L’histoire ressemble à un croisement avec l’Allemagne hitlérienne et un futur technologique sans espoir.

Watchmen : Alan Moore est aussi à la tête de Watchmen avec le dessinateur Dave Gibbons. Ensemble, il met au point une équipe de superhéros qui opérait depuis la guerre du Viet Nam. Lorsque l’un d’eux est assassiné, le seul encore en service, Rorschach, mène une enquête afin de résoudre le mystère. Le roman graphique a connu une très grande popularité et remporte même le prix Victor Hugo. Quelques adaptations en dessins animés sont aussi disponibles et le film est sorti en 2009, mais contrairement au travail sur papier, il n’a pas connu le succès escompté.

Wonder Woman: Membre de la Justice League of America, Wonder Woman a aujourd’hui 70 ans. C’est en 1941 que William Moulton Marston et le dessinateur H.G. Peter mettent sur papier cette Amazone de l’île de Themyscira qui, avec ses pouvoirs et ses cadeaux des Dieux, se révèle être un modèle de féminisme tout en défendant la nation. Son adaptation la plus célèbre fut incarnée par Lynda Carter dans les années 70. Un film pour la télévision, prévu pour cette année, a déjà fait couler beaucoup d’encre en ce qui concerne le costume de l’héroïne qui était trop sexy pour un public jeune.

X-Men : Le groupe des X-Men est créé en 1963 par Stan Lee et Jack Kirby. Ces mutants sont chacun dotés de pouvoirs surnaturels et sont formés par le professeur Charles Xavier. Sauf que tous les mutants ne sont pas bons et plusieurs se retrouvent avec le machiavélique Magneto, ancien ami de Xavier. Le personnage le plus charismatique est sans doute Wolverine, aussi captivant dans les comics, que dans la série animée et dans les films. Trois productions cinématographiques ont été présentées de 2000 à 2006, la deuxième se révélant la meilleure. Les origines des X-Men sont aussi explorées dans Wolverine en 2009 et First Class cette année.

Zorro : Bien qu’il ne soit pas un superhéros issu des comics américains, Zorro (renard en espagnol) est pour moi un justicier unique en son genre. Il apparaît pour la première en 1919 à partir de l’imagination de Johnston McCulley. Vêtu de noir, avec une cape, un chapeau et un masque, Zorro entreprend de devenir justicier pour défendre la population de Los Angeles de la fin du XIVe siècle contre la garnison espagnole. Avec de son fleuret, de cheval Tornado et de son fouet, Zorro est le symbole de la résistance californienne. Les adaptations télévisées et cinématographiques de Zorro pleuvent. À la télé, la série de 1957 mettant en vedette Guy Williams a charmé une génération autant que la performance charismatique de Antonio Banderas dans le Masque de Zorro et sa suite. D’autres ont sûrement suivi la série présentée à Radio-Canada la semaine en fin d’après-midi avec Duncan Regehr dans le rôle du justicier masqué.