Affichage des articles dont le libellé est Histoire. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Histoire. Afficher tous les articles

vendredi 5 décembre 2014

Maurice Richard et Jean Béliveau

Jean Béliveau
 14 années séparent la mort de Maurice Richard et celle de Jean Béliveau. Les deux hommes ont été coéquipiers pendant huit ans chez le Canadien de Montréal. Je me suis à réfléchir depuis longtemps sur la manière dont serait célébrée la mort du Gros Bill. Est-ce que ce serait souligné de la même façon que le Rocket? Une exposition en chapelle ardente au Centre Bell? Des funérailles nationales? La direction du Canadien par le biais de son président et propriétaire Geoff Molson a décidé d'honorer Béliveau à la hauteur de sa réputation. De plus, le Premier ministre Philippe Couillard a décrété des funérailles nationales.

Maurice Richard
Deux hommes au caractère différent. Maurice Richard c'était la fureur, la ténacité, l'émotion. Ses yeux parlaient d'eux-mêmes. Il a marqué son époque, mais aussi le Québec en entier. On n'a qu'à penser à l'émeute du Forum de 1955 où on a vu une population comme jamais derrière un homme de hockey. Un tel événement ne serait jamais arrivé pour Jean Béliveau. Non pas que Béliveau n'avait pas la population derrière lui, mais seulement qu'il n'était pas le même type de joueur que Richard. La classe et la grâce du Gros Bill étaient opposées à la détermination du Rocket.

Jean Béliveau a déjà eu la possibilité de devenir le gouverneur général du Canada. Un poste qu'il aurait accompli dignement tant qu'il était respecté et tant il respectait tous ceux qui l'entouraient. Peut-être trop digne aussi pour être un politicien. Si Béliveau était un élément de la nature, il serait un arbre. Grand, fort, majestueux, celui sur qui tous s'appuient. Le Rocket, ce serait le vent, la pluie, la tempête, l'ouragan, incessant, tourbillonnant, cette fureur qui s'éteint que lorsque la mission a été accomplie.

Certains questionnent le bienfait de mettre les drapeaux en berne pour un joueur de hockey quand plusieurs autres hommes ou femmes dignes pourraient mériter cet honneur. La notoriété joue un grand rôle dans cette décision et on ne peut pas mettre un drapeau en berne constamment. Je trouve que c'est néanmoins un beau geste qui unit en quelque sorte la population.

samedi 28 juin 2014

Première Guerre mondiale: 100 ans

Le 28 juin 1914 à Sarajevo, le double assassinat de l'archiduc François-Ferdinand, héritier du trôner d'Autriche-Hongrie, et de son épouse Sophie Chotek, fut l'élément déclencheur de la Première Guerre mondiale. Une guerre qui a fait 16 millions de morts, une guerre qui a redéfini la carte de l'Europe, une guerre qu'on surnomme encore aujourd'hui la Grande Guerre.

Dans les faits, elle débute le 28 juillet 1914, lorsque l'Autriche déclare la guerre à la Serbie. Quelques jours plus tard, l'Autriche déclare la guerre à la Russie. Allié à l'Autriche, l'Allemagne déclare la guerre à la Russie le 1er août et à la France le 3 août. Le Royaume-Uni déclare la guerre à l'Allemagne le 4 août et à l'Autriche le 13 août. Le Japon déclare la guerre à l'Allemagne le 23 août (ils seront alliés lors de la Deuxième Guerre). Finalement, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à la Turquie le 3 novembre.

Les belligérants

Royaume de Serbie, France, Empire britannique (dont fait partie le Canada), Empire russe, Royaume d'Italie, États-Unis, Royaume de Roumanie, Empire du Japon, Belgique, Portugal et Royaume de Grèce.

contre

Empire allemand, Empire austro-hongrois, Empire ottoman et Royaume de Bulgarie.

La guerre se termine le 11 novembre 1918. L'ennemi rend les armes. Ce n'est par contre que le 28 juin 1919 que le Traité de Versailles est signé, mettant fin «officiellement» à la Première Guerre mondiale. Sauf qu'au point de vue administratif, elle ne sera qu'officiellement terminée en 1923 dans certains pays.

Pour plus de détails, promenez-vous sur le web où les faits historiques pleuvent.

jeudi 29 mai 2014

Il y a 100 ans, l'Empress of Ireland coulait

L'Empress of Ireland
Le Titanic marque l'imaginaire depuis maintenant 102 ans. Et pour cause, la tragédie était impensable, on disait que même Dieu ne pouvait couler ce navire. L'arrogance des hommes face à Dieu les a coulés au fond de l'Atlantique, à plus de 4000 mètres de profondeur. Deux ans plus tard, une autre tragédie, toute aussi meurtrière, et beaucoup plus proche de nous, marqua la population mondiale: le naufrage de l'Empress of Ireland.

Lancé en 1906, le navire est majustueux, il fait 168 mètres de longueur et peut aller à la vitesse de 20 noeuds (37 km/h). À son bord, il peut loger 2000 personnes, soit 1580 passagers et 420 membres d'équipage. En comparaison, le Titanic est long de 268,4 mètres et peut contenir 2435 personnes.

Le Storstad, charbonnier norvégien
Le navire quitta le port de Québec vers 16h30 le 28 mai 1914 et il se dirige tranquillement vers Liverpool, en Angleterre. Après minuit, il déposa le pilote à Pointe-au-Père, tout juste à côté de Rimouski, dans le Bas-St-Laurent. Vers 1h55 du matin, il est accidentellement frappé du côté tribord par un charbonnier norvégien, le Storstad. L'eau pénètre rapidement dans l'Empress of Ireland et en seulement 14 minutes, il sombre au fond des eaux glaciales du fleuve St-Laurent.

Au total, seulement 465 des 1477 personnes à bord vont survivre, ce qui constitue pratiquement un miracle compte tenu de la rapidité du naufrage. De plus, de par sa position à la suite de la collision, il était impossible d'utiliser des bateaux de sauvetage (un seul a pu être utilisé). Onze compartiments étanches avaient été prévus par les ingénieurs en cas de naufrage pour laisser le temps aux passagers de quitter. Mais comme le Storstad a carrément sectionné l'Empress en deux, ces compartiments étaient complètement bousillés.

Une commission d'enquête royale a été mise sur pied dans les semaines qui ont suivi la catastrophe. Bien plus de confusions et de contradictions qu'autres choses l'ont marquée. Et puis sans qu'on puisse trouver un réel coupable, la commission d'enquête a sombre, elle aussi, dans l'oubli en raison du début de la Première Guerre mondiale.

L'épave a été relocalisée le 17 juillet 1964. Et depuis, plusieurs plongées ont été effectuées et de nombreux artefacts recueillis. Mais une inquiétude demeure, est-ce que les vestiges de l'Empress of Ireland sont pillés tel un tombeau égyptien?

Heureusement, l'épave est maintenant protégée et des règles strictes ont été établies afin d'empêcher que l'Empress ne soit dépouillé de ses derniers biens.

Durant vos vacances, si vous n'avez aucun projet, allez visiter le Musée de la mer de Pointe-au-Père pour en savoir plus sur l'histoire de l'Empress of Ireland et autres naufrages du St-Laurent. Et qu'à y être, continuez à rouler pendant deux heures et vous aboutirez à Matane, là où j'ai vu le jour.

Qui plus est, encore plus proche de vous, le Musée canadien de l'histoire, l'ancien Musée des civilisations, propose une exposition sur l'Empress of Ireland jusqu'en 2015. 

jeudi 5 décembre 2013

Nelson Mandela (1918-2013)

Nelson Mandela, un des hommes qui a fait le plus pour la liberté de son peuple et de l'humanité, est décédé aujourd'hui à Johannesburg en Afrique du Sud.

Mandela a passé 27 ans en prison de 1963 à 1990. Plusieurs pays dans le monde ont milité pour sa libération. Quatre ans après celle-ci, il est devenu Président de la République d'Afrique du Sud et ce jusqu'en 1999.

Il aura lutté dans diverses causes, dont la pauvreté et le sida, mais c'est sa lutte contre l'apartheid qui sera la plus reconnue. Pendant toute sa vie, il essaiera d'éliminer le racisme subit par les Noirs de son pays. L'apartheid sera aboli le 30 juin 1991.

Il laisse un héritage planétaire inoubliable.

Plusieurs livres, films et documentaires ont été faits sur sa vie.

mardi 23 juillet 2013

Le bébé royal est arrivé (mise à jour)

Le prince William et la princesse Kate Middleton sont maintenant les parents d'un petit garçon. Les détails précis ne sont pas encore connus, mais le poupon est né le 22 juillet en après-midi dans un hôpital londonien. Il est le troisième héritier du trône après son grand-père Charles et son père William. Son arrière-grand-mère, la Reine Elizabeth II, règne depuis 1952.

Les médias du monde entier faisaient le pied de grue devant l'hôpital pour avoir le tout dernier scoop. Pas un cadeau pour un couple qui veut seulement avoir un enfant. Mais la vérité est que ce n'est pas n'importe quel enfant, qu'on le veuille ou non. Il est dans sang royal et son avenir sera scruté à la loupe jusqu'à ce qu'il accède au trône.

Est-ce que les médias parlent trop de cet événement? Certes, les réseaux ne font qu'en parler. On exagère même en nous présentant des reportages sur la vie entière de William et de Kate. On oublie comment la mère du prince est décédée, constamment harcelée par les paparazzi qui voulaient tout savoir d'elle. C'est un miracle que son fils n'ait pas été affecté par cela.

On raconte qu'il pourrait se passer une semaine avant qu'on ne sache le nom du bébé. Ce sera encore une autre grande nouvelle qui sera vue et entendue partout dans le monde. Les grands analystes de la monarchie britannique iront de leurs prédictions quant au nom. Ha! Ha! Ha! Un peu ridicule.

Au moins, William et Kate projettent une belle image, un couple accessible, proche des gens, tout le contraire de l'image projetée par la Reine et le Prince Charles. Le Prince Harry, lui, s'amuse sûrement face à tout cela.

MISE À JOUR

Le jeune garçon portera le nom de George Alexander Lewis.


lundi 15 avril 2013

Pleins feux sur Jackie Robinson

Le 15 avril 1947, Jackie Robinson allait marquer à jamais l'histoire du baseball majeur, mais aussi celle des Noirs et de l'Amérique entière. Alors que les joueurs de baseball noirs évoluaient dans des ligues à part, que les hommes et les femmes afro-américains vivaient dans des quartiers en retrait des Blancs, Jackie Robinson devint le premier joueur à évoluer dans le baseball majeur et il ouvrait la voie à la révolution des droits civiques.

Ce sont les propriétaires des équipes de baseball eux-mêmes qui avaient déclaré qu'aucun joueur de «couleur» ne pouvait revêtir un uniforme d'une équipe des majeures. Une interdiction vieille de 60 ans, bien avant le 20e siècle, appuyée sur les décisions de la Cour suprême des États-Unis.

Branch Rickey
Jackie Robinson est né le 31 janvier 1919 à Cairo, en Géorgie. Il déménage très jeune en Californie et fréquente UCLA où il est excellent au baseball, au football, au basketball et en athlétisme. Il servira ensuite dans l'armée de 1942 à 1944. En 1945, il fait ses débuts dans le baseball professionnel dans la Ligue des Noirs avec les Monarchs de Kansas City. Fait inusité, il ne jouait plus au baseball depuis cinq ans.

L'année suivante, il quitte la Negro League, lorsqu'il est mis sous contrat par Branch Rickey, directeur-gérant des Dodgers de Brooklyn. Robinson débarque alors à Montréal, chez les Royaux, club-école des Dodgers. Rickey va former Robinson en le préparant à la montagne d'insultes auquel il sera soumis. Il fera ses débuts officiels avec les Royaux le 18 avril 1946, tous le suivent, Noirs, Blancs, partisans, détracteurs. Il est adulé, il domine.

Jackie Robinson
Il domine tellement que sa place est dans les Majeures. Mais avec une politique inflexible en matière d'acceptation des races, les dirigeants des équipes doivent assouplir leurs règlements. Ça, c'est le travail de Branch Rickey. Mais même si le grand patron des Dodgers estime que Robinson a sa place dans l'équipe, quelques joueurs de la formation même des Dodgers, originaires du Sud des États-Unis, font circuler une pétition afin de ne pas voir Jackie joindre leurs rangs. Le gérant Leo Durocher prend les devants et sermonne ses joueurs: «Je m'en moque qu'un type soit jaune ou noir, ou qu'il ait des rayures comme un putain de zèbre... Je suis le gérant de cette équipe, et je dis qu'il joue. De plus, j'ajouterai qu'il peut tous nous rendre riches.»

Le 15 avril 1947, au Ebbets Field de Brooklyn, devant 25 623 spectateurs, Robinson marque l'histoire du sport professionnel. Dans une victoire de 5-2 face aux Braves de Boston, Jackie n'obtient pas de coup sûr en trois présences, mais il change la face de sa nouvelle équipe. Il sera victime d'insultes constantes, il voudra en venir aux coups, des lanceurs l'atteindront, mais jamais ils ne seront capables de le faire fléchir. Il amène les Dodgers à la Série mondiale dès sa première saison, série perdue en 7 rencontres contre les Yankees. Mais il obtient le titre de recrue de l'année, nouveau trophée remis au meilleur joueur de première année.

Il évoluera dans les Majeures jusqu'en 1956. Fait qui est passé sous silence, après la saison 1956, il avait été échangé aux Giants de New York (qui déménageront à San Francisco en 1958). Mais le 5 janvier 1957, Jackie Robinson se retire pour de bon, après avoir laissé un héritage permanent dans le baseball. À sa retraite, 13 des 16 équipes alignaient au moins un joueur de race noire.

Dans toute sa carrière, il frappera pour une moyenne de ,311 avec 1518 coups sûrs et 137 longues balles. Il sera élu au Temple de la Renommée en 1962. Il s'éteint le 24 octobre 1972 à l'âge de 53 ans suite à un infarctus du myocarde. Sa femme Rachel est toujours vivante.

42

Chadwick Boseman
Spike Lee devait réaliser un film sur la vie de Jackie Robinson avec comme tête d'affiche Denzel Washington. Mais les années passaient et le projet n'aboutissait pas. Et surtout, Washington ne rajeunissait pas. Et puis un beau jour, le scénariste de L.A. Confidential, Brian Helgeland, a décidé de se lancer dans le projet et de réaliser lui-même le film. Sa seule grosse pointure de la distribution, et toute une quand même, c'est Harrison Ford dans le rôle de Branch Rickey. C'est un jeune acteur plutôt inconnu du nom de Chadwick Boseman qui remporte le rôle convoité de Jackie Robinson.

La réalisation de Brian Helgeland couvre les premières années de Jackie Robinson chez les Dodgers et dure 128 minutes.

Généralement salué par la critique, le film obtient les meilleurs résultats au box-office pour un long-métrage de baseball avec 27,2 millions la première fin de semaine de sa sortie. Un film que j'irai voir, c'est certain.

Jackie Robinson day

Depuis 2006, le 15 avril est le jour Jackie Robinson dans le baseball majeur. Tous les joueurs de toutes les équipes portent le numéro 42. En dehors de cette journée spéciale, le seul joueur à endosser le # 42 est Mariano Rivera des Yankees. Ce dernier a obtenu une permission spéciale de la veuve de Robinson afin de pouvoir conserver son numéro. Comme il prendra sa retraite à la fin de la saison, plus aucun joueur après lui ne portera le 42, sauf le 15 avril.

lundi 12 novembre 2012

Souvenons-nous!

Souvenons-nous des hommes et des femmes qui ont sacrifié leur vie pour sauver celles d'innocents! Souvenons-nous que des hommes et des femmes ont combattu et sacrifié leur vie pour des politiciens innocents! Souvenons-nous qu'en raison d'un innocent, 50 millions de personnes sont mortes durant la Deuxième Guerre mondiale!

Ce qui me frappait le plus durant le Jour du Souvenir, c'étaient les routes désertes. La plupart des employés du Gouvernement fédéral sont en congé lors du 11 novembre. Pour ma part, super, je me rends plus vite au travail.

Mais en marge de la visite au Musée canadien de la guerre d'Ottawa la semaine dernière avec mes élèves, je me suis plongé dans les histoires fascinantes de la Deuxième Guerre et mon opinion face à cette journée a changé.

Profondément patriotes, ces soldats et autres militaires ont mis leur vie en péril pour sauver des milliers d'autres. Sachant que la mort était peut-être au rendez-vous, quel courage incroyable ont-ils eu pour aller se battre contre la mort!

Quel courage!

Quel courage!

dimanche 4 novembre 2012

La Seconde Guerre mondiale, cette destructrice

En marge de la visite du Musée canadien de la guerre que je prépare avec mes élèves, je me suis plongé dans l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale, ce conflit planétaire ayant causé la mort de plus de 50 millions d'êtres humains, dont plus de 6 millions de Juifs en raison de l'Holocauste. Outre le prétexte de la visite du musée, c'est la sortie vidéo du documentaire intitulé Apocalypse: Hitler diffusé originalement sur les ondes de France 2 en octobre 2011.

Apocalypse: Hitler
Comment Hitler a-t-il été possible? Comment un homme peut-il être à l'origine de la perte de 50 millions de vies humaines? Pourquoi? Dans ce documentaire réalisé par Isabelle Clarke et Daniel Costelle, on raconte la manière dont ce soldat de l'armée bavaroise a pu se proclamer le Führer en route vers la Deuxième Guerre mondiale. Pourtant, Hitler aurait pu devenir une toute autre personne avec de bons parents. Mais ce refus d'entrée à l'école des beaux arts aurait été une forme d'élément déclencheur de cette folie qu'il a créée.

Tranquillement, il a développé une épouvantable obsession antisémite, à la base même de la théorie du nazisme qui consistait à éliminer toutes les races nuisibles à la race supérieure, la race aryenne. Petit à petit, il gravira les marches le menant au pouvoir, mais l'élément clé sera la Crise économique des années 30. Le peuple se cherche une nouvelle voie, des nouvelles idées qui les feront sortir du grand marasme financier qui a plongé l'économie mondiale dans un trou sans fond. Ironiquement, c'est lui, grâce à sa guerre, qui mettra un terme à cette crise mondiale, mais à quel prix.

Le documentaire est divisé en deux parties de 55 minutes, la première partie raconte les débuts de Hitler jusqu'à son putsch raté de 1924, mais qui lui permettra d'écrire son controversé manifeste Mein Kampf (Mon combat) en prison. La seconde portion du documentaire raconte son ascension vers le pouvoir à partir de 1929 en prônant un prétendu message de paix, mais en préparant la fin des temps.

La grande qualité du documentaire réside dans les images inédites et colorisées par la production. Toute la narration, faite par l'acteur/réalisateur Mathieu Kassovitz, supporte adéquatement les images saisissantes, ce qui est fabuleux.

Apocalypse: La 2ème Guerre mondiale
Suite au visionnement du documentaire ci-haut nommé, j'ai effectué une petite recherche pour savoir s'il existait d'autres documentaires dans le même genre. D'emblée, on s'en doute bien avec le titre Apocalypse. Rapidement, j'ai trouvé le documentaire Apocalypse: la Deuxième Guerre mondiale. Toujours réalisé par Isabelle Clarke et Daniel Costelle et narré par Mathieu Kassovitz, le documentaire s'étend sur six épisodes, de la montée du nazisme à la reddition complète de l'Allemagne et du Japon.

Plusieurs images sont brutales, difficiles à avaler, elles bouleversent les humains pacifiques que nous sommes. Comment ne pas être tourmenté en voyant cette pauvre femme pleurant toutes les larmes de son corps avec son enfant mort dans les bras. Juste à y penser, j'ai de la difficulté à dormir.

Le documentaire démontre toute la violence, la brutalité d'un conflit terrible qui a marqué l'humanité. Il réussit toutefois à montrer également le courage des humains qui ont sacrifié leur vie pour en sauver des millions.

Les principales batailles sont présentées et bien documentées, encore une fois avec des images colorisées d'une qualité renversante. Évidemment, les images cruelles de l'Holocauste sont touchantes et on ne peut s'empêcher de ressentir la souffrance que six millions d'hommes, femmes et enfants ont vécu. Une fin atroce, inexplicable, voulue par un homme d'une cruauté sans égal avec une conception inimaginable du monde.

Apocalype: la 2ème Guerre mondiale a été présenté en France à l'automne 2009.


Saving Private Ryan
L'enfer sur Terre, c'est bien le débarquement de Normandie du 6 juin 1944. Les forces alliées arrivaient de l'Angleterre et c'est à cet endroit de la France que la libération devait se faire. Grâce au génie cinématographique du grand Steven Spielberg, cette reproduction est considérée comme la meilleure scène de film de guerre de tous les temps selon le Magazine de cinéma Empire. D'ailleurs, cette seule scène durant près de 30 minutes a coûté 11 millions de dollars et nécessité la présence de 1000 acteurs et figurants, la plupart sont des réservistes de l'armée irlandaise.

Après le Jour J, la capitaine John H. Miller (Tom Hanks) reçoit la mission de sauver le soldat James Francis Ryan dont les trois autres frères sont morts au combat. La balance du film tourne autour de cette quête afin de trouver cet homme perdu, peut-être mort, quelque part en France.

Bien que le début soit du film soit une reproduction quasi fidèle de la réalité, la recherche du soldat Ryan ainsi que les hommes qui tentent de le retrouver sont fictifs. Malgré tout, le film est inspiré de l'histoire des quatre frères Niland, dont trois morts au combat. Un seul avait survécu.

Ce film d'une grande qualité, mais d'une violence parfois inouïe, porte avec un regard libérateur et un point de vue américain sur la guerre, a remporté cinq Oscar, dont celui du meilleur réalisateur.

Schindler's List
Le riche industriel allemand Oskar Schindler (Liam Neeson) organise le sauvetage de 1100 hommes, femmes et hommes destinés à mourir dans les chambres à gaz de Auschwitz. Les faisant travailler dans son usine, il réussit à libérer ces Juifs en attendant la fin de la guerre.

Ce n'est qu'en voyant le terrible massacre du ghetto de Cracovie que Schindler prend pleinement conscience du tragique destin que s'apprête à subir les Juifs.

Sans doute le film le plus achevé de Steven Spielberg, le film le plus difficile aussi à voir, ne serait-ce que pour le massacre du ghetto de Cracovie, quasi-impossible à regarder tellement les images sont violentes et tristes. Spielberg raconte même que le tournage en lui-même a été éprouvant, tellement les scènes à jouer étaient empreintes de douleur et de malheur.

Malgré le caractère malheureusement cruel et mortel du film, il se veut aussi une page d'histoire sur l'un des hommes les plus fascinants de cette guerre. Un homme qui grâce à son charisme, son pouvoir de persuasion, son jeu de coulisse, son amour de la vie humaine et aussi, il faut le dire, son argent a réussi à redonner espoir en l'humain dans des moments infernaux.

Les trois acteurs principaux se révèlent à la hauteur du film. Liam Neeson en riche homme d'affaires, Ben Kinglsey en comptable juif à l'emploi de Schindler et Ralph Fiennes, dans le rôle qui l'a fait connaître, celui du bourreau du camp de concentration juif.

Sorti en 1993, La Liste de Schindler a remporté 7 Oscar et est considéré comme l'un des meilleurs films de tous les temps qui traite de la Deuxième Guerre mondiale, mais aussi l'un des meilleurs réalisés tout simplement.

Une foule d'autres films traitent de la Deuxième Guerre mondiale. Je vous conseille La Chute, film allemand sorti en 2004 qui porte un regard sur les derniers jours de la vie d'Hitler ou bien Nuremberg, film pour la télévision réalisé par le Québécois Yves Simoneau. Il raconte le procès qui condamnera les grands dirigeants de cette guerre meurtrière.

Pour plus de détails sur les films portant sur cette guerre, visitez Wikipedia, la grande encyclopédie du web. En tapant films sur la Seconde Guerre mondiale, vous trouverez chaussure à votre pied.




lundi 16 avril 2012

TITANIC

On soulignait cette semaine le 100e anniversaire de la tragédie du transatlantique le Titanic. Le navire, qu'on disait insubmersible, a sombré dans l'Atlantique Nord dans la nuit du 14 au 15 avril. 1491 personnes y ont trouvé la mort et 710 autres ont eu la vie sauve, mais à quel prix. L'épave gît au fond de la mer, à près de 4 000 mètres de profondeur, à 64o kilomètres au large de Terre-Neuve. Ce n'est que le 1er septembre 1985, 73 ans après le naufrage, que l'épave sera découverte. La popularité du Titanic connaîtra un regain grâce à la sortie du film de James Cameron en 1997 et bien sûr au centenaire de l'événement cette année.

Mon but n'est pas ici de refaire l'histoire du naufrage, chacun peut faire ses recherches sur tous les moteurs disponibles et mettre la main sur de nombreux ouvrages. Ce qui m'impressionne dans cette affaire, c'est la grandeur de la tragédie, une tragédie qui encore aujourd'hui marque l'imaginaire des gens. D'ailleurs, le mot Titanic est pratiquement connu sur toute la planète, il faudrait faire des kilomètres pour trouver une personne qui n'en a jamais entendu parler.

Dernièrement, j'ai regardé de merveilleux documentaires à Radio-Canada sur la tragédie. On raconte l'histoire de ses passagers, on établit des liens avec les personnages des films qu'on a consacrés au Titanic et on raconte de quelle manière les recherches ont abouti en 1985 et comment encore aujourd'hui, le naufrage frappe l'imaginaire.

Ce qui me touche le plus, au-delà de la grandeur des événements, ce sont ces pauvres victimes, des enfants, qui n'ont pas eu la chance de vivre plus longtemps, qui ont eu pour la plupart une mort atroce, gelés ou noyés dans les eaux froides de l'océan. D'ailleurs, la dépouille d'un garçon et demi a été découverte par l'équipage du Mackay-Bennett. Ce garçon n'a pas d'identité car on ne peut retracer sa famille, elle aussi décimée. Pour lui, on célèbre des funérailles et on érige alors en son honneur la tombe de l'enfant inconnu. Mais les recherches afin de découvrir son identité ne sont pas laissées pour compte. En 2007, 95 ans après le naufrage, après des expertises et des analyses d'ADN, on identifie officiellement Sidney Leslie Goodwin comme étant l'enfant inconnu. Tous les descendants de sa famille sont alors mis au courant en Europe. Aucune inscription officielle n'est faite sur la tombe de l'enfant inconnu, mais elle est un symbole commémorant la perte de ces petits êtres qui ont perdu la vie la nuit du 14 au 15 avril 1912. Comme la photo le montre, les gens déposent des fleurs, des jouets et des peluches en sa mémoire.

Le cinéma a, à maintes occasions, repris l'histoire du Titanic pour la présenter aux hommes et aux femmes qui voulaient en connaître plus sur les circonstances ayant mené au drame. Deux films retiennent l'attention. Comme mentionné plus haut, celui de James Cameron en 1997, gagnant de 11 Oscar. Mais un autre, bien plus vieux celui-là, réalisé en 1958, intitulé A Night to Remember. Plusieurs critiques le considèrent meilleur que l'oeuvre de James Cameron. D'ailleurs, Cameron est revenu sur les lieux pour réaliser et produire Ghosts of the Abyss, un documentaire vraiment captivant. Avec l'aide de scientifiques et de l'acteur Bill Paxton, Cameron redescend dans les profondeurs de l'Atlantique pour y explorer une nouvelle fois l'épave grâce à un système de caméra perfectionné.

On a longtemps cru que le Titanic avait sombré dans les abîmes de l'Atlantique en un seul morceau. Mais ce n'est qu'avec sa découverte en 1985 qu'on s'est aperçu que la navire s'est fracturé en deux avant de couler. Les théories et les explications du naufrage ont donc été modifiées avec le temps. Tous les films réalisés avant 1985 montrent le bateau qui sombre sans se briser.

D'autres naufrages ont eu lieu depuis que le monde est monde, mais celui du Titanic est sans doute le plus connu et le plus raconté. Ici même au Québec, deux ans après le Titanic, le paquebot Empress of Ireland a connu un sort tragique. Il n'a mis que 14 minutes à sombrer. Des 1477 passagers, seulement 465 ont pu être sauvés, un véritable miracle compte tenu la vitesse du naufrage.

jeudi 8 septembre 2011

11 septembre 2001: 10 ans après les événements

La question qui se pose depuis quelques jours est bien: «Où étiez le mardi 11 septembre 2001?» Pour ma part, j'étais agent de sécurité à l'usine Alma au Lac-St-Jean. Lorsque des employés d'Alcan ont commencé à parler des événements, c'est devenu l'unique sujet de conservation, l'importance de l'usine venait de prendre le bord pour cet instant. Lorsque je suis revenu à maison vers 18h30, les bulletins de nouvelles montraient tous les événements horribles et - faut se l'avouer - spectaculaires de la journée.

Quatre avions ont été détournés. Deux ont frappé les tours du World Trade Center, un autre sur le Pentagone et le dernier dans un champ de la Pennsylvanie. Ce crash était le vol 93 de la United Airlines et la cible était le Capitole. L'histoire veut que ce soit des passagers, mis au courant par leur famille des événements qui se sont produits à New York, qui aient tenté de reprendre le contrôle de l'appareil afin d'empêcher les terroristes d'atteindre une nouvelle cible.

Rapidement, le groupe islamiste Al-Qaïda a revendiqué les attentats coordonnés. Une haine des Arabes est montée subitement. Tout de suite, les Américains ont ciblé l'Afghanistan comme pays à détruire, là où se terrait supposément le commanditaire des attaques, l'ignoble Usama Ben Laden. Ce n'est que presque 10 ans plus tard que Obama a été tué. Évidemment, une organisation avec des ramifications aussi profondes peuvent remplacer leur chef à la vitesse de l'éclair.

George W. Bush était le président des États-Unis à ce moment. Ce dernier était dans une école lorsqu'on lui a appris la nouvelle. Curieusement, il n'avait pas l'air très surpris. Plus tard, il a adopté un ton dur en ayant la certitude que des terroristes avaient détourné les avions américains. Était-ce là un prétexte pour déclarer la guerre aux radicaux islamiques?

Plusieurs ont même critiqué la structure des tours du World Trade Center, fort peu solides selon eux. «Elles auraient dû résister! disaient-il» Je ne vois vraiment pas ce qui pourrait résister à la force de l'impact d'un avion volant à 933 km/h.

Si la vie a changé pour plusieurs depuis ces tragiques événements, elle a poussé plusieurs gouvernements a rehaussé leurs normes de sécurité afin d'empêcher que d'autres attentats surviennent.

Vous, où étiez-vous le 11 septembre 2001?

vendredi 6 mai 2011

Le Trotter Slugger, le bâton légendaire

« J’ai touché au Trotter Slugger une fois et j’ai pu prendre une photo avec lui. Elle est dans mon casier et je la bénis avant chaque match.»

- Vladimir Guerrero

Le Trotter Slugger

Le légendaire Trotter Slugger a refait récemment surface. Le souvenir de cette masse métallique a rebondi dans la mémoire des gens comme une épée déchire un Troll. Plusieurs se posent la question : d’où vient cette légende? Après de longues recherches dans les encyclopédies du baseball et de multiples entrevues avec des intervenants liés à la balle, j’ai retracé l’histoire légendaire du Trotter Slugger.

Cette histoire a débuté en 1922. Bien que les bâtons utilisés dans les Majeures étaient tous en bois, plusieurs propriétaires d’équipes mineures pensaient les remplacer par des bâtons de métal, nettement plus solides, durables et surtout moins coûteux. Le questionnement dura quelque temps puis on annonça la création d’une série de bâtons de baseball en aluminium de marque Louisville Slugger.

Ces bâtons étaient fabriqués à Louisville au Kentucky où on retrouve une usine d’aluminium. Mais le dirigeant de l’endroit voulait aider la nouvelle usine Alcan d’Arvida au Saguenay qui allait justement ouvrir. Bien que la production s’amorça au Kentucky, c’est à Arvida qu’est fabriqué le Louisville Slugger unique, le bâton des bâtons, conçu à partir de la première coulée d’aluminium d’Alcan.

La légende dit que Babe Ruth et Ty Cobb brillaient par leur présence lors de cette coulée historique. Mais ce qu’on ignore, c’est que l’arrière-grand-père de Martin Trottier, Herchmans Trottier, était aussi sur les lieux. Celui-ci représentait les employés d’Alcan. Dès la fabrication, il signa un contrat d’exclusivité pour que le bâton demeure dans la famille Trottier.

Pour créer le bâton, on avait importé de la bauxite du Venezuela. Le grand-père d’Andres Galarraga s’était d’ailleurs assis sur la montagne de bauxite ayant servi à cette coulée d’aluminium. Déjà, la puissance de la frappe avait envahi le bâton.

Le bâton fit le tour de l’Amérique, il fut touché par les grands baseballeurs : Joe DiMaggio, Lou Gehrig, Willie Mays, Jackie Robinson et Ted Williams, pour ne nommer que ceux-là. On raconte même que Marilyn Monroe, alors épouse de Joe DiMaggio, aurait mis la « batte » sur sa poitrine. De quoi faire rêver le Président Kennedy.

Après avoir parcouru les stades à titre d’emblème international du baseball, le bâton revint à ses propriétaires; la famille Trottier. Le petit-fils de Herchmans, Berchmans Trottier, le reçut en cadeau. Il le conserva dans un coffret de sécurité dans sa propre chambre. Quand il jouait avec ses copains, il utilisait la « massue ». Il n’hésitait pas une seconde à la prêter à ses amis qui désiraient aussi jouer, mais également se faire photographier avec le bâton.

Puis vint la tragédie de 1972. Le futur père de Martin est victime d’un cambriolage à sa résidence d’Arvida. Les voleurs savaient ce qu’ils voulaient : le Louisville Slugger unique, le père de tous les bâtons métalliques. La police enquêta, mais ne trouva aucune piste. Ce n’est pas seulement les Trottier qui sont sous le choc, mais toute la planète baseball.

Carl Yastrzemski, vedette des Red Sox de Boston, affirma que ce vol était l’un des crimes les plus odieux à ne jamais avoir été perpétré. À la direction des jeunes Expos de Montréal, on est aussi atterrés. Claude Raymond dit que le Louisville Slugger unique était ce qui l’avait encouragé à percer dans le baseball pour devenir un prodigieux lanceur de relève dans les Majeures. « Il était le modèle à battre, je voulais toujours être plus fort pour vaincre le bâton des bâtons. »

L’ancien lanceur professionnel et détenteur d’une bague de la Série mondiale avec les Giants de New York (aujourd’hui San Francisco), Ruben Gomez, visitait régulièrement le Saguenay. Son havre de paix, le club de golf le Ricochet. Il avait déjà discuté du Louisville Slugger unique avec Berchmans. Gomez lui avait glissé que certains individus aux États-Unis étaient prêts à débourser des millions pour le bat des bats. Il avait suggéré à M. Trottier d’assurer le bâton. Mais ce dernier refusa, se fiant à l’honnêteté des fans de baseball.

Berchmans s’en mordait les doigts jusqu’au sang. Il pleura, ragea, maudit sa mauvaise étoile puis retrouva un semblant de vie normale. En 1975, Martin, qui sera plus tard connu sous le nom du Slug, naquit dans un hôpital de la Rive-Sud de Montréal. La famille était déménagée dans le coin de la métropole, histoire d’oublier la mésaventure.

Jean-Patrick suivit Martin comme deuxième fils de Berchmans. Malgré l’agrandissement de la famille et des moments de bonheur, le bâton n’avait pas été oublié. Les Trottier revinrent au Saguenay en 1990. Le père opérait la compagnie Public-Sac Saguenay. Dans chacun des sacs, il ajoutait un petit avis de recherche qui demandait ceci : « Où est le Louisville Slugger unique? »

C’est deux années plus tard que l’histoire refit surface. Un armurier du gouvernement américain s’apprêtait à fabriquer des balles pour l’arme de destruction massive qui éliminerait toute attaque terroriste dans un éventuel attentat monstre. À court de métal, l’homme fouilla dans un kiosque d’objets perdus au Camden Yards, stade des Orioles de Baltimore.

De retour à son atelier, il remarqua que ce bâton avait quelque chose de particulier. Il sentait que le bâton lui adressait la parole. « Ramène-moi à la maison », s’écria le Louisville Slugger. L’homme, surpris, répondit au bâton qui lui raconta son histoire. L’armurier prit la décision de renvoyer le bâton à son propriétaire. Peut-être aurait-il évité que le 11 septembre 2001 devienne ce qu’il est devenu s’il avait utilisé le bâton unique…

En septembre 1992, un camion Purolator arriva en face de la résidence Trottier. Le livreur sonna à la porte. Martin répondit. La légende revenait à la maison. Cela coïncida avec trois grandes années des Expos à Montréal jusqu’à la grève de 1994.

C’est en 1994 que le Louisville Slugger unique changea d’appellation. Pour honorer son propriétaire, le baseballeur Christian Deschênes, flanqué de Marc Lapierre, eut l’idée de rebaptiser le bâton qu’il avait emprunté à Martin Trottier. Avec un crayon-feutre unique, il inscrit TROTTER SLUGGER.

La légende venait de renaître et Martin acquit le surnom de Martin Trottier, dit le Slug, ou Slugging Time. Maintenant, sa réputation le précède et tous les gens croisant le Slug pour la première fois s’inclinent devant la légende qu’il a en sa possession.

lundi 2 mai 2011

Fin de semaine royale

Tôt vendredi matin, heure du Québec, la prince William épousait Kate Middleton, une roturière, c'est-à-dire une femme qui n'est pas issue de la noblesse. Contrairement à son père, le prince Charles, le jeune homme a choisi d'épouser une femme qu'il aimait. N'oublions pas que la tradition royale est de marier une personne de sang royal et de ne pas s'abaisser aux hommes et aux femmes de sang inférieur. Mais William, lui, voulait casser la tradition.

Un événement comme celui-là a attiré le gratin impérial ainsi que les puissants dirigeants du monde entier, principalement les pays du Commowealth. Sauf que quelques pays sont dirigés par des truands. Mais quel incident diplomatique la Reine aurait causé si on n'avait pas invité un président accusé de crimes de guerre! Notre très cher Premier Ministre, Stephen Harper, a déclin l'invitation pour des raisons évidents, il est en campagne électorale. Le Gouverneur Général représentait notre pays.

Plus de deux milliards de téléspectateurs étaient rivés à leur écran HD et ont vu en direct les deux tourtereaux prononcer leurs voeux. Même moi, je me suis réveillé à temps pour entendre William dire «Oui». Les deux amoureux auraient bien aimé un mariage intime, avec leurs amis et quelques membres de leur famille. Oubliez ça!!!

La qualité du prince William est d'avoir eu une mère extraordinaire qui, même si elle est décédée lorsque William avait 15 ans (son frère Harry en avait 13), lui a inculqué des valeurs autres que celles de la famille royale. Donc, ouverture sur le monde, ouverture aux gens non royaux, ouverture envers les plus défavorisés et la liberté de choisir ses fréquentations, ses amis, sa femme. Le jeune homme n'a pas eu à subir les obligations de son père, injustement traité selon moi.

Pour en savoir plus sur la vie royale, Radio-Canada nous présentait vendredi soir le film The Queen (Sa Majesté, la reine) avec Helen Mirren, oscarisée pour son rôle de la monarque britannique, et Michael Sheen, dans le rôle du Premier Ministre Tony Blair. L'histoire relate les jours qui ont suivi le décès de la Princesse Diana, en 1997. Excellent film, montrant un côté nettement plus humain de toutes ces personnes que l'on s'imagine robotiques et inatteignables. En dehors de l'histoire que l'on connaît, on apprend que la Reine conduisait allégrement un Jeep autour de la résidence royale secondaire de Balmoral, que la Reine appelait sa propre mère «Maman», que le Premier Ministre Tony Blair a sérieusement brassé la cage de la Reine afin de la faire sortir de son mutisme et que le prince Philippe est un sérieux mécontent, mais il adore surnommer sa femme «Mon chou».

En après-midi, samedi, Canal Vie présentait le film William & Kate. Un film réalisé pour la télévision qui a été tourné cet hiver en Californie. Les rôles principaux sont interprétés par Nico Evers-Swindell (William) et Camilla Luddington (Kate). Je n'ai vu que la fin et ça semblait plutôt ordinaire. Cependant, c'était une belle acquisition pour Canal Vie et les délais ont été assez rapides, le film ayant été présenté aux États-Unis le 18 avril dernier. On a toujours l'impression que les canaux comme Canal Vie, Canal Évasion ou bien Canal D présentent des émissions datant d'il y a quelques années.

Finalement, nous avons «loué» le tout dernier récipiendaire du meilleur film aux Oscars; The King's Speech. La réalisation de Tom Hooper raconte l'incroyable histoire d'amitié entre le roi George VI (père d'Élizabeth II) et son thérapeute-dialoguiste Lionel Logue. Aux prises avec des problèmes de bégaiement, et suite à la recommandation de sa femme, le roi (à ce moment Duc d'York) suit les leçons de Logue. Après la mort de son père, le roi George V, et l'abdication de son frère aîné, le roi Edward VIII, Albert (George VI) doit combattre ses problèmes afin de s'adresser à la nation en pleine période de guerre. Beau jeu d'acteurs, belle trame historique en toile de fond, film parfait pour la période. Le roi de George VI est le père d'Élisabeth II, l'arrière-grand-père du prince William.

jeudi 14 janvier 2010

Haïti

Suite à la terrible catastrophe survenue à Haïti le 12 janvier dernier, je vous invite à donner généreusement aux Haïtiens. Faites toutefois confiance à des organismes comme la Croix-Rouge, Oxfam Québec, Unicef. Ne donnez surtout pas à un jeune ado de 17 ans qui ira s'acheter des cigarettes avec cet argent.

vendredi 20 novembre 2009

Mon pays ce n'est pas mon pays, c'est l'hiver !

Je sais qu'il est tôt pour affirmer que la fête de Noël se fera dans la verdure au lieu de la blancheur, mais je crois qu'on est mieux de ne pas dépenser tous nos avoirs dans des souffleuses. Et cela voyez-vous, ça me met en beau fusil ! Il me semble qu'au Québec, on vit dans la neige, superbe saison où le froid, la glace et les tempêtes agrémentent nos sorties.

J'entends déjà les voix de ceux qui se lamentent en disant: «Maudit hiver de cul!», après seulement deux petites semaines de précipitations. Ils affirment haut et fort qu'ils aiment mieux voir tomber la pluie que les flocons en plein hiver. Idiots et incultes, votre pays ce n'est pas votre pays, c'est l'hiver. Ils me mettent en furie.

Anecdote ! Fin mars 2007, après l'hiver inexistant où la neige n'a recouvert définitivement le sol qu'en janvier (du moins en Outaouais), j'entends une femme à la Caisse Pop se plaindre de ce maudit hiver qui ne veut pas finir. Deux mois, le plus court depuis 896 ans ! Pendant ces deux mois, cette femme a dû passer deux semaines à Cancun et demeurer à la maison les soirs de semaine et la fin de semaine. En plus, elle a sûrement dû regarder son mari ouvrir l'entrée lors des deux ou trois toutes petites bordées de neige. Au total, cette femme s'est gelé les fesses dehors pendant 2 minutes par jour. Quel supplice ! Et j'imagine que pour elle, les étés doivent trop chauds.

Ces vilains critiqueurs qui passeraient leurs hivers à boire de la Sangria et manger des tortillas sous un palmier, je ne peux pas les sentir. Bahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! Quand même, je suis capable de les sentir, mais ce sont leurs complaintes contre ce qui fait de nous des Québécois, uniques et fiers, qui me purgent comme dirait un être grisonnant que je connais bien.

Reculez donc dans votre plus puéril jeunesse et imaginez-vous le matin de Noël regardant par la fenêtre. Vos yeux illuminés en regardant la féerie extérieure; la neige, les décorations et les gens heureux. Votre coeur d'enfant était comblé. Et maintenant, imaginez-vous le matin de Noël, vous regardez par la fenêtre et vous voyez du gazon... et de la pluie qui tombe dessus. Venez pas me dire que vous aimez cela !

jeudi 8 octobre 2009

Sandwich au baloney

Il est temps maintenant d'y aller de notre recette du jour, un bon sandwich au baloney. Mais attention chers lecteurs assidus, on dit «un» sandwich et non pas «une» sandwich. Alors lorsque vous servirez ce repas à votre famille ou à vos amis ou bien à vous, vous serez prévenus.

Mais avant d'y aller de la recette à proprement dit, et après vous avoir donné un cours de français, pourquoi ne pas y aller d'un cours d'histoire (ou de géo). Tout d'abord, si vous cherchez dans le dictionnaire, vous devez avoir de méchants bons yeux pour trouver le terme baloney. Ouais, vous avez cherché ? Vous n'avez pas trouvé ! En effet, pas de baloney dans le dictionnaire, seulement dans les rayons des supermarchés. Mais d'où diable peut venir ce nom ? Le nom réel du baloney est saucisson de Bologne ou saucisse de Bologne ou saucisse bolognaise. Le terme baloney est donc un terme emprunté de l'anglais.

Forts de ces leçons académiques pertinentes que vous avez reçues, vous pourrez donc aller voir votre boucher et lui demander ceci: «Monsieur le boucher, pourrais-je avoir quelques tranches de saucisson de Bologne afin de me cuisiner un bon sandwich?»

Au fait, Bologne est une ville italienne de 2,6 millions d'habitants. Située dans la région d'Émilie-Romagne, elle est réputée mondialement pour ses charcuteries de toutes sortes.

Ne devais-je pas vous donner la recette du sandwich au baloney ? Pensez-vous que vous pouvez vous faire ce sandwich délectable sans savoir d'où provient le mot sandwich ? Je crois personnellement que ce repas n'aura pas le même goût si vous ne connaissez pas l'origine de votre sandwich.

Alors donc, c'est un Britannique du nom de John Montagu, comte de Sandwich, qui donna son nom au sandwich que l'on connaît aujourd'hui. Pris d'une faim sans nom alors qu'il jouait aux cartes avec des amis, il demanda à un serveur une petite grignotine. Voilà qu'on lui apporta pain, boeuf salé et fromage. Le sandwich du comte Sandwich était inventé. Probablement que l'histoire ne fut pas exactement celle racontée, mais notre homme est quand même celui qui se sacrifia pour créer le régal par excellence d'une population avide de baloney ! Sandwich a fait aussi de la politique, mais rien de bon pour le bedon.

Revenons à nos moutons, ou plutôt à nos porcs, car ce sont les porcs qui fournissent le baloney. Un porc est animal de la ferme qui... Ah! Ah! Ah! On sait ce qu'est un porc. Allons-y avec notre recette de baloney, la recette qui perturbera les Ricardo de ce monde.

Étape 1

Prendre deux tranches de pain

Étape 2

Couper une (ou deux) tranches de saucisson de Bologne

Étape 3

Mettre les saucissons de Bologne sur une tranche de pain

Étape 4

Ajouter moutarde ou ketchup ou mayonnaise au choix

Étape 5

Couvrir avec l'autre tranche de pain

Étape 6

Déguster !