dimanche 31 mars 2013

Le baseball: ça recommence ce soir

Le baseball majeur est de retour et ça commence dès ce soir avec un match alors que les nouveaux venus de la ligue américaine, les faibles et jeunes Astros de Houston, accueilleront leurs nouveaux rivaux naturels, les puissants Rangers du Texas. C'est Matt Harrison qui sera désigné comme le lanceur partant pour les Rangers et Bud Norris pour les Astros.

Allons-y avec quelques prédictions en vue de la prochaine saison.

LIGUE AMÉRICAINE

DIVISION EST

R.A. Dickey, Cy Young 2012 dans la Nationale
Les Blue Jays ont effectué des changements majeurs dans leur formation dans le seul but de gagner la Série Mondiale. Alors qu'ils célèbrent cette année le 20e anniversaire de leur dernière conquête, ils ont mis la main sur les lanceurs étoiles Mark Buehrle, Josh Johnson et le vainqueur du trophée Cy Young dans la nationale, R.A. Dickey. Ils sont les favoris la division Est, aucun doute. Les Rays de Tampa devraient les suivre en raison de leur forte rotation de partants, malgré le départ de James Shields vers le Kansas. Ils possèdent dans leurs rangs le vainqueur du Cy Young 2012 dans l'Américaine, David Price. En plus, si le troisième but Evan Longoria demeure en santé toute la saison, ils lutteront pour le meilleur deuxième. Les vieux Yankees comptent beaucoup plus de millions sur la liste des blessés que sur le terrain: Jeter, A-Rod, Granderson et Teixeira manqueront à l'appel lors de l'ouverture. Du côté des Orioles, pourront-ils répéter leurs exploits surprenants de 2012? Eux le croient bien. Pour ce qui est des Red Sox, après avoir déconstruit, surtout en raison de l'embauche du clown Bobby Valentine, ils tenteront de remonter la pente. Ce ne sera pas facile...

1-Toronto 2-Tampa Bay 3-New York 4-Baltimore 5-Boston

DIVISION CENTRALE

«Big Game» Shields, nouvel as des Royals
Quand tu possèdes dans tes rangs des brutes comme Miguel Cabrera, détenteur de la triple couronne, Prince Fielder et le riche partant Justin Verlander, tes chances d'accéder aux grands honneurs sont très élevées. Ce sera une année de vérité pour les Tigers, car on s'attendait à ce que la dernière saison soit la leur. Malheureusement, ils ont été battus en 4 petites rencontres en Série Mondiale face aux Giants. Sans problème, ils vont dominer leur division. Les White Sox les suivront et les Royals qui ont réussi à mettre la main sur l'excellent James Shields. Sauf que les Indians de Cleveland pourraient très bien se faufiler au 3e rang. Les Twins du Minnesota devraient fermer la marche, eux qui n'arrivent plus à obtenir des résultats satisfaisants, surtout que leurs deux vedettes, Joe Mauer et le Canadien Justin Morneau, sont très souvent sur la liste des blessés.

1-Detroit 2-Chicago 3-Kansas City 4-Cleveland 5-Minnesota

DIVISION OUEST

Billy Beane, le génie derrière les A's
L'Ouest compte un nouveau venu, les Astros de Houston. Leur présence porte le nombre d'équipe à cinq dans la division. Tout comme dans la nationale, les Astros mangeront des volées, car ils ne sont pas de calibre pour aucune des équipes de la section. Les A's d'Oakland, surnommés Moneyball II, avaient causé toute une surprise en terminant au premier rang de la division. Mais pourront-ils répéter contre les puissants machines riches des Angels et des Rangers? La logique veut que les Angels et les Rangers se battent ensemble pour le titre, mais cette même logique connaît parfois des ratés. Une lutte qui pourra sans doute être aussi intéressante que dans l'est.

1-Los Angeles 2-Texas 3-Oakland 4-Seattle 5-Houston


LIGUE NATIONALE

DIVISION EST

Stephen Strasburg jouera-t-il une saison complète?
Ce fut longtemps, très longtemps la section des Braves d'Atlanta. Puis, ce fut celle des Phillies. Maintenant, il y a eu passation des pouvoirs. Les anciens Expos, les Nationals de Washington, sont l'équipe à battre avec le prodige Bryce Harper et le partant qui fait courir les foules, Stephen Strasburg. Les nouveaux Braves, bien loin de ceux dirigés par Bobby Cox, forment une formation assez puissante pour accéder au titre de meilleur deuxième, surtout qu'ils comptent maintenant dans leurs rangs les frères B.J. et Justin Upton. On croyait que les Phillies de Philadelphie pouvaient former encore une menace et espérer gagner le titre de la division. Les choses ont toutefois changé; blessures, âge, sont des facteurs qui ont frappé les joueurs de la ville de l'amour fraternel. Les parents pauvres de New York, les Mets, ne sont plus eux-mêmes depuis cette débandade de la saison 2010 et ça prendra tout un électrochoc pour les remettre sur les rails. Quant à eux, les ridicules Marlins du duo d'imbéciles Loria et Samson méritent de finir très loin derrière.

1-Washington 2-Atlanta 3-Philadelphie 4-New York 5-Miami

DIVISION CENTRALE

Russell Martin, nouveau Pirate 
Reds, Cards, Cards, Reds. Ce sera une lutte à deux équipes, comme ce fut le cas la saison dernière. Il ne faut pas s'inquiéter de la débandade subie par les Rouges en séries l'an dernier, pas de doute qu'ils seront de retour au plus fort de la course. L'équipe compte sur une puissante et de trop bons lanceurs partants pour flancher. Les Cards, eux, ont rapidement oublié le puissant cogneur Albert Pujols et ont créé toute une surprise en éliminant les Nationals lors du premier tour éliminatoire. L'équipe qui pourrait se faufiler, ce sont les Pirates de Pittsburgh. En 2011 et 2012, ils ont connu des débuts de saison sur les chapeaux de roue avant de s'écrouler en septembre. Mais ils ont acquis Russell Martin qui pourrait bien donner un solide coup de pouce aux partants. Les Brewers forment quant à eux une équipe très puissante au bâton, mais le manque de profondeur au monticule leur fait mal. Les Cubs de Chicago mangeront des volées toute l'année, au grand dam de leurs fidèles.

1-Cincinnati 2-St-Louis 3-Pittsburgh 4-Milwaukee 5-Chicago

DIVISION OUEST

Buster Posey
Dodgers, Giants, Giants, Dodgers, les deux équipes se livrent des luttes sans pitié depuis des lunes et lunes. N'ayant pas digéré de voir les Giants remporter la Série mondiale deux fois en trois ans, ils sont décidé de se «paqueter» un club avec l'ajout des Adrian Gonzalez, Hanley Ramirez, Zach Greinke, Josh Beckett et Carl Crawford. C'est bien beau les joueurs riches, mais les Giants comptent sur de trop bons partants pour se laisser dépasser et surtout, ils viennent de s'assurer les services de leur jeune et brillant receveur Buster Posey pour très longtemps. La surprise pourrait cependant venir de l'Arizona où les Diamondbacks veulent de revenir au sommet de la section, surtout qu'ils ont connu du succès contre les Giants et les Dodgers en 2012. Pour le reste, les Padres et les Rockies essaieront de ne pas terminer dernier...

1-San Francisco 2-Los Angeles 3-Arizona 4-San Diego 5-Colorado

NOTES:

Le partant des Tigers Justin Verlander vient de signer le plus lucratif contrat de l'histoire du baseball, dépassant les 27,5 millions annuels de Alex Rodriguez.

Les Mets de New York donnent encore beaucoup d'argent à Bobby Bonilla. Il est donc assuré de se la couler douce encore bien longtemps, même à la retraite.

Toutes les divisions du baseball majeur comptent maintenant cinq formations et les ligues quinze équipes. On répare ainsi une absurdité depuis que les Brewers avaient joint la nationale en 1998.

Série Mondiale: Nationals (anciens Expos) vs Blue Jays!!!

Gagnants: Jays!

Bonne saison de balle!

vendredi 29 mars 2013

Bébé est arrivé

Chers lecteurs,

Je vous annonce la venue au monde de notre petit Jacob. Il est né jeudi matin le 28 mars à 10h42 à l'hôpital Montfort d'Ottawa. Il réjouit sa soeur Alyssia, sa maman et son papa.

Comme il est très grognon et demande déjà un cachet, pas de photos ne seront publiées.

mercredi 27 mars 2013

STAR WARS IDENTITIES À OTTAWA

Star Wars Identities: du 10 mai au 2 septembre à Ottawa
L'exposition avait fait courir les foules l'année dernière à Montréal. Malheureusement, je n'avais pas pu m'y rendre pour l'admirer. Je me demandais bien si un quelconque musée de la région de la Capitale Nationale allait mettre la main sur cette exposition dédiée à la plus grande série cinématographique de science-fiction de l'histoire: Star Wars.

À Edmonton jusqu'au 1er avril, donc lundi prochain, Star Wars Identities déménagera ses 200 objets de collection au Musée de l'aviation et de l'espace du Canada à Ottawa dès le 10 mai prochain et ce jusqu'à la Fête du travail.

Costumes, maquettes, accessoires et dessins conceptuels nous permettront de voir les personnages qui ont marqué notre imaginaire sous un tout autre jour. Pour la première fois, Star Wars ne sera pas qu'un simple film, mais bien une forme de réalité.

Comme objets qui risquent d'épater la galerie, il y a un Faucon Millenieum de Han Solo et le protojet grandeur nature d'Anakin Skywalker. De plus, les visiteurs pourront découvrir la marionnette de Yoda, les costumes de Chewbacca, Boba Fett, la Princesse Leia, des Stormtroopers et de Darth Vader le maléfique.

La collection couvre les six films et la série La Guerre des clones actuellement diffusée. Nous en apprendrons encore plus sur les personnages qui ont meublé cette série et comment ils sont devenus ceux que nous connaissons aujourd'hui.

L'exposition sera ouverte à partir de 10 heures le matin du 10 mai. Vous pouvez réserver dès maintenant vos billets sur le site du Musée de l'aviation et de l'espace du Canada ou bien sur le site web Star Wars Identities. Le prix peut varier entre 11 et 24$ (les prix sont moins élevés pour les membres du musée) et une boutique de souvenirs à l'effigie de la collection sera aussi sur place.

samedi 23 mars 2013

Le retour des Expos!

Warren Cromartie: à la tête d'un rêve de fou?
Né en 1953 en Floride, Warren Cromartie a évolué chez les Expos de 1974 à 1983. Après quelques années passées au Japon, celui qu'on surnomme «Cro» a fait un retour dans les Majeures pour une dernière saison en 1991 avec les Royals de Kansas City.

Warren Cromartie, tout comme l'énigmatique Bill Lee, n'ont jamais oublié la ville de Montréal et les Expos. Et c'est ce  Cromartie qui est à la tête d'un projet ambitieux, celui de redonner à la Métropole une équipe de baseball professionnelle des Ligues Majeures.

Mais qu'est-ce qui peut motiver ce Floridien de 60 ans? La passion du baseball certes, mais la conviction profonde qu'une équipe de baseball peut être viable à Montréal, surtout en raison de son bassin de population et de sa communauté d'affaires. Oublie-t-il que les dernières années des Expos ont été tristes et pénibles? Oublie-t-il que les assistances se chiffraient autour de 9000 spectateurs par Montréal? Que leur situation était aussi pathétique que l'est celle des Coyotes de Phoenix, peut-être même pire?

Sauf que Cromartie et ses acolytes, des gens sérieux du milieu des affaires de Montréal, pensent que le contexte économique montréalais pourrait permettre un tel retour. La valeur du dollar canadien est aussi solide que celle du dollar américain. Peut-être bien, mais qu'est-ce qui ferait en sorte que les gens quitteraient leur foyer en plein lundi soir d'avril, de mai ou de septembre pour aller voir les Expos? On se souviendra que même lors de leur magnifique saison en 1994, on enregistrait des foules minimes de 17 000 spectateurs alors que les Expos représentaient une superbe machine de baseball. Qui plus est, les Expos n'ont compté que deux millions de visiteurs seulement deux fois en 36 ans d'histoire.

Le président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Michel Leblanc, a décidé de faire une analyse sérieuse de la situation de connaître les possibilités. Plus de 400,000$ seront investis pour ce sondage qui comportera trois étapes: sondage auprès de la population et de la communauté d'affaires, étude de faisabilité et évaluation des retombées économiques. À la suite des résultats qui devraient être connus à la fin de 2013, le groupe aura une première réponse concrète.

Un tel projet pourrait coûter combien de beaux dollars? Un paquet selon Philippe Cantin de La Presse. Ça prend tout d'abord un stade, car oubliez tout de suite le Stade Olympique. Ajoutez à cela la franchise elle-même et vous avez besoin d'un minimum de 1,2 milliard. Qui a les reins assez solides au Québec et qui veut investir sachant fort bien que les profits ne risquent d'être aussi élevés que ceux des Yankees ou des Red Sox. Il ne faut pas se leurrer, on ne peut espérer des revenus de télévision ou de radio élevés, même si le groupe de Cromartie estime que le partage des revenus mis en place dans le baseball majeur en ce moment permettrait la survie des Expos. Et que la concurrence entre TVA et RDS pourrait apporter un peu plus d'eau au moulin.


Les Expos ont joué leur dernier match en 2004
Et même si les Expos revenaient à Montréal, peut-on croire que les grands joueurs de la ligue viendraient à la course se produire devant des gradins vides? Bon nombre de joueurs, la plupart, ont adoré leur séjour chez les Expos, mais d'autres ont pesté autant comme autant contre le taux de change, l'obligation de constamment changé son argent en quittant ou en arrivant au pays, d'autres en avaient contre le fait français et la culture québécois différente des Américains. Dans les livres sur l'histoire des Expos écrits par Marc Robitaille et Jacques Doucet, ces derniers relevaient une critique acerbe de l'ancien gérant Dick Williams envers les joueurs de baseball disant qu'ils n'ont pas de culture: pour eux, une ville étrangère c'est Cleveland et la littérature c'est le sommaire d'un match.

Pour le baseball majeur, c'est un atout immense que d'avoir une ou deux équipes en dehors des États-Unis. Compte tenu du fait que les joueurs proviennent de tous les continents, le baseball doit élargir ses cadres en dehors du pays de l'oncle Sam...

En ce moment, on pense que les Rays de Tampa Bay sont sérieusement en danger. Ils ont désespérément besoin d'un nouveau stade, car malgré une équipe qui a participé aux séries trois fois dans les cinq dernières années, ils ont la pire foule des majeures. Pour être allé au Tropicana Field, je crois fortement qu'un stade à ciel ouvert améliorerait la situation des Rays. Les Marlins ont réussi à obtenir l'aval du gouvernement floridien pour la construction d'un nouveau stade, mais est-ce que les Rays pourront obtenir le même?

Le projet n'est qu'au stade embryonnaire. Il reste bien des étapes à franchir avant de revoir les Expos à Montréal. Surtout, ça prend une montagne d'argent et un stade. Mais malgré tout cet argent ou ce stade ou ce désir des hommes d'affaires, est-ce que les fans de baseball iraient voir du baseball? On le sait, on le répète sans cesse: Montréal n'est pas une ville de sport, mais une ville des Canadiens de Montréal. Quand ce ne sont pas les Canadiens, ce sont les gros évènements. 

J'aime rêver au retour des Expos, mais je ne crois pas que la ville ait changé tant que cela depuis leur départ.  

vendredi 22 mars 2013

LE MAGICIEN D'OZ

Dorothy, le lion, l'homme de fer-blanc et l'épouvantail
Ne pas avoir vu le Magicien d'Oz, un classique du cinéma, ça relevait pratiquement de l'imposture. Pourtant, je ne me suis jamais senti attiré par ce film. Peut-être qu'une crainte profondément enfouie depuis mon enfance me faisait détester ces personnages que je ne connaissais pas vraiment. Mais avec la sortie de Oz - The great and powerful, sorte de préquelle au Magicien d'Oz, je me suis dit que je devais voir ce film le plus vu dans le monde, d'après la Bibliothèque du Congrès américain.

Dorothy Gale est orpheline. Elle vit dans une ferme du Kansas avec son oncle, sa tante et son chien Toto. Elle est toutefois persécuté par la méchante Almira Gulch. Dorothy demande de l'aide, mais personne ne semble croire à ses problèmes. Elle décide de se sauver, mais revient à la maison où une tornade l'emporte dans un pays mystérieux: le pays d'Oz.

Dorothy est pourchassée par la Méchante Sorcière de l'Ouest et elle doit se rendre à la cité d'Émeraude pour demande l'aide du Magicien d'Oz. En chemin, elle rencontre un épouvantail qui n'a pas de cervelle, un homme de fer-blanc qui n'a pas de coeur et un lion qui n'a pas de courage. Chacun espère recevoir du Magicien ce qu'il recherche. Celui-ci accepte à la condition qu'on lui ramène la manche à balai de la Méchante Sorcière. Les quatre amis réussissent la mission, mais découvrent que le Magicien d'Oz n'a rien d'un grand magicien...

Parmi les commentaires que j'ai lus, on dit que le Magicien d'Oz est le film pour toute la famille le plus effrayant. Et pour cause, la Méchante Sorcière et ses sbires, des espèces de singes pas très beaux, sont prêts à tuer pour obtenir ce qu'ils veulent. Même le Magicien d'Oz est présenté d'une façon fort cruelle, avec des artifices qui n'ont rien pour réjouir les enfants.

Édition Blu-ray - 70e anniversaire
Je comprends donc pourquoi j'avais peur un peu des personnages. Il me semble que malgré le bonté de chacun, ils cachent un côté sombre, un côté malveillant. Je ne sais pas si ce sont les couleurs plus sombres, sûrement en raison de la technique d'autrefois, qui ne m'inspiraient pas confiance, mais même après l'avoir une première fois, en version remastérisée en Blu-Ray, je m'en tiens à mes impressions de jeunesse: ce n'est pas jojo pour la petite Dorothy.

Il est aussi intéressant de comparer les époques. On peut voir que le film en entier est tourné en studio, avec un arrière-plan fait de peintures. Aujourd'hui, le film Oz est tournée en studio, mais ce sont des effets visuels qui meublent l'écran. Pour créer ce pays de rêve (ou de cauchemar) ça requiert beaucoup d'imagination et les simples paysages qui nous entourent ne sont pas assez féériques.

Le Magicien d'Oz est un classique du cinéma. Je crois sincèrement que chaque cinéphile qui se respecte devrait plonger dans l'univers de Oz, au moins une fois. 


mardi 19 mars 2013

Le raccrochage des décrochés


Voici un excellent texte écrit par un de mes élèves, Samuel Clément. Fier de son parcours à l'éducation des adultes, Samuel a décidé de partager sa vision de la réussite et les étapes pour obtenir le diplôme tant convoité.

Le Raccrochage des décrochés

De raccrochage à décrochage, il n’y a qu’un simple préfixe de différence. Pourtant, ces deux antonymes ont tout un arsenal de définitions différentes. On s’en sert littéralement dans tous les domaines : l’économie, la santé, la vente, la science, la politique, etc. Mais l’un des deux mots règne en maître. Véritable fléau social, le taux élevé de décrochage est une réelle menace pour l’avenir du Québec. L’univers de l’éducation s’est penché sur le sujet il y a bien longtemps et fait toujours l’objet d’études sérieuses dans le but de régler la situation. Le M.E.L.S. publie l’aboutissement de ses études statistiques sur l’abandon et les réussites scolaires, sans toutefois mentionner un nombre ou un pourcentage précis pour définir ceux et celles qui ont ou auront retourné sur les bancs d’école au cours de leur vie. Le mouvement de la persévérance scolaire est quant à lui, plongé sur les lignes de front, en matière de résolution et de promotion pour la cause. Le raccrochage est donc, lui aussi, dans la course à l’amélioration des chiffres qui résulte du décrochage scolaire.

Qu’est-ce qu’une réussite scolaire?
De nos jours, dans une société à même de changement, d’amélioration, de renouveau et de réforme, il est facile de s’y perdre. Tout est à redéfinir, et ce, dans tous les domaines sociaux. Par exemple, l’éducation s’est fait reconstruire du tout au tout par plusieurs réformes scolaires, datant de l’époque de Charlemagne jusqu'à la nôtre. Que ce soit un diplôme d’études professionnelles (DEP), un diplôme d’études secondaires (DES) ou un diplôme d’études collégiales (DEC), une réussite scolaire ne se limite plus qu’à la simple obtention d’un diplôme. Entre en compte les Attestations de spécialisations professionnelles (ASP), les tests d’équivalences (TDG, TENS), les certificats de formation préparatoire au travail ou à un métier semi-spécialisé (CFPT CFMS). Pour enrayer les problèmes de main-d’œuvre en milieu de travail, le ministère de l’Éducation des Loisirs et du Sport (M.E.L.S.) a mis sur pied plusieurs programmes d’études visant à aider l’étudiant en difficulté d’apprentissage à s’accomplir dans un métier qui lui plaira. De là fut créé, outre que le parcours scolaire normal, un parcours de formation axée sur l’emploi.

La définition ministérielle du décrochage
Le ministère de l’Éducation des Loisirs et du Sport définit qu’un décrocheur est nommé ainsi lorsque l’étudiant quitte l’école sans diplôme ni qualification. Cette définition reste complexe et très variable et dépend entièrement de l’étude dont elle fera l’objet. En date de l’année scolaire 2008-2009, à sa première année au niveau du secondaire l’élève aura 5 ans, en temps normal, pour obtenir son DES ou toute autre qualification scolaire. De cette cohorte résulte un pourcentage de décrochage de 42,3 %. De cette même date, sur une cohorte de 7 ans, le taux diminue à 29,1 %. Toujours à pareille date, 10 ans après avoir entamé leur parcours scolaire, plus de 82,1 % des étudiants auront réussi l’objectif ministériel. À la lumière de ces résultats, on peut conclure qu’un bon nombre de décrocheurs se ravisent et décident d’en finir avec leurs études secondaires. Donc, les centres pour adultes sont des atouts majeurs au raccrochage.


Les centres pour adultes et les centres de formation professionnelle
Véritable pionnier de la persévérance scolaire, l’éducation des adultes engendre de nombreuses réussites scolaires, et ce, dans plusieurs domaines d’études. Un étudiant décroché qui désirera raccrocher a pour seule solution les centres d’éducation pour adultes et/ou les centres de formation professionnelle. L’enseignement individualisé qu’offre la formation générale des adultes (FGA) a le même procédé d’éducation qu’à la polyvalente pour mener à terme une réussite scolaire. La valeur et la crédibilité du DES de la FGA ou celui obtenu à la formation générale des jeunes (FGJ) est du pareil au même. La formation professionnelle (FP) offre au désirant une éducation accentuée sur les métiers semi-spécialisés. Les organismes, tels que : le Service d'accueil, de référence, de conseil et d'accompagnement (SARCA) et les Carrefours Jeunesse-Emploi (CJE) sont à la disposition des raccrocheurs et des persévérants dans leur parcours scolaire et de recherche d’emploi. Le Centre Local d’Emploi (CLE) permet aux décrocheurs en grande difficulté financière d’avoir recours à une aide monétaire permettant de financer leur formation pour adultes. Rien n’est laissé pour contre lorsqu’il est question de persévérance scolaire.

La persévérance scolaire
Toutes les régions du Québec sont en symbiose pour prévenir le décrochage scolaire. Depuis avril 2005, le mouvement de la persévérance scolaire fait tout ce qui est en son pouvoir pour promouvoir et faire entendre sa cause. C’est en 2010 que le mouvement créa son propre emblème; le ruban vert et blanc. Ceux-ci le définissent comme suit : « Le vert symbolise la jeunesse et l’espérance. Il représente les jeunes qui ont besoin de reconnaissance et de valorisation pour persévérer. Le blanc, synthèse de toutes les couleurs est la métaphore de la communauté qui contribue au développement des jeunes. Les deux rubans entrecroisés illustrent le lien qui les unit. La boucle, ouverte vers l’infini, est la promesse d’un avenir meilleur ». Ce mouvement s’est donné comme principal mandat de sensibiliser la population sur l’importance de persévérer ou de raccrocher, en milieu scolaire. Le Québec peut compter sur une armée de soldats, fiers fervents d’une des causes les plus problématiques en sol québécois, à combattre et tenter de résoudre ce que les experts appellent la crise de la relève.

De décroché à raccroché, un gros bagage de connaissances, d’essais et erreurs et d’apprentissages s’ensuivent. Ensuite, les réussites viennent ajouter à cela une touche de bien-être et de sentiment du devoir accompli. Ces réussites proviennent de tous les domaines d’études et de tous les coins de la province. Les établissements scolaires, les enseignants, les différentes ressources d’aide, le mouvement de la persévérance scolaire et le gouvernement travaillent de main mise à maintenir et accroitre l’éducation de la société prospère qu’est le Québec. Le raccrochage touche tout le monde et est une source positive et valorisante qui nourrit un mouvement grandissant. La persévérance se vit quotidiennement et pour chacun d’entre nous, elle permet de s’accomplir et de réaliser tout ce que l’on désire.

  Samuel Clément
 Centre de formation générale des adultes l’Escale

lundi 18 mars 2013

DVD, Blu-ray, 3D

Le marché du cinéma maison évolue très rapidement. Les cassettes VHS sont mortes et enterrées, même si des consommateurs ont conservé leur vieux magnétoscope. Son successeur, le lecteur DVD, a inondé le marché dans la seconde moitié des années 90. Je me souviens, un ami s'était procuré son premier lecteur pour le prix de 999$... Aujourd'hui, on les donne presque.

Bien que les films en DVD soient encore très présent sur le marché, c'est les films en Blu-Ray qui s'avère celui avec la meilleure définition. Il y a de cela quelques années, le Blu-Ray avait vaincu le HD DVD dans un combat titanesque mettant aux prises les deux supports haute définition de l'avenir. En ce moment, les lecteurs Blu-Ray sont très abordables et ils sont assortis d'une prise qui permet d'insérer une clé USB. Également, on peut brancher le lecteur Blu-Ray sur Internet et avoir accès à des bonus en ligne.

Mais l'avenir ne réside plus dans le DVD ou le Blu-Ray, mais bien dans le téléchargement. Comme elle l'a vécu avec le DVD il y a plus de dix ans, l'industrie cinématographique voit son univers changer, car de moins en moins d'amateurs dépenseront 20$ pour se procurer un film quand ils peuvent l'avoir parfois gratuitement dans le net. Et même si des fidèles voudront toujours s'acheter un film en DVD ou Blu-Ray, le produit téléchargé ne prendra pas d'espace sur les tablettes d'une étagère.

Comparaison tirée des films l'Ère de glace
Si vous en connaissez peu dans l'univers de la vidéo maison, sachez que selon le site www.lesnumeriques.com, il y aurait 28 000 titres édités en DVD et 2 500 en Blu-Ray. Et ne pensez pas que le support Blu-Ray va remonter la pente, le téléchargement aura le contrôle très bientôt de l'industrie! Néanmoins, il est évident que le support BD (Blu-Ray Disc) demeure le meilleur visuellement. Nous n'avons qu'à regarder un film en DVD et par la suite en BD pour s'apercevoir de la différence. Par exemple, selon un vendeur employé chez Brault & Martineau, le film Blu-Ray lu sur un lecteur Blu-Ray serait six fois supérieur au disque DVD lu sur un lecteur DVD. Si le DVD est lu sur un support Blu-Ray, il n'est que deux fois moins inférieur. Bien sûr, ces comparaisons sont vérifiables sur des téléviseurs haute définition

Mais attention, plusieurs auront de la difficulté à noter des changements marquants entre les deux supports. La principale raison réside dans le fait que le film produit en Blu-Ray provient d'une source originale, la même que le film produit en DVD ou même en VHS. Les équipes de transfert s'affairent à bien nettoyer les bandes originales afin que de garantir un disque (DVD ou BD) d'une bonne qualité. Cependant, certains spécialistes s'entendaient pour dire il n'y a pas si longtemps, les films en Blu-Ray ne se démarquaient pas encore de façon significative. Autre raison, les producteurs des DVD ont aussi amélioré leur produit afin de demeurer concurrentiels.

Pour ma part, je privilégie les films en Blu-Ray aux dépends de ceux en DVD. Même si les films en DVD sont moins coûteux, je crois qu'ils sont dépassés et qu'il est aussi bien de télécharger un film que de se l'acheter en DVD. Le BD se distingue avec des images éclatantes et supérieures et permet une appréciation totale du septième art. Ce n'est pas le cas avec le DVD ou bien le produit téléchargé.

Quand je parle de téléchargement, je me réfère aux films disponibles sur les sites de téléchargement connus des fans, sauf qu'on peut télécharger des films que l'on paie sur itunes par exemple. Ceux-ci possèdent une meilleure qualité visuelle et sonore que la plupart des films obtenus sur un site de téléchargement.

D'ailleurs, je crois que si nous voulons regarder un film sans égard à la qualité visuelle et sonore et qu'on ne veut pas dépenser, c'est la façon idéale de se procurer un film. Cependant, j'estime que pour les vrais amateurs, le cinéma à la maison passe d'abord et avant tout par le Blu-Ray. Les coûts reliés aux films sont moins élevés qu'auparavant et si nous sommes patients, ils le sont encore moins quelques semaines après leur sortie vidéo.

Quant au format 3D, nous nous apercevons qu'il n'a pas la cote espérée. Outre le prodigieux Avatar, bien peu de productions en trois dimensions ont fait courir les foules. Disney et George Lucas ont bien tenté de faire courir les foules et avec une sortie 3D de leurs vieux classiques, mais ils n'ont récolté ce qu'ils espéraient. Le client se demande pourquoi payer quelques dollars de plus pour un spectacle visuel certes, mais qui ne sert pas tout à fait l'histoire.

Depuis quelque temps, les distributeurs ont eu la brillante idée de produire des combos. Celui qui s'achète un film en 3D obtient aussi la version Blu-Ray, la copie digitale et la version DVD. Même chose pour l'acheteur du Blu-Ray qui trouve la version DVD et même la copie digitale. Il n'y a que le DVD qui vient seul, sans surplus sympathique. Autre bienfait de ces combos, c'est que nous pouvons partager ou même vendre la version dont nous n'aurons pas besoin. Génial!