samedi 24 novembre 2012

INXS, 35 ans plus tard, quitte en beauté

La semaine dernière, je suis en voiture. J'ouvre ma pochette de disques compacts (ça sonne bizarre en 2012) et je choisis un album de INXS, une compilation incluant tous leurs succès. Une journée ou deux plus tard, j'apprends qu'ils avaient présenté leur dernier spectacle à Perth en Australie le dimanche 11 novembre. Qui plus est, ils célébraient (façon malhabile de le dire) le 15e anniversaire de la mort de leur charismatique chanteur et leader, Michael Hutchence, retrouvé pendu le 22 novembre 1997 dans une chambre d'hôtel de Sydney en Australie.

En 1977, les frères Andrew, Tim et Jon Farriss forment un band nommé simplement The Farriss Brothers avec des amis d'école, Kirk Pengilly, Garry Gary Beers et Michael Hutchence. C'est d'ailleurs en intervenant dans une bagarre où Michael Hutchence s'était mis le nez que Andrew Farriss s'est lié d'amitié avec le chanteur. Deux ans après la naissance du groupe, ils changent leur nom pour INXS et lancent leur premier album en 1980. Ils enchaînent les succès sur la scène locale australienne jusqu'en 1983 où ils réussissent à percer le marché international. C'est en 1987 qu'ils atteindront le sommet avec Kick, leur album qui sera le plus vendu. Une longue et prolifique tournée les amènera partout dans le monde.

Michael Hutchence, leader charismatique à l'âme torturé
Après cette éreintante tournée, ils prennent une pause de plusieurs mois afin de se consacrer à d'autres projets. Puis en 1990, ils produisent X, album comprenant les succès Disappear et Suicide Blonde. C'est à ce moment que je me suis intéressé à leur musique. Les vidéoclips de Disappear et Suicide Blonde passaient régulièrement sur les ondes de Musique Plus. Mais qu'est-ce qui m'a fait aimé ce groupe et leur musique? Le beat j'imagine, la qualité des chansons. Je ne leur ressemblais pas, mais je crois que INXS allait chercher ce que j'appréciais le plus de la musique; sonorités différentes, charisme du leader et il faut l'avouer, ils avaient tous l'air de bons gars!

Il est vrai qu'en surface, ils démontrent tous des airs sympathiques. Mais la vie de vedette n'a rien d'évident. Horaires impossibles, nuits très longues et usage trrrrrrrrès fréquent d'alcool, de drogues et de sexe extraconjugal. Le chef de file du band, Michael Hutchence, a d'ailleurs fréquenté quelques stars du monde artistique dont sa compatriote australienne, la chanteuse Kylie Minogue, et le mannequin danois Helena Christensen. Les autres membres du groupe étaient de leur côté tous mariés et jeunes papas.

La présumée glissade - que je ne partage pas - du groupe se «serait» produite avec l'album Welcome to Wherever You are en 1992. Bien que les ventes n'aient pas été à la hauteur des deux précédents, celui-ci se démarquait par de nouvelles sonorités, sans doute inspirées par Kylie Minogue, alors amie de coeur de Hutchence. Cet album, je l'ai écouté une centaine de fois. Et encore aujourd'hui, j'en apprécie encore et encore les meilleures chansons. C'est là toute la qualité d'un album, celui qu'on peut ressortir des années plus tard et le trouver tout aussi bon.

Passionnés, les membres d'INXS produisent Full Moon, Dirty Heart dès l'année suivante, avec un succès mitigé, mais contenant une superbe collaboration avec Ray Charles dans la chanson Please. Un succès mitigé disais-je, mais encore une fois, j'écoute les chansons et je trippe. Mes oreilles ne peuvent sûrement pas se tromper! Comment logiquement cette musique pouvait-elle ne plus trouver autant d'admirateurs quand l'apologie de la violence et de la vulgarité du rap trouvent une clientèle?

INXS prendra une pause de quatre ans. C'est à ce moment que Michael Hutchence commence à travailler sur un album solo, qui paraîtra à titre posthume en 1999. Le chanteur verra aussi sa vie atteindre la somme de toutes les joies tout en s'écroulant en même temps. Il s'éprend de la journaliste artistique Paula Yates, femme de Bob Geldof, auteur, compositeur, interprète, militant et j'en passe. Yates tombe enceinte de Hutchence alors qu'elle est encore mariée à Geldof. Le divorce sera prononcé deux mois seulement avant la naissance de Tiger Lily Hutchence en juillet 1996, l'unique enfant du chanteur.

INXS lors de leur passage au Point J
Nouveau papa, Hutchence et sa bande reviennent à la charge en 1997 avec Elegantly Wasted, dont une pièce se retrouvera sur la bande sonore du film Face/Off avec John Travolta et Nicolas Cage, Don't Loose Your Head. N'ayant pas digéré avoir été insultés par le groupe Oasis l'année précédente (Les frères Gallagher avaient traité Hutchence de has been), INXS se venge dans la chanson Elegantly Wasted où dans le refrain, on peut clairement entendre We're better than Oasis (ce qui est plus qu'une revanche, mais une réalité). Malheureusement, l'album, qui s'avèrera le dernier de Michael Hutchence à la tête de INXS, ne retrouvera pas le succès d'antan.

Tout commence à tourner très vite autour du chanteur. Dépressif, drogué, alcoolique, il met fin à ses jours dans une chambre d'hôtel de Sydney le 22 novembre 1997. Fait ironique, leur dernière apparition à la télévision a eu lieu en octobre à l'émission le Point J animée par Julie Snyder. Ils avaient livré deux performances dont Need You Tonight.

Comment un groupe peut-il se relever lorsque leur figure de proue disparaît? Imaginez U2 sans Bono ou les Rolling Stones sans Mick Jagger. Lorsqu'on perd celui sur qui le groupe mise tout, se relever devient une tâche titanesque. Genesis a su remplacer Peter Gabriel par Phil Collins. Mais le charisme de Michael Hutchence et sa fougue ne s'achètent pas.

Tim Farriss, Andrew Farriss, Jon Farriss, Kirk Pengilly et Garry Gary Beers
INXS mettra un an à retourner sur scène, alternant différents chanteurs lors de spectacles. Les membres du groupe participeront à la cérémonie de clôture des Jeux Olympiques de Sydney en 2000 avec Jon Stevens comme leader, plus ou moins devenu officiellement membre du groupe, Ce n'est qu'avec l'émission de télé-réalité Rock Star: INXS que le groupe pourra revivre. C'est le chanteur canadien J.D. Fortune qui remporte le concours. Sa voix ressemble à s'y méprendre à celle de Hutchence, mais les comparaisons s'arrêtent là. INXS lancera son premier et seul véritable album sans Hutchence intitulé Switch. Je ne me suis même pas procuré l'album, ni même téléchargé. Je croyais que INXS devait mourir sans son leader. J'ai manqué une bonne occasion d'aller les voir lors de leur dernière tournée mondiale en 2006.

Fortune est plus ou moins viré en 2009, mais revient de temps à autre avec le groupe lors de tournées. En 2011, il est définitivement remplacé par l'Irlandais Ciaran Gribbin qui sera le dernier chanteur du groupe. En 2010, un album hommage est lancé intitulé Original Sin, il contient des succès de INXS remixés et interprétés entre autres par Ben Harper, Rob Thomas de Matchbox Twenty et même Mylène Farmer.

Après quelques tournées un peu partout dans le monde, le groupe supporte Matchbox Twenty dans une série de concerts en terre australienne en octobre et novembre derniers. C'est le soir du 11 novembre que INXS annonce à ses fans qu'il est temps de s'arrêter et de se séparer. Mais après 35 ans, un groupe ne se sépare pas, il s'arrête, reste ensemble, joue de la musique pour son propre plaisir.

Ils ont survécu 15 ans après la mort de celui qui était irremplaçable!

INXS .... THE TOURING ENDS .... THE MUSIC LIVES ON
Hommage du groupe à leur leader disparu il y a 15 ans

mercredi 21 novembre 2012

Le vol de la Coupe Stanley

La Coupe Stanley, symbole de la suprématie du hockey professionnel, de la Ligue Nationale de Hockey. Le journaliste et lecteur de nouvelles du Réseau des Sports, Michel Laprise, a décidé d'écrire le récit palpitant de deux grands fans du Canadien qui préparent le coup du siècle: le vol du Saint-Graal: la Coupe Stanley!

Nous sommes au printemps 1962, les Blackhawks de Chicago sont sur le point de remporter la finale de la Coupe Stanley face aux Maple Leafs de Toronto. Quant à lui, le Canadien a été éliminé en demi-finale contre ces mêmes Blackhawks. Claude Vilandré, partisan de la Flanelle jusqu'au bout des doigts et complètement imbibé par l'alcool, projette de se rendre à Chicago et de s'emparer du précieux trophée qui, selon lui, appartient aux Canadiens. Ce projet ne tombe pas dans l'oreille d'un sourd, celle du jeune Gérald Gilbert, serveur du bar où se rend souvent Claude Vilandré pour célébrer la victoire ou noyer la défaite de son équipe favorite. Chacun de leur côté, ils prépareront le larcin du siècle.

Dans ce récit destiné aux mordus de sport, particulièrement de hockey, le reporter Michel Laprise transmet de brillante façon sa personnalité à son histoire avec des élans de passion, des termes propres à ce grand journaliste sportif, bouffon à ses heures. Grâce à des recherches approfondies, il nous ramène au début des années 60, au plus fort de la rivalité entre les six clubs de la LNH. Le lecteur se plaira dans l'humour, l'histoire du hockey et l'amour profond de deux hommes pour leur équipe de hockey; les Canadiens de Montréal.

À lire, pour tous les fans de hockey, jeunes et moins jeunes.


Michel Laprise est né en 1980 à Normandin au Lac-St-Jean. Après des études en Art et technologie des médias au Cégep de Jonquière, il débute sa carrière à la radio en 2001. Quelques années plus tard, il fait le saut à la télévision pour le réseau de Télévision Quatre-Saisons. Il a travaillé en Outaouais, en Estrie et à Montréal pour ce réseau avant d’être engagé par le Réseau des Sports en 2007. Il est actuellement rédacteur, reporter et lecteur des nouvelles. Sa passion pour le sport, particulièrement le hockey, l’a entraîné dans l’écriture de son premier roman. Il vit à Longueuil avec sa femme et ses deux enfants.

Fait à noter, l'auteur fut mon premier coloc en arrivant en Outaouais.

La rumeur veut qu'il prépare une suite: Le vol de la Coupe Grey.

jeudi 15 novembre 2012

La saga Twilight: le supplice final

Jacob, Bella et Edward; le trio dynamique
J'en ai parlé en long et en large de la série Twilight. Après avoir apprécié le premier film, je n'ai eu que de l'ennui les trois films suivants. J'ai trouvé les histoires très élastiques et truffées d'incohérences scénaristiques complètement navrantes. En plus, la direction artistique et la direction d'acteurs laissaient totalement à désirer.

Sauf que Twilight a trouvé son public-cible, des jeunes adolescentes rêveuses et désireuses de tomber dans les bras d'un vampire sanguinaire ou d'un loup poilu. Les films adaptés de la romancière Stephane Meyer ont tout de même amassé jusqu'ici plus 3 milliards de dollars au box-office mondial. Il faut croire que quelque part, ces films ont quelques qualités.

Qualités que je tente de trouver: histoire originale? Non. Effets spéciaux réussis? Tu rêves. Acteur de talent? Ouffff! Réalisation adéquate: Tu parles. Scénario? No way! La seule qualité que j'ai trouvée, c'est que cette série répond aux besoins d'évasion des adolescentes et elles sont envoûtées par Robert Pattinson et Taylor Lautner. Aucun gars normal ne peut être envoûté par Kristen Stewart, c'est impossible.

Dans un acte d'amour incroyable, j'ai promis à ma blonde de l'amener voir le supplice final, question d'être un homme de bonne foi. J'ai déjà hâte que ce soit terminé.

TWILIGHT: BREAKING DAWN PART II (La Saga Twilight: Révélations - Partie 2. Réalisé par Bill Condon. Avec Kristen Stewart, Robert Pattinson, Taylor Lautner, Billy Burke, Peter Facinelli, Elizabeth Reaser et Mackenzie Foy. Budget: 132 millions de dollars. Durée: 1h56.

En salles ce soir à minuit

J'ai vu James Bond 007 Skyfall!

James Bond subissant un test pyschologique
Depuis le temps qu'on l'attendait, quatre ans en fait, le tout nouveau James Bond arrivait sur les écrans du Québec vendredi le 9 novembre dernier. Depuis deux semaines, le héros du romancier Ian Fleming faisait des ravages au box-office mondial.

On peut dire que Skyfall n'a aucunement déçu le fan que je suis. Action, humour, vilain diabolique, tout y est pour un grand cru. Encore une fois, Daniel Craig prouve qu'il est un excellent acteur pour incarner le rôle du célèbre agent secret grâce à ses qualités athlétiques indéniables et son regard aux yeux d'acier. Pour le seconder, sa patronne M, jouée par Judi Dench pour un septième film consécutif, amène la dose parfait d'affection en attendrissant nettement le personnage principal. La palme revient toutefois à Javier Bardem dans le rôle du méchant cruel, à la sexualité ambigüe, au passé trouble en relation avec la chef du MI6.

Les poursuites, les combats, toutes ces scènes d'action sont époustoufflantes et spectaculaires, dans la pure tradition Bondesque. Mais qui dit James Bond, dit aussi exagération frisant la science-fiction. Mais qui s'en plaint? Sûrement les amateurs de Twilight!

Côté scénario, on a droit à du bonbon. Pour la première fois, on remonte dans le passé de l'agent, on apprend d'où il vient, où il a grandi. Ce brillant retour aux sources humanise encore plus le personnage qui n'a plus le visage du simple superhéros qu'on avait pu voir avant l'époque Daniel Craig. De plus, on ne mise pas seulement sur les scènes, mais avec des dialogues riches et constructifs, faisant avancer l'histoire bien plus qu'avec des rafales de fusil ou des coups de poings dans les parties.

Peut-on considérer que Skyfall est le meilleur des 23 films de la série? Je ne sais pas. Le temps et quelques autres visionnements le diront bien. Après tout, les fans ont mis des années à accepter George Lazenby dans Au Service secret de sa Majesté. Aujourd'hui, il est considéré par plusieurs comme étant le meilleur de la série, sinon dans le top 5.

James Bond a mûri, James Bond a des émotions, James Bond collectionne les femmes, mais avouons qu'il les respecte nettement plus. Depuis Daniel Craig, le coeur de l'agent britannique saigne, se brise, du jamais vu depuis l'unique George Lazenby en 1969 dans Au Service secret de sa Majesté.

Daniel Craig a signé pour deux autres James Bond. À 44 ans, et au rythme d'un film aux deux ans, il en sera rendu à 48 ans à son cinquième film. Peut-on penser qu'il ira jusqu'au bout? Le rôle de James Bond est très physique et la bonne forme est de mise pour un acteur devant interpréter le rôle.

Mais le générique final est on ne peut plus clair: James Bond reviendra!

lundi 12 novembre 2012

Salutations!

J'aimerais saluer une fidèle lectrice, ma belle-mère Élise, qui a annulé son abonnement au Globe and Mail de Toronto pour ne suivre que moi, son gendre.

Flatté que je suis.

Je sais que d'autres lecteurs assidus se nourrissent de mes commentaires.

Merci à tous!

Souvenons-nous!

Souvenons-nous des hommes et des femmes qui ont sacrifié leur vie pour sauver celles d'innocents! Souvenons-nous que des hommes et des femmes ont combattu et sacrifié leur vie pour des politiciens innocents! Souvenons-nous qu'en raison d'un innocent, 50 millions de personnes sont mortes durant la Deuxième Guerre mondiale!

Ce qui me frappait le plus durant le Jour du Souvenir, c'étaient les routes désertes. La plupart des employés du Gouvernement fédéral sont en congé lors du 11 novembre. Pour ma part, super, je me rends plus vite au travail.

Mais en marge de la visite au Musée canadien de la guerre d'Ottawa la semaine dernière avec mes élèves, je me suis plongé dans les histoires fascinantes de la Deuxième Guerre et mon opinion face à cette journée a changé.

Profondément patriotes, ces soldats et autres militaires ont mis leur vie en péril pour sauver des milliers d'autres. Sachant que la mort était peut-être au rendez-vous, quel courage incroyable ont-ils eu pour aller se battre contre la mort!

Quel courage!

Quel courage!

jeudi 8 novembre 2012

Disney achète Lucasfilm pour plus de 4 milliards


L'empire de Walt Disney achète l'empire de George Lucas pour une rondelette somme de 4,05 milliards de dollars. De quoi rendre George Lucas et sa descendance riches pendant des siècles. Après cet achat titanesque, Disney ne compte pas en rester là. En effet, un 7e épisode de la populaire série comptant une légion de fans partout dans le monde et au-delà est en chantier dès maintenant en vue d'une sortie en 2015. Les puristes, ceux qui ne jurent que par les épisodes originaux, crieront au scandale. Déjà qu'ils chignent depuis que la dernière trilogie de Lucas a nettement dénaturé l'oeuvre originale en étant trop enfantine.

Et justement, que peut-on penser d'un 7e épisode. On semble croire qu'il se déroulerait après le Retour du Jedi, l'épisode 6. Une série de romans ont été publiés racontant les histoires de Luke, Leia et Han Solo après la chute de l'Empire, mais on dit que le scénario du nouvel épisode ne serait pas adapté des romans, entre autre écrits par Timothy Zahn.

Est-ce que Mark Hamill, Carrie Fisher et Harrison Ford seront de retour? Ça fait tout de même 30 ans qu'ils ont délaissé leurs habits de chevaliers de l'espace. Il est peu probable qu'on fasse appel à leurs services, surtout dans le cas de Hamill et Fisher qui n'ont jamais eu la carrière escomptée après la première trilogie.

Et qui réaliserait ces films? Heureusement, George Lucas est hors du décor, donc on peut espérer une nette amélioration au niveau de la réalisation et la direction d'acteurs. Dieu merci! Et si c'était Spielberg? Ou Peter Jackson? Ou Christopher Nolan? Ou un nouveau réalisateur, fan invétéré de Star Wars, qui nous en mettrait plein la vue.

Même si Lucas a cédé les droits de ses oeuvres, il compte demeurer à titre de conseiller spécial dans la préparation de la suite de Star Wars. La productrice Kathleen Kennedy dirigera maintenant la division Lucasfilm de Disney. Qui plus est, on promet que Star Wars aura une place plus grande dans les parcs d'attraction de Mickey Mouse et compagnie.

Et si Mickey Mouse jouait le rôle de Han Solo?