mercredi 4 mai 2011
Patrick «Pilate» Roy
Séquence controversée dans le 7e match. L'arbitre Nicolas Dutil refuse un but aux Remparts. Selon l'officiel, le gardien des Olympiques aurait «gelé» la rondelle. La réalité est que celui-ci ne la maîtrisait pas du tout, les joueurs de Québec en ont alors profité pour marquer. La situation était semblable à celle qui a mené au but refusé de Brian Gionta mardi dernier (le 26 avril) à Montréal.
Évidemment, cette séquence fut un point tournant dans la rencontre, car les Olympiques ont cassé les reins des Remparts avec deux buts en une minute peu de temps après et se sont sauvé avec une victoire de 5-2.
À qui la faute pour cet écroulement? L'arbitre Dutil? Une mauvaise décision est sacrante, mais humaine. Mais cet entraîneur aux émotions incontrôlables a démoli ses joueurs après les revers à Québec et Gatineau en fin de semaine au lieu de se critiquer de lui-même, brisant leur confiance. Incapable de faire son mea culpa, Roy continue de râler envers et contre tous au lieu de se regarder... dans une glace.
Pendant ce temps, Gilles Courteau lui mange dans la main.
mardi 3 mai 2011
Vague orange: je ne suis plus certain
Je ne suis plus certain que ce soit une bonne chose que le NPD ait tout bousculé sur son passage au Québec. Pas certain que le Bloc Québécois n'apportait pas beaucoup à la province en défendant nos intérêts afin que le premier ministre ne rejette pas du revers de la main l'identité culturelle québécoise. Le défi de Jack Layton sera de comprendre les Québécois, mais ce ne sera pas une mince tâche. Surtout qu'une député de son parti, Ruth Ellen Brosseau, élue dans Berthier-Maskinongé, est unilingue anglophone et résidente d'Ottawa!!! Le plus drôle, cette femme a été élue dans le comté de madame Paillé qui a donné son appui au Bloc Québécois.
Le fait que Stephen Harper soit majoritaire, mais presque rayé du Québec (son parti n'a élu que 6 députés) est une très mauvaise nouvelle. Il aurait mieux valu qu'il obtienne plus de représentants québécois à la Chambre des communes. De cette façon, la province aurait eu une VOIX. Maintenant, le Québec étant sous-représenté au gouvernement, on peut dire adieux à bien des choses, dont la culture. Oui, ces films, ces chansons, ces artistes qui nous proposent des créations diverses et originales. Stephen Harper n'a jamais lu de livre. Pauvre cave!
Le Bloc Québécois n'a élu que quatre députés. Le chef, Gilles Duceppe, s'est vu montrer la sortie par les électeurs. Par conséquent, il a décidé de démissionner. Il a été trahi par des supposés alliés qui ont bousillé sa campagne : Jacques Parizeau, ce dinosaure qui devrait rester couché, Gérald Larose, syndicaliste dépassé par les événements, et Pauline Marois qui a exhorté les souverainistes à ne pas voter NPD. Elle a donc suggéré aux non-souverainistes de ne pas voter Bloc, comme si on ne pouvait pas les convaincre.
Quant à Michael Ignatieff, c'est dommage de voir que son parti a subi une déconfiture si imposante. Son prédécesseur, Stéphane Dion, n'en avait aucun lui aussi, mais il avait remporté plusieurs sièges. Ignatieff n'est pas un mauvais bonhomme, mais le charisme n'est pas tout à fait là. En plus, il a perdu dans son propre comté. Du jamais vu, deux chefs ne sont pas élus dans leur comté!
Le NPD représentera-t-il adéquatement le Québec? Stephen Harper ignorera-t-il le Québec comme il l'a fait depuis trop longtemps? Je crois qu'au cours des quatre prochaines années, on apprendra ce que le Bloc apportait réellement aux Québécois et que le parti n'est peut-être pas enterré.
lundi 2 mai 2011
Soirée électorale excitante!
Je ne suis pas friand de politique, mais ce coup-ci, je m'y intéresse plus. Personnellement, j'ai voté pour le Bloc Québécois depuis que je suis en droit de voter. Je me dis qu'ils sont les seuls à défendre adéquatement le Québec. De plus, leur premier chef, Lucien Bouchard, est originaire de Jonquière. Normal de voter pour lui.
Mais cette fois-ci, c'est différent. Comment ne pas succomber aux charmes du charismatique Jack Layton? Il serait temps de lui donner une chance de faire ses preuves. Stephen Harper a eu sa chance, il a fait des niaiseries. Michael Ignatieff est sûrement un bon bonhomme, mais il est aussi intéressant qu'une planche à repasser. Finalement, Gilles Duceppe s'est fait tuer par ses supposés alliés qui ont détruit sa campagne électorale: Jacques Parizeau, Gérald Larose et Pauline Marois ont tout démoli sur leur passage. Affreux.
Ce soir, je voterai pour Nycole Turmel, la candidate NPD dans mon comté. Si je me trompe, je me dirai que je ne suis pas pire que ceux qui ont voté pour les Conservateurs de Stephen Harper ou les Libéraux de Moi Jean Charest.
Fin de semaine royale
Un événement comme celui-là a attiré le gratin impérial ainsi que les puissants dirigeants du monde entier, principalement les pays du Commowealth. Sauf que quelques pays sont dirigés par des truands. Mais quel incident diplomatique la Reine aurait causé si on n'avait pas invité un président accusé de crimes de guerre! Notre très cher Premier Ministre, Stephen Harper, a déclin l'invitation pour des raisons évidents, il est en campagne électorale. Le Gouverneur Général représentait notre pays.
Plus de deux milliards de téléspectateurs étaient rivés à leur écran HD et ont vu en direct les deux tourtereaux prononcer leurs voeux. Même moi, je me suis réveillé à temps pour entendre William dire «Oui». Les deux amoureux auraient bien aimé un mariage intime, avec leurs amis et quelques membres de leur famille. Oubliez ça!!!
La qualité du prince William est d'avoir eu une mère extraordinaire qui, même si elle est décédée lorsque William avait 15 ans (son frère Harry en avait 13), lui a inculqué des valeurs autres que celles de la famille royale. Donc, ouverture sur le monde, ouverture aux gens non royaux, ouverture envers les plus défavorisés et la liberté de choisir ses fréquentations, ses amis, sa femme. Le jeune homme n'a pas eu à subir les obligations de son père, injustement traité selon moi.
Pour en savoir plus sur la vie royale, Radio-Canada nous présentait vendredi soir le film The Queen (Sa Majesté, la reine) avec Helen Mirren, oscarisée pour son rôle de la monarque britannique, et Michael Sheen, dans le rôle du Premier Ministre Tony Blair. L'histoire relate les jours qui ont suivi le décès de la Princesse Diana, en 1997. Excellent film, montrant un côté nettement plus humain de toutes ces personnes que l'on s'imagine robotiques et inatteignables. En dehors de l'histoire que l'on connaît, on apprend que la Reine conduisait allégrement un Jeep autour de la résidence royale secondaire de Balmoral, que la Reine appelait sa propre mère «Maman», que le Premier Ministre Tony Blair a sérieusement brassé la cage de la Reine afin de la faire sortir de son mutisme et que le prince Philippe est un sérieux mécontent, mais il adore surnommer sa femme «Mon chou».
En après-midi, samedi, Canal Vie présentait le film William & Kate. Un film réalisé pour la télévision qui a été tourné cet hiver en Californie. Les rôles principaux sont interprétés par Nico Evers-Swindell (William) et Camilla Luddington (Kate). Je n'ai vu que la fin et ça semblait plutôt ordinaire. Cependant, c'était une belle acquisition pour Canal Vie et les délais ont été assez rapides, le film ayant été présenté aux États-Unis le 18 avril dernier. On a toujours l'impression que les canaux comme Canal Vie, Canal Évasion ou bien Canal D présentent des émissions datant d'il y a quelques années.
Finalement, nous avons «loué» le tout dernier récipiendaire du meilleur film aux Oscars; The King's Speech. La réalisation de Tom Hooper raconte l'incroyable histoire d'amitié entre le roi George VI (père d'Élizabeth II) et son thérapeute-dialoguiste Lionel Logue. Aux prises avec des problèmes de bégaiement, et suite à la recommandation de sa femme, le roi (à ce moment Duc d'York) suit les leçons de Logue. Après la mort de son père, le roi George V, et l'abdication de son frère aîné, le roi Edward VIII, Albert (George VI) doit combattre ses problèmes afin de s'adresser à la nation en pleine période de guerre. Beau jeu d'acteurs, belle trame historique en toile de fond, film parfait pour la période. Le roi de George VI est le père d'Élisabeth II, l'arrière-grand-père du prince William.
Place aux élèves - Tarentule
Tarentule
Il se faisait tard et les trois cafés que j’avais bu n’avaient plus d’effet sur mon système. La fatigue commençait à l’emporter, mais je ne pouvais pas abandonner. La lumière faible de l’écran de mon ordinateur était la seule chose qui éclairait mon petit bureau et cela écarquillait mes yeux un peu trop.
Je regardais mon réveille-matin et je laissai échapper un soupire désespéré tout en secouant ma tête. Quatre heures du matin et je n’avais encore trouvé aucune information pertinente pour cette enquête. Cela faisait déjà six mois que je travaillais sur cette investigation et toujours aucune preuve que cette femme fatale soit coupable.
Mon patron George McTavish, chef de police de Kilkee en Irlande, commençait même à douter qu’elle soit réellement la coupable de tous ces meurtres, mais moi j’étais prêt à parier mon emploi tellement que j’étais certain que c’était elle.
Malheureusement, George prit ce pari au sérieux et il me donna simplement un autre mois pour la trouver coupable ou même trouver des preuves. Au début je crus qu’il me compta une blague, mais quand je vu son regard sérieux, j’avalai ma salive et je cessai de rire instantanément et je sorti de son bureau la tête baissée.
Laurie-Anne Walsh, surnommée Lor par tous ses amis et ses collègues de travail, était une femme aux yeux brun pâle qui brillaient d’innocence. Elle ressemblait au genre de fille qui ne ferait jamais de mal à une mouche, mais je savais que ce n’était qu’une façade.
Elle avait des cheveux brun pâle, un peu plus foncés que châtain, qui descendaient un peu plus bas que ses épaules et chaque fois que je la voyais, elle portait toujours un sourire extatique comme si elle fut heureuse de me voir.
Ses lèvres gonflées et sensuelles portaient toujours une apparence sinistre, mais chaque fois que je demandais l’opinion d’un collègue, ils me disaient toujours les mêmes choses.
« Une fille comme ça? Non, elle ressemble à un ange! Elle ne pourrait faire du mal à une mouche.» Et ils succombaient à son charme innocent comme des marionnettes obéissant à leur marionnettiste omnipuissante à leur sort.
Lor essayait toujours de me faire des avances subtiles pour me séduire, mais je refusais chaque fois sans aucune tentation. C’était presque rendu une routine pour moi d’une certaine manière de lui refuser toutes ses avances. Je la rencontrai au moins cinq fois et chaque fois ce fut la même routine.
Elle trouva une tenue révélatrice et utilisa chaque excuse imaginée pour se pencher pour mettre ses seins en évidence. Chaque fois, je sentis presque de la bile me remonter à la bouche tellement je fus dégoûté par son manque de respect en vers elle et moi.
Elle se mettait toujours une paille dans la bouche et disait plusieurs commentaires suggestifs après chaque chose que je disais. Ses tournures de phrases sexuelles ne me plaisaient pas et m’irritaient vraiment.
Hélas, le désespoir commençait à prendre le contrôle de mon esprit et affectait mon jugement. Cela et le manque de sommeil n’aidait pas non plus. J’entendais presque mon lit crier mon nom de l’autre pièce, mais je devais terminer cette enquête.
Finalement, je décidai de prendre mon téléphone. Il fut temps d’utiliser une nouvelle stratégie pour cette situation irritante. Aux grands maux, les grands remèdes. Je composai le numéro du diable et son répondeur se déclencha.
« Oui Lor, c’est Ross Warrick. Je sais qu’il se fait tard, mais j’aimerais que vous me rappeliez le plus tôt possible. Merci et passez une belle journée. »
Je soupirai à nouveau et je m’allumai une autre cigarette tout en m’étirant. La boucane familière envahit la chambre et mes poumons et je sentis l’effet dépendant de la nicotine immédiatement.
Je n’étais pas fier de ce que j’allais faire, mais le temps était devenu un ennemi que je ne pouvais vaincre. Après une longue nuit, je décidai d’aller m’étendre un petit peu pour récupérer. Dieu sait ce que je serai forcé à faire demain.
Je touchai la photo de moi et Sean en vacances à Cuba, je souris mélancoliquement et je me chuchotai une petite prière pour lui avant de finalement me coucher sur mon lit.
***
Soudainement, la sonnerie du téléphone me réveilla. Les yeux à moitié ouverts, je regardai ma montre pour vérifier l’heure. Il était huit heures du matin et mon corps ne voulait pas bouger.
Après quelques coups, le répondeur se mit en marche.
« Bonjour cher Détective Warrick, j’espère que vous dormiez confortablement à l’intérieur de votre lit», dit une voix féminine et séductrice
Ma tête se redressa rapidement et je tombai de mon lit pour ramper brusquement vers le téléphone. Avant de décrocher, je pris une grande respiration pour paraître confiant et je répondis :
« Oui oui, euh…je suis réveillé madame Laurie-Anne.» Un rire innocent se fit entendre et je me frappai le front avec ma paume de main.
« Bon matin monsieur Warrick, vous m’avez appelée?»
Si j’avais pris le temps de bien dormir, j’aurais pu répondre parfaitement et j’aurais planifié tout ce que j’étais pour dire. Mais le manque de sommeil embrouillait toutes mes pensées et mon esprit.
« En effet, euh, je voulais savoir si vous étiez occupée ce midi. J’aimerais avoir le plaisir de votre compagnie pour dîner.»
Ce n’était pas ce que je voulais dire, mais j’espérais qu’elle dise oui. Même si je ne pouvais pas la voir, je savais qu’elle souriait. Elle répondit par un oui rempli de fierté et je lui donnai le lieu et je lui ai dit au revoir.
En raccrochant le téléphone, je me frappai le front avec ma paume encore en me traitant d’idiot. Je me suis donc dirigé vers la cuisine pour me faire du café afin de rétablir mes idées. Il était de toute importance que je reprenne le dessus sur Lor sinon je perdrais sûrement mon emploi.
Je me suis rapidement versé mon café dans ma tasse thermique et je me dirigeai vers mon bureau dans l’autre pièce. J’ouvris ensuite mon ordinateur et je pris une petite gorgée de ma tasse. Je vis ensuite un courriel de mon patron et cela ne me donna pas le sourire.
« Cher Ross, malheureusement un autre meurtre a été commis hier soir vers les trois heures du matin. Un homme âgé de 25 ans nommé Patrick Caroll a été trouvé mort très près de l’emplacement des meurtres précédents. Normalement vous savez que je suis un homme très patient, mais vous êtes mieux de vous dépêcher à trouver le ou la coupable sinon je vais m’arranger avec toutes les stations de police de l’Irlande pour que tu ne sois plus jamais employé!»
Je grinçai des dents tout en lisant cette partie du courriel. Les détails qui suivent me donnèrent un peu la nausée, car il était de bonne heure. Normalement, mon estomac était plus solide, mais en ce moment ce n’était pas le cas.
Le message continua pour me dire que j’étais mieux de me dépêcher à trouver les preuves nécessaires sinon tout irait mal pour moi. «Comme j’adore la pression!», je me suis dit à voix haute tout en me roulant les yeux en frustration.
Je pris une autre cigarette et je l’allumai pour m’éclaircir l’esprit un petit peu. Après tant d’années d’expérience dans la police, j’oubliai la chose la plus évidente. Pourquoi n’y avais-je pas pensé auparavant? C’était si évident maintenant!
La majorité des jeunes d’aujourd’hui ont tous un de ces profils sur ce site qui fait les nouvelles. Mais quel était le titre de ce fameux site Internet? Je courus vers mes vieux journaux et commençai à tous les feuilleter rapidement en gardant espoir de trouver l’information qu’il avait besoin.
Finalement, le nom du site m’est revenu comme on coup dans le ventre. «Facebook !» Je tapai le nom du site et je fus fasciné presque immédiatement. Je commençai à faire des recherches par rapport à tous les hommes tués et je remarquai quelque chose d’étrange sur leur profil. Ils étaient tous devenus amis entre eux et ils avaient tous ajouté Lor comme amie mutuelle en même temps.
En lisant de plus en plus, un sourire se forma sur mon visage. Le rendez-vous avec Lor sera complètement en ma faveur. Je lis de plus en plus et je lançai un soupir satisfait et je parlai à voix haute en regardant ma photo avec Sean.
« On dirait que je ne vais pas perdre mon emploie aujourd’hui Sean!» Je souris encore et je continuai mes recherches.»
***
Arrivé au restaurant nommé MacClarin, je l’attendais avec impatience. Je ne m’étais jamais senti aussi prêt auparavant. J’avais organisé tous mes documents dans une valise au cas où elle
décidait de me mentir. Un détective sans preuve n’est pas un très bon détective.
Soudainement, elle arriva avec une petite robe soleil qui démontrait un peu trop ses longues jambes. Elle portait un rouge à lèvre de couleur rouge vif et avait une paire de lunettes de soleil un peu trop grosses pour son visage mince.
Elle me salua en se penchant pour démontrer son décolleté et elle sourit. Après, elle s’assit et me demanda comment je me sentais aujourd’hui. Je répondis que tout allait bien avec un sourire rictus et je fis semblant d’être attiré vers elle tout en regardant non subtilement son décolleté.
Elle remarqua immédiatement mon regard et cela lui donna un sourire amusé. En réalité, je n’avais aucune attirance physique envers elle et c’était la seule raison pour laquelle j’étais encore sur l’enquête. Les autres officiers et détectives tombaient sous son charme et abandonnaient leurs recherches rapidement. Dieu sait ce qu’elle faisait pour les faire changer d’idée.
« Vous vous êtes très bien habillée pour une sortie innocente dans un restaurant mi-chic ma chère Lor. » Un sourire sensuel apparut sur ses lèvres gonflées et elle me répondit d’un ton séducteur :
« Ce n’est pas tous les jours que j’ai le privilège de sortir avec un beau grand homme aux yeux et cheveux noirs. En plus, il est un détective sur une enquête mystérieuse! Cela est très excitant. » Elle mit sa main sur la table pour flatter la mienne.
« Une enquête dans laquelle vous êtes la seule suspecte ma chère,» je lui répondis tout en lui plaçant ma main dans la sienne.
Pendant une fraction de seconde, une expression insultée et frustrée apparut sur son visage. N’importe quel autre détective l’aurait manqué, mais moi je n’étais pas n’importe quel détective. Je souris à mon tour et je lui posai une question avec mon pouce qui caressait encore sa main.
«Si cela ne vous dérange pas, j’aimerais qu’on aille directement au but de ce dîner.»
Elle eu une apparence confuse pour un instant, mais je lui dis que c’était le temps de commander de la nourriture. Elle soupira brièvement et prit le menu dans ses mains après avoir lâché prise de la mienne.
Lor vérifia le menu attentivement et me demanda ce que je voulais manger. Elle baissa le menu et me regardant en faisant un clin d’œil. À l’intérieur, je fus dégoûté, mais je devais persévérer. Je décidai de fausser un autre sourire et je lui dis que je ne voudrais certainement pas du poisson.
Encore une autre fois, elle fut vexée et cette fois, elle dégagea un son de frustration. Finalement, on décida de commander un sandwich au poulet et de le séparer à deux. Les sandwichs de ce restaurant étaient immenses et je n’avais pas très faim.
Après avoir bien mangé, je décidai finalement de lui révéler mon intention initiale. Elle semblait assez à l’aise pour abaisser sa garde.
« Ah, avant que j’oublie, j’ai finalement vérifié votre Facebook et les choses que j’ai apprises sont vraiment intéressantes !» Une goutte de sueur se forma sur son front. Elle sourit et me demanda d’élaborer.
« Tous les hommes qui ont été tués ont certaines choses en commun. Premièrement, ils se connaissaient tous. Je trouvais ça un peu étrange de ne pas savoir cela au début de l’investigation. Deuxièmement, ils vous ont tous ajoutés comme ‘amie’ la même date. Une grande coïncidence n’est-ce pas? Surtout que la demande d’amitié s’est faite juste une semaine après votre déménagement à Kilkee. Troisièmement, ils ont tous au moins une photo avec vous. »
« Et puis ? répondit Lor de ton sévèrement agacé. Cela pourrait être qu’une grosse coïncidence.»
«Mais cela ne l’est pas. Ils avaient tous beaucoup d’argent et en sortant avec vous, vous aurez eu beaucoup d’argent et d’autres petites gâteries. Par exemple, ce collier en or que vous portez. Et la sueur qui se forme sur votre front n’aide pas vraiment votre cause.»
« Est-ce un crime de faire cela ? Et non, même s’ils étaient tous mariés, c’était leur choix de vouloir m’acheter des cadeaux. Je n’ai rien fait d’illégal même en couchant avec eux!»
Avant que je puisse lui dire quoi que ce soit, elle continua à parler brusquement et irrationnellement. Partie était sa façade calme et confiante. Elle était devenue insultée et fâchée et cela était parfait pour moi. Les criminels font plus d’erreurs quand ils démontrent des émotions fortes.
« Avez-vous même pensé que je suis innocente ? Même après leur mort, je ne recevais pas d’argent, car leur testament n’était pas changé.»
Ça y est! Je me suis dit. Elle avait finalement perdu toute conscience d’environnement. Elle se leva et cria au plus fort que ses poumons lui laissaient. Toute la clientèle du restaurant était tournée vers elle et cela l’énerva encore plus.
Tout ce qu’elle disait avait du sens, mais cette fois si une arme avait été retrouvée près de la scène du meurtre et dans une de ses photos sur Facebook, elle avait une collection de dague et une des dagues de la collection était identique à celle de la photo.
Après lui avoir dit tout cela, elle partit sans même se tourner. Je l’avais et elle le savait. J’avais maintenant simplement besoin d’avoir un mandat de recherche et tout irait bien. Je me levai de ma chaise et je me dirigeai vers le serveur.
«Merci pour l’excellent service mon cher, gardez le change» Et je quittai complètement satisfait.
***
La journée suivante, j’arrivai à la maison de Lor et je cognai à sa porte. J’avais deux officiers avec moi donc je me sentais en sécurité. Après avoir cogné à plusieurs reprises sans réponse, je demandai à un des officiers de défoncer la porte.
«Détective Warrick, demandait un des agents. Comment avez-vous fait pour résister à une femme comme elle! Je lui ai parlé deux fois et ma mâchoire avait presque tombé par terre!»
Je souris en laissant échapper un bref rire:
« On n’est pas tous des hommes virils comme vous monsieur O’Brian!»
L’autre agent se mit à rire avant de me poser une question. « Mais coudons Murphy! Tu sais que le détective Warrick est marié à son boulot.»
Les deux hommes se mirent à rire fort et cela me frustra. Je leur envoyai un regard agacé pour les fermer et je criai, « Vous parlez trop fort merde! Allez au travail. »
Un des agents se mit immédiatement au sérieux tandis que Murphy O’Brian continua à faire des commentaires inappropriés à mon sujet.
Finalement, les deux officiers défoncèrent la porte et sortirent leur arme à feu rapide comme l’éclair. Je fus même impressionné par leur vitesse. Je me demandai en ce moment même si j’étais habile comme cela dans ma jeunesse.
En rentrant, une odeur putride me passa par les narines et me leva le cœur. Je rentrai dans le salon et je vis Lor assise sur un sofa. En me rapprochant, je vis son corps éventré et ses yeux arrachés. Un poignard était aussi implanté dans sa gorge.
La dague incrustée faisait en effets partie de la collection de Lor. Sur la table, il y avait aussi une lettre marquée FBLA.
« Et merde, cria un des officier. Je crois que je vais être malade.» Il courut instantanément vers l’extérieur.»
L’agent Murphy rengaina sont pistolet et se rapprocha la bouche béante. « Et bien, je crois que cette investigation mystérieuse est close.»
J’ai immédiatement vu son ordinateur ouvert, mais il était en mode verrouillée. J’ai rapidement tapé FBLA et l’ordinateur s’est déverrouillé. Il avait une vidéo en mode pause et je décidai de le faire jouer. C’était Lor et elle parla.
« J’ai appris qui était responsable de tous ces meurtres et j’espère que vous allez voir ce vidéo monsieur Ross Warrick. Oui je l’avoue que j’ai volé et pris avantage de ces hommes, mais ce n’est pas moi qui les ai tués. C’est leur femme Ross…elles se sont toutes mises ensemble pour me blâmer pour les meurtres pour avoir l’argent de leur époux. Si vous regardez par la fenêtre, vous allez voir que les voitures de toutes les veuves son parties. Et oui, elles sont toutes parties en voyage.»
Je n’en croyais pas mes yeux. Avant qu’elle puisse faire quoi que ce soit, elle dit qu’elle garderait la caméra allumée, mais elle fermera l’écran. En effet, les femmes entrèrent une après l’autre et commencèrent à massacrer Lor.
Je me suis mis à vomir instantanément. J’avais tort tout ce temps là…elle avait sûrement peur des femmes et c’est pour cela qu’elle n’a jamais rien dit. Je me suis mis à genoux et je secouai ma tête. Murphy s’accroupit à côté de moi et il mit sa main sur mon épaule. Il dit quelques mots mais je ne pouvais pas les entendre. J’avais échoué et une vie innocente s’était perdue.
FIN
jeudi 28 avril 2011
Mon bilan personnel du CH, saison 2010-11
La défaite subie hier est certes difficile à accepter parce qu'elle aurait fort bien pu être une victoire. Qui sait? Avec un peu de chance, peut-être que nous serions rivés à nos téléviseurs demain soir pour le premier match de la série entre les Capitals et les Canadiens. Mais ce n'est pas le cas. Voici mon post-mortem bien personnel de la dernière saison des Canadiens de Montréal.
GARDIENS
Pierre Gauthier et l'ombre Bob Gainey devaient trancher : qui de Halak ou Price allait rester. Ils ont finalement opté (sous la forte recommandation de Gainey) pour Price. Halak a donc quitté pour St. Louis en retour du prospect Lars Eller et d'une paire de patins délacés. La décision s'est avérée la bonne jusqu'ici. Premièrement parce que Price a été capable de faire la différence dans plusieurs matchs et qu'il a prouvé qu'il pouvait tenir le fort pendant 70 matchs. De plus, Price a démontré une force de caractère, inexistante avant cette saison.
Pour combler le départ de Halak, Pierre Gauthier a fait signer le vétéran Alex Auld pour seconder l'enfant chéri. L'ancien des Sénateurs a fait 16 présences, dont 12 départs et n'a perdu que deux fois en temps régulier. C'est la preuve qu'il a su tenir son équipe dans le match. Plusieurs ont critiqué le fait que Gauthier ne soit pas allé chercher un meilleur second violon, pour ainsi permettre à Price de se reposer. On en avait un excellent gardien numéro 2, qui est devenu numéro 1, mais ces mêmes critiqueurs professionnels se plaignaient parfois de son utilisation qui portait ombrage à Price. Trop de journaleux, trop d'opinions.
En séries, Price a été bon, même très bon, mais il n'a pas été miraculeux comme son prédécesseur. Ça ne veut pas dire que Price ne sera plus jamais capable de passer la première ronde, ça veut simplement dire qu'un bon gardien fait sa chance, des fois sa malchance. Même si Price a fait cadeau d'un but au 3e match, c'est plutôt sa prestation au 4e match qui m'a dérangé. 5 buts accordés, une avance de 3-1. Ce n'est pas parce qu'un gardien ne donne pas de mauvais buts qu'il a été nécessairement bon. Certaines fois, il doit voir au-delà de sa vue voilée.
Pour la première fois de sa carrière, Carey Price termine sa saison heureux du travail accompli. C'est positif, car lors de ses trois premières années, il était vidé mentalement. Il s'agit ici d'un bon signe de maturité. Il sera sûrement assisté d'un nouveau gardien l'an prochain, préférablement un vétéran.
DÉFENSEURS
La brigade défensive du Canadien compte un bon mélange de vétérans et de jeunes. Du lot, on a appris à connaître le talentueux PK Subban, une incroyable bombe d'énergie qui peut créer des pièces de jeu excitantes, mais aussi vouloir parfois trop en faire. On a finalement donné une meilleure chance à Yannick Weber de se faire valoir. Si peu, mais quand même un peu. D'ailleurs, il a démontré en séries qu'il pouvait tirer son épingle du jeu.
Chez les vétérans, le travail de Roman Hamrlik et de Hal Gill a été impressionnant. Avec les blessures à Andreï Markov et à Josh Gorges, les deux ont dû prendre les bouchées. Particulièrement Hamrlik, qui a vu son temps de jeu augmenter de plusieurs minutes dans des matchs cruciaux. Quant à Gill, il a bien chaperonné le jeune Subban et il pourrait se retrouver derrière un banc de la LNH à la fin de sa carrière.
Pour combler les pertes de Markov et Gorges, Pierre Gauthier est allé chercher le défenseur offensif James Wisniewski. Une excellente acquisition pour le jeu de puissance, comparable à Marc-André Bergeron, peut-être meilleur en défensive, tir foudroyant en moins. Paul Mara est revenu à Montréal et Brent Sopel a aussi été acquis d'Atlanta. Deux vétérans venus colmater des brèches, mais qui ne faisaient que passer. Quant à Alexandre Picard, il aurait mérité plus de temps de glace, mais il n'était visiblement pas dans les plans. Une blessure l'a même écarté de l'alignement, dans un anonymat percutant.
Le pire de toute la brigade fut sans doute Jaroslav Spacek. Multiples erreurs en défensive, peu robuste, coup de patin très moyen, il avait été acquis pour son apport à la pointe lors du jeu de puissance. L'avez-vous vu produire sur le jeu de puissance? Pas moi en tout cas. Spacek a une autre année à écouler à son contrat.
Les deux autres, Markov et Gorges, sont disparus du portrait dans le temps des fêtes. Le premier n'a joué que 7 petits matchs durant la saison. Si la direction a manifesté son désir de signer Gorges, l'avenir de Markov est réellement nébuleux. Bien qu'il soit le général à la ligne bleue, il a été blessé sérieusement à trois reprises depuis le printemps 2009. Il n'a joué que 52 matchs en deux ans et 8 petites parties en séries. Surtout, le Canadien a prouvé qu'il pouvait gagner sans lui. Il sera donc très intéressant de voir la décision du Canadien, surtout avec l'émergence de Subban. Risqueront-ils de signer Markov à long terme malgré toutes ses blessures? Parions qu'il ne demandera pas des pinottes.
Seuls Subban et Spacek sont sous contrat. Gorges reviendra. Hamrlik désire revenir, même si son salaire est diminué considérablement. J'adore Gill, mais je crois qu'il ira jouer dans une autre ville ou qu'il prendra sa retraite. Picard est déjà parti, tout comme Mara et Sopel. Weber mérite un poste régulier. Wisniewski vaut-il 5 millions? Non! Parions qu'on découvrira 2 ou 3 nouveaux défenseurs avec le Canadien l'an prochain.
ATTAQUANTS
Les qualités de l'attaque du Canadien sont sa rapidité et son agilité. Ses principaux défauts sont sa petite taille et son manque de robustesse. On attendait beaucoup de Michael Cammalleri qui avait marqué 13 buts en 19 parties éliminatoires, mais des blessures et des frustrations l'ont limité à 19 buts. Son centre Tomas Plekanec a vu sa production offensive chuter aussi, malgré sa contribution colossale en désavantage numérique. Plekanec ne joue vraiment plus comme la fillette qu'il prétendait être il y a quelques années.
Gionta a bien fait en marquant 29 buts, mais son total de points est inférieur à 50! Si son joueur de centre favori et ami Scott Gomez n'avait pas connu une saison misérable, les choses auraient été différentes. Si Gomez est déçu de sa production et de son apport, ses 7,3 millions sur la masse salariale pèsent très lourd. Un héritage de l'ombre Gainey qui nuit considérablement à Jacques Martin, à ses assistants et à la direction. À 32 ans, Gomez ne devrait pas être un boulet et être sur le déclin. Pourtant, il l'est. En séries, il a quand même offert son maximum, mais ce ne fut pas assez pour racheter sa saison et faire oublier son salaire.
Deux joueurs ont joué selon la température et leur tempérament : Benoit Pouliot et Andreï Kostitsyn. Deux hockeyeurs taillés pour le jeu physique des séries, mais qui ont été pathétiques, lâches et paresseux dans des matchs où on les réclamait! Jacques Martin a souvent été très généreux envers eux, leur laissant des chances multiples de se faire valoir. Je ne comprends pas Kostitsyn, il a fumé le grand Chara comme s'il était un Atome lors du 3e match, puis lors des parties 5, 6 et 7, il était une larve sans poignet, sans couleur, sans effort. Une obligation pour Plekanec et Cammalleri d'en faire deux fois plus.
Après un début de carrière qui nous laissait perplexes, Max Pacioretty est sorti de sa coquille et est devenu un membre important de l'attaque. Le gros attaquant que l'on recherchait depuis des lunes. Solide, travaillant, fournissant le deuxième effort, le type de gars qui ne prend pas de soirée de congé, frustré d'avoir raté un épisode de sa série favorite. Mais un soir de mars, un grand lâche l'a frappé au Centre Bell. Il n'est plus revenu. Mais il sera de retour en octobre prochain. Sera-t-il le même?
On a finalement donné une chance à David Desharnais. Malgré sa petite taille, il a réussi à démontrer de belles choses et petit à petit, il a gagné la confiance de son entraîneur qui n'hésitait pas à l'envoyer dans des missions défensives importantes. Même chose avec Lars Eller pour qui l'avenir pourrait être rose. Fortement critiqué pour ne pas nous faire oublier le Dieu Halak, Eller a commencé à s'imposer après les Fêtes.
Les Moen, Darche, Halpern, Pyatt et White sont des joueurs de soutien honnêtes, mais limités. Par contre, ne me cassez pas les oreilles avec de bons joueurs de 3e et 4e trios! Si ces gars évoluent sur ces lignes, c'est qu'ils ne sont pas assez bons pour accompagner les meilleurs. Des jours, on se demande si les journaleux et quelques fanatiques ne voudraient que le CH signe une superstar pour la faire jouer si la 4e ligne au cas où Cammalleri manquerait deux mois.
Sur les noms mentionnés ci-haut, seul Travis Moen est sous contrat pour la prochaine campagne. Mathieu Darche pourrait se voir offrir un autre contrat d'un an et Ryan White serait sans doute un agitateur idéal. Mais l'avenir de Halpern et Pyatt est sûrement hors de la ville de Gérald Tremblay.
ENTRAÎNEURS
Beaucoup critiquent Jacques Martin pour ses décisions, mais peu auraient la capacité de prendre sa place derrière le banc. Je n'ai qu'à penser à l'idiot du village, le colossal végétalien Georges Laraque. Selon lui, bien des joueurs n'aimaient pas le style de Jacques Martin. Mais c'est partout pareil, un coach aura toujours ses détracteurs.
On pourra reprocher à Martin de faire trop confiance aux vétérans qui tirent de la patte (Gomez, Spacek) au profit de jeunes talentueux. Mais l'entraîneur de 58 ans a su tirer le maximum de plusieurs joueurs afin de les amener à presque causer une autre surprise en séries.
Il est aussi accompagné de bons adjoints, dont Kirk Muller, spécialiste des unités spéciales, et Perry Pearn, bras droit de Martin depuis longtemps. Pour épauler les gardiens, Pierre Groulx a effectué un brillant travail avec Carey Price, qui n'avait pas plus de confiance en lui qu'une marmotte devant un 18 roues sur la 20.
Le nom de Kirk Muller circule dans la LNH, on pense qu'il peut se retrouver derrière un banc de la LNH en tant qu'entraîneur-chef. Si oui, mettez un petit 2$ sur les Devils du New Jersey où il a entrepris sa carrière ou même chez les Stars de Dallas. Ces deux équipes se cherchent justement un nouvel entraîneur.
Le fait que Guy Boucher ait été engagé comme entraîneur du Lightning de Tampa Bay a aussi été critiqué. Certains partisans et amateurs mentionnent qu'on aurait dû congédier Martin pour faire de la place à l'ancien pilote des Voltigeurs de Drummondville. Un raisonnement illogique et présomptueux considérant que Jacques Martin venait d'atteindre la demi-finale avec ses hommes, une première en 17 ans à Montréal. L'engager comme adjoint a sans doute été considéré, mais Boucher aurait-il accepté considérant qu'il avait une place derrière un banc? Et en chef?
DIRECTEUR-GÉRANT
Pierre Gauthier devait prendre la bonne décision dans le dossier des gardiens. Il l'a peut-être prise. Mais était-ce sa décision ou celle du conseiller « spatial » Bob Gainey? Je maintiens qu'il aurait dû demander plus pour Jaroslav Halak, un David Perron par exemple. Mais il ne l'a pas fait. Gauthier a dû composer avec des blessures à deux défenseurs importants pour la balance de la saison. Son travail a consisté à colmater des brèches plus qu'autre chose. Mais il n'a impressionné personne (sauf JF Maltais) en mettant la main sur Paul Mara et Brent Sopel. Par ailleurs, l'acquisition de James Wisniewski s'est avérée positive.
Sauf que Gauthier a pensé qu'en voulant aller plus loin en séries, il fallait se départir de joueurs importants en 2010. Halak, Dominic Moore et Maxim Lapierre. Hormis le premier, on ne parle pas de vedettes, mais de joueurs bâtis pour les séries. Et Moore, et Lapierre jouent avec leur nouvelle équipe en 2e ronde cette année.
On peut aussi reprocher à Gauthier de ne pas considérer le fait francophone dans ses choix de joueurs. Ces critiques sont fortement logiques, car le public québécois aime ses Canadiens, ils sont fidèles à leur équipe et ne la changeraient pour rien au monde. Ils ne sont pas des vire-capot comme quelques-uns. Mais les partisans et journaleux désirent un peu plus de Québécois dans la formation, histoire qu'elle reflète un peu mieux la réalité de la population qui supporte la Flanelle. Cet aspect devrait être corrigé par le propriétaire Geoff Molson, mais ça ne se réalisera pas en deux minutes. Plusieurs Québécois à travers n'apprécient pas le fait d'être épiés à chacun de leurs gestes. Si c'est l'opinion d'une poignée d'entre eux, je ne suis pas certain que David Desharnais et Mathieu Darche se plaignent de porter le chandail du Bleu-Blanc-Rouge.
Mais la principale mission de Pierre Gauthier sera de compléter sa formation. Seulement 9 joueurs sont sous contrat pour la saison 2011-12. 9 autres sont autonomes avec compensation, dont Josh Gorges, David Desharnais, Yannick Weber et Max Pacioretty. Il est certain qu'on fera appel à leurs services pour de longues années encore, mais ne pariez pas sur les retours de Andreï Kostitsyn et Benoit Pouliot. Finalement, 9 joueurs sont autonomes sans compensation, surtout des défenseurs. Hal Gill, Roman Hamrlik, James Wisniewski et Andreï Markov sont les plus susceptibles de recevoir une offre, mais il est évident que Gauthier voudra rajeunir sa brigade défensive et la grossir.
C'est donc 18 joueurs qui peuvent ne pas être de retour l'an prochain. À cela, on peut ajouter les noms de Scott Gomez et Jaroslav Spacek. Même s'ils sont sous contrat pour la prochaine campagne, leur désolante saison 2010-11 pourra amener Pierre Gauthier à tenter de s'en départir. Donc, les prochaines décisions de Pierre Gauthier seront scrutées à la loupe et déchaîneront les passions.
C'était cela, mon bilan 2010-11.
Une défaite cruelle
Le Canadien avait si bien débuté la série avec deux victoires sur la patinoire des Bruins de Boston. Mais l'incapacité de capitaliser à domicile a coûté cher à la Flanelle. Cela jumelé à des acrobaties et souvent à la chance du gardien Tim Thomas. Lors du 5e match, combien de fois la rondelle a flirté avec le filet sans qu'elle ne traverse la ligne rouge?
On espérait tous que le Canadien venge Max Pacioretty. Ce ne fut pas le cas à 100%, il faudra attendre un autre jour. Faut croire qu'il n'y a pas de justice en ce bas monde.
Price vs Thomas
J'ai critiqué Carey Price pour le match # 4. Selon moi, il n'avait pas réalisé les arrêts qu'il fallait. Il se devait d'être surdoué, il ne l'a pas été. Mais en bout de ligne, son opposant a-t-il été meilleur? Thomas a donné sa part de citrons dans la série, mais il devenait un mur impénétrable et magique en prolongation. Je crois en bout de ligne que Thomas a été plus chanceux que Price, voilà tout. Price aurait pu faire des arrêts qui ont résulté en but, mais il n'a pas pu faire autant de miracles que Thomas... ou Halak.
Plekanec
Hier soir, Michel «J'ai dirigé 10 ans dans la LNH» Bergeron critiquait les meilleurs joueurs du CH pour leur fiche de -3. Ce qu'il oublie encore, c'est que cette fiche déficitaire est due aux points obtenus en supériorité numérique par le CH, ces points ne sont pas comptabilisés dans les +/-. Plekanec a produit en temps opportun, a bien défendu son territoire lors des avantages numériques des Bruins et s'est avéré une menace constante. Foutue désinformation par des dinosaures du hockey.
Gomez
Même si son rendement a été supérieur en séries, il serait temps qu'il quitte. Mais on ne peut pas s'attendre à ce que ça arrive de sitôt, car il lui reste encore trois années de contrat et il est un bon ami du capitaine Brian Gionta. Mais son salaire de 7,3 millions servirait à payer quelqu'un de meilleur.
Andreï Kostitsyn
Complètement éteint lors des deux derniers matchs. Il est où son problème? Comment fait-il pour ne pas être énergique en temps opportun? Des fois, je me dis que ce serait une erreur de s'en départir, d'autre fois, ce serait une libération. Ma blonde pense qu'il est peut-être nerveux dans les matchs importants. C'est une théorie.
Les anti-Canadiens
Il y a des fans des Bruins, des fans des Nordiques et des anti-Canadiens. Ceux-ci se manifestent en chantant et en claironnant qu'ils ont des connaissances illimitées en hockey car leur équipe ne perd jamais. Normal: elle n'existe plus ou pas! Ils se pensent très objectifs parce qu'ils ne sont justement pas fans du Canadien.
Je prends par exemple mon ami Saguenéen Éric Larouche. Il a décidé de revêtir un t-shirt des Bruins de Boston (quand ceux-ci avaient l'avance 3-2 dans la série, pas avant bien sûr) et de souhaiter une défaite des Canadiens. Mais la peine de Mgr Larouche est toujours vive, il se rabat sur le CH pour évacuer ses larmes non séchées de partisan des Nordiques. Ils ne changeront jamais et un retour des Nordiques ne leur démontrera qu'une chose: la défaite est innée chez eux.
Je reviendrai avec d'autres commentaires plus tard sur le Canadien et les séries en général.