samedi 19 juin 2010

Pierre Gauthier choisit le Père Noël

Après avoir été élevé au rang de sauveur, après avoir fait des miracles pendant les deux dernières saisons, après avoir éliminé les champions 2009 de la Coupe Stanley et les détenteurs du trophée du Président, Jaroslav Halak a été injustement échangé aux Blues de St-Louis. Une décision qui aura autant d'impact que l'échange de Patrick Roy en 1995. Pour fêter le 15e anniversaire de cet échange de nabot, Pierre Gauthier a commis une imbécilité, ce qui fait de lui un imbécile !

Les partisans sont en furie, ceux qui connaissent le hockey le sont aussi. Ceux qui ne le sont pas sont bercés par les belles paroles de Bob Gainey lorsqu'il a repêché Carey Price en 2005. C'est redondant et insignifiant de se faire rabattre les oreilles avec les mêmes histoires: il est jeune, laissez-lui le temps, il sera meilleur que Halak. Foutaise ! Ça fait trois ans qu'il est dans la ligue nationale, il a appris, nous avons aussi appris. Il préfère nettement son nombril. On nous fait croire qu'il a gagné en maturité pendant les séries. Quoi ? Vous vous basez sur quoi pour affirmer une telle connerie ? Il est toujours incapable de gagner une seule partie.

Jaroslav Halak a amené le Canadien en séries dans les deux dernières années, il a permis à la direction des Canadiens de faire des millions, sur son dos. Et on vomit sur lui et sur les partisans en l'échangeant. On préfère donner confiance à un gardien qui a prouvé une seule chose depuis son arrivée: il n'a rien entre les deux oreilles. RIEN ! Comment deux spécialistes en hockey ne sont pas capables de voir cela.

Bob Gainey est encore trop près dans l'entourage des Canadiens. Non seulement il voulait vivre ou mourir avec Carey Price, mais voilà qu'il veut s'assurer que tous les autres meurent également. Je gage qu'il y est allé de la même réflexion que l'an dernier: gardons Price pour ne pas donner raison aux journalistes. Il veut quoi ? Une coupe en carton ?

Pierre Boivin, cet imbécile diplômé, Pierre Gauthier, cette poire ayant été à la tête des Nordiques, et Bob Gainey, la pire tête de cochon de l'histoire des Canadiens, considèrent les partisans comme des portefeuilles sur deux pattes. «Amenez votre argent, mais on se crisse de ce que vous pensez!» Carey Price va être meilleur que Halak ! Bah oui !!! Ça fait longtemps qu'il l'aurait prouvé.

Je serai impitoyable envers Carey Price ! Les partisans, les vrais, le seront aussi. Comment un homme incapable de supporter une once de pression pourra se relever du départ du vrai gardien # 1 ? Celui sur qui la direction a craché, vomi, pissé, chié, mais qui s'est toujours relevé.

Autrefois, à Rome, on tuait l'empereur pour voir régner sa progéniture. Aujourd'hui, on s'est débarrassé de l'empereur pour faire place à l'insignifiant protégé de Bob Gainey.

Ce serait le temps que les partisans se choquent, se lèvent et qu'ils désertent le Centre Bell. Chaque joueur apprécié se voit indiquer la porte de sortie par des idiots qui croient au Père Noël.

Finalement, nous avons gagné

Cette semaine, contre l'équipe occupant le deuxième rang dans notre ligue, nous avons causé une certaine surprise en les défaisant 7 à 4. Il s'agissait pour nous d'une première victoire depuis le 1er juin contre les faibles Gryphons, seulement une deuxième cette saison. On se souviendra qu'une poussée de 5 points en 6e manche avait fait la différence au Stade d'Ottawa.

Jeudi soir, notre partant était Brian Merkel. Ce soir-là, il était au sommet de son art, n'ayant failli que sur un circuit de Mike Watters après 4 manches. Cependant, nous étions toujours en arrière. Toutefois, en début de 5e, ce fut une explosion de 7 points face à Bobby Howe, l'un des meilleurs partants de la ligue. Pas moins de 12 frappeurs ont défilé à la plaque, grâce à 7 coups sûrs. Du jamais vu cette saison !

C'est Kevin Lamarche, encore lui, qui a ouvert le bal en frappant un solide double dans l'allée au champ opposé. Puis, Paul O'Leary a atteint le premier but sur une complète confusion de la défensive de Kanata. Après un amorti-sacrifice de Scott Boxall, Marcel Levac, Ryan Chow, Dave Steffler et Tony Farago ont frappé un coup sûr productif consécutif. Finalement, Tyler Munro a bouclé la boucle avec un simple de deux points. C'était 7-1.

Kanata a tout de suite répliqué en marquant à trois reprises en fin de 5e manche. Brian Merkel a bien fait son travail, mais la défensive a connu quelques ratés. C'est Dave Steffler qui est venu en relève à Merkel en 5e pour stopper l'hémorragie. Il a complété le sauvetage en lançant deux excellentes manches.

Ce n'était que notre deuxième victoire cette saison en 12 rencontres, ce qui est une horrible déception. La tâche ne sera pas facile cette semaine puisque nous affrontons deux puissances, Marc Sports et les Brewers, sans Tony Farago, Dave Steffler et Ryan Chow. Si les Fat Cats pouvaient bien mourir, on aurait Dave Steffler plus souvent sur la butte et les adversaires seraient plus silencieux.

En terminant:

- Selon l'entraîneur des Gryphons, Bobby Howe n'est plus le même, ce qui explique notre victoire.
- Justin Cardinal a retrouvé son gant. Le joueur le plus absent mentalement de l'équipe l'avait oublié sur le banc après la déconfiture contre Kingston.
- Fiche de Brian Merkel: 2-0, MPM: 6,24... loin de ses standards habituels
- Brian Merkel est le lecteur anglophone le plus assidu du blogue

vendredi 18 juin 2010

Au cinéma cette semaine

Une autre semaine de cinéma, d'autres nouveautés. Une suite (évidemment, on ne peut s'en sortir), une adaptation de BD et un film québécois. Quoi ? Sortir un film québécois une semaine après celui de Xavier Dolan. Stratégie nettement en défaveur des cinéphiles amoureux des films de notre province. Je trouve qu'on ne prend pas le temps de savourer les films, on nous en pousse l'un par derrière l'autre sans avoir pu l'apprécier. Néanmoins, voici ce qui nous attend:

TOY STORY 3 (Histoire de jouets 3)

En 1995, Toy Story fut le précurseur en matière de cinéma d'animation fait par ordinateur. 15 ans plus tard, on propose les troisièmes aventures de Woody le cow-boy et Buzz Lightyear le bonhomme de l'espace. Les critiques sont déjà unanimes: c'est une réussite ! Il faut absolument que le public suive car les salles sont en cruel manque de visiteurs cette saison. Ma sélection de la semaine.

JONAH HEX

Un cow-boy défiguré fait la loi dans le Far West. De temps en temps, une poupée se joint à lui, la pas très bonne Megan Fox. Aucune critique n'a encore été publiée au moment d'écrire ces lignes, ce qui ne laisse présager rien de bon sur cette histoire de vengeance.

LE BAISER DU BARBU

Un autre film de notre Belle Province. Pourquoi pas après tout ? Yves Pelletier, clown # 1 de RBO, est de retour derrière la caméra 6 ans après Les Aimants. C'est l'histoire d'un jeune acteur qui se laisse pousser la barbe en vue d'un nouveau rôle. Si ses succès professionnels sont instantanés, ceux en amour se dégradent. Légère comédie qui fera plaisir à tous. Mettant en vedette David Savard, Isabelle Blais et plusieurs autres.

La semaine prochaine: Knight and Day et Grown Ups

jeudi 17 juin 2010

La Coupe du Monde !

Débutée depuis le 11 juin et s'étendant jusqu'au 11 juillet, la Coupe du Monde de soccer (football) 2010 se déroule en Afrique du Sud. Ce pays désirait depuis plusieurs années recevoir les meilleurs joueurs de ballon rond au monde. Une décision quand même particulière dans un pays où la pauvreté et la violence vont de paire. On dit même que la grande majorité de la population sud-africaine ne peut se payer un billet pour un match. De plus, ce sont les Blancs qui détiennent les richesses dans ce pays, malgré leur nombre plus faible.

Égalité ou inégalité sociales, c'est un rendez-vous sportif suivi par une planète entière. Moi, je ne suis pas un grand fan de soccer. Par contre, aux deux ans, je suis religieusement le Mondial et l'Euro. Ce qui me passionne dans ce sport, ce sont les partisans qui sont derrière leur équipe à 150%, ils chantent, dansent, sont vêtus des couleurs de leur équipe. Les rares buts sont des événements qui jettent une folle frénésie dans les estrades. Le soccer, c'est un party pour un fan. Et ces fans vendus, s'ils ne peuvent pas se rendre au stade, seront présents dans un bar du coin en train de chanter et hurler, et ce, partout où ils se trouvent dans le monde.

Les favoris sont les mêmes: Brésil, Allemagne, Angleterre, Espagne, Italie, France, ces équipes qui à chaque compétition internationale arrivent à franchir la première ronde et espèrent s'envoler avec le trophée des champions. Des héros naissent également dans ces compétitions, deviennent des stars et toucheront des millions lors de leur retour dans leur pays respectif.

Même si je préfère le baseball, j'aime plusieurs choses du soccer. Tout d'abord, c'est un sport simple à jouer pour enfant. Il suffit de botter le ballon et de le mettre dans le filet adverse. L'équipement est très simple: une paire d'espadrilles et un ballon. Il est vrai que le nombre de buts est peu élevé, mais les joueurs sont constamment en mouvement, courant quasiment une dizaine de kilomètres par match ! Il y a de quoi se mettre en bonne physique. En tout cas, bien plus que le golf.

Mon but d'ici la fin de la compétition, me rendre dans un bar de la Petite Italie de Ottawa et de regarder une partie de l'Italie. Ce serait complètement fou !

dimanche 13 juin 2010

Une autre défaite

Après avoir soutiré une partie nulle de 10-10 jeudi dernier, on espérait que notre attaque serait définitivement réveillée. Pas du tout... Une raclée de 11-0 subie face aux Ponies de Kingston.

Dès la première manche, c'était déjà 5-0, puis 7-0 après deux, puis 11-0 après trois. Notre lanceur était une proie parmi des requins. Sans que personne ne bouge, il a fait face à adversaires sans pitié. Justin Cardinal est venu en relève, faisant excellente figure pendant deux manches, accordant deux buts sur balles, mais en retirant deux frappeurs sur des prises. Une situation idéale pour Cardinal qui n'a pas beaucoup lancé dans les dernières années.

En attaque, ce fut la panne sèche, encore. Seulement deux coups sûrs face à Brett Gibson, un lanceur de ballons de plage. Aucune patience, des petits roulants ou ballons captés les yeux fermés. Seuls moi-même et Tyler Munro avons frappé les coups sûrs, des simples.

La situation est décourageante, nous ne sommes plus l'ombre de ce que nous avons été. Et pour faire du mal, Tony Farago était absent ainsi que Paul O'Leary et Ryan Stewart. L'absence qui a sans doute été la plus douloureuse, c'est celle de Dave Steffler. Jouant pour les Fat Cats, cette bande de vulgaires pleutres, la brillante direction a eu l'idée de le placer au monticule dimanche après-midi, au lieu de samedi lors du programme double. Encore une fois, sans aucune espèce de classe, ils nous auront privé d'un atout important. Bien qu'il n'aurait pas lancé le match pour nous, on aurait pu compter sur un joueur supplémentaire.

De retour sur le terrain mardi, dans ce qui sera l'un des matchs les plus importants de la saison contre les Panthers. Encore 14 parties à jouer pour renverser la vapeur, mais ce ne sera pas un cadeau, nous accordons presque 10 points par rencontre. Sans attaque, c'est le massacre.

The A-Team

L'exagération au cinéma est courante, chaque fois qu'on tente de nous faire croire que Angelina Jolie est un agent secret ou bien que Cameron Diaz peut manier le AK-47, on est certain qu'on se moque de nous comme si nous étions des tarés. D'ailleurs, nous aurons l'occasion de s'étendre sur le sujet dans quelque temps.

Il était certain qu'en produisant une version cinématographique de The A-Team, série télévisée populaire des années 80, nous aurions droit une pétarade d'absurdité, de la testostérone au maximum, des scènes de combat juteuses, une actrice trop jeune dans un rôle d'homme, mais du plaisir au maximum.

The A-Team, c'est l'agence tous risques, quatre homme qui ont plus d'un tour dans leur sac. On fait appel à eux dans des missions impossibles, comme Tom Cruise. Un beau jour (ou peut-être pas), les quatre sont pris en défaut et se retrouvent derrière les barreaux. Rusés, ils s'échappent et éclairciront les raisons de leur emprisonnement.

Il faut départager les exagérations de la stupidité. Lorsque j'ai regardé Transformers 2 ou 2012 plus tôt cette année, je fus renversé par l'idiotie et la débilité des dialogues. Des scènes, d'un mongolisme désarmant, comme le robot qui zigne Megan Fox ou des avions qui volent dans les nuages volcaniques. Bien plus que l'exagération, rien de moins que de l'aberration de mauvais goût, loin de ce que l'on voit dans l'agence tous risques.

Dans the A-Team, on ne se prend pas tout à fait au sérieux. Même les personnages eux-mêmes se demandent comment ils font pour se sortir de certaines situations. Par exemple ce tank qui est parachuté du ciel... Les 4 tentent de piloter le tank. Ridicule ? Oui ! Spectaculaire ? Absolument. Rien de mieux qu'un pur divertissement où l'action s'entremêle avec de bonnes répliques comiques. Cependant, cette mauvaise habitude de nous imposer une femme pour attirer le public féminin. Comme Jessica Biel, 28 ans, pour nous faire croire à une capitaine d'armée ayant une foule d'homme à ses ordres. Non, pas question. Pour le reste, c'est à voir.

Le Karaté Kid contre le Kung-Fu Kid

Lorsque je vous parle des films à venir, j'émets des opinions sans avoir vu les productions en question. Je me fie à mes connaissances et ce dont j'ai entendu parler. Même si mon appréciation à vol d'oiseau d'un film qui sort en salles est hypothétique, je crois rarement me tromper, étant donné les scénarios hollywoodiens d'une redondance politique.

Question de me réchauffer, je suis allé voir le remake de Karaté Kid dans une salle où l'air climatisé était au fond Léon. C'était tellement froid que je grelottais. Mais le but de ce billet n'a rien à voir avec le chauffage d'une salle de cinéma. Le produit original date de 1984, il mettait en vedette Ralph Macchio (le kid) et Noriyuki «Pat» Morita (Mr. Miyagi). Les critiques avait été élogieuses et on avait donné le goût à plusieurs jeunes de s'initier au karaté. Trois suites plus tard, tout était silencieux de 1994. Tant mieux. Mais Hollywood ne peut laisser les classiques dormir...

Donc Will Smith et sa femme Jada Pinkett se disent qu'ils pourraient bien monter leur fils au rang de superstar. Ils décident donc remettre au goût du jour le Karaté Kid, mais pour ne pas trop copier, on déménage l'action en Chine et on change de discipline, ce sera plutôt du kung-fu. Pour le reste, les scénaristes n'ont qu'à apprendre par coeur le scénario original du film de 1984 et le tour est joué. Presque en tous points, on assiste à un calque précis; le jeune est agressé par des voyous, il apprend qu'ils sont des adeptes d'un art martial dirigé par un entraîneur radical, il se fait une petite amie, il rencontre un maître surdoué, il lui enseigne les principes du kung-fu selon les mêmes règles étudiées en 1984. Je vous le jure, de la copie. Cependant, on est loin de la Californie, ce qui nous offre des paysages magnifiques.

Karaté Kid n'est pas un mauvais film, mais il est destiné à une nouvelle génération, Hollywood jugeant que les adeptes de l'ancienne version se feraient un plaisir de franchir les guichets du cinéma avec leur progéniture. Une idée comme celle-ci fait du chemin, dans un été où le message des cinéphiles est clair: les pourritures ont assez duré.