jeudi 29 avril 2010

Même s'il y a des séries, il y a du cinéma

Dernière fin de semaine avant les grosses sorties estivales. On le sait, durant cette période, Hollywood nous en met plein la vue avec des suites répétitives sans très grande logique. Alors, pour bien nous préparer, pourquoi pas un peu de réchauffé ?

A NIGHTMARE ON ELM STREET (Les griffes de la nuit)

Remake de la série de films d'horreur cultes qui mettait en vedette Robert Englund, les griffes revues et corrigées présentent un nouvel acteur dans la peau du tueur cauchemardesque Freddy Krueger: Jackie Earle Haley, qui s'est fait remarquer dans Watchmen. Tout comme Jason ou Halloween, on tente de remonter un peu plus tôt dans la vie du célèbre croque-mitaine afin de bien comprendre pourquoi il n'est pas gentil. Les cinémas seront remplis, les coffres de la compagnie de production aussi et une autre série d'interMINABLES suites seront promis..ze.

MILLÉNIUM 3

Voici la sortie la plus intéressante de la semaine. Volet final de la trilogie de romans écrits par le Suédois Stieg Larsson, Millénium mettra un point final aux aventures captivantes de la pirate informatique Lisbeth Salander et du journaliste d'enquête Mikael Blomqvist. Les deux premiers films étaient très au-dessus de la moyenne des polars américains, particulièrement Millénium # 1. Pas de doute que ça va brasser. J'ai bien hâte de voir si les deux vedettes tenteront leur chance de l'autre côté de l'Océan Atlantique. Parallèlement, j'ai des nausées seulement qu'à penser que la machine hollywoodienne veut faire du sabotage en proposant un remake. Comme si les films étrangers n'étaient pas de calibre.

FURRY VENGEANCE (Petite vengeance poilue)

Petit film familial inoffensif avec Brendan Fraser. Ce sera assurément du déjà vu, mais au moins, ce n'est pas une autre comédie romantique à la mords-moi-le-noeud uniquement destinée aux femmes rêveuses du prince charmant.

La semaine prochaine: Iron Man 2 !

Chacun met la main à la pâte

Ça y est, c'est fait. Grâce encore une fois au brio du gardien Jaroslav Halak, les Canadiens de Montréal ont comblé un déficit de 1-3 pour finalement éliminer les Capitals de Washington, la meilleure équipe de la LNH... en saison régulière. Pour la première fois depuis 1994, année où on a instauré un nouveau système de confrontation en séries, une équipe de 8e rang battait une formation ayant terminé au sommet du classement, et ce après avoir accusé un tel déficit.

Les artisans de cette belle réussite sont nombreux. Le nom de Jaroslav Halak est sur les lèvres de tous les fans du CH, mais plusieurs autres de ses coéquipiers ont du mérite. Commençons par la bridage défensive: Hal Gill, détesté par plusieurs, a monté son jeu d'un cran, devenant une pieuvre arrachant la rondelle à quiconque. Josh Gorges, toujours aussi fiable, a fait baver bien des Capitals tout au long des matchs. Le général, Markov, jouant presque 28 minutes par rencontre, a finalement connu une série à la hauteur de son immense talent, supplantant Mike Green, dit le cône. Ryan O'Byrne, sur la passerelle pour les trois premiers matchs, a joué comme un gars de 6 pieds 5: robuste et solide. Toutefois, il a pris de mauvaises pénalités, comme hier en fin de match. Hamrlik s'est ressaisi après des rencontres 2, 3 et 4 épouvantables. Marc-André Bergeron, bien que peu utilisé, a utilise son arme favorite, son plomb, pour marquer un but important hier soir. Finalement, le jeune P.K. Subban a démontré qu'il est le digne successeur de Markov: intensité, mains agiles, futur quart-arrière.

Quand on parle de l'expérience des séries, on parle de Gomez et Gionta qui ont tous les deux soulevé la Coupe Stanley au New Jersey. Ça ne s'achète pas une telle expérience et ces deux hommes ont apporté bien plus que des buts. Sans oublier Travis Moen, un autre ex-gagnant de la Coupe qui a joué dans ses limites avec énergie et courage. Dans les deux dernières rencontres, on a vu un Maxim Lapierre complètement déchaîné, le vrai Max de l'an dernier. S'il prend l'exemple d'un autre Max, Talbot celui-là, qui joue à Pittsburgh, il deviendra le guerrier qu'on attend de lui. Le joueur qui m'a quand même le plus impressionné par sa détermination est Dominic Moore: Wow ! Rewow ! Deuxième effort constant, il n'a pas volé son but hier. Je trouve d'ailleurs que Moore et Lapierre ont inspiré Benoit Pouliot qui a bien fait dans l'ensemble, après des matchs fantômatiques depuis trop longtemps.

Finalement, le premier trio, avec le tireur d'élite Mike Cammalleri, a livré la marchandise. À quatre reprises, Cammalleri a marqué le premier but du match de son équipe, dont trois fois le premier des deux formations. Ses deux filets lors du 6e match ont fait lever le toit du Centre Bell. Un vrai marqueur. Si Plekanec n'a pas été aussi flamboyant qu'en saison, il ne faut pas oublier qu'il est un artisan direct des succès du CH en désavantage numérique. L'autre portion du trio, j'ai nommé Andrei Kostitsyn, eh bien, c'est lui. Parfois superstar, parfois invisible. Incompréhensible, comme son frère.

Vendredi soir, les Canadiens seront à Pittsburgh pour y affronter les champions défendants de la Coupe Stanley. Même si certains diront que les Canadiens ont tout laissé sur la glace contre Washington, je suis d'avis que les Penguins ne s'attendent pas à une partie de plaisir. Une équipe qui bat les champions de la saison régulière est une équipe dangereuse. Sid the Kid le sait trop bien et ne prendra rien pour acquis, comme un certain Ovechkin.

Analyse de la prochaine série dès demain

mardi 27 avril 2010

Je n'ai plus de mots

Il y a des performances en séries qui marquent l'imaginaire des amateurs de hockey. Que ce soit Ken Dryden, Patrick Roy ou plus récemment José Théodore, chacun a su tirer son épingle du jeu et être invincible au moment où il le fallait le plus.

Les plus vieux se rappelleront de Dryden en 1971 où le jeune gardien avait éliminé les puissants Big Bad Bruins en 7 rencontres. D'autres, comme moi, se souviennent des arrêts spectaculaires de Patrick Roy en 1986 et 1993 où son invincibilité a rendu possible la conquête du Saint-Graal. Et qui n'a pas oublié Théo en 2002 contre les Bruins, plus particulièrement un samedi après-midi à Boston où il avait neutralisé ses adversaires grâce à des petits miracles.

Hier soir, les prouesses de Jaroslav Halak avaient quelque chose d'inexplicable, rien ni personne ne pouvait le battre, c'était un mur de brique impénétrable, tout cela allait bien au-delà de la magie à laquelle je fais référence depuis déjà plusieurs mois. C'était quelque chose qui ne se nomme pas, qui n'a pas d'égal.
Il voyait tout, parfois chanceux, mais toujours fantastique. Son arrêt qui m'a le plus marqué s'est produit en 2e période lorsque le défenseur Joe Corvo s'est amené et il a vu Halak stopper son tir à bout portant. Pas de sens, j'étais sous le choc.

De quoi faire perdre la tête aux vedettes de Washington. Combien de fois a-t-on vu ces superstars lever les yeux au ciel à la suite d'un arrêt miraculeux de Halak ? Je ne sais pas si le doute s'est installé dans la tête des joueurs des Capitals, mais ils n'ont plus le choix, car sinon ce sera un été d'enfer pour la totalité de l'équipe et Bruce Boudreau ira pointer au bureau de chômage assez rapidement. Tout cela en raison d'un certain # 41.

La partie de mercredi soir sera sans doute la plus difficile de la série, la plus âprement disputée, celle sans lendemain où toute l'énergie laissée sur la glace aura des effets dévastateurs sur ceux qui auront la chance d'accéder à la ronde suivante. Je ne sais pas qui va gagner, je ne sais pas si le Canadien est à bout de souffle, je ne sais pas si les Capitals sont à court de réponses, mais je sais une chose: la magie de Halak est irrésistible. Posez-vous la question: Varlamov ou Théodore peuvent-ils battre Halak ?

En terminant, voici une prière qui circulent sur les ondes de NRJ 94.5


HALAK, Toi qui es dans les buts, Que ton plastron soit sanctifié, Que tes pads règnent, Que ta vue ne soit jamais obstruée À cinq contre cinq ou en désavantage. Donne-nous aujourd’hui notre victoire en série. Pardonne-nous nos huées Comme nous pardonnons aussi à Melanson qui nous a offensés Et ne nous soumets pas à la défaite, Mais délivre nous d'Ovechkin. Amen!»


L'image de Halak est tirée du site www.ckacsports.com

dimanche 25 avril 2010

Je me suis trompé

Alors qu'on s'attendait à une visite à l'abattoir pour ce match, le CH a frappé plus fort que son ombre ce qui a mis rapidement les Capitals hors d'état de nuire. Et finalement, ils ont su bien protéger leur avance pour se sauver avec une victoire de 2-1. J'avais prédit une défaite du Canadien et ils m'ont fait mentir. J'en suis bien heureux.

Encore une fois, c'est Jaroslav Halak qui a tenu le fort et qui a fait la différence. La Slovaque a repoussé 37 des 38 tirs dirigés vers lui pour remporter son deuxième match de la série. Lors de la cinquième rencontre, il avait cédé sa place à Carey Price qui n'a pas été capable de renverser la vapeur. Ce dernier avait aussi fait un petit bébé de lui-même en écopant de deux pénalités pour conduite anti-sportive, crachant ainsi sur ses amis.

Jacques Martin a bien dirigé derrière le banc, faisant quelques changements à ses trios et en coupant son banc en troisième période. Il a gardé ses meilleurs pour la fin, comme le font les coachs qui veulent gagner. Il se devra absolument d'être aussi efficace que vendredi dernier afin que sa formation vole la série. Comme quoi que même si un entraîneur ne joue pas, mais il peut faire la différence à plus d'un moment.

C'est donc lundi que le sixième match aura lieu et parions que l'ambiance au Centre Bell sera complètement survoltée. Espérons que les Canadiens sauront profiter de l'appui inconditionnel de leurs fans qui ne les ont pas vu gagner en séries éliminatoires à Montréal depuis le 24 avril 2008, soit une série de 6 défaites consécutives. Ce n'est pas normal d'être aussi peu productif dans un amphithéâtre où tes supporters sont bruyants et intimidants pour l'adversaire.

Encore 30 heures à patienter avec cette rencontre. D'ici là, aller brûler quelques lampions et procurez-vous une poupée vaudou de Ovechkin, Backstrom et Varlamov.

vendredi 23 avril 2010

La fin des émissions

Cinquième match ce soir de la série Montréal-Washington. Après une défaite douloureuse de 6-3 mercredi dernier au Centre Bell, les Canadiens tenteront de prolonger la série et de jouer une sixième rencontre devant leurs partisans lundi soir. Cependant, les chances que ça se produise sont très minces. Mais pour tenter de gagner, Jacques Martin enverra son homme de confiance, celui qui a mené le CH là où il est rendu: Jaroslav Halak.

Retour sur la partie de mercredi

Avec Carey Price devant le filet, le Canadien a trimé dur pendant deux périodes pour venir à bout de Semyon Varlamov. Mais le jeune gardien russe ne voulait rien savoir. Il a certes donné trois buts, mais il a frustré les tireurs d'élite de la Flanelle. Et, à 6 secondes de la fin de la 2ème, Mike Knuble a créé l'égalité en désavantage numérique. Un but aux conséquences désastreuses.

Le match n'était pas terminé, mais les efforts étaient minés. En troisième, les Capitals ont menacé et ils ont trouvé le fond du filet deux fois en 42 secondes pour porter la marque 4-2. Price a fait son enfant, il a pris deux pénalités de conduite anti-sportive. Stupide, enfantin, débile. Tout ce que l'on n'espère pas de celui en qui on fonde des espoirs démesurés.

Leclerc, Tremblay

Martin Leclerc (Ruefrontenac.com) et Réjean Tremblay (La Presse) ont sévèrement écorché le prodige stagnant du Canadien en critiquant son immaturité, son manque de respect envers ses coéquipiers et son incapacité à être l'homme de la situation. Comment être en désaccord avec leurs propos ? J'ai mentionné à maintes reprises lors de billets précédents que l'attitude de Price n'était pas digne d'un gardien # 1. Je me suis rangé derrière Jaroslav Halak parce qu'il a fait preuve de persévérance et de maturité sans oublier ses performances exemplaires. Pour un gardien, le mental équivaut vaut autant que le talent. Et pour le moment, Carey Price n'a donné aucune preuve en trois années qu'il est digne successeur d'un Roy. On a bien beau dire qu'il est jeune, mais après trois saisons, on est un vétéran.

Ce soir

Que peut-on espérer de la rencontre de ce soir ? Le mieux que l'on peut espérer est une victoire convaincante et le pire, une défaite. Je ne serais pas surpris de voir les Canadiens sortir en lion, mais dès que les Capitals montreront les dents, le CH pliera l'échine. Il leur faudra donc repousser leurs limites et travailler jusqu'à la dernière minute afin de demeurer en vie, comme les Sénateurs l'ont fait contre les Penguins hier soir. Peuvent-ils le faire ? Ont-il la volonté de réussir ?

Jusqu'ici, le Canadien a bien joué dans cette série, sauf à la troisième période de 2e match, la 2e période du 3e match et la fin du dernier match. D'autres pensent qu'ils ont mal commencé le 1er match, mais c'était 1-1 après 20 minutes, donc pas de panique. Oui, ils auraient dû gagner le 2e match, mais ça ne sert à rien de revenir là-dessus.

Plusieurs disent que Washington ne joue pas à la hauteur de son talent. Tssss. C'est parce que le Canadien leur donne une bonne opposition plus souvent qu'autrement. Il ne fallait pas croire que les Caps gagneraient toutes les rencontres 10 à 2. Cependant, la machine offensive de la capitale américaine prend avantage de toutes les chances et frappe fort aux moments opportuns, contrairement aux Canadiens qui auraient pu mettre dans les câbles très souvent leurs adversaires.

Ma prédiction: défaite honorable du Canadien.

Image de Halak tirée de www.ckacsports.com

jeudi 22 avril 2010

Demain, je me fais mon cinéma

En cette journée mondiale de la Terre, James Cameron a décidé de lancer en DVD et Blu-ray son oeuvre qui a renversé tous les records du box-office américain, Avatar. Mais si nous avons une overdose des bonshommes bleus de réalisateur canadien, voici un aperçu de ce que vous pourrez voir dans les salles.

LE JOURNAL D'AURÉLIE LAFLAMME

Tiré de la série de roman-jeunesse à succès d'India Desjardins, le «journal» raconte l'histoire d'Aurélie, jeune adolescente de 14 ans qui cherche sa place dans l'univers, se prenant pour un extra-terrestre, vivant seule avec sa mère, mais qui à bout de diverses aventures, finit par y voir clair. Certainement le film québécois le plus attendu de la saison, il met en vedette Marianne Verville, la fille de Pierre. Elle a été choisie parmi quelques milliers de candidates pour incarner le rôle. On a pu la voir dans une publicité sur le lait, justement jouée avec son père. Le choix de la fin de semaine.

THE BACK-UP PLAN (Le Plan B)

Je crois qu'il s'agit de la 7e comédie romantique de la saison et nous sommes seulement au mois d'avril. Est-ce que celle-ci apportera quelque chose de nouveau ? Non. Mais bon, dans le cas présent, Jennifer Lopez est une femme célibataire qui désire ardemment avoir une petite famille, mais pas facile lorsqu'on est seule. Elle a donc recourt à l'insémination artificielle. Tout à coup, elle rencontre un gentilhomme qui pourrait bien être l'élu de son coeur... Jennifer Lopez, célibataire. Ça ne va pas ensemble. Voilà pourquoi ce film n'a rien de plus qu'un autre.

THE LOSERS (Losers)

The Losers c'est une équipe d'élite des forces spéciales américaines. Le groupe est victime d'une trahison et les membres sont laissés pour morts en pleine jungle bolivienne. Mais ils désirent se venger... L'action, les scènes explosives et l'exagération seront au rendez-vous dans ce film mettant en vedette Zoe Saldana, Chris Evans et Jeffrey Dean Morgan. Et non, le scénario n'implique en rien le gardien Carey Price, loser à ses heures.

D'autres sorties sont aussi prévues, mais dans un petit nombre de salles. Consultez votre horaire cinéma pour plus détails.

mercredi 21 avril 2010

Espoir et désespoir

Les Capitals de Washington, largement favoris pour remporter la série contre le Canadien, mènent 2-1. Ce soir, 4e match au Centre Bell, Jacques Martin enverra devant le filet le joyau, la désillusion, j'ai nommé Carey Price. Bonne décision de l'entraîneur.

On va tout de suite oublier les commentaires des journalistes, analystes, commentateurs, animateurs de radio et de télévision. Tous disent n'importe quoi et ils tentent de donner du poids à leur argumentation en allant chercher l'opinion de Guy Carbonneau par exemple. Mais même s'ils excitent, Jacques Martin a le dernier mot.

Carey Price déçoit depuis un bon bout de temps. Son attitude et ses performances ne sont pas à la hauteur de la réputation qu'on tente de lui forger. Trop de pression sur les épaules d'un jeune homme qui ne veut que jouer au hockey, mais qui se voit confronter à une horde d'idiots diplômés ou non.

Je suis d'accord avec le fait d'utiliser Price, parce que ça prend un point tournant dans la série. Halak a été magique dans le premier match, mais n'a pas été en mesure de tenir le fort lors du deuxième. Lundi soir, il a accordé trois buts. Non, il n'a pas été nécessairement «faible», mais il aurait dû faire les arrêts. Plus tôt cette saison, il arrêtait les rondelles pour faire la différence. Ceci lui a permis de prendre la place de Price qui n'était pas capable de gagner, de faire des arrêts importants.

Mais on ne peut vivre ou mourir avec un seul gardien. Gainey l'a fait l'an dernier et il a fait rire de lui et humilié Price. Ce dernier a certainement pris du galon cette année en regardant à l'oeuvre Halak. Il a étudié son style, le système de jeu des autres équipes, il a appris de l'attitude de son compagnon. Maintenant, c'est à lui de faire feu. S'il gagne: bravo ! Pas question de ridiculiser Halak, mais féliciter Price. S'il perd... on verra.

J'ai mon t-shirt de Price aujourd'hui. L'image ci-haut est tirée du site www.rds.ca.

Ce soir 19h au Centre Bell.