dimanche 23 octobre 2016

BLUE JAYS: LA FIN DES DEUX COGNEURS?

Les Cubs de Chicago se rendent en série mondiale pour la première fois depuis 1945. Mais...

Les Jays ont été éliminés la semaine dernière par les Indians de Cleveland. Une élimination rapide en 5 matchs malgré les nombreuses blessures aux partants des hommes de Terry Francona. L'attaque n'a pas su appuyer le solide travail des partants et poursuivre sur sa lancée des matchs précédents face aux Orioles et aux Rangers.

La fin des séries marque aussi la fin de deux règnes: ceux de José Bautista et d'Edwin Encarnacion. Les deux deviennent joueurs autonomes après la série mondiale et il est pratiquement certain que Bautista ne sera pas de retour et les intentions d'Encarnacion ne sont pas connues. On laisse sous-entendre qu'il pourrait tester le marché (beaucoup croient qu'il signera à Boston), car il sait que les offres feront de lui un homme riche comme Crésus. Quant à Bautista, plus tôt cet été, on nous a laissé croire que ses exigences salariales seraient de 30 millions par année pour 5 ans. Des demandes ridicules considérant son âge et son rendement de la dernière saison.

Les Jays auraient bien l'intention de mettre la main sur le premier but ontarien Joey Votto. Si c'est le cas, le retour d'Encarnacion serait peu probable, à moins que ce dernier ne soit utilisé strictement que comme frappeur désigné.

Autre joueur autonome, le Canadien Michael Saunders qui a connu la meilleure saison de sa carrière, mais aussi de bonnes séries. Il ne serait pas impossible qu'il se laisse tenter par un retour à Toronto, mais ses exigences salariales feront la différence.

Les Jays sont bien nantis au monticule avec cinq partant sous contrat en 2017: Marcus Stroman, J.A. Happ, Marco Estrada, Aaron Sanchez et Francisco Liriano. Les releveurs Joe Biagini et Roberto Osuna sont aussi sous contrat. Brett Cecil et Jason Grilli deviennent autonomes. Les deux ont exprimé leur souhait d'être de retour et il est fort possible qu'ils soient en uniforme en 2017. Cecil a passé toute sa carrière à Toronto et il peut être d'une redoutable efficacité. Pour ce qui est de Grilli, il désire terminer sa carrière dans la Ville Reine et la perspective d'un retour en séries l'emballe. Surtout, il n'est plus très coûteux.

Les Jays peuvent espérer avoir du succès en 2017, car la ligne du centre est très forte. Les lanceurs, comme je le mentionnais, le receveur Russell Martin, l'arrêt-court Troy Tulowitzki, le deuxième but Devon Travis et le voltigeur de centre Kevin Pillar. Une telle force peut amener une équipe aux grands honneurs, surtout si elle compte un leader comme Josh Donaldson.

Malgré que la prochaine saison s'annonce positive, le président de l'équipe, Mark Shapiro, a annoncé que le gérant John Gibbons serait de retour. Oui, il a mené son équipe en séries à deux reprises, mais il n'est pas un gérant proactif, restant plutôt assis (ou debout) espérant que la grosse manche arrive. Il est très chanceux de compter sur un receveur du calibre de Russell Martin qui peut diriger un match à lui seul et catalyseur comme Josh Donaldson, capable de changer l'allure du match à lui seul.

Les Jays seront de retour à Montréal en avril prochain, pour deux matchs contre les Pirates de Pittsburgh. J'y serai.

Bonne série mondiale!

Solide début des Canadiens

Les Canadiens connaissant un bon début de saison. Quatre victoires, aucune défaite en temps régulier et une défaite en fusillade contre les Sénateurs. Le gardien de but Carey Price a manqué les trois premières rencontres en raison d'une forte grippe, lui qui était rétabli de sa blessure au genou subie en novembre dernier.

Les succès du Canadien s'expliquent facilement. Tous les trios contribuent, autant le premier que le quatrième. Les défenseurs sont solides autour des gardiens et ces derniers sont efficaces, sans nécessairement voler des matchs à l'adversaire.

L'arrivée de Shea Weber, obtenu contre le populaire mais controversé P.K. Subban dans cette transaction qui a fait couler beaucoup d'encre cet été, solidifie une défensive qui pouvait être chambranlante autour de gardiens de buts sans expérience en 2015-2016. Son leadership appuie correctement le capitaine Max Pacioretty, grandement critiqué l'an dernier.

Bien que les succès du début de saison soient intéressants, il ne faut pas oublier que le Canadien avait une fiche éloquente de 19 victoires, 4 défaites et 3 défaites en prolongation ou fusillade après 16 matchs. On connaît la suite: le CH ne s'est jamais remis de la blessure de Price et personne n'a su relever l'équipe.

On se croise les doigts.

jeudi 29 septembre 2016

40 ans!

J'ai eu 40 ans le mois dernier, ma conjointe l'aura en novembre. Non, ça ne change rien à ma condition et ce n'est qu'un chiffre. À vrai dire, je n'y pense même pas. Depuis un an, tous mes anciens partenaires de classe du primaire et du secondaire ont franchi le quarantaine. Le chemin parcouru depuis la sortie du secondaire a été différent pour chacun. Certains ingénieurs, dentistes, enseignants, astronautes, représentants ou d'autres tirent encore la diable par la queue en espérant que leur chance tourne. Ils se disent: «J'aurais donc dû.»

Mais 40 ans, ce n'est rien, ce n'est que la moitié d'une vie normale ou même moins. Plusieurs ont découvert leurs capacités bien au-delà de cet âge.

C'est pour cette raison qu'il ne faut pas pleurer pour un âge qui n'est qu'un chiffre.

mercredi 7 septembre 2016

AU REVOIR CAROL!

C'est à croire que je ne fais que des billets mortuaires. Samedi soir, un collègue est décédé après un valeureux combat contre le cancer. Carol Bisson n'avait que 58 ans.

C'était un brillant enseignant de français, qui aimait son travail, mais qui aimait surtout les élèves pour qui il travaillait. Son dynamisme, son humour, sa moustache inoubliable et son amour du golf ont fait de lui un être d'exception.

Il avait manqué presque l'année scolaire 2014-2015, car il était aux prises avec un cancer des ganglions. En rémission, il était revenu le 25 mai pour terminer l'année.

Le printemps dernier, la maladie est revenue, plus forte. Il a combattu encore.

C'est un cliché de dire qu'il a perdu son combat contre le cancer, car il a plutôt gagné son ciel.

mardi 30 août 2016

AU REVOIR, ONCLE MAURICE!

La semaine dernière, j'apprenais le décès de mon oncle Maurice, marié à la soeur de mon père, ma tante Laurette. Il était âgé de 84 ans. Oncle Maurice, c'était monsieur balayeuse à Québec, car il possédait une branche de la compagnie Electrolux (je crois). Il partait en sillonnant les routes du Québec avec ses associés ou ses fils (mes cousins) pour vendre ses produits, les meilleurs des meilleurs.

Outre le fait qu'il était un vendeur hors pair, oncle Maurice et tante Laurette possédaient une grande maison à Charlesbourg ainsi qu'un chalet à Ste-Brigitte-de-Laval, dans un cadre que je dirais enchanteur. Mes meilleurs souvenirs sont d'ailleurs survenus à ce chalet. La propriété était immense, car le terrain que possédait mon oncle se rendait jusqu'à la rivière, en passant par la forêt. Maurice m'amenait en tracteur dans les sentiers qu'il avait fait au fil des années. Dans le bois, il ramassait le nécessaire pour son grand feu de la soirée. Combien d'histoires mon oncle et mes cousins ont raconté autour de ce feu.

Si mon oncle n'était pas en train de s'occuper du feu, il jouait aux fers avec mon père, mes oncles ou mes cousins. Dans ma frêle jeunesse, je ne pouvais pas vraiment lancé le fer à de grandes distances. Aujourd'hui, chaque fois que je joue, je me souviens que mon oncle Maurice jouait comme un diable et que mon premier instructeur, ce fut lui.

Autrefois, mon oncle était un grand fumeur de pipe. Des pipes, il en avait partout, dans toutes les pièces du chalet. Pour sa santé, il a cessé de fumer. Ce fut quasiment triste pour moi de ne plus le voir avec sa pipe. Au moins, il pensait à sa santé.

Il a laissé la passion des balayeuses à son fils Martin. Son autre fils, Claude, est impliqué dans les produits Thermomix. Quant à ses filles, j'ai suivi leurs traces en devenant enseignant, comme elles.

Ses funérailles avaient lieu hier (le 29 août), mais je n'ai pas pu me rendre à Québec pour y assister. J'ai toutefois écrit un petit mot pour ma tante Laurette et j'ai retrouvé cette magnifique photo que je publie ici.

lundi 29 août 2016

PERCÉ ET LA GASPÉSIE

Le désir de nous rendre à Percé n'est apparu que le lundi, deux jours avant de quitter le Nouveau-Brunswick. Les vacances étaient si extraordinaires que nous ne voulions pas que ça se termine comme ça. En plus, nous désirions boucler la boucle à un voyage fait en 2009, mais qui n'avait pas pu se terminer en raison de la mauvaise température. En effet, cet été-là, nous devions coucher une nuit à Matane et deux nuits à Percé puis compléter le tour de la Gaspésie en longeant la Baie des Chaleurs. Toutefois, la pluie abondante qui tombait sur Percé et la tente plus ou moins efficace que nous avions nous a fait écourter notre séjour. Mon appareil-photo avait pris l'eau, mon GPS avait pris l'eau, la tente avait pris l'eau, notre voyage était tombé à l'eau, rien de moins.

13 juillet

Donc, nous sommes partis de Shediac à 15 heures, immédiatement après l'entrevue d'Annie (elle apprendre quelques semaines plus tard qu'elle obtiendra le poste convoité). Au départ, nous pensions coucher une nuit à Carleton-sur-mer puis une autre à Percé. Mais Carleton est située à 2 h 30 de Percé, ce n'aurait pas été la meilleure décision, car n'aurions pas pu maximiser notre temps dans la ville du Rocher. Au moins, nous pourrons passer dans Carleton pour y voir le beau paysage.

La ville de Percé et situé à 7 heures. Sauf que nous revenons au Québec, nous gagnerons donc une heure. Nonnnnnnnnnnnnnn, ça ne veut pas dire que le trajet durera 6 heures au lieu de 7, mais ça voudra dire qu'on n'arrivera pas à une heure impossible.

La route du Nouveau-Brunswick entre Shediac et Campbellton est relativement terne, mais tout va bien. Nous nous arrêtons dans un McDonalds de Campbellton. La salle de jeux de ce McDo n'est pas disponible, ça nous permet de prendre une pause moins longue. Disons que nous ne voulons pas non plus nous éterniser trop longtemps dans cette ville où les individus louches se succèdent dans la file d'attente. L'ancien premier ministre du Québec, René Lévesque, est né à Campbellton.

Percé n'est plus qu'à 3h20 de route. En chemin, nous croisons quelques belles petites villes avec une vue magnifique de la Baie des Chaleurs: Maria, Carleton, Bonaventure, New Carlisle (avec ses bornes fontaines représentant des personnages de bandes dessinées), Paspébiac, Chandler et finalement Percé.

Nous logeons à l'Hôtel La Côte Surprise, tout juste aux côtés du camping où nous avions vécu nos mésaventures de 2009. Bel hôtel avec une magnifique vue sur le Rocher. Toutefois, héhé, il fait noir lorsque nous arrivons et nous ne le voyons pas.

14 juillet

Un petit déjeuner copieux au restaurant de l'hôtel et hop, nous fonçons vers un kiosque de vente de croisière vers l'Île Bonaventure. Pour les adultes, il en coûte 30$ par personne pour emprunter le traversier et c'est gratuit pour les enfants. Comme le seul moyen de se rendre à l'île est le bateau, pas le choix de débourser.

Le parcours est intéressant et il dure environ heure. Nous quittons le quai et nous faisons le tour du Rocher Percé. Les vagues sont puissantes, car malgré la belle température, le vent est fort. Une jeune fille est même malade sur la bateau. Nos enfants, eux, réussissent à garder le déjeuner dans leur estomac. Nous avons la chance de voir une partie de la colonie de fous de Bassan qui nichent sur le rocher. C'est magnifique. Mon appareil-photo, lui, refait des siennes. En 2009, il avait été inondé lors de notre dernière visite. Cette fois-ci, le petit objectif est complètement embrouillé. (Je vais découvrir seulement que quelques semaines plus tard le problème.) Je dois utiliser mon gros objectif et mon cellulaire pour les photos rapprochées. Pas chic! Je m'organise quand même.

Des fous
Quelques minutes plus tard, nous débarquons sur l'île. Steve, un des guides, nous explique tout ce qu'il faut savoir sur les fous de Bassan, sur l'histoire et sur le fait qu'il faut surveiller notre dîner, car les goélands du coin sont de vrais voleurs! Après avoir payé nos 8$ en frais d'accès à l'île, nous pouvons emprunter le sentier le plus court pour nous rendre au sanctuaire des fous de Bassan, situé à l'autre extrémité de l'île. Nous avons loué un petite poussette pour les enfants. Idéal, surtout que le sentier est escarpé... Quelle folie! Il fait chaud, nous sommes en sueurs, les enfants rigolent et nous croisons une foule de gens qui nous disent que nous... courageux! En effet, nous ne faisons que monter, le sentier n'est pas beau, il y a plein de roches. La dernière partie est moins difficile, car la pente est descendante.

Enfin, le sanctuaire et c'est magnifique. Des milliers d'oiseaux, on dit qu'ils sont environ 12 000 dans le coin du Rocher Percé et de l'Île Bonaventure. Ça crie, ça pue, c'est wow. Jacob vient de se réveiller et il me voit un peu plus loin. Il décide de traverser la clôture et de me rejoindre. Nonnnnnnnnn! Il se rendait directement vers les oiseaux. Nous l'avons rattrapé à temps. Il est prêt à courir après eux! Il faut dire qu'à une époque, des gens habitaient en permanence l'île et les oiseaux servaient de repas.

Nous passons une dizaine de minutes à cet endroit et nous rebroussons chemin. Alors que j'aurais cru mon retour plus facile, il est fatal pour mon genou gauche qui en prend pour son rhume avec la descente vertigineuse de la dernière portion du retour. Quand le guide Steve nous demande si nous sommes comblés à notre retour, nous lui affirmons que le retour nous a tués.

Vue panoramique à partir du Mont Ste-Anne
Nous revenons à Percé vers 15 heures. Les enfants en profitent pour s'amuser au parc et nous nous promenons aussi sur le bord de la plage.  Cet endroit est tout simplement magnifique.

Nous faisons aussi une petite tournée des boutiques à la recherche d'autres souvenirs. De plus, nous aurions aimé manger à la Maison du Pêcheur, mais avec les enfants, ce ne serait pas évident. En 2009, nous avions très bien mangé dans ce restaurant. Nous préférons donc manger à notre chambre d'hôtel une excellente pizza achetée dans un bistro de la place. En plus, Annie et moi avons acheté la délicieuse bière Pit Caribou.

En soirée, Alyssia et moi faisons le tour des boutiques et nous allons voir une partie de la vue panoramique que nous donne le mont Ste-Anne et celui du mont Joli. Nous sommes impressionnés par les belles maisons qui s'y trouvent. «Penses-tu que nous pourrions cogner à la porte et dire bonjour aux gens?» demandais-je à ma fille.

À notre retour, Jacob est déjà endormi et nous ne tardons à faire pareil.

15 juillet

Dernier matin à Percé et nous prenons encore un excellent déjeuner. Après, les enfants s'amusent dans le petit parc de l'hôtel. Nous partons de Percé vers 10 heures en direction de Matane. Nous prévoyons manger et dormir chez mon oncle et ma tante. Nous compléterons ainsi notre «tour de la Gaspésie».
Phare de La Martre
Nous filons vers Gaspé et nous longeons le fleuve St-Laurent. Comme d'habitude, le paysage est à couper le souffle. Sûrement l'un des plus beaux paysages du monde entier. Les montagnes, les rochers, la mer qui frappe les murets le long de la route. Nous nous arrêtons souvent, surtout pour prendre des photos. Ce n'est qu'à deux heures que nous arrêtons manger dans un casse-croûte de St-Maxime-du-Mont-Louis.

Quelques minutes plus tard, nous faisons un arrêt au phare de La Martre. Un magnifique phare rouge, l'un des plus beaux au Canada. Bien sûr, je m'achète un petit souvenir.

Nous arrivons à Matane vers 16h30, après un petit détour devant la maison où ma grand-mère demeurait et où j'ai demeuré étant tout petit. Les enfants ont même vu l'hôpital où je suis né. Disons que j'ai vécu à Matane de ma naissance jusqu'à mes 4 ans et c'est une chance pour les enfants de voir où j'ai passé une partie de ma vie.

Après un souper au six-pâtes (cipaille) et un tour de magie réussi par mon oncle, nous allons au chalet d'une autre de mes tantes afin qu'elle rencontre les enfants. Un chalet où j'ai passé du bon temps avec mes cousins lorsque j'étais plus jeune.

16 juillet

Le Grand rassemblement, Ste-Flavie
Journée du retour à la maison, mais ponctuée de nombreux arrêts le long de la 132. Baleine en stucco de Matane, statue de ciment et boutiques d'art à Ste-Flavie, microbrasseries Ras l'Bock de St-Jean-Port-Joli et Tête d'Allumette de St-André-de-Kamouraska.

À Ste-Flavie, nous trouvons plusieurs beaux souvenirs et même une affiche de traverse de lutins à la Galerie/boutique Jean-Pierre Gagnon.

Pour ce qui est des microbrasseries, jamais je n'aurais cru retourner à la Tête d'Allumette, alors j'en ai profité pour acheter trois bonnes bières, même chose à Ras l'Bock. Si vous allez à cette dernière, vérifier si vous désirez aller au pub ou à la boutique, car ils ne sont pas situés au même endroit.

16 juillet - 20 h 00

Nous arrivons finalement à la maison. Fatigués, mais comblés par ce beau voyage.

Retour au travail

Je suis de retour au travail. Finies les vacances. Quelle tristesse! C'est peut-être une joie pour vous, car je dois me remettre activement à publier sur ce blogue.

À venir.

Voyage à Percé
Voyage à New York
Le sandwich cubain du film Chef