dimanche 16 février 2014

Pas toujours facile Twitter

Luc Gélinas, journaliste à RDS
Price ou Luongo? Luongo ou Price? Les médias adorent les controverses de gardiens de but, même quand il n'y en a pas. Aux Olympiques, les journalistes couvrant les activités du Canadien de Montréal sont très fiers de nous annoncer, avant même le début des compétitions, que Cary Price sera le gardien de confiance de Mike Babcock.

Ce matin, Luc Gélinas de RDS «tweetait» que Carey Price serait le gardien # 1 du Canada jusqu'à la fin du tournoi. Avec son «tweet», il insérait le texte qu'il publiait sur le site web de RDS.

Et moi de répondre: «Et s'il se fait marquer 7 buts?»

Habituellement, les journalistes reçoivent des messages de toutes parts et ils n'ont pas le temps de répondre, surtout même lorsque nous sommes très gentils. Dans ce cas-ci, à ma grande surprise, Luc Gélinas décide de me répondre.

MIRACLE!!!

«Il ne faut pas avoir lu mon texte pour poser cette question.»

BOUM!

Difficile de saisir le ton de sa réponse, mais il est clair que selon lui, j'aurais dû lire son texte. Oui, peut-être, surtout que la réponse à ma question se trouvait dans la première ligne de son dit texte. Mais avoir tendance à se fier aux 140 caractères est humain et logique.

Mais tel un feu d'artifice, le commentaire a fait réagir quelques «tweeteux» qui ont apprécié la réponse de monsieur Gélinas. Bah, ils ont le droit. Pour une fois que ce ne sont pas eux qui ont l'air idiots.

Mais d'autres m'ont envoyé des commentaires dont le pire provenant d'un certain Jonathan (@jorod87) qui m'a écrit qu'un enfant de 4 ans aurait posé une meilleure question. Et il félicitait même Luc Gélinas d'avoir montré ce commentaire à tous.

Bon, la quantité incalculable de répliques que j'aurais pu envoyer à ce type aurait fait le délice de quelques personnes. J'ai même tenté quelques essais, mais jamais je ne suis allé jusqu'à me rabaisser au niveau de cet homme qui malheureusement collectionne les commentaires de mauvais goût autant que les fautes d'orthographe.

Comme quoi dire le plus possible en 140 caractères n'est pas garant de concision.

vendredi 14 février 2014

Victoire de 3-1 du Canada, panique au village

Plusieurs partisans et journalistes, surtout des journalistes, se disaient que d'affronter la Norvège et l'Autriche lors des deux premiers matchs du tournoi olympique serait une petite partie de plaisir. Hier à Sotchi, le Canada croisait le fer avec la Norvège, équipe n'alignant qu'un seul joueur de la LNH, soit Mats Zuccarello. Surprise! Le Canada n'a pas détruit la Norvège, se contentant d'une victoire modeste de 3-1, malgré une nette domination à partir de la deuxième période. Shea Weber, Jamie Benn et Shea Weber ont marqué pour le Canada et l'ancien joueur de la LNH Patrick Thoresen pour la Norvège.

Mais déjà ça surchauffait sur les lignes ouvertes, médiaux sociaux et autres médiums. Le Canada envoie un mauvais message à ses adversaires, ils ne sont pas prêts, ils ont pris la Norvège à la légère, bla bla bla. Et alors? L'important est de gagner, peu importe l'opposant. Une victoire de 9-1 contre la Norvège n'aurait pas garanti une victoire facile contre les Américains, la Suède ou la Russie plus tard durant le tournoi.

Devant le filet du Canada, on retrouvait la coqueluche de beaucoup de partisans du Canadien, Carey Price. Il n'a fait face qu'à 20 lancers, mais il a trouvé le moyen de causer le seul de la Norvège. Pas de panique encore là. Mais l'entraîneur-chef Mike Babcock enverra dans la mêlée Roberto Luongo aujourd'hui contre l'Autriche. Plusieurs hystériques amoureux de Price crieront au scandale, mais il est logique de donner le filet à un autre que Price, surtout dans un match probablement facile, qui permettra aussi à Luongo de goûter une nouvelle fois aux Olympiques. Quant au troisième gardien Mike Smith, il sera en uniforme et secondera Luongo. Carey Price profitera d'une splendide vue de la glace quelque part dans le Palais de glace.

Bien sûr, comme vous le savez, Pk Subban n'était pas en uniforme contre la Norvège. Il foulera la glace de Sotchi contre l'Autriche, tout comme Matt Duchene.

Dans une équipe bourrée de super vedettes, difficile de plaire à tous, mais il faut quand même faire jouer tout son monde, car ce sont justement des super vedettes.

L'image utilisée est tirée du journal Le Devoir.


dimanche 9 février 2014

Nathan Beaulieu cédé à Hamilton...

Pas connaître le hockey, c'est fou. Pas écouter ce que disent les commentateurs est aussi signe d'un manque cruel d'attention aux professionnels. Au final, ne pas comprendre pourquoi Nathan Beaulieu a été cédé aux Bulldogs de Hamilton, c'est ignorer le fait que la LNH est en pause pendant la durée des Olympiques.

Comme on s'y attendait, Nathan Beaulieu a été envoyé dans les mineures pour deux semaines. Rien à voir avec son talent ou ses performances, seulement que le CH peut encore le retourner à Hamilton et qu'il est mieux qu'il joue pendant les 14 prochains jours que de se tourner les pouces à la maison.

Plusieurs fans hystériques crient au sacrilège et demandent la démission ou le congédiement de Marc Bergevin.

Pathétique!

samedi 8 février 2014

LES SOEURS DUFOUR-LAPOINTE EMBRASENT SOCHI

Les soeurs Dufour-Lapointe
Elles étaient trois. Trois soeurs québécoises à participer à l'épreuve des bosses, rendue célèbre par Jean-Luc Brassard et Jennifer Heil. Si Maxime n'a pu se rendre en grande finale en compagnie de ses soeurs, Justine et Chloé étaient dans le top 6, prêtes pour la super finale. Avant la descente ultime, Justine était 2e et Chloé 3e, elles étaient devancées par Hannah Kearney, la gagnante des Jeux de Vancouver de 2010.

Alors que Justine et Chloé ont connu des descentes de rêve, s'assurant à tout le monde d'un podium, l'Américaine Kearney s'élançait en dernier. Il fallait absolument qu'elle flanche pour faire changer le classement. Et c'est ce qui arriva. Dans l'hystérie émotive, Justine et Chloé Dufour-Lapointe ont soulevé un pays en entier, et même toute la planète.

Ce fut un moment très émotif quand les parents sont venus rejoindre les deux soeurs alors qu'elles donnaient des entrevues. De vraies grosses émotions! Les matantes branchées à TVA ont manqué tout cela.

Bravo!

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Mark McMorris récolte la première médaille canadienne des jeux de Sotchi

Mark McMorris
Nous dormions presque tous, mais la grande finale masculine de la toute nouvelle discipline de slopestyle en surf des neiges battait son plein en Russie. Alors que les plus gourmands (Marcel Aubut) attendaient trois athlètes canadiens sur le podium, c'est finalement Mark McMorris qui a été le seul représentant du pays à rafler une médaille, en bronze. Pas pire pour un jeune homme de 20 ans blessé aux côtes il y a deux semaines aux X Games.

Malheureusement pour eux, Maxence Parrot et Sébastien Toutant n'ont pu terminer dans le top 3. Une décision particulièrement pour Parrot qui s'attendait vraiment à finir premier ou deuxième, mais les juges en ont décidé autrement.

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mardi 4 février 2014

Philip Seymour Hoffman (1967-2014)

Je pensais bien que ce n'était qu'un canular ce dimanche après-midi quand j'ai appris la mort de Philip Seymour Hoffman, acteur récipiendaire d'un Oscar pour sa grande performance dans le rôle titre du film Capote en 2006. Qui plus est, c'est l'acteur George Takei, célèbre pour son rôle de Monsieur Sulu, qui me l'a appris via sa page Facebook. Mais en fouillant un peu, j'ai découvert que ce n'était pas une supercherie. 

Il a multiplié les seconds rôles dans des productions de qualité, mais aussi les premiers rôles dans des productions grandement appréciées par la critique. A cet égard, son travail a été constamment salué par les amoureux de cinéma.

Hoffman a fait ses premiers pas au cinéma dans Scent of a Woman, film qui avait valu à Al Pacino l'Oscar du meilleur acteur en 1992. C'est en 1997 qu'il a vraiment fait écarquiller les yeux dans le film Boogie Nights, où il tombait amoureux de la vedette masculine d'un film porno. Il a d'ailleurs beaucoup travaillé avec le réalisateur Paul Thomas Anderson, l'homme derrière Boogie Nights.

À quatre reprises, il a été nominé aux Oscar. Pour Capote en 2005, où il a remporté la statuette pour la meilleure performance pour un acteur principal, en 2007 pour Charlie Wilson's War, en 2008 pour Doubt et en 2012 pour The Master, trois nominations à titre de meilleur acteur de soutien.

Récemment, il incarnait Plutarch Heavensbee dans la série Hunger Games et avait déjà complété le tournage de ses scènes pour la première partie du dernier volet à paraître en novembre prochain. Cependant, il lui restait encore quelques jours de tournage pour la deuxième partie qui doit sortir en salles en 2015.

Le plus tragique dans cette perte, c'est que Philip Seymour Hoffman laisse dans le deuil trois jeunes enfants de 10, 7 et 5 ans. La vraie tragédie, elle est là.

samedi 1 février 2014

DÉFENDRE LA LANGUE FRANÇAISE: POUSSE, MAIS POUSSE ÉGAL

Impératif français est un organisme qui promeut et défend la langue française dans la région outaouaise, mais qui n'hésite pas non plus à faire valoir son importance ailleurs au Québec quand il sent que notre très chère et précieuse langue est brimée. Les interventions sont souvent réfléchies, mais parfois, c'est une exagération sans nom qui font passer les Québécois pour des pleurnichards.

Dans le cas présent, un citoyen d'Ottawa s'est montré outré durant un match du Canadien au Centre Bell. Pas que son équipe favorite jouait un mauvais match, mais son problème était l'arbitre, ce vilain zèbre marin d'eau douce. À la suite d'un but controversé, les officiels ont décidé de vérifier avec Toronto pour que le but soit accordé. Une fois la décision rendue, l'officiel annonce celle-ci à la foule grâce à un microphone, mais dans la seule et unique langue de Shakespeare. Outrage! Sortilège!

Voici la lettre de monsieur Patrick Marleau (pas le joueur de hockey)

Pas de Coupe Stanley en français à Montréal!

Non mais vraiment là!

Regardez-moi dans les yeux, et dites-moi sans rire qu’il est normal qu’en 2014, un francophone puisse se rendre dans la plus grande métropole francophone du monde après Paris, dans une ville québécoise, dans un aréna portant un nom français (Centre Bell) avec des billets achetés au prix fort (plein tarif) qui indiquent que le spectacle annoncé porte un nom français (Canadiens de Montréal) où l’annonceur maison s’exprime en français… et que les arbitres n’annoncent pas les infractions, pénalités ou buts refusés en français!

Dites-moi qu’il est normal de se moquer du public qui prend la peine de se déplacer pour l’événement ou qui regarde le hockey à la télévision, et que l’on autorise les arbitres à allumer leurs micros pour annoncer leurs décisions officielles d’arbitrage… en anglais!!!

En plein point culminant ou plein suspense, on laisse tomber Montréal, tout le Québec, la francophonie, puis c’est l’anglais qui domine comme dans le temps des années 40 avec Rocket Richard! Rien n’a changé depuis plus de soixante-dix ans! On nous ridiculise chez nous!

J’espère bien voir le jour où l’on pourra entendre à Montréal un arbitre annoncer ses décisions en français telles que : « Le patin n’a pas touché volontairement la rondelle: but accordé! » Ça ne fait pas moins officiel de l’entendre en français, ça fait simplement respectueux!

Et la réponse de support de monsieur Jean-Paul Perreault, président d'Impératif français

Mesdames, Messieurs,

La situation décrite dans la lettre ci-dessous est intolérable. Ceci n’a aucun sens! Nous sommes d’accord avec ce citoyen.

Il est inacceptable que l’on nous exclut, que l’on présente, à l’échelle de l’Amérique, Montréal et le Québec comme anglophones, que l’on laisse ainsi tomber la francophonie, que l’on nous traite comme si nous n’existions pas.

Quelle image donne-t-on ainsi aux immigrants, à notre jeunesse, à toutes et à tous, et à l’Amérique du Nord tout entière de l’importance que l’on accorde à notre langue en acceptant qu’existe et perdure cette situation?

À quoi peuvent bien rimer les droits québécois d’être servis et informés en français devant pareille humiliation, de surcroît télédiffusée et radiodiffusée, vue et entendue par des millions de personnes plusieurs fois par année, dans notre sport national et dans notre métropole?
Nous vous prions d’intervenir sans tarder et de nous faire connaître les mesures que vous adopterez pour que soit respecté le Québec et la francophonie.

Veuillez agréer, Mesdames, Messieurs, l’expression de mes meilleurs sentiments.

Cette lettre contient des mots forts pour une situation réellement peu importante. Pas qu'on se laisse marcher sur le dos nous les Québécois, mais quand on parle d'humiliation, c'est d'une exagération sans borne. Les parties sont toutes à la télévision ou à la radio et devinez quoi, les commentateurs et analystes (ils sont environ 40 à analyser la même partie) expliquent en français la décision finale. Alors, je ne comprends pas le raisonnement de cette plainte. Et lorsque nous sommes au Centre Bell, j'y suis allé à quelques occasions, on n'entend quasiment pas ce que dit l'arbitre.

J'enseigne le français et je saute d'un pied quand j'entends des expressions anglophones dans le parler des gens de l'Outaouais. Mais je ne serai pas du genre à me plaindre d'une situation banale (carrément) qui peut arriver une fois ou au maximum deux fois par match. 85% des arbitres sont anglophones, alors il faudrait qu'ils apprennent 25 mots de français pour le bonheur non pas des fans, mais des gens qui s'offusquent beaucoup trop pour rien.

Ce qui me déçoit franchement de la part de monsieur Perreault, c'est qu'il n'apporte aucune solution et que son message ne s'adresse qu'à des politiciens comme en font foi le nom des quatre personnes citées sur la page web d'Impératif français. Il serait préférable selon moi de rediriger les complaintes vers le président du Canadien Geoff Molson ou au commissaire de la ligue Gary Bettman. Mais ce dernier prendra-t-il en considération cette demande? Ou est-ce que monsieur Perreault ne s'abaissera pas à parler en anglais?


La solution serait si simple de proposer au Canadien ou à la LNH, au lieu des politiciens toujours à la recherche de votes, que l'annonceur maison traduise la décision de l'arbitre. Ce serait une demande bien plus logique et surtout respectueuse que de s'indigner en pleurnichard.