jeudi 21 novembre 2013

MAN OF STEEL

Il fut un temps non lointain où les films de superhéros se distinguaient par leur originalité et où chaque fois qu'un nouvel opus sortait en salles, il s'avérait être le meilleur du genre. Cette époque est maintenant révolue, plus rien ne se distingue, plus rien ne sort des sentiers battus, une avalanche d'effets visuels cache la minceur scénaristique. Et même le talent des vedettes principales n'arrive à cacher les failles de ces oeuvres destinées à plaire à des millions d'amateurs.

MAN OF STEEL

J'ai vu la semaine dernière l'Homme d'acier, cette relecture de l'histoire du Superman, le superhéros le plus connu de la planète, même de l'univers. Pour s'assurer qu'il fasse la vie dure aux héros de Marvel, le réalisateur de la trilogie Batman, Christopher Nolan, s'occupe de la production tandis que le scénariste de cette même trilogie, David S. Goyer, devait trouver l'histoire parfaite pour le ramener à la vie. Finalement, Zack Snyder, connu pour 300 et Watchmen, en est le réalisateur.

Bien entendu, l'histoire commence sur Krypton alors que la planète est au bord de la destruction. Jor-El et sa femme décident d'envoyer leur fils nouveau-né sur la Terre afin de le sauver d'une mort certaine, mais aussi lui permettre de vivre une vie, un tant soit peu normale. Mais avant que la planète n'explose, le dangereux Général Zod est condamné à errer emprisonné dans l'espace.

Clark Kent (Kal-El) est recueilli par des Terriens, essaie de vivre une vie malgré ses extraordinaires pouvoirs. Mais un jour, le général Zod débarque sur Terre et désire s'en prendre à Kal-El, le fils de Jor-El, sans quoi il détruira la terre entière.

L'Homme d'acier se distingue sans aucun doute par la prestance de son acteur principal, qui en impose face à ses belligérants. Cependant, même si le costume est bien plus sophistiqué que celui de Christopher Reeve, Henry Cavill se compare difficilement à lui. Quant à Lois Lane, son personnage frise un peu le ridicule tellement elle a le nez fourré partout et que l'armée lui fait si aveuglément confiance. J'aime bien l'actrice Amy Adams qui joue le rôle, mais pas du tout le rôle en tant que tel.

Même si la technologie est si avancée qu'on peut reléguer les effets spéciaux des premiers Superman aux oubliettes, je comprends mal le choix du scénariste de vouloir tout détruire la ville de Metropolis. Veut-on copier les Avengers? C'est la mode la destruction d'un ville? Comme c'est la mode de toujours mettre la femme du héros entre les mains du méchant pour qu'il la sauve? Il serait à peu près temps de trouver de nouvelles idées afin que ça ne devienne qu'une entreprise de surenchère d'effets visuels.

De son côté, la trilogie de Christopher Nolan se distinguait par une rigueur dans l'histoire qui faisait en sorte que les personnages étaient bien approfondis et que le scénario n'avait rien d'une ligne droite. Ce Superman est trop linéaire, malgré la surabondance de retours en arrière.

J'ai bien hâte de voir la suite prévue pour 2015, Batman vs Superman. Surtout bien hâte de voir si Ben Affleck pourra s'en tirer dans le rôle laissé vacant par Christian Bale. Tous les interprètes ayant joué le rôle souhaitent la meilleure des chances à Affleck, mais doit-on penser qu'ils sont seulement polis dans leurs commentaires?


mardi 12 novembre 2013

Ah, ce cher Denis Coderre

Denis Coderre, nouveau maire de Montréal, est un fan fini des Canadiens de Montréal. Il est comme des millions de Québécois en fait. Il saut de joie quand son équipe gagne, mais il fulmine quand elle perd. Il est aussi un grand fan de médias sociaux, particulièrement de Facebook, son territoire préféré.

Dimanche soir, lors du match qui opposait les Canadiens aux Islanders de New York, Coderre y est allé d'un commentaire anodin, comme tout bon fan ferait: «Un aller simple à Hamilton pour Desharnais svp.»

Un tel commentaire passerait inaperçu dans la totalité des villes de hockey de la LNH, mais pas à Montréal. Surtout que le petit Desharnais, reconnu pour son caractère et son talent offensif, est incapable de générer quoi que ce soit cette année. Il n'a qu'un petit point en 17 rencontres. C'est très dur sur le coeur d'un fan des Sags!

Bien sûr, les coéquipiers de Desharnais se sont porté à sa défense de même que son entraîneur en fustigeant Coderre. En somme, ils croient qu'une personne de son rang n'a pas à déprécier un joueur sur les médias sociaux.

Mais Coderre lui en rajoute, disant qu'il a droit à son opinion, comme les autres fans.

Oui, Coderre devrait se taire et gérer sa ville, ce qui ne sera pas un cadeau. Il peut bien faire les tribunes sportives, il serait mieux de siéger au conseil de ville et prendre des décisions importantes pour ses concitoyens.

Quant à Desharnais, let's go!

samedi 9 novembre 2013

THOR: LE DIEU DU TONNERRE

Thor et son frère Loki
Marvel en profite pour sortir toute sa panoplie du superhéros et d'en faire des franchises lucratives en attendant que Warner sorte finalement sa version de Justice League of America, ou bien sûr de Batman vs Superman en 2015. Hier soir, j'étais au rendez-vous pour Thor: un monde obscur, la suite de Thor paru en 2011. 

Cette fois-ci, le dieu du tonnerre doit lutter contre les Elfes noirs et leur chef Malekith. Cette race que l'on croyait éteinte à jamais s'est réveillée d'un profond sommeil lorsque la flamme de Thor, la scientifique Jane Foster, devient porteuse de l'Aether, une substance qui peut anéantir des races entières, surtout entre les mains d'un être aussi cruel que Malekith.

Mais vaincre ne sera pas une tâche facile, car le Bifröst a été mis hors d'état de nuire par les Elfes noirs. Pour y arriver, Thor doit faire confiance à son frère Loki, emprisonné suite à ses nombreuses frasques. Lui seul connaît la manière de sortir d'Asgard autrement que par le Bifröst. Mais Loki pourra-t-il parole? 

Bien que le film renferme un feu roulant d'action et d'effets visuels réussis, ce deuxième Thor ne s'élève pas au-dessus de la masse dans les films du genre. Que ce soit Iron Man, Avengers, Captain America ou bien Thor, les histoires des héros de l'écurie Marvel demeurent toujours dans le même moule, avec des pouvoirs surnaturels, mais pris au piège dans des conventions scénaristiques trop établies. Les invraisemblances dans un tel film sont normales et aussi voulues, mais il est inacceptable de nous faire avaler tant de coïncidences bien plus inexplicables. Et en comparaison, la série The Dark Knight s'avérait nettement supérieur en terme de scénario, d'interprétation et de réalisation.

L'acteur Tom Hiddleston, l'interprète de Loki, vole chaque scène dans lequel il apparaît par son ambivalence, son humour, son machiavélisme, mis aussi par une vulnérabilité assumée, car il admire profondément son frère Thor. Chaque fois qu'il n'est pas à l'écran on s'ennuie, même si Chris Hemsworth est imposant et excellent dans le rôle principal. Malheureusement, le reste de la distribution n'est présente que trop sommairement dans le récit.

Cela dit, des caméos amusants sont présents, dont celui du vénérable créateur de la bande dessinée, monsieur Stan Lee. Mais on sourira de voir Captain America y faire une brève apparition. En plus, deux scènes (que je n'ai pas vues) sont présentées lors du générique de fin.

Les pions sont placés pour une éventuelle suite, mais sachez que ceux qui suivent la série Agents of S.H.I.E.L.D. pourront voir les traces du passage de Thor sur Terre lors de l'épisode du 19 novembre prochain. Au moins, nous sommes certains que Thor sera de retour à l'été 2015 avec ses compagnons des Avengers.

mercredi 6 novembre 2013

Pas trop impressionné par les Canadiens

La saison n'est vieille que de seize rencontres, mais je ne suis pas du tout impressionné par les Canadien et surtout par Michel Therrien. En fait, je trouve qu'il y a un incroyable manque de chien dans cette équipe. On semble encore assis sur ses lauriers après la belle courte saison de 48 matchs de l'an dernier. Mais on oublie qu'on a été plantés en 5 matchs par Ottawa. On attend encore que Carey Price gagne des matchs, on se contente seulement en disant qu'il sauve ses coéquipiers de défaites certaines. Bahhh!

Lars Eller, Alex Galchenyuk et Brendan Gallagher ont débuté la saison sur les chapeaux de roue, mais depuis une dizaine de matchs, ils sont au neutre. La preuve, Lars Eller n'a obtenu que deux passes lors des onze dernières rencontres. Ce n'est pas les gros chars. Et qui prend la relève? Max Pacioretty, le supposé leader offensif de la formation, a été blessé encore plus souvent qu'à son tour et son compagnon de trio, David Desharnais, est incapable de retrouver sa touche d'il y a deux ans. Tomas Plekanec fait bien avec Brian Gionta, mais c'est insuffisant. Et on ne peut pas attendre que Subban et Markov fassent tout le travail offensif, ce sont des défenseurs tout de même.

Michel Therrien a déjà mené les Penguins en finale de la Coupe Stanley en 2008, mais on dirait qu'il n'a pas amélioré sa façon de coacher. Lors des dernières séries, il a été complètement mis dans sa petite poche par Paul MacLean. Et ça n'avait pas sa raison d'être. Il pointe en public ses joueurs pour leur manque d'effort, pour leurs erreurs, mais il devrait plutôt le faire sans les regards des journalistes prêts à tout pour le moindre scoop et pet de travers. Et en plus, il place des joueurs de quatrième trio (Parros) à des moments importants dans le match. Parros a été -3 vendredi et était sur la glace pour le but égalisateur des Blues hier soir en troisième. Que fait Parros sur la glace en troisième avec un pointage aussi serré?

Halak: 3-0 et 0,97 vs le CH
Je décèle un manque de désir de vaincre, un manque de volonté. Ça fait trois fois que le Canadien affronte Jaroslav Halak depuis qu'il est rendu à St-Louis et à chaque reprise, c'est le Slovaque qui s'est sauvé avec la victoire. Il n'a accordé que trois buts en trois rencontres. Au lieu de se contenter de prétendre qu'on a bien fait de garder Price, prouvez-le donc en battant Halak. À mon sens, ça aurait bien plus de valeur que des paroles.

Qui plus est, l'occasion était fantastique samedi dernier de relever un défi de taille, soit celui d'affronter une équipe qui n'avait perdu qu'une seule fois cette saison, l'Avalanche du Colorado, en plus dirigée par l'ex-gardien étoile du CH Patrick Roy. Encore là, malgré un effort louable, les Canadiens ont baissé pavillon.

Vouloir gagner, ce n'est pas juste donner son possible, c'est tout faire pour gagner, c'est harceler l'autre équipe, c'est ne pas lâcher tant que la victoire n'est pas acquise.

Parros: 4 PJ, 32 PUN, -4
On a mis sous contrat des gros joueurs comme George Parros et Douglas Murray. Ils sont gros, certes, mais pas très mobiles et surtout pas très habiles. Jeter les gants ne sert à rien, à moins pour réveiller sa formation. Parros ne réveille pas sa formation s'il est planté à chaque combat.

Je suis d'avis que Marc Bergervin doit trouver du renfort et vite parce que ce début de saison est plutôt sur le «cruise control» et il sera peut-être trop tard pour réparer les pots cassés en janvier. Parallèlement, il devrait s'assurer de garder les services de Pk Subban pour une très longue période.

Et cessez de me faire croire que Carey Price est un grand gardien. Il ne livre pas la marchandise en temps opportun. Hier soir, c'était un temps opportun.

lundi 4 novembre 2013

Le ssss4 novembre au soir

Nous sommes le 4 novembre 2013, ou plutôt le ssss4 novembre au soir. On se souviendra qu'il y a plusieurs années, l'ancien Premier ministre Jean Chrétien avait sorti cela dans une allocution quelconque. On se moque encore de ce commentaire digne de cet homme avec les pieds quelques fois dans la bouche.

Maxime Pedneaud-Jobin est le nouveau maire de Gatineau

Le 3 novembre, c'était la grande journée des élections municipales au Québec. Les citoyens de plusieurs villes québécoises devaient choisir non seulement un nouveau maire, mais aussi les conseillers municipaux. À Gatineau, le maire sortant Marc Bureau sollicitait un troisième mandat, mais il a été battu par une forte majorité par Maxime Pedneaud-Jobin, anciennement conseiller municipal. Un changement qui s'avérait nécessaire dans une ville où la grogne se faisait sentir avec l'arrivée du Rapibus et l'absence chronique du maire dans les tribunes.

Pedneaud-Jobin a récolté 52,61% des voix contre 36,3% pour le charismatique et énergique Marc Bureau. La population désirait clairement un changement de maire, mais la décision a été pris durant la dernière semaine parce que Bureau a dominé à peu près tous les sondages depuis le début de la campagne. Au lieu de capitaliser, Bureau a continué à se terrer, comme un ver de terre, même quand la mise en service du Rapibus a été officialisée les 19 et 20 octobre derniers. Devant les problèmes rencontrés, il s'est contenté de dire que le Rapidus nécessitait du rodage et de l'ajustement. Bien sûr qu'un nouveau produit nécessite du rodage et de l'ajustement, mais au lieu d'écouter la population, il s'est peinturé dans les murs de l'hôtel de ville.

Pedneaud-Jobin a promis d'agir rapidement au sujet du Rapibus. Il a même dit qu'il proposait de prendre les commandes de la présidence de la STO pendant une période de six mois. De la folie pure et simple selon moi, surtout pour un homme avec de jeunes enfants. Il devrait plutôt s'assurer de choisir une personne de confiance qui pourra régler le cas de cette dépense de 255 millions.

De plus, la construction du nouveau centre Guertin traîne de la patte et on peut douter que l'amphithéâtre sera prêt en 2015. Constamment dans ce projet, Bureau a cédé des acquis comme le nombre de sièges ou a voulu réviser les plans, mêlant trop la bureaucratie à un projet qui doit être mené avec bien plus dynamisme.

Marc Bureau a convenu que les moyens financiers dont il disposait n'étaient pas ceux d'Action Gatineau, le parti de Pedneaud-Jobin. Mais tabarouette, il est le maire, le candidat # 1, ne devrait-il pas avoir un budget qui a du bon sens? Qui plus est, avait-il besoin de dépenser des milliers de dollars seulement pour se présenter à des débats auxquels il était invité. Il s'est tiré dans le pied, d'aplomb. C'est à croire qu'il ne voulait pas revenir au poste de premier magistrat.

Le nouvel ère qui débute maintenant sera intéressant et surtout, bien plus dynamique. Ça ne veut pas dire que ce sera une période faste pour la ville. Mais au moins, on aura un maire présent.

RÉSULTATS COMPLETS

1- Maxime Pedneaud-Jobin 40 805 voix (52,61%)
2- Marc Bureau 28 089 (36,3%)
3- Jacques Lemay 7480 (9,6%)
4- François P. D'Aoust 1266 (1,6%)

samedi 2 novembre 2013

Se résoudre à la victoire des Red Sox

La Série mondiale s'est terminée le 30 octobre alors que les Red Sox ont vaincu les Cardinals en six rencontres. Comme d'habitude, tout a souri aux hommes de John Farrell et ils remportent donc un troisième titre depuis 2004. Pas si mal pour une équipe qui a connu 86 années de vache maigre entre 1918 et 2004. Mais moi, je ne peux pas blairer Boston.

Vous allez me dire que je les trouve pouilleux avec leur barbe? Oui. Mais cette barbe c'est quoi? Ce n'est qu'une réplique envers les Yankees de New York qui eux n'ont pas le droit de porter la barbe, ni les cheveux longs. Une vieille règle de George Steinbrenner. C'est comme si la seule autre équipe qui importe dans la tête de Boston, ce sont les Yankees.

Le lendemain de la victoire, un journal de New York titrait ceci: «8 down, 19 to go», en référence aux huit victoires des Red Sox en Série mondiale, mais aussi aux 19 qu'il leur reste à gagner avant de rattraper les Bombardiers du Bronx. Aussi bien dire que ça n'arrivera jamais.

Qui d'autre que David Ortiz a remporté le titre de joueur par excellence de la série. Un honneur pleinement mérité. Il n'a pas laissé une seule seconde de répit aux lanceurs adverses en frappant pour une moyenne de .688. Ironique, car il n'avait frappé que pour la microscopique moyenne de .091 contre les Tigers lors de la série précédente.

Pour Boston, cette victoire va au-delà du baseball. C'est un baume sur une ville qui a vécu des événements horribles lors du marathon de Boston en avril dernier. On se souviendra que deux bombes avaient explosé tout près de la ligne d'arrivée tuant trois personnes et en blessant plusieurs autres.

En espérant que les Blue Jays prennent de bonnes décisions afin d'être à la place des Red Sox l'an prochain. Mais la première décision intelligente serait de montrer la porte au pire gérant de leur histoire, j'ai nommé John Gibbons.