mercredi 10 juillet 2013

Pawtucket, Boston, Syracuse et Cooperstown

Le voyage se tramait depuis quelques mois, mais j'avais d'ores et déjà déclaré forfait en raison de la venue de notre enfant en mars dernier. Mais à une semaine du départ, mes camarades discutaient des derniers détails autour d'un autre traditionnel dîner à la Cage aux Sports. Je ne pouvais pas croire que j'allais manquer un tel voyage, un tel périple de rêve. Emballé, mais sans trop d'espoir véritable, j'ai lancé une perche à ma conjointe pour savoir si sa grande bonté allait consentir à me laisser faire ce voyage. Dès qu'elle me donna le consentement tant désiré, je me lançai aussitôt dans les préparatifs pour quatre jours inoubliables.

L'itinéraire était le suivant: nous quittons Gatineau le mardi 2 juillet tôt le matin pour nous rendre directement à Pawtucket dans le Rhode Island. Nous assistons à deux parties des Red Sox de Pawtucket, club-école des Red Sox de Boston, les 2 et 3 juillet, et nous nous rendons le 4 juillet à Syracuse afin d'assister, en fin d'après-midi, au programme double des Chiefs, club-école des Nationals de Washington. Puis le lendemain, destination Cooperstown pour visiter le lieu ultime des amoureux de baseball: le Temple de la Renommée. À bord du véhicule, quatre fans et collègues de travail: Marc «Chef» Mercier, Éric «La Recrue» Grenier, Marc «Weskilé» Béland et moi-même, Christian «Blue» Deschênes. 

PAWTUCKET - 2 JUILLET

«Je me suis déjà endormi dans un show rock à Québec.»

- La Recrue

McCoy Stadium, Pawtucket
Nous sommes tous réunis chez Weskilé à 6h45. Mais ce dernier n'a pas fini de manger sa toast au beurre d'arachide. Nous ne pouvons donc pas partir à sept heures pile. Chef bougonne déjà. Mais comme le trajet doit se faire en à peu près huit heures, nous avons amplement le temps d'arriver à l'heure au match qui débute à 18:15. 

Nous franchissons les lignes américaines à Ogdensburg, dans l'état de New York, peu après huit heures. Le douanier croit que nous sommes dans un voyage de golf. Erreur! Baseball mon ami! Le douanier, fort peu rusé, ne remarque pas notre glacière située entre Weskilé et la Recrue. Se doutait-il qu'elle était vide? «Si les Québécois sont aussi buveurs qu'on le dit, ils vont attendre aux États-Unis où la bière est moins chère.» Dès notre sortie des douanes, nous croisons des amish en calèche, on se croirait sur le plateau de tournage du film Witness. Nous dînons dans un McDo à Warrensburg où nos voisins de tables sont deux individus de race noire qui parlent FRANÇAIS! 

Tout au long du trajet, Chef raconte quelques anecdotes, dont son histoire particulièrement intime (ils ont échangé de la salive sous forme de postillons) avec l'ancien gérant des Lynx d'Ottawa, Dave Trembley. Sans oublier sa conversation houleuse avec le roi des coups de circuit, monsieur Cecil Fielder lui-même. Quand les anecdotes de l'ancien arbitre professionnel ne suffisent plus, on joue aux «Incollables», un jeu de devinettes que la Recrue a apporté.

Nous arrivons au McCoy Stadium vers 16 heures. Chef va se pavaner avec sa carte passe-partout pour nous procurer les billets. Ensuite, nous débarquons à l'hôtel et nous faisons la connaissance de Barbara, l'accueillante réceptionniste du Super 8, édentée d'une dent, complètement tombée sous le charme de Chef. Elle lui parle, seulement à lui, de tous les attraits de l'endroit, dont elle. Moi j'attends qu'elle cesse son «cruising» afin d'obtenir les clés de ma chambre. Une fois les dortoirs en notre possession, nous allons acheter du carburant (bière) dans un gigantesque supermarché d'alcool et nous arrêtons chez Toys R Us pour un jouet uniquement en vente aux États-Unis pour Alyssia. L'hôtel n'est qu'à dix minutes du stade, et comme Pawtucket n'est pas réputée pour ses embouteillages, nous serons là à temps. Fait intéressant, l'hôtel est situé à North Attleboro au Massachusetts et le stade au Rhode Island.

Au stade, nous goûtons finalement à l'ambiance réelle d'un match de baseball avec de vrais Américains, fans purs et durs et de solides roteux. Le stade est rempli au maximum de sa capacité, surtout en raison des feux d'artifice qui suivront le match. Les adversaires sont les Railriders de Scranton/Wilkes-Barre, filiale des Yankees. Le duel se fait à grands coups de circuit. Pas moins de huit longues balles sont claquées pour une marque finale quand même modeste de 6-4 en faveur de Scranton. Le joueur à surveiller était Will Middlebrooks, jeune troisième-but bourré de talent qui a été rétrogradé par les Red Sox plus tôt cette saison. Celui-ci est tenu en échec en quatre présences au bâton. Pendant que je marque le match, Weskilé ne cesse de critiquer mes décisions de marqueur, prétendant que des erreurs devraient être inscrites au lieu de coups sûrs.

Après le match, les feux d'artifice jaillissent dans le ciel avec une musique sirupeuse patriotique digne des Américains. Néanmoins, le spectacle est très réussi et nous faisons une halte à la boutique souvenir pour y acheter objets mémorables. Nous passons plusieurs minutes à la boutique, surtout pour attendre Weskilé qui évalue, soupèse et diagnostique chacun des souvenirs qu'il pense probablement acheter. «Ma blonde porte quelle grandeur de chandail?»

De retour à l'hôtel, ce n'est pas le moment de dormir, tous se réunissent dans la chambre des deux Marc. À la télévision, on nous présente The Rookie, solide film de baseball où on raconte l'histoire de Jim Morris, un enseignant de 36 ans, qui deviendra la plus vieillie recrue de l'histoire des Majeures. Ce film sera à l'origine du nouveau surnom donné à monsieur Grenier.

Faits saillants: Le GPS rend l'âme à la suite de notre arrêt au magasin des alcools. Il reprend vie au retour du stade alors que nous étions pratiquement perdus. Weskilé s'écria: «Dieu existe!» La chanson Sweet Caroline est-elle un hymne national? Barbara a jeté son dévolu sur le vétéran du groupe. Elle l'espère tendrement depuis ce jour.

BOSTON & PAWTUCKET - 3 JUILLET

«Je connais Claude Julien les gars, j'ai déjà travaillé avec son voisin.»

- Chef

Fenway Park, Boston
La ville de Boston n'était pas prévue à l'itinéraire, mais nous avons appris qu'elle n'est située qu'à une heure de route de Pawtucket. Nous ne pouvions pas rater notre chance de visiter le Fenway Park et de marcher au centre-ville. En route, le plaisir est au rendez-vous et Chef nous sort encore une de ses anecdotes légendaires qui deviendra probablement immortelle: «Je connais Claude Julien les gars, j'ai déjà travaillé avec son voisin.» Nous sommes complètement sidérés, tordus par un rire incessant. Chef avait encore frappé!

Comme je déteste les Bruins à m'en confesser, je ne pouvais pas faire autrement que de porter mon t-shirt des Canadiens à Boston. Comme je le disais à mes partenaires de route: «Je ne peux toucher Boston sans protection.» Et comme nous sommes à Beantown, nous sommes à la recherche de Ben Affleck, son frère Casey, Matt Damon, Stephen King et Claude Julien.

La visite de Fenway débute à neuf heures avec un showman presque aussi vieux que le stade, Leo, un sacré farceur qui raconte n'importe quelle blague avec les visiteurs. En voyant mon chandail, il me nomme quelques grands joueurs de la flanelle: «Jean Béliveau, Maurice Richard.» Il les a probablement vus à l'oeuvre dès leur saison recrue! Il porte aussi fièrement les bagues des deux dernières conquêtes de la Série Mondiale par les Red Sox en 2004 et 2007, ou peut-être celles de 1916 et 1918. Même s'il ne sera pas notre guide lors de la visite, il est celui qui laisse le souvenir le plus marquant. Le tour dure environ une heure et nous sommes conquis par cet endroit historique qui a vu passer de grands joueurs et où les meilleures équipes ont joué. La meilleure anecdote racontée provient de l'ancienne vedette des Jays de Toronto, Joe Carter, qui prenait un malin plaisir à se farcir les Red Sox. Un journaliste lui avait demandé pourquoi il avait tant de succès à Boston. Il avait alors répondu que la publicité de la compagnie pétrolière CITGO l'incitait à frapper la balle durement. Elle me dit: «C-IT-GO!»
The Curse of the Canadian Blue Jay

Autour du stade, je commets peut-être l'un des sacrilèges les plus douloureux qui aura des répercussions sur le baseball au Canada. En plaçant ma casquette des Jays sur la tête de la statue d'un enfant accompagné de Ted Williams, je déclenche The Curse of the Canadian Blue Jay, qui selon mes comparses, éloignera les Blue Jays d'une participation aux éliminatoires pendant une très longue période encore. D'ailleurs depuis cette journée fatale, les Jays sont en complète déconfiture.


Cheers
Après un dîner chez Sweet Caroline's, nous marchons dans le centre-ville de Boston, là où on eut lieu les attentats du marathon. Tout est nettoyé, pas de plaque commémorative, mais beaucoup de Boston Strong. Passé cet endroit, nous continuons notre marche dans les rues bostonaises. À sec de batteries, Weskilé s'arrête dans une petite boutique pour s'en procurer. Et moi, presque mort de soif, j'interpelle un vendeur itinérant de boissons énergisantes. Ce Gatorade est une bénédiction. Il remarque mon gilet du Canadien, ma casquette des Jays et nous dit: «Hey, les gars, c'était votre fête nationale récemment!» Bien sûr, quelle belle attention de cet Américain capable de reconnaître que le pays au nord du sien fêtait aussi ses origines! Nous traversons ensuite un parc où une immense statue de George Washington est affublée d'un chandail des Bruins. Dégoûtant! Finalement, après cette longue marche, nous atterrissons chez Cheers, célèbre bar qui a inspiré la série télévisée américaine. Avec toute cette chaleur, il faut savourer une bonne bière fraîche. Là-bas, nous rencontrons d'autres fans de baseball qui font un super voyage eux aussi. Cooperstown la veille et six villes de baseball en six soirs, dont Boston et les deux équipes de New York. Ils sont originaires de Windsor en Ontario et oui, un des gars parlait français! 

Et par la bande, on essaie par tous les moyens de convaincre le chef principal d'assister au match des Red Sox, tentant même de le semer afin de le faire changer d'idée, sa tête s'était mise à tournoyer à la recherche de ses collègues. Mais une fois les brebis rassemblées, elles sont retournées à Pawtucket pour le match. Avant la rencontre, de nouveaux citoyens américains sont assermentés, avec tout le patriotisme dont les Américains sont capables. Encore une fois, la partie est suivie de feux d'artifice accompagnés de la même musique sirupeuse que la veille. Dans ce match qui sera gagné par les Paw Sox, l'espoir vedette des Red Sox de Boston, Will Middlebrooks, connaît un match de rêve avec deux circuits et huit points produits. Ensuite, grâce à la carte «passe-partout», nous avons accès au terrain pour regarder les feux. D'excellents moments et même que je suis interpellé avec mon t-shirt de Gionta. Ha! Ha! Après la fin des festivités, au lieu de patienter comme des cretons dans la voiture, nous allons prendre une bière dans le stationnement d'un bar. Au diable la terrasse! Quel rafraîchissement de grrrrrrrrrrrrrrrrande qualité. C'est là que Chef, intrigué par le t-shirt inscrit LaSalle que porte un couple d'Américains, montre sa carte passe-partout. Au fil de cette conversation aux allures de rencontre entre vieux copains du lycée, Chef apprend que l'homme est de souche trifluvienne, mais qu'il ne parle pas un maudit français. Son nom: Robert Petit. Veuillez prononcer Bob Pettite! Vive le 4 juillet! 

La nuit qui suivra sera réparatrice, surtout pour la recrue qui cherchait depuis le départ à reprendre le sommeil perdu.

Faits saillants: Malgré des tractations intenses, Chef Mercier n'a pas daigné sortir une liasse de billets verts pour s'asseoir dans le stade vert de Fenway. On peut boire tant qu'on veut aux États-Unis, on ne connaît pas le pourcentage d'alcool dans une bouteille. La Recrue, à quelques pouces de la poubelle, lance sa cannette de bière et rate la cible. Weskilé est plié en deux. Boston sent la pisse.

SYRACUSE - 4 JUILLET

«C'est le fun un programme double, on peut assister à deux parties.»

- Weskilé


Bienvenue à Woonsocket
Nous sommes aux États-Unis en plein 4 juillet. Quoi de mieux que de s'arrêter dans la ville la plus francophone du pays, soit Woonsocket. Les gars en parlaient tellement, particulièrement la Recrue, surtout parce que sa grand-mère est originaire de la place, tout comme le membre du Temple de la Renommée Nap Lajoie, mais aussi en raison du film Les Tisserands du pouvoir. Tristesse infinie, nous n'avons pas vu Gratien Gélinas, Michel Forget, Gabrielle Lazure ni Anne Létourneau et sa carte d'identité, mais nous avons quand même pris quelques photos. On rembarque dans le véhicule et on se dirige vers Syracuse pour une balade d'environ quatre heures. 

Durant le trajet, nous faisons quelques débats cinématographiques. Qui est le meilleur acteur ayant joué James Bond? Ayant joué Batman? Quel James Bond fut le meilleur? Quel Superman? Quel Spider-man? Il y a toujours Chef qui vient nous rebattre les oreilles avec un film que personne n'a jamais vu, une chanson que personne n'a jamais entendue ou une joke des Cyniques que personne n'a jamais ri parce qu'on est TROP JEUNES pour les avoir connus!

Nous dormons dans un autre Super 8 où Georgia, la dame à la réception, nous vante les charmes de Syracuse avec ses meurtres, ses attaques à main armée ou ses attaques au couteau. Nous nous regardons, médusés, presque la chienne dans les culottes. Encore une fois, la dame a besoin d'un sérieux travail de dentition. D'où la remarque de Weskilé: «Il faut absolument huit dents dans la bouche pour travailler au Super 8.»
NBT Bank Stadium, Syracuse

Nous arrivons au stade 1h30 avant le début du match. Nous allons inspecter une foire avec quelques manèges qui a lieu aux abords du parc. Insatisfaits, nous pénétrons dans l'enceinte des Chiefs. À l'entrée, nous sommes accueillis par la fondation de la maman des frères Baldwin. Oui, oui, les acteurs de cinéma. La dame dirige cette fondation mise sur pied pour le cancer du sein. 

Syracuse est le club-école des Nationals de Washington, mais il a longtemps été celui des Blue Jays de Toronto. Ce soir-là, ils affrontent les Iron Pigs de Lehigh Valley, club-école des Phillies, les anciens Lynx d'Ottawa. Sur le terrain, j'aperçois un lanceur des Chiefs arborant le numéro 37... Je me demande si ce n'est pas Stephen Strasburg qui serait revenu dans les mineures pour réhabilitation. Évidemment, ce n'est pas lui. 

Les joueurs sont encore en pantalons courts d'entraînement. Nous, nous avons le goût de dépenser quelques dollars à la boutique souvenir. Comble de malheur! Elle n'est pas encore ouverte. Normal, nous sommes arrivés si tôt. Mais une bonne samaritaine, la fille du propriétaire de l'équipe, nous ouvre gentiment les portes. Comme à son habitude, Weskilé pèse, soupèse, évalue, dévalue, estime, décortique et mastique la possibilité d'acheter un ou deux souvenirs. Pour sa part, Chef estime que ça lui prendrait une casquette sur la tête, car le soleil tape fort en cette fête de l'Indépendance américaine. De mon côté, j'ai bien envie de substituer ma casquette des Blue Jays. Nous avons l'oeil sur un beau couvre-chef des Chiefs. Je veux l'acheter, j'hésite, et puis non, mon porte-monnaie retourne dans ma poche. Je préfère une grande bière, la Shock Top. Chef, de son côté, médite toujours. C'est alors qu'entre deux gorgées de bière pour moi, et deux gorgées de Pepsi pour lui, qu'il me propose une offre: «J'achète la casquette pour le match et puis je te la vends après les deux matchs.» Je médite son offre. Puis Chef se ravise: «Je vais la garder!» Mais tout doucement, depuis le début, dans sa tête jouait une musique incessante: «Sweeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeet Caroline.» Et devinez les deux lettres brodées sur ladite casquette? SC! Le Chef, qui porte une calotte des Chiefs, avec les lettres de sa chanson fétiche. Il est en voiture.

Pendant que nous regardons l'échauffement, j'y vais d'un commentaire qui aura des répercussions immenses. «Imaginez les sacrifices que ces joueurs ont dû faire pour se rendre là où ils sont.» C'est à ce moment que Weskilé sort de ses gonds, explique que jouer au baseball n'est pas un sacrifice, c'est un choix qui est fait par l'individu en question. Ce n'est pas comme des parents qui doivent élever un enfant handicapé. Chef et moi-même sommes dans tous nos états. Comment ne peut-il être en accord avec nous? Les joueurs de baseball professionnel ont fait des choix parfois difficiles pour réussir: s'éloigner de leur famille à un jeune âge, ne pas terminer leurs études, se dédier chaque jour de la semaine à pratiquer la même routine afin de devenir le meilleur des meilleurs. Pas évident tout ça. Mais Weskilé n'en démord pas.



L'horrible Pops
Les Chiefs possèdent deux horribles mascottes du nom de Pops et Scooch. Ouache! Pourtant, notre bon ami Weskilé a passé sa soirée à donner des «High five» à Pops, personnage possiblement inspiré du sympathique placier Rico. La rumeur veut que Weskilé ne se soit pas lavé encore la main droite tellement son euphorie a atteint des sommets titanesques. Parlant de Rico, le sympathique placier, Chef a identifié un Noir dans les estrades. Persuadé qu'il avait déjà évolué dans le baseball professionnel, voire même dans la Negro League, probablement avec Jackie Robinson, il a demandé au sympathique Rico de valider son interrogation. Notre Rico, amicalement surnommé le sympathique Puerto, est allé aux sources et a répondu négativement à Chef. Au moins, Chef a pu se consoler en rencontrant une légende vivante, le vieux propriétaire des Chiefs Tex Simone. Il aime les fans et prend le temps de leur serrer la pince malgré son âge avancé.

Au cours du second match, nous avons rédigé quelques paragraphes du testament de Chef dans lequel il consentirait à nous léguer sa carte passe-partout. Cette fameuse carte, gentiment offerte par son ami Randy pour services rendus au cours de ses années d'arbitre suppléant dans le baseball AAA, ne contient aucune photo, uniquement un nom, celui de Chef. Sachant cela, nous sommes même prêts à déverser ses cendres dans tous les stades des ligues mineures des États-Unis pour obtenir ladite précieuse carte. Cependant, il semble réticent à cette proposition.

Pour le grand bonheur des partisans, les Chiefs balaient les deux parties, la deuxième de façon particulièrement spectaculaire en fin de septième. Et contrairement à Pawtucket, on ne lésine pas avec les feux, on ferme les lumières et on part la musique. Et surtout pas de sentimentalisme outrancier. «Baby you're a firework!», chantait Katy Perry. 

Faits saillants: Chef n'aime pas les longues files d'attente à la sortie des stades. La main droite de Weskilé est rouge après ses nombreux «High five» avec l'horrible Pops, librement inspiré du sympathique placier Rico. Et pour Weskilé, jouer au baseball n'est pas un sacrifice. 

COOPERSTOWN - 5 JUILLET

«Elle est lette cette casquette, c'est pour ça que je la veux.»

- Blue


Temple de la Renommée, Cooperstown
«Chérie, je suis au paradis.» Ce sont les paroles que j'ai dites à ma conjointe alors que je l'appelais devant la porte d'entrée du Temple. J'étais vraiment aux anges, tout comme mes partenaires. Le village de Cooperstown compte à peine 2000 habitants, mais avec le tourisme, cette ville prend une expansion démesurée. L'endroit a été choisi pour abriter le dernier repos des grands joueurs parce que ce serait dans un pâturage de l'endroit qu'Abner Doubleday aurait inventé le baseball. Bien que les historiens démentent cette version, l'endroit pour que les légendes se rencontrent est parfait. 

Tout est baseball. Les magasins, les rues, les édifices, le stade Doubleday. Chaque boutique vend son lot de produits dérivés: cartes, casquettes, casques, chandails, t-shirt, fanions et bâtons. C'est d'ailleurs à la boutique Where It all Began Bat Company que je me suis procuré des répliques du fameux «Wonderboy», le bâton utilisé par Robert Redford dans le film The Natural. Gratuitement, on pouvait y faire graver notre nom. Chaque membre de la famille a son bâton. Cette boutique, ce n'était que la pointe de l'iceberg, l'entrée avant un repas cinq services.

La visite du Temple dure de deux à trois heures, selon le temps que l'on met à lire la description des artéfacts. On y trouve une multitude de souvenirs, de plaques, de chandails, de casquettes ou de bâtons utilisés par les joueurs ayant connu une grande carrière ou qui ont réalisé des exploits hors du commun. Évidemment, nous étions à l'affût de tout ce qui pouvait avoir rapport aux Expos. Ils ne sont pas oubliés, ils ne peuvent pas être oubliés, car ils ont eux aussi marqué l'histoire du baseball. Même si tous les souvenirs sont extraordinaires, c'est sans doute la chapelle où toutes les plaques des grands noms sont exposées qui retient toute notre attention. Ils y sont tous, les 200 intronisés. Nous cherchons Babe Ruth, Lou Gehrig, Jackie Robinson et bien sûr le Kid et André Dawson. Nous pouvions mourir. 


La casquette des Padres de 1984
NON. Pas avant d'avoir visité les deux boutiques souvenirs. Nous passons de longues minutes afin de trouver le cadeau parfait. Le cadeau parfait...pour nous. Je sors de là avec la casquette officielle du match des Étoiles 2013, l'Almanach du Temple de la Renommée et quelques cartes postales de la plaque de Gary Carter. Mais Chef ne décolère pas, on n'a pas laissé de place au Canada dans le Temple. Il rédige une longue lettre de complaintes qui devrait être lue par Bud Selig en personne, ou par quelqu'un de crédible oeuvrant au Temple.

Il est une heure trente, nous avons une faim de loup et nous mangeons dans un beau petit resto au bord du lac Ostego. Chef nous apprend que de petits tours de bateau sont très appréciés par les dames, advenant le cas où nous inviterions notre douce moitié à Baseballville. En sortant du restaurant, j'aperçois une caisse de bières: la Old Slugger de la Brasserie de Cooperstown. Je ne pouvais partir sans m'approvisionner en nectar... Mais avant de quitter le paradis, une dernière ronde de boutiques où le Chef reçoit son cadeau, un splendide t-shirt d'insultes à crier aux arbitres. Je quitte les lieux avec une casquette supplémentaire, celle des Padres de 1984. Je la trouvais si laide que je l'ai achetée!!! Pendant ce temps, Weskilé achète trois caisses de cartes de baseball qu'il déballera avec son fiston.

Après avoir tenté de visiter le complexe de rêve de Cooperstown, soit 22 terrains de baseball, nous faisons un arrêt pour acheter la bière Old Slugger pour notre dernier moment à Cooperstown. 

La tête remplie de souvenirs, nous sommes de retour à Gatineau en soirée. Et comme mentionné tout au long du voyage: nous y retournerons!!!

Faits saillants: Les gens du New Jersey sont vraiment les «Newfies» américains. Le siège avant côté passager a subi des dégâts majeurs en raison des éclats de rire de Weskilé. Weskilé est incapable de se reposer, intervenant à la moindre niaiserie évoquée, c'est-à-dire aux 15 secondes. Chef me réprimande, car j'ai dit brosse au lieu de brothers en voyant l'affiche Lambert Bros. Il est purgé!

POINTES DE PLUMES

Phrases les plus souvent citées: «Les gars, il faudrait googler ça!» Chaque fois que l'on sortait le nom d'un joueur ou d'un événement insolite, nous nous promettions de faire une recherche sur le sujet à notre retour à l'hôtel. Toutefois, JAMAIS nous n'avons googlé au retour.

«Je ne suis pas docteur, mais je pense que...» Chaque fois que Chef pensait avoir fait une trouvaille, il y allait de cette citation. South Attleboro, Middle Attleboro, donc après ça doit être North Attleboro. Dieu merci, le GPS reprit vie.

Chansons fredonnées, modifiées ou bien massacrées lors du voyage: Sweet Caroline, Sweet Bobby Lou (pour Roberto Luongo), Barbara Ann, Georgia on my mind, The Time of my life, God Bless Annie Poitras (reformulation de God Bless America/on ignore qui est Annie Poitras), Have you ever seen Ginette, Centerfield, Billy (de Julie Masse), Alone, I'm a believer, Closing Time, Venus (le vidéoclip le plus sexy selon Chef).

Films cités lors du voyage: Bull Durham, Fever Pitch, Hardball, Major League, The Natural, The Rookie (vu également), bref tous les films de baseball, All the right moves, Back to the Future, Batman, Born on the Fourth of July, The Bucket List, Cars, Christine, Cocktail, Cujo, Gone Baby Gone, Good Will Hunting, Goon (vu également), James Bond, Man of Steel, Mystic River, Pet Cemetary, Risky Business, Slap Shot (un voyage de gars sans les répliques du film ne se fait pas), Superman, Les Tisserands du Pouvoir, Top Gun, The Town et Witness.

Acteurs cités lors du voyage: Tous les acteurs qui ont interprété James Bond, Batman, Superman et Spider-man, Ben Affleck, son frère Casey, les frères Baldwin (Geneviève Sabourin), Tom Berenger, Tony Clifton, Tom Cruise, Matt Damon, Kelly McGillis, Fess Parker (rebaptisé Foufoune Parker par La Recrue), Susan Sarandon, Charlie Sheen, Elisabeth Shue, Tom Sizemore, Wesley Snipes, tous les acteurs des Tisserands du Pouvoir, Billy Zane,    

Voix mémorables citées lors du voyage: Gaétan Bacon et Georges Whelan (surtout par Chef).

Nouvelles anecdotes immortelles de Chef:

- Guy Lapointe est échangé aux Blues en raison d'une liaison avec une hôtesse de l'air...
- Entre 1986 et 1990, tous les joueurs de la LHJMQ se farcissent une célèbre journaliste du Réseau des sports...
- Je connais Claude Julien, j'ai travaillé avec son voisin!

Oui, nous avons parlé de Sean Berry et de sa femme. Ainsi que de Warren Cromartie, Koko B. Ware, Miss Elizabeth et Susan Sarandon.

UN CD SERA LANCÉ AU MOIS D'AOÛT!

LES BASES POUR 2014 SONT DÉJÀ JETÉES!

jeudi 20 juin 2013

SUPERMAN: DE LA TÉLÉVISION AU CINÉMA

En marge de la sortie du tout nouveau Superman, voici un billet comme j'aime les faire, soit de vous brosser un tableau relativement complet d'une série à succès qui compte son lot d'épisodes au petit écran, mais aussi au grand écran.

Comme les plus grands fans de la bande dessinée le savent, Superman a été créé en 1938 par l'Américain Jerry Siegel et le Canadien originaire de Toronto Joe Shuster. On célèbre donc son 75e anniversaire. Le héros est un extraterrestre, originaire de la planète Krypton qui est complètement détruite, et il en serait le dernier survivant. Alors que la destruction de Krypton est imminente, le petit Kal-El est envoyé sur Terre pour y vivre comme n'importe quel de ses concitoyens, mais avec de tels pouvoirs, vivre normalement est impossible...

TÉLÉVISION

THE ADVENTURES OF SUPERMAN (1952-1958)


George Reeves
L'homme d'acier est porté au petit écran pour la première fois en 1952 et il est interprété par l'acteur George Reeves. Ce dernier tentera par tous les moyens de se faire reconnaître autrement que par ce rôle pourtant mythique. La série durera six saisons et comptera 104 épisodes de 25 minutes, dont la moitié en noir et blanc et elle recevra des critiques relativement élogieuses. Bien que je n'ai vu aucun épisode de la série, je crois qu'il s'agit d'un tour de force pour l'époque que de présenter les aventures d'un héros qui vole au-dessus des gratte-ciels sans les moyens techniques que nous possédons aujourd'hui. George Reeves perdra la vie le 16 juin 1959 dans des circonstances encore mystérieuses aujourd'hui racontées dans le film Hollywoodland. La série est disponible en DVD.

SUPERBOY (1988-1992)


Gerard Christopher
Après la fin de l'ère Superman avec Christopher Reeve, les producteurs Alexander et Ilya Salkind mettent en place une série télévisée d'une durée de quatre saisons et de 100 épisodes de 25 minutes racontant les aventures d'un jeune Clark Kent. John Newton interprète le rôle la première année et il est remplacé par Gerard Christopher pour les trois saisons suivantes. La production avait décidé de revoir le concept de la série après la première saison et ils ont changé presque tout le casting et aussi amélioré les effets visuels qui étaient très moyens lors des débuts. C'est à partir de la deuxième saison que l'auditoire s'est agrandi pour en faire une série populaire. Toutfois, seule la première saison est offerte en DVD.

LOIS AND CLARK: THE NEW ADVENTURES OF SUPERMAN (1993-1997)


Dean Cain
Série diffusée pendant quatre saisons sur le réseau américain ABC, elle raconte sous un point de vue un peu plus romantique l'histoire de Lois Lane et de Clark Kent et leurs aventures en tant que journalistes au Daily Planet. Le format est plus long que les deux séries précédentes et aussi destiné à une auditoire différent. C'est pendant 45 minutes et 88 épisodes que les fans de l'homme d'acier le verront en découdre avec Lex Luthor. Superman est joué par l'acteur Dean Cain et Lois Lane par Teri Hatcher. Alors que plusieurs rumeurs sur le retour de Superman au grand écran couraient à Hollywood, le nom de Dean Cain n'était pas retenu, car c'est le nom de Nicolas Cage qui est sur toutes les lèvres. Toute la série est disponible en DVD.

SMALLVILLE (2001-2011)


Tom Welling
Smallville est la série télévisée la plus durable au sujet de Superman, ou plutôt de Clark Kent. L'emphase est mise sur la jeunesse du futur héros de Métropolis et la découverte de ses pouvoirs surnaturels. Pour permettre quelques détours scénaristiques, on change un peu les origines du héros et des personnages qui le côtoient. Par exemple, le célèbre criminel Lex Luthor apparaît dans la vie de Clark Kent dès sa jeunesse à Smallville. C'est l'acteur Tom Welling qui assure le rôle de l'homme d'acier pendant les 218 épisodes que dure la série. Bien qu'un nouveau film de Superman était en chantier au milieu des années 2000 et plus récemment, son nom a été rapidement mis de côté, car il était le Superman de Smallville et il ne fallait pas que les fans soient mélangés entre la série et le cinéma. Évidemment, toute la série est disponible en DVD ou Blu-ray.

CINÉMA

SUPERMAN (1948)


Kirk Alyn
Si vous croyez que Superman a mis les collants pour la première fois en 1978 avec Christopher Reeve, détrompez-vous. C'est en 1948 que le sauveur de Métropolis est apparu au cinéma sous la forme d'un serial, un feuilleton, d'une durée de 15 épisodes présentés avant le programme principal. À l'époque, comme la télévision n'était pas tout à fait dans les foyers, le cinéma était le lieu de rencontre pour voir les films, les publicités, les nouvelles et aussi les téléromans comme on les connaît aujourd'hui. C'est donc Kirk Alyn qui a eu l'honneur d'être le premier acteur à revêtir l'uniforme du superhéros.


SUPERMAN - L'ÈRE CHRISTOPHER REEVE 


Christopher Reeve
Superman pouvait bien avoir vu le jour à la télévision, il était le temps qu'il fasse le saut définitivement au grand écran. Avec de meilleures techniques d'effets visuels, les ingrédients étaient présents pour que Superman prenne son envol à Hollywood. Les premières idées ont germé en 1973 et c'est en 1977 que le tournage commença avec Richard Donner à la réalisation. L'idée était audacieuse, on s'engageait pour le tournage de deux films qui devaient sortir à deux années d'intervalle. Pour gagner en crédibilité, on embauche la légende Marlon Brando pour y jouer le rôle de Kal-El, le père de Superman. Une somme record de 3,7 millions de dollars et un pourcentage des profits lui sont consentis pour seulement deux semaines de tournage. Par la suite, un autre acteur légendaire, Gene Hackman, est choisi pour jouer le rôle du machiavélique Lex Luthor. Et ce, bien avant que le rôle principal ne soit attitré. La production voulait miser sur Robert Redford pour interpréter Superman, mais le réalisateur Richard Donner désirait choisir un inconnu. «Pourquoi une star quand on peut en faire une? Christopher Reeve est Superman, on ne lui a donné que le costume.» Alors que 75% du deuxième film est tourné, Richard Donner est remplacé par Richard Lester qui ajoutera un aspect humoristique au film et la franchise en souffrira énormément. C'est toujours ce même Lester qui dirigera le troisième Superman et il laissera sa place à Sidney J. Furie pour le dernier.

SUPERMAN (1978)

Réalisé par Richard Donner. Avec Marlon Brando (Jor-El), Gene Hackman (Lex Luthor), Christopher Reeve (Clark Kent/Superman), Ned Beatty (Otis), Jackie Cooper (Perry White), Glenn Ford (Pa Kent), Margot Kidder (Lois Lane), Valerie Perrine (Eve Teschmacher) et Terence Stamp (General Zod). Alors que sa planète Krypton est en voie d'être détruite, le nouveau-né Kal-El est envoyé sur Terre par ses parents afin d'assurer la survie de son espèce. Sur sa planète d'adoption, il est recueilli par la famille Kent où il prendra le prénom Clark. Peu à peu, il découvrira ses pouvoirs surnaturels qui l'amèneront à devenir Superman. Il retrouvera sur sa route le plus grand cerveau criminel que la Terre ait connu, Lex Luthor, qui compte s'emparer de la Californie en lançant deux missiles nucléaires dans la faille de San Andreas. Mais Superman réussit à contrecarrer Luthor et l'envoyer en prison. Le héros de Krypton faire la rencontre de sa flamme, la journaliste et collègue Lois Lane. Réalisé pour une somme de 55 millions de dollars, faramineux budget pour l'époque, Superman rapporte 134,2 millions en Amérique du Nord pour un total de 300 millions dans le monde. En plus, la critique louange le travail de Richard Donner et un Oscar spécial est même attribué pour la réussite des effets visuels. Finalement, comment oublier la musique que tous connaissent?

SUPERMAN II (1980)

Réalisé par Richard Lester. Avec Gene Hackman (Lex Luthor), Christopher Reeve (Clark Kent/Superman), Ned Beatty (Otis), Jackie Cooper (Perry White), Sarah Douglas (Ursa), Margot Kidder (Lois Lane), Jack O'Halloran (Non), Valerie Perrine (Eve Teschmacher) et Terence Stamp (General Zod). Trois dangereux criminels originaires de Krypton et condamnés par le père de Superman, Jor-El, sont miraculeusement libérés. Dès lors, ils se dirigent vers la Terre pour y semer la terreur en abusant des superpouvoirs dont ils disposent. Pendant ce temps, Superman décide d'abandonner ses pouvoirs pour épouser Lois Lane. Cependant, devant le chaos semé par les trois Kryptoniens, il réussit à regagner toute sa puissance. Lex Luthor, de son côté, tente de s'allier avec le trio de criminels afin d'obtenir ce qu'il désire depuis fort longtemps. Un peu moins bon que le premier film, les deux ayant été tournés simultanément, celui-ci aurait bénéficié d'une trame dramatique supérieure au lieu d'essayer de cumuler les passages humoristiques. Le congédiement de Richard Donner alors que le 3/4 du film était terminé a fait en sorte que le nouveau réalisateur Richard Lester a apporté sa vision de Superman, mais il a surtout constitué l'élément déclencheur de la descente aux enfers du héros. Sachant que Richard Donner avait terminé une bonne partie du travail, les fans font pression afin qu'un montage différent soit proposé. En 2006, même année que la sortie de Superman Returns, on propose Superman II - The Richard Donner Cut. Cette version propose une variété de scènes différentes qui donnent en bout de ligne un film supérieur. Le film a amassé 108 millions de dollars en Amérique du Nord avec un budget de 54 millions.

SUPERMAN III (1983)

Réalisé par Richard Lester. Avec Christopher Reeve (Clark Kent/Superman), Richard Pryor (Gus Gorman), Robert Vaughn (Russ Webster), Annette O'Toole (Lana Lang), Margot Kidder (Lois Lane), Marc McClure (Jimmy Olsen) et Jackie Cooper (Perry White). Le génie en informatique Gus Gorman aide un puissant homme d'affaires et génie du mal à ses heures, Russ Webster, à contrôler le monde grâce aux ordinateurs. Le plan compte aussi se débarrasser de Superman. Pour ce faire, ils mettent la main sur de la kryptonite et le héros se retrouve face à une version maléfique de lui-même qu'il devra lutter. Même si tout n'est pas mauvais, le virage trop humoristique avec un acteur comique de premier ordre en Richard Pryor envoie un mauvais message aux fans. Les traditionnels criminels connus dans les aventures de Superman sont absents. Même chose pour Lois Lane qui n'apparaît que dans quelques scènes, l'actrice Margot Kidder ayant ouvertement critiqué l'arrivée du réalisateur Richard Lester. Le rendement a box-office a nettement moins bon que dans les deux premiers films avec seulement 60 millions.

SUPERMAN IV: THE QUEST FOR PEACE (1987)

Réalisé par Sidney J. Furie. Avec Christopher Reeve (Clark Kent/Superman), Gene Hackman (Lex Luthor), Margot Kidder (Lois Lane), Mariel Hemingway (Lacy Warfield), Jon Cryer (Lenny), Marc McClure (Jimmy Olsen), Mark Pillow (Nuclear Man) et Jackie Cooper (Perry White). Lex Luthor est de retour et son cerveau de criminel est toujours aussi machiavélique. Pour contrer Superman et ainsi avoir le champ libre, il crée son propre superhéros en volant quelques cheveux de Superman et lançant un missile vers le Soleil. Les idées principales sont certes bonnes, dans la lignée dans la bande dessinée, mais quand les producteurs désirent couper dans le budget, on obtient bien moins de substance. Alors que le premier Superman a été produit en 1978 avec 55 millions, ce dernier coûtera seulement 17 millions de dollars et le résultat à l'écran en souffre. Pire encore, le box-office est désastreux avec 15 petits millions de dollars. Cet échec cloue définitivement le cercueil des aventures de Superman au cinéma, avec Christopher Reeve. Il décidera de ne plus jamais jouer le superhéros. Et on connaît la suite, Reeve se blesse et devient quadraplégique suite à un accident de cheval en 1995 et il deviendra un symbole de courage pendant les neuf années qui suivront jusqu'à sa mort en 2004.

SUPERMAN LIVES (PROJET DE TIM BURTON)


Nicolas Cage
Les années vont passer et un autre superhéros de l'univers DC Comics, Batman, connaîtra ses heures de gloire. Qu'en est-il de l'homme d'acier? Dans le milieu des années 90, des rumeurs sont persistantes à l'effet que Tim Burton réalise sa version de Superman avec Nicolas Cage dans le rôle-titre. On parle même d'une apparition de Michael Keaton dans le rôle de Batman. Des essais de costume sont déjà réalisés et même le titre est prêt: Superman Lives. Mais le scénario n'est jamais satisfaisant et le studio Warner décide d'abandonner le projet. Puis quelques années plus tard, de nouvelles idées germent et le réalisateur de X-Men, Bryan Singer, embarque dans un ambitieux projet. On décide de produire la suite de Superman I et II, en oubliant complètement (ou volontairement) les III et IV. C'est une forme avouée de recharge, de suite et de remake.

SUPERMAN RETURNS (2006)


Brandon Routh
Réalisé par Bryan Singer. Avec Brandon Routh (Clark Kent/Superman), Kevin Spacey (Lex Luthor), Kate Bosworth (Lois Lane), James Marsden (Richard White), Frank Langella (Perry White), Parker Posey (Kitty Kowalski), Sam Huntington (Jimmy Olsen), Kal Penn (Stanford) et Marlon Brando (Jor-El). Après cinq années d'absence sur Terre, parti à la recherche de survivants de sa planète natale, Superman revient sur sa planète adoptive pour y découvrir que sa flamme, Lois Lane est maintenant mère d'un enfant. Le fidèle ennemi de Superman, Lex Luthor, est maintenant libre et prévoit encore un plan diabolique pour se défaire de Superman. Le défi était de taille. On reproduit l'ancienne recette: on embauche un inconnu dans le rôle-titre et on espère qu'il aura le charisme la vedette précédente. Malgré des critiques positives et presque 400 millions de dollars amassés dans le monde, le film ne connaît pas de suite. Et le jeune Brandon Routh sera malheureusement associé lui aussi au rôle de Superman, comme Christopher Reeve avant lui. À mon avis, malgré les 260 millions investis dans le projet, le film ne lève pas parce qu'il ne se démarque en rien de ce qui a été fait auparavant. Comme il n'est qu'une suite, on poursuit la lancée, sans nécessairement renouveler le personnage, même si encore une fois, le film compte bien plus de qualités que de défauts. 

SUPERMAN - RETOUR VERS LE SOMMET

Comme le film réalisé par Bryan Singer n'a pas obtenu le succès souhaité, l'idée de poursuivre les aventures de Superman est en suspens. Mais face au succès de la trilogie de The Dark Knight, la Warner, qui détient les droits, décide d'y aller de l'avant avec un modèle semblable. Et c'est justement Christopher Nolan qui agit à titre de producteur avec son frère Jonathan et David S. Goyer à la scénarisation. Trop occupé à apporter la touche finale à Batman, Nolan laisse la chaise de réalisateur à Zach Snyder. Le tournage débute à l'été 2011 et se termine en janvier 2012. Les attentes sont très élevées, compte tenu que les hommes derrière la production ont connu un succès unanime avec la réinvention de l'homme chauve-souris. Et comme celui-ci, on recommence le tout à zéro.

MAN OF STEEL (2013)


Henry Cavill
Réalisé par Zach Snyder. Avec Henry Cavill (Clark Kent/Superman), Amy Adams (Lois Lane), Michael Shannon (Zod), Kevin Costner (Jonathan Kent), Diane Lane (Martha Kent), Antje Traue (Faora), Laurence Fishburne (Perry White) et Russell Crowe (Jor-El). La planète Krypton est en à ses derniers jours, Jor-El et sa femme décident d'envoyer Kal-El, leur fils unique, conçu de manière naturelle, contrairement aux autres habitants de la planète, sur la Terre afin que leur descendance soit préservée. Avant que la planète ne soit détruite, Zod tue les parents de Kal-El et il est condamné à errer dans la prison fantôme. Arrivé sur Terre, Kal-El est recueilli par des Terriens et prend le nom de Clark Kent. Peu à peu, il découvre tous ses superpouvoirs et il en apprend de plus en plus sur les raisons qui l'ont poussé à vivre sur Terre. Alors qu'il devient l'homme d'acier, Zod est libéré de la prison fantôme et compte soumettre les habitants de la Terre à ses quatre volontés. 235 millions de dollars sont investis dans ce «reboot» et les premiers résultats ont été concluants en terme de chiffres. Par ailleurs, toutes les critiques ne sont pas unanimes, quelques choix scénaristiques accrochent et la surabondance d'effets visuels enlève un caractère véritable se rapprochant de The Dark Knight. Néanmoins, on souligne que le choix de Henry Cavill dans le rôle principal est judicieux. 

Je ne peux critiquer le film, car je ne l'ai pas encore vu. Cette visite au cinéma devrait avoir lieu d'ici peu. Je me garderai donc de mes commentaires personnels quant à cette toute dernière mouture. 

jeudi 13 juin 2013

FINALE DE LA COUPE STANLEY: BOSTON VS CHICAGO

Les jeux sont faits, ce sont les Bruins de Boston de Claude Julien, vainqueurs de la Coupe Stanley en 2011, qui affronteront les champions de 2010, les Blackhawks dirigés par Joël Quenneville. Un duel entre deux formations robustes, dotées de marqueurs de talent et de gardiens de but très solides. Qui gagnera?

Les Bruins sont passés à un cheveu d'être éliminés en première ronde alors qu'ils tiraient de l'arrière 4-1 en troisième période face aux Maple Leafs de Toronto. On connaît la suite, ils ont créé l'égalité puis remporté le match en prolongation. Par la suite, ils ont lessivé les Rangers de New York en cinq rencontres et contre toutes attentes, ils ont passé le balai face aux favoris, les Penguins de Pittsburgh, blanchissant Sidney Crosby durant quatre parties et en n'accordant que deux buts. Oui, ils sont hots, mais aussi pleins de marde.

Pour leur part, les Blackhawks sont sûrement les grands favoris pour remporter les grands honneurs, car ils ont survolé la section ouest en finissant avec une bonne longueur d'avance sur les plus proches rivaux. Ils ont liquidé le Wild du Minnesota en cinq matchs, mais ils ont trimé dur pour sortir les Red Wings en remontant la pente après avoir tiré de l'arrière 3-1 dans leur série. C'est un but en prolongation lors du 7e match qui leur a permis d'accéder à la demi-finale. Puis, ils n'ont que très peu de chances aux Kings en les sortant en 5.

À quoi peut-on s'attendre en finale? À du jeu physique, très physique. Les deux équipes ne comptent que très peu de nains de jardin, et si nain il y a, assurez-vous que celui-ci est dur à cuire sans nom. Le plus peureux des deux équipes est sans doute que Zdeno Chara qui s'assure de mettre en échec sauvagement ses adversaires.

En attaque, David Krejci connaît des séries du tonnerre pour les Bruins et il sera l'homme à surveiller. On attend cependant beaucoup plus de Tyler Séguin et du vétéran Jaromir Jagr. Mais ceux-ci amènent quand même une dimension offensive importante et peuvent faire la différence à tous moments. Du côté des Hawks, Jonathan Toews tarde à produire, même si son apport va au-delà des buts qu'il peut marquer. Belle surprise, c'est Bryan Bickell qui mène l'offensive avec Marian Hossa. Patrick Kane, quant à lui, s'est chargé des Kings lors des deux derniers matchs après avoir connu lui aussi des séries difficiles.

Ça pourrait se jouer devant le filet. Aucun de des deux gardiens ne cèdent facilement, même quand leur défensive joue lamentablement. Fait intéressant, Tuukka Rask était le second de Tim Thomas lors de la conquête des Bruins en 2011 et Corey Crawford était le troisième gardien lors de la conquête de son équipe en 2010. Donc, les deux ont la chance de voir les fruits de leur travail récompensé pour la première fois en tant que numéro 1.

Cette série sera longue, très longue. On l'a vu dans le premier match, une victoire des Hawks en troisième prolongation. Je les favorise, je les favorisais quand même avant le premier match, mais cette série se terminera en sept rencontres, pas avant. Et ne soyez pas surpris que ce soit un but dramatique en prolongation qui fasse la différence. La seule chose qui me fait peur, et je le répète, les Bruins sont pleins de marde.

HAWKS EN 7

À NOTER: Première finale de clubs originaux depuis 1979.

SUPERMAN: L'HOMME D'ACIER

Henry Cavill est Superman
Demain le 14 juin, c'est la grande sortie nord-américaine de l'Homme d'acier, version française de The Man of Steel. Pour ceux qui ignorent malheureusement de qui je parle, sachez que Man of Steel est le surnom donné à Superman. Au même titre que Batman porte le sobriquet de The Dark Knight.

Les premières critiques sont déjà disponibles et elles ne sont pas très convaincantes. Le réputé site metacritic.com, qui cumule de 30 à 40 critiques de journalistes professionnels, ne lui offre qu'une moyenne de 56/100. Ce n'est pas fameux, surtout qu'on attendait avec impatience l'association entre le réalisateur Zach Snyder (réalisateur de 300 entre autres), le producteur Christopher Nolan (réalisateur de la trilogie the Dark Knight) et le scénariste David S. Goyer (scénariste de la trilogie the Dark Knight). 

Sans me perdre et critiquer un film que je n'ai pas vu, et que je me promets de voir peu importe ce qu'en pensent les prétendus spécialistes, je peux toutefois vous laisser savoir que plusieurs ont noté la surabondance d'effets visuels, des scènes de combat répétitives et sans trop d'imagination, un scénario qui sonne parfois faux, sans oublier un humour lourdeau. Bien que ce ne soit qu'une question de point de vue, une moyenne de 56 n'est pas les gros chars, bien qu'un tel résultat comporte aussi des critiques excessivement positives.

Mais le cinéma a besoin de Superman, car il est le héros le plus connu, le plus populaire du groupe des superhéros issus des bandes dessinés. Mais on dit qu'il est porteur d'une malchance incommensurable: l'interprète de l'homme d'acier dans la série des années 50-60, George Reeves, a perdu la vie dans des circonstances encore inexpliquées (voir le film Hollywoodland) et n'a jamais réussi à faire son nom autrement que dans le rôle de Superman. De son côté, Christopher Reeve, le plus connu d'entre tous, est devenu quadraplégique après un accident de polo et n'a jamais été en mesure également de se faire valoir dans la peau d'un autre personnage. Finalement, le dernier interprète, Brandon Routhl, dans la version de 2006 de Bryan Singer, n'a lui aussi pas été en mesure de lancer sa carrière grâce à ce rôle. Et même, le résultat du film était si décevant qu'on a jamais daigné en faire une suite.

Pourtant, les ingrédients sont tous présents, mais trop souvent dans les blockbusters estivaux, on se concentre sur des effets gigantesques, laissant l'histoire de côté et les relations entre les personnages. Est-ce parce que c'est parce qu'on croit bien connaître Superman qu'on n'approfondit pas assez son histoire?

Bien que plusieurs disent se foutre des critiques lorsque vient le temps de voir un film, il est clair qu'elles ont un impact dans le cas des blockbusters. Dans le cas de l'Homme d'acier, j'espère seulement que le succès sera aussi percutant que celui de The Dark Knight afin que Superman puisse assurer sa survie au grand écran pendant encore longtemps. Parce qu'après tout, le héros à la grande cap rouge fête ses 75 ans cette année.

À suivre ma critique du film et un regard sur tous les films de Superman depuis sa création.

mercredi 5 juin 2013

STAR WARS: IDENTITÉS!

STAR WARS IDENTITÉS
C'est finalement lundi le 3 juin que je me suis dirigé vers le Musée de l'aviation et de l'espace du Canada pour visiter l'exposition unique sur la Guerre des Étoiles: Star Wars Identités. Plus de 200 costumes, maquettes et objets sont proposés aux visiteurs. Des pièces de collection uniques en leur genre qui ont servi à créer la grandiose saga créée par George Lucas.

Dès l'entrée, nous sommes vis à vis une série de personnages mythiques: Boba Fett, son vaisseau le Slave I, un soldat de choc, un soldat clone, C-3P0, R2D2 et autres droïdes vus dans les deux trilogies. Tellement captivant, ces robots que l'on a vu au cinéma sont tout près, une seule vitrine nous sépare d'eux.  Fantastique!
Le protojet d'Anakin Skywalker

Quelques mètres plus loin, nous pouvons voir le protojet d'Anakin Skywaler dans Star Wars Episode I, et ce grandeur nature. W-O-W!

Au fil de nos pas, on peut y découvrir des dessins qui ont servi d'ébauche à la création des personnages, des lieux principaux vus dans les films. On voit qu'un processus de création prend du temps et que plusieurs étapes sont nécessaires avant de trouver le visage parfait. 

Vaisseaux de l'Empire
Nous pouvons aussi voir, toujours en grandeur nature, un guerrier tusken, un Jawa, Han Solo dans la carbonite, des costumes de la princesse Leia, un miniature de Jabba the Huth ainsi que ses yeux, sans oublier Yoda. Bien entendu, un Yoda tout petit, d'une beauté renversante. On dirait qu'il s'apprête à nous dire: «Aimer l'exposition tu vas.» 

Chewbacca, le Wookiee
Un peu plus, c'est l'Alliance rebelle contre l'Empire, tous les vaisseaux ou presque sont là, en miniature, évidemment. Quel souci du détail, des objets uniques. Ce qui est intéressant, c'est de constater la différence de grandeur entre les divers engins. Et les grands fans peuvent voir aussi le Faucon Millenium de Han Solo, l'appareil le plus rapide de toute la galaxie, celui qui conduit Luke, Obi-Wan et les droïdes hors de la planète Tattooine.


Autre moment fort, les costumes de Han Solo, Leia, Lando Calrissian et Chewbacca. On ne pouvait pas s'imaginer à quel pont l'acteur qui le jouait était grand, près de 7 pieds 2 pouces. 

On peut aussi voir les costumes de Padmé, Anakin et son motojet, Obi-Wan, Darth Maul, de l'Empereur et de Darth Vader, à la toute fin de l'exposition, probablement l'un des méchants les plus appréciés dans l'histoire du cinéma.

Au début de notre parcours, on nous prêt un bracelet qui nous permettra de forger notre propre identité dans le monde de Star Wars. Devant dix stations, nous passons le bracelet devant un petit octogone et on peut choisir diverses options modelant notre personnage. C'est ainsi que je suis devenu un Trandoshan mâle, un affreux chasseur de prime et Alyssia une femelle Ewok. Tous les deux, nous avons choisi le côté obscur de la Force. 

L'exposition coûte néanmoins de beaux dollars et si l'un veut un souvenir, il faut débourser aussi de sous supplémentaires. Pour un adulte, il en coûte 29,12$ avec les taxes et les frais de service. Cependant, j'ai acheté mon billet en ligne. Il peut être un peu moins coûteux sur place. Cependant, le billet nous donne un accès gratuit au Musée de l'aviation et de l'espace, un accès également gratuit au Musée des sciences et technologiques et 50% de rabais au Musée de l'agriculture. Pratiquement quatre musées en un.

L'exposition est à Ottawa jusqu'au 2 septembre. Il est obligatoire de s'y rendre si l'on est fan de Star Wars, ou pas.

samedi 1 juin 2013

STAR TREK: L'AVENTURE

Star Trek, un univers de science-fiction colossal créé dans les années 60 par Gene Roddenberry. La création de cet Américain décédé en 1991 compte six séries télévisées, douze longs métrages, des bandes dessinées, des jeux vidéo, des romans et une légion de fans, tout aussi amoureux de cet univers que ceux de Star Wars.

STAR TREK a débuté en 1966 avec la série originale, aujourd'hui une série-culte inoubliable mettant en vedette des personnages et acteurs tout aussi inoubliables. Cette série a duré trois saisons, 79 épisodes, sans être excessivement populaire, mais elle a créé un engouement qui dure encore 47 ans plus tard. Patrouille du cosmos (en version française) raconte l'histoire du capitaine James Tiberius Kirk et de son équipage à bord du vaisseau Entreprise. Leur mission est de découvrir de nouvelles formes de vie et ainsi enrichir la race humaine.

Qui eut cru que Star Trek soit toujours aussi populaire aujourd'hui alors que cette série devait être annulée après deux saisons? La présence de fans purs et durs ont forcé la main aux producteurs pour qu'une troisième saison soit télévisée. Pendant dix ans par contre, Star Trek n'apparaîtra à la télévision que sous forme de rediffusion. Ce n'est que dans la foulée de la popularité incroyable de Star Wars que la Paramount décida de produire une version cinématographique avec l'équipage original.

LES FILMS - ÉQUIPAGE ORIGINALE


L'équipage original à la télévision
L'équipe originale compte sept membres. Le capitaine puis amiral James T. Kirk (William Shatner), l'attaché scientifique Spock (Leonard Nimoy), le médecin chef Leonard «Bones» McCoy (DeForest Kelley), le chef ingénieur Montgomery «Scotty» Scott (James Doohan), le pilote puis capitaine Hikaru Sulu (George Takei), le navigateur Pavel Chekov (Walter Koenig) et le lieutenant Nyota Uhura chargé des communications (Nichelle Nichols).

STAR TREK: THE MOTION PICTURE (Star Trek: le film) (1979). Réalisé par Robert Wise. Avec William Shatner (Kirk), Leonard Nimoy (Spock), DeForest Kelly (McCoy), James Doohan (Scotty), George Takei (Sulu), Walter Koenig (Chekov), Nichelle Nichols (Uhura), Persis Khambatta (Ilia) et Stephen Collins (Capitaine Decker). Une entité extraterrestre menaçante en route vers la Terre force Starfleet à faire sortir de la retraite le capitaine James T. Kirk et ce malgré qu'un jeune capitaine soit maintenant aux commandes du vaisseau Entreprise. Peu à peu, l'équipage découvre les secrets de V'Ger, l'entité présumée hostile et finit par repousser la menace. Il s'agit ici d'une véritable patrouille du cosmos, sans la personnalité d'un ennemi véritable. Le rythme du film est lent, mais on prend soin de réintégrer tous les personnages en expliquant adéquatement leur cheminement.

STAR TREK II: THE WRATH OF KHAN (Star Trek: La Colère de Khan) (1982). Réalisé par Nicholas Meyer. Avec William Shatner (Kirk), Leonard Nimoy (Spock), DeForest Kelley (McCoy), James Doohan (Scotty), George Takei (Sulu), Walter Koenig (Chekov), Nichelle Nichols (Uhura), Ricardo Montalban (Khan) et Kirstie Alley (Saavik). L'amiral Kirk doit affronter un vieil et cruel ennemi, Khan Noonien Singh, qui veut mettre la main sur la découverte du docteur Carol Marcus et de son fils David, un générateur de vie nommé Genesis. Khan est apparu durant un épisode dans la série télévisée en 1967 et il avait été déporté sur une planète lointaine par l'équipage de l'Entreprise. C'est en mission de reconnaissance que le navigateur Pavel Chekov fera face au Botany Bay, ce vaisseau dirigé par Khan, issu d'une autre époque. Afin de sauver ses amis, le capitaine Spock meurt et sa tombe est lancée sur Genesis.

STAR TREK III: THE SEARCH FOR SPOCK (Star Trek: À la recherche de Spock) (1984). Réalisé par Leonard Nimoy. Avec William Shatner (Kirk), Leonard Nimoy (Spock), DeForest Kelley (McCoy), James Doohan (Scotty), George Takei (Sulu), Walter Koenig (Chekov), Nichelle Nichols (Uhura), Robin Curtis (Saavik), Merritt Butrick (David) et Christopher Lloyd (Kruge). Retournant sur Terre après les événements du film précédant, l'équipage apprend que l'Entreprise sera remisé et que chacun des membres sera réaffecté à d'autres vaisseaux. L'amiral Kirk apprend de la part du père de Spock que celui-ci ne serait pas totalement mort, surtout que son âme a été déposée dans le corps de McCoy. Malgré l'interdiction de la Fédération, Kirk s'enfuit avec l'Entreprise pour retourner sur Genesis afin d'y retrouver leur ami. Mais les grands ennemis de la Fédération, les Klingons, apprennent l'existence de cette planète et désirent s'en emparer afin qu'elle puisse servir d'arme. Présent uniquement à la toute fin, Leonard Nimoy a pu se concentrer uniquement, ou presque, sur la réalisation du film.

STAR TREK IV: THE VOYAGE HOME (Star Trek: Retour sur Terre) (1986). Réalisé par Leonard Nimoy. Avec William Shatner (Kirk), Leonard Nimoy (Spock), DeForest Kelley (McCoy), James Doohan (Scotty), George Takei (Sulu), Walter Koenig (Chekov), Nichelle Nichols (Uhura) et Catherine Hicks (Gillian). De retour de Vulcain maintenant aux commandes d'un appareil Klingon, l'équipage de l'amiral Kirk ne peut s'approcher de la Terre en raison de la présence d'une sonde émettant des signaux rappelant des chants de baleine. Comme celles-ci sont éteintes au 23e siècle, l'amiral Kirk décide de remonter le temps pour trouver un couple de baleines à notre époque et de les ramener sur Terre au 23e siècle afin de sauver l'humanité. Épisode qui a connu le plus grand succès au cinéma, il est intéressant de voir tous les personnages dans un univers terrestre, mais qui n'est pas le leur. Leur accoutrement sort de l'ordinaire et leur vocabulaire n'est pas adapté. Bien que rempli de coïncidences, d'humour et complètement dénué de violence, ce film se veut sans doute le plus divertissant de la série.

STAR TREK V: THE FINAL FRONTIER (Star Trek: l'Ultime frontière) (1989). Réalisé par William Shatner. Avec William Shatner (Kirk), Leonard Nimoy (Spock), DeForest Kelley (McCoy), James Doohan (Scotty), George Takei (Sulu), Walter Koenig (Chekov), Nichelle Nichols (Uhura), David Warner (Talbot) et Laurence Luckinbill (Sybok). L'équipage de l'Entreprise est pris en otage par le demi-frère de Spock, le mystérieux Sybok, dans sa quête obsessionnelle de la recherche de Dieu. Cela amènera le vaisseau à franchir l'ultime frontière spatiale. Bien que l'idée soit solide, le scénario l'est beaucoup moins, tout comme la réalisation de William Shatner qui se perd dans l'humour, parfois même le ridicule. On se sent tout à coup loin de l'univers Star Trek.
L'équipage original au cinéma

STAR TREK VI: THE UNDISCOVERED COUNTRY (Star Trek: Terre Inconnue) (1991). Réalisé par Nicholas Meyer. Avec William Shatner (Kirk), Leonard Nimoy (Spock), DeForest Kelley (McCoy), James Doohan (Scotty), George Takei (Sulu), Walter Koenig (Chekov), Nichelle Nichols (Uhura), Kim Cattrall (Valeris) et Christopher Plummer (Chang). À la veille de leur retraite, Kirk et McCoy sont accusés de l'assassinat du Haut Chancelier Klingon et sont emprisonnés sur la prison de glace Rura Penthe. Spock ne disposera que de très peu de temps pour sauver ses amis et mettre à jour le complot organisé par un général de guerre Klingon. Dernier film de la série, il est aussi l'un des plus solides, réalisé par Nicholas Meyer, celui-là même qui était derrière le deuxième épisode. Il est à noter l'apparition de Christian Slater dans un petit rôle.

L'équipage du capitaine Jean-Luc Picard
STAR TREK: THE NEXT GENERATION est la seconde série télévisée de Star Trek et connaît une longévité importante avec sept saisons (de 1987 à 1994) et quatre films. Se déroulant plusieurs années après la série originale que l'on connaît, l'Entreprise demeure toujours le vaisseau qui explore l'univers, mais avec un nouveau commandant: Jean-Luc Picard. L'équipage de Picard se compose du commandeur William T. Riker (Jonathan Frakes), du lieutenant commandeur Data (Brent Spiner), du lieutenant commandeur Geordi La Forge (LeVar Burton), du lieutenant Worf (Michael Dorn), du docteur Beverly Crusher (Gates McFadden), de la conseillière Deanna Troi (Marina Sirtis), du chef Miles O'Brien (Colm Meaney), du lieutenant Tasha Yar (Denise Crosby), de l'enseigne/aspirant Wesley Crusher (Wil Wheaton), du docteur Katherine Pulaski (Diana Muldaur) et de l'enseigne Ro Laren (Michelle Forbes). L'univers dans lequel gravite les personnages est comme mentionné semblable à celui de ses prédécesseurs, mais l'équipage du capitaine Picard résout ses problèmes de manière plus «pacifique».

STAR TREK: GENERATIONS (Star Trek: Générations) (1994). Réalisé par David Carson. Avec Patrick Stewart (Picard), William Shatner (Kirk), Jonathan Frakes (Riker), Brent Spiner (Data), LeVar Burton (Geordi), Michael Dorn (Worf), Gates McFadden (Dr. Crusher), Marina Sirtis (Troi), Malcolm McDowell (Soran), Walter Koenig (Chekov), James Doohan (Scotty) et Whoopi Goldberg (Guinan). Comme l'équipage du capitaine Kirk a définitivement pris sa retraite, on mise sur le capitaine Picard pour porter le flambeau cinématographique de Star Trek. Mais pour s'assurer d'un bon passage dudit flambeau, on croise les deux époques. Le capitaine Kirk et ses amis Chekov et Scotty sont invités au lancement de l'Entrepris NCC-1701B. Le vaisseau doit cependant répondre à un appel de détresse et seulement 54 personnes sont sauvées d'une attaque Borg, dont un étrange scientifique nommé Soran. Celui-ci vise à regagner le Nexus, une forme de ruban énergétique, sorte de porte vers une nouvelle dimension. Mais le plan de Soran compte éliminer des millions de vies humaines. Le beau succès remporté ouvre la voie vers la nouvelle génération.

STAR TREK: FIRST CONTACT (Star Trek: Premier Contact) (1996). Réalisé par Jonathan Frakes. Avec Patrick Stewart (Picard), Jonathan Frakes (Riker), Brent Spiner (Data), LeVar Burton (Geordi), Michael Dorn (Worf), Gates McFadden (Dr. Crusher), Marina Sirtis (Troi), Alfre Woodard (Lily), James Cromwell (Cochran) et Alice Krige (Reine Borg). Le Borg, une entité moitié organique, moitié machine, n'a qu'un seul but: conquérir et assimiler toutes les formes de vie de l'univers. Ils se dirigent vers la Terre pour éliminer la race humaine. Le capitaine Jean-Luc Picard a lui-même failli mourir alors que son corps et son âme ont été possédés par l'entité Borg. Pour vaincre, l'équipage doit revenir dans le temps où le premier contact entre les humains et les extraterrestres vulcains a eu lieu pour changer le cours de l'histoire et anéantir l'entité Borg. De loin, le meilleur film de la série «Next Generation».

STAR TREK: INSURRECTION (Star Trek: Insurrection) (1998). Réalisé par Jonathan Frakes. Avec Patrick Stewart, (Picard), Jonathan Frakes (Riker), Brent Spiner (Data), LeVar Burton (Geordi), Michael Dorn (Worf), Gates McFadden (Dr. Crusher), Marina Sirtis (Troi), Donna Murphy (Anij) et F. Murray Abraham (Ru'afo). Quand l'équipage de l'Entreprise apprend qu'un complot de la Fédération est destiné contre les habitants d'une planète unique, le capitaine Picard commence une rébellion afin de sauver cette race. Bien en-dessous de son prédécesseur, l'Insurrection n'a pas lieu comme prévu et l'équipage de l'Entreprise commence à démontrer des signes d'essoufflement, si ce n'est l'aventure Star Trek en elle-même au cinéma.

STAR TREK: NEMESIS (Star Trek: Némésis) (2002). Réalisé par Stuart Baird. Avec Patrick Stewart (Picard), Jonathan Frakes (Riker), Brent Spiner (Data), LeVar Burton (Geordi), Michael Dorn (Worf), Gates McFadden (Dr. Crusher), Marina Sirtis (Troi), Ron Perlman (Viceroy) et Tom Hardy (Shinzon). Alors que l'Entreprise doit se rendre sur la planète Romulienne de Romulus, supposément pour y négocier un traité de paix, la Fédération apprend qu'ils désirent en réalité attaquer la Terre. Des quatre films de l'équipage du capitaine Picard, celui-ci est le seul que je n'ai pas vu au cinéma. J'ajouterais même que je crois ne l'avoir jamais réellement vu au complet. Cette situation devrait se résoudre sous peu.

Outre ces films et les deux séries ci-haut mentionnées, trois autres séries télévisées ont vu le jour: Star Trek Deep Space Nine de 1993 à 1999, Star Trek Voyager de 1995 à 2001 et Star Trek Entreprise de 2001 à 2005 se déroulant à des époques et des lieux galactiques plus ou moins différents. Comme ces séries n'ont pas fait l'objet de films, je ne m'attarderai pas à elles.

Cependant, comme mentionné dans le paragraphe précédent, on remarque que la dernière apparition télévisuelle de Star Trek remonte à 2005 et à 2002 au cinéma. Dans cet optique, mais surtout dans la foulée de la popularité du succès de Batman Begins par exemple, où on explore l'origine profonde du ou des personnages principaux, on relance la franchise avec l'équipage original, mais avec la participation de jeunes acteurs. Pour la réalisation, on confie le poste à J.J. Abrams, très connu pour la série télévision Alias et pour la réalisation de Mission Impossible III.

On explore donc de nouveau les personnages, on crée de nouveaux liens entre eux, mais aussi, plusieurs éléments connus dans la série originale sont supprimés, négligés ou bien changés. En somme, cette nouvelle mouture se passe dans un univers dit parallèle.

Le tout nouvel équipage en compagnie du réalisateur J.J.  Abrams
STAR TREK (2009). Réalisé par J.J. Abrams. Avec Chris Pine (Capitaine James T. Kirk), Zachary Quinto (Mr. Spock), Karl Urban (Leonard «Bones» McCoy), Zoe Saldana (Uhura), Simon Pegg (Scotty), John Cho (Mr. Sulu), Anton Yelchin (Chekov), Eric Bana (Nero), Bruce Greenwood (Pike) et Leonard Nimoy (Spock Prime). À peine entré dans l'académie Starfleet, le jeune James Kirk est une tête folle, mais considéré comme un leader-né. Mais c'est comme second d'un jeune Vulcain, Spock, que Kirk embarque dans une aventure contre un Romulien qui utilise le voyage dans le temps et qui crée des trous noirs pour détruite les planètes de la Fédération une à une. Un duel se livre non seulement entre l'équipage de l'Entreprise contre le Romulien Nero, mais aussi entre les deux jeunes Kirk et Spock. L'entrée est brillante, l'action et les effets visuels sont nettement plus abondants qu'auparavant, surtout grâce à un budget colossal, Le film s'avère un succès critique et public. Cependant, les purs et durs relèveront chaque aspect qui n'est pas «pareil» à la bonne vieille équipe d'autrefois.

STAR TREK INTO DARKNESS (Star Trek vers les ténèbres) (2013). Réalisé par J.J. Abrams. Avec Chris Pine (Kirk), Zachary Quinto (Spock), Karl Urban (McCoy), Zoe Saldana (Uhura), Simon Pegg (Scotty), John Cho (Mr. Sulu), Anton Yelchin (Chekov), Benedict Cumberbatch (Khan), Peter Weller (Marcus), Bruce Greenwood (Pike) et Alice Eve (Dr. Carol Marcus). Un dangereux et cruel terroriste du nom de John Harrison menace de détruire toute la flotte et les institutions de Starfleet. Alors qu'il s'en prend aux têtes dirigeantes de la Fédération, le fugitif disparaît dans une zone de guerre contrôlée par les Klingons, une race dangereuse et sans pitié. Le capitaine Kirk et son équipage doivent arrêter le fugitif et le ramener sur Terre. Mais l'homme et ce qu'il représente s'avèrent être le mal en personne. Comme le premier film de la nouvelle série, on mise beaucoup sur l'action, nettement plus exagérée que dans les films originaux, et sur des effets spéciaux de grande qualité. Néanmoins, à trop vouloir impressionné le spectateur, on finit par le lasser et on s'ennuie parfois de la bonne vieille recette reposante pour nos yeux et captivante pour l'intellect. Cependant, il s'agit d'un pur plaisir d'au-delà de deux heures qui ne demande qu'à être vécu une nouvelle fois dans quelques années.

Voilà, c'était mon point de vue sur la grande aventure Star Trek.