mardi 14 mai 2013

Le torchon brûle entre Jaroslav Halak et Ken Hitchcock

Jaroslav Halak en est-il à ses derniers milles avec les Blues de St-Louis. Son attitude récente en regard de son utilisation et de son entraîneur Ken Hitchcock feront sûrement réfléchir l'état-major. Surtout que le jeune Jake Allen pousse et que Brian Elliott continue son excellent travail devant le filet.

Depuis son arrivée à St-Louis en 2010, Halak a livré la marchandise avec une fiche en 119 matchs de 59 victoires, 44 défaites en temps régulier et 15 autres en prolongation et fusillade. Il a surtout réussi 16 jeux blancs et conservé une moyenne de buts allouées de 2,23.

Sauf que les Blues désiraient obtenir les services de Halak en raison de ses performances grandioses, remarquables et jamais égalées des séries de 2010. Et en trois saisons, Halak n'a joué que deux rencontres en séries! La première saison, son équipe a été évincée de la danse du printemps et Halak avait manqué onze rencontres suite à une blessure à la main droite.

Mais c'est l'an dernier en série que Halak a commencé à avoir de sérieux problèmes de blessures. Cela a débuté dans le deuxième match de la série contre les Sharks lorsqu'il est entré en collision avec un défenseur. Blessé à la cheville, il a dû céder sa place à Brian Elliott pour la balance des éliminatoires. Puis cette année, il a constamment a été mis au rancart par les énigmatiques blessures à l'aine, chose qui n'arrivait pas à Montréal.

Croyant qu'il serait de nouveau l'homme de confiance de Ken Hitchcock, Halak a talonné son entraîneur-chef pour qu'il le remette devant le filet. Mais il appartenait maintenant à l'ancien des Sénateurs.

Ces événements ravivent la joie dans les coeurs des fanatiques de Carey Price qui croient encore qu'il est émule de Patrick Roy et de Ken Dryden. Ils se frottent les mains en disant que Pierre Gauthier a commis le vol du siècle.

Mais Halak n'a que 28 ans, il peut encore se trouver du travail dans la LNH. Bien des équipes cherchent des gardiens avec de l'expérience. Mais ce qui lui nuit grandement, ce sont ses blessures récurrentes à l'aine bien plus que ses performances. S'il venait qu'à changer d'équipe, des clubs comme Calgary, New Jersey, New York Islanders, Edmonton ou Floride pourraient s'avérer intéressés.

Dure, dure première ronde

Ce ne fut pas une première ronde très mémorable pour ma part, mes prédictions ont été mises KO. En effet, je n'ai choisi la bonne équipe que trois fois sur huit. Une faible moyenne de 37,5%. C'est suffisant pour que mon bon ami cheerleader en chef de toutes les équipes de la LNH, particulièrement celle défunte de Québec, ne se moque de moi.

Pittsburgh vs Islanders: Dieu merci, les Penguins ont gagné, mais les Insulaires ont chèrement vendu leur peau, poussant même le gardien #1 des Penguins à regarder les deux derniers matchs sur le banc des siens. Prédiction: Penguins en 4. Résultat: Penguins en 6

Montréal vs Ottawa: La fibre partisane m'a fait choisir le CH en 7, mais fondamentalement, j'avais peur des performances de Carey Price. Encore une fois, il m'a amèrement déçu et les Canadiens ne franchissent pas la première ronde depuis le départ de Halak. Prédiction: Montréal en 7. Résultat: Ottawa en 5.

Washington vs Rangers: La fin de saison des Capitals leur donnait tout un avantage sur les Rangers. Même si ces derniers avaient concocté deux bonnes transactions avant la date limite, je croyais que c'était «enfin» l'année de Ovechkin. Évidement, il s'est écroulé comme la chèvre qu'il est. Prédiction: Washington en 5. Résultat: Rangers en 6.

Boston vs Toronto: La série des «I hate most». Qui choisir entre deux clubs que l'on déteste? J'ai pris Toronto, car je croyais que la fin de saison des Bruins, jumelée avec leur quantité de matchs remis dus aux événements du marathon allait jouer en leur défaveur. Toronto a remonté la pente dans la série, menait 4-1 en milieu de troisième période dans le match ultime. Puis une autre bombe a explosé, celle-ci à la grande joie des partisans de Boston. Prédiction: Toronto en 7. Résultat: Boston en 7.

Chicago vs Minnesota: La puissance de la ligue cette année ne devait même pas sourciller contre le Wild. Bien que les «sauvages» aient un peu donner la frousse aux Hawks, ce ne fut suffisant que pour leur soutirer une maigre rencontre. Prédiction: Chicago en 4. Résultat: Chicago en 5.

Anaheim vs Detroit: La grande saison des Ducks pouvait se continuer de brillante façon, mais ils devaient négocier avec les valeureux et expérimentés Red Wings. Le talent de Zetterberg et Datsyuk en temps de guerre leur a valu une grande victoire en sept matchs. Prédictions: Detroit en 6. Résultat: Detroit en 7.

Vancouver vs San Jose: Les Canucks ont l'habitude de peiner, mais de franchir au moins une ronde. Pas cette année, ils ont été réduits à néant par les Sharks qui semblent avoir une faim démesurée. Après tout, ce sera peut-être leur année. Prédiction: Vancouver en 7. Résultat: San Jose en 4.

St-Louis vs Los Angeles. Les Blues ont appris de l'an dernier et de leur défaite subie aux mains des Kings. Surtout, surtout, Brian Elliot brillait tellement depuis la fin de la saison. Mais le problème est que Jonathan Quick est tout aussi brillant et que les Blues sont incapables de remplir le filet adverse, prônant plutôt un style hermétique. Prédiction: St-Louis en 6. Résultat: Los Angeles en 6.

À tantôt, pour mes prédictions de la deuxième où j'espère connaître un meilleur succès.

vendredi 10 mai 2013

CH: le dernier bilan

Avec bien des joueurs à l'infirmerie, la troupe de Michel Therrien a bien tenté de battre les Sénateurs hier soir à Montréal. Mais un aura d'invincibilité et de chance, il faut se l'avouer, a été en faveur des représentants de la Capitale fédérale pendant toute la série. Battus en cinq matchs, la Flanelle a néanmoins connu une saison du tonnerre en terminant au deuxième rang dans l'Est.

Résumons rapidement la série partie par partie.

MATCH # 1 - Ottawa 4 Montréal 2

Les Sénateurs ouvrent la marque en première, malgré que les Canadiens les dominent outrageusement. Toutefois, tout en continuant à mitrailler le gardien Craig Anderson, le CH prend les devants 2-1 en deuxième. Les hommes de Therrien ne marque qu'un seul but lors de la pénalité majeure à Eric Gryba, et aucune fois pendant le 5 contre 3 de deux minutes complètes. En troisième, les Sénateurs profitent des largesses de Carey Price qui offre le match sur un plateau d'argent.

MATCH # 2 - Ottawa 1 Montréal 3

Autre match chaudement disputé où Craig Anderson fait la loi. En deuxième, le CH frappe le premier et très fort. Ryan White profite d'une bourde de Erik Karlsson et moins d'une minute plus tard, Brendan Gallagher en rajoute. Même si les Sénateurs réduisent l'écart, Michael Ryder scelle l'issue du match en fin de 2ème. Price ferme la porte en troisième.

MATCH # 3 - Montréal 1 Ottawa 6

Encore un autre début de match sur les chapeaux de roue qui voit les Sénateurs ouvrir la marque. Cependant, les Montréalais répliquent avant la fin du premier engagement. Jean-Gabriel Pageau marque son premier de trois buts au deuxième engagement par donner les devants 2-1 aux Sénateurs. En troisième, après une échappée manquée de Brian Gionta, les Sénateurs démolissent Carey Price.

MATCH # 4 - Montréal 2 Ottawa 3 (P)

Nullement intimidés ou abattus suite à la cuisante défaite du match # 3, le CH connaît un autre bon début de match. Comme il l'a fait lors de la deuxième rencontre, les Canadiens prennent les devants en deuxième avec deux buts rapides comme l'éclair par l'entremise de P.K. Subban et Alex Galchenyuk. Le CH contrôle le match de brillante façon. Puis avec huit minutes à faire en troisième, un but controversé de Mika Zibanejad réveille les Sénateurs qui créent l'égalité avec 23 secondes à faire. Quelques instants plus tard, Carey Price se blesse sur un lancer anodin. Budaj le remplace en prolongation et cède le deuxième tir qu'il reçoit.

MATCH # 5 - Ottawa 6 Montréal 1

Tout ce que les Sénateurs touchent se transforme en or. Des rebonds favorables, des buts ouverts et voilà. Pendant ce temps, le CH joue du gros hockey mais n'arrive pas à acheter un but. Trop de chances manquées, de poteaux et d'arrêts incroyables de Craig Anderson. Les Sénateurs clouent le cercueil de la Flanelle en troisième, dans une triste finale.

La différence entre la victoire et la défaite n'est pas très grande. Des rebonds qui arrivent sur la palette au bon moment ou des déviations favorables et le mal est fait. En 2010, même toute la magie de Jaroslav Halak n'a pas été en mesure de marquer un seul but pour son équipe. Ses coéquipiers ont bénéficié de largesses des gardiens adverses, de chances, mais ils avaient surtout été opportuns.

On peut bien dire que si on avait été plus chanceux, on aurait gagné. C'est vrai dans le fond. Ça ne veut quand même pas dire que le club assemblé jusqu'ici par Marc Bergevin est un club qui peut aspirer aux grands honneurs. Les points positifs sont fort nombreux certes, mais la baisse régime de quelques joueurs dans le dernier droit doit faire réfléchir la direction.

Je cite trois noms parmi tant d'autres. Tomas Plekanec, Andrei Markov et bien sûr Carey Price. Ils sont trois joueurs importants dans l'organisations, relativement efficaces durant la saison régulières, mais complètement éteints pendant les séries. Je ne crois pas qu'ils jouent nécessairement mal, mais ils sont incapables de relever leur jeu d'un cran. Et c'est là toute la différence. Combien de joueurs ordinaires, voire des plombiers, prennent un pied et deviennent des brutes en séries. Parce qu'ils se donnent encore plus.

Carey Price a été blessé lors du quatrième match. Il a été bon deux matchs sur 4 comparativement à Anderson qui a été bon tout le temps. 50%, c'est l'échec. Pour celui qu'on comparait de façon irrespectueuse à des grands comme Ken Dryden et Patrick Roy, il serait rapidement le temps de revenir sur terre et d'évaluer de façon objective ce gardien aux trop grandes promesses qui est incapable de livrer la marchandise.

Il est maintenant le temps d'offrir de la stabilité aux partisans, mais aussi à eux-mêmes. Quand l'équipe a atteint un sommet de 104 points en 2007-08, il n'a pas su maintenir le rythme au fil des années suivantes, du moins en saison régulière. L'arrivée de Jacques Martin et la magie de Jaroslav Halak ont amené l'équipe loin en 2010 et l'année suivante, ils ont livré une bataille titanesque aux Bruins en première ronde, perdue quand même en sept matchs, en prolongation. L'année suivante, l'équipe s'écroule, lamentablement.

Cette constance recherche de la solution amène à des changements d'entraîneurs aux deux ans. Ce n'est pas sérieux. À un moment donné, ce n'est pas le gars derrière le banc le problème, ce sont les joueurs mis à sa disposition. Bien sûr que des entraîneurs savent soutirer le maximum des meilleurs et de moins bons joueurs, mais tu ne gagnes pas toujours avec des nains de jardins.

Le CH possède plusieurs choix au repêchage. Une bonne occasion de les offrir en échange d'un joueur solide qui peut faire la différence en séries. Qui sait, améliorer sa position au repêchage en offrant un vétéran à une équipe qui cherche de la profondeur pourrait être une solution.

Entre la déprime et la dépression pathétique de fans et de journalistes, il faut continuer à se nourrir de l'amour des Canadiens de Montréal, peu importe le vent et les tempêtes. Mais de grâce, la vue du grand trophée doit être meilleure le plus vite possible.


jeudi 9 mai 2013

Peter Budaj peut-il répéter la magie de Halak?

C'était en 2010, un petit gardien originaire de la Slovaquie amenait le CH à la finale de l'Est. Insatisfaits de s'être rendus aussi loin, le tandem Gauthier/Gainey l'a échangé à St-Louis par la suite. Cette année, avec la blessure de Carey Price et un autre recul de 3-1, un autre gardien slovaque peut-il répéter la magie et permettre à son équipe de revenir de l'arrière?

C'est possible, oui, car Budaj a maintenu une fiche de 8 victoires, 1 défaite et une autre défaite en fusillade pendant la saison. Il n'a connu que deux mauvais matchs, en début de saison, dont un contre les Sénateurs toutefois. A-t-il cependant la capacité d'amener son équipe à bon port? Oui, le Canadien ne joue pas du mauvais hockey et mériterait à tout le moins que la série soit égale, mais ce n'est pas le cas.

Le Canadien s'est écrasé en troisième période à trois reprises dans cette série. Et surtout, ils ne marquent pas souvent, une moyenne de deux buts par match.

J'ose penser à une victoire ce soir, mais ça risque d'être la dernière de la saison.

Mais en 2010, on disait la même chose.

lundi 6 mai 2013

Pas fort

J'étais au match hier soir entre les Canadiens et les Sénateurs et le constat est alarmant; le CH joue en pied de céleri. Les tirs dirigés vers Anderson ne feraient pas peur à une mouche et personne ne s'est imposé pour remettre les Sénateurs à leur place. Dans les estrades, avec mon beau-frère, parmi plusieurs fans des Canadiens, mais surtout une majorité des Sénateurs, un profond sentiment de honte m'a envahi.

Non mais quel match de clown!

jeudi 2 mai 2013

Voici la deuxième partie de mon évaluation sommative des joueurs du Canadien de Montréal pour la saison 2013. Et ce, juste avant le début de la série contre les Sénateurs.

ATTAQUANTS

MAX PACIORETTY (44 PJ, 15 B, 24 P, 39 PTS, +8)

À première vue, ce sont d'excellentes statistiques pour Pacioretty. Mais le gros ailier est capable de bien plus que cela, surtout qu'on le voit bien plus longer les bandes que foncer vers le filet. À sa défense, son coéquipier David Desharnais n'a pas été en mesure de répéter ses exploits de la dernière campagne. Néanmoins, Pacioretty s'avère le meilleur attaquant de la formation et sa production offensive est primordiale pour la victoire. Il participera à ses premières séries depuis qu'il est dans la LNH. Note: B

TOMAS PLEKANEC (47 PJ, 14 B, 19 P, 33 PTS, +3)

Très bon début de saison, mais comme plusieurs de ses coéquipiers, il a perdu tous ses repères pendant la vilaine séquence du Canadien en fin de saison. Il est le pilier en désavantage numérique, forçant les défenseurs à jouer sur les talons. À maintes reprises, il obtient des échappées pendant l'infériorité numérique. Cependant, ce ne fut pas le cas au cours de la saison écourtée. Au moins, il a été efficace en offensive. Et en séries, cessons l'histoire de la fillette, il va jouer comme du monde. Note: B

LARS ELLER (46 PJ, 8 B, 22 P, 30 PTS, +8)

Michel Therrien l'a envoyé réfléchir pendant deux rencontres en début de saison. On croyait bien que c'en était fini de cet obscur prospect obtenu en retour du grand Jaroslav Halak. Finalement, en fin de saison, il est sorti de sa coquille et il forme un excellent trio jeunesse avec Galchenyuk et Gallagher. Note: B+

DAVID DESHARNAIS (48 PJ, 8 B, 20 P, 28 PTS, -2)

Arrêtons tout de suite les niaiseries, David Desharnais est petit, mais sa saison décevante n'a rien à voir avec sa grandeur. Il ne joue tout simplement pas comme il en est capable. Premier aspect à améliorer à son jeu est: LANCE AU NET!!!!! Constamment, il recherche Pacioretty ou un autre ailier. Fais confiance à ton lancer! Ironiquement, Desharnais a vu sa production chuter suite à sa prolongation de contrat. Mais il n'a rien d'un gars qui s'assoit sur ses lauriers. Note: C

BRENDAN GALLAGHER (46 PJ, 15 B, 13 P, 28 PTS, +10)

Jeune, fougueux, marqueur, frondeur, baveux, il a toutes les qualités d'un Theoren Fleury... ou presque. Le changement de philosophie archaïque de la direction du CH nous a permis de connaître cet excellent jeune joueur qui ne donne jamais dans la demi-mesure. Il risque d'être tout partout sur la glace contre Ottawa. Note: A-

ALEX GALCHENYUK (48 PJ, 9 B, 18 P, 27 PTS, +14)

Quel talent en devenir! Finalement, on peut espérer qu'un joueur de talent supérieur règne chez les attaquants du Canadien pendant plusieurs années. Sagement, Michel Therrien l'a fait jouer un nombre calculé de minutes par match, ne l'utilisant pas à outrance pour ne pas le brûler, au grand dam d'analystes peu avertis. Ça pourrait être de la bombe avec Gallagher et Eller. Note: B+

BRIAN GIONTA (48 PJ, 14 B, 12 P, 26 PTS, +3)

Le petit capitaine n'est plus l'ombre du marqueur de 48 buts qu'il a déjà été, mais il compense nettement avec son ardeur au travail. Au chapitre des buts, il a tout de même une saison intéressante au chapitre des buts avec 14 buts. Dans une saison complète, il aurait pu en marquer près de 25. En séries, il doit absolument toute l'expérience nécessaire d'un gagnant de la Coupe Stanley pour que lui et ses coéquipiers aspirent aux grands honneurs. Note: B

MICHAEL RYDER (27 PJ, 10 B, 11 P, 21 PTS, -2)

On se tue à le répéter, mais Michael Ryder est un joueur unidimensionnel, mais tout un poteur. Quand il ne marque pas, il est inutile. Avouons qu'il a donc été très utile dans ses vingt premiers matchs après son acquisition. Sa baisse de régime est étroitement liée avec le retour au jeu de René Bourque qui a pris sa place sur le trio de Plekanec. Au moins, Ryder a réintégré sa place sur le trio. Note: B+

BRANDON PRUST (38 PJ, 5 B, 9 P, 14 PTS, +11)

Sa signature avec le Canadien était toute naturelle compte tenu que sa conjointe est une animatrice de télévision québécoise. Quel bel «adon», Prust s'avérait aussi un joueur très robuste, prêt à défendre ses coéquipiers en jetant, contre des matamores bien connu comme Milan Lucic ou Chris Neil. Il ne refuse aucune invitation, mais son corps en subit les contrecoups. Efficace défensivement, il peut aussi marquer à l'occasion. Note: B+

RENÉ BOURQUE (27 PJ, 7 B, 6 P, 13 PTS, -1)

Mains de béton Bourque. Après un début de saison qui avait fait oublié ses piètres performances suite à son acquisition en janvier 2012, il a subi une commotion cérébrale. Depuis son retour, il erre un peu partout sur les glaces, changeant de trio allègrement. Gros, peu robuste, lorsqu'il est seul en échappée, le gardien risque de ne pas suer une goutte, car Bourque trouve le moyen de lancer à côté. Pas capable! Note: C-

TRAVIS MOEN ( 45 PJ, 2 B, 4 P, 6 PTS, -4)

Quand on parle de Moen, on parle de robustesse, d'expérience et d'ardeur au travail malgré son talent très limité. Mais cette saison, il n'a pas rempli son mandat de façon adéquate et on doit s'attendre à mieux de lui en séries. Non, il ne deviendra pas un Crosby, mais on sait très bien que Moen peut compenser son manque de talent par du coeur à l'ouvrage. Note: D

COLBY ARMSTRONG (37 PJ, 2 B, 3 P, 5 PTS, +1)

Joueur d'énergie, robuste à ses heures, qui a perdu sa hargne du temps des Penguins. On se souviendra qu'il était capable d'arracher quelques têtes, mais aussi accumuler des points. Mais même encore là, ce n'est pas sa mission. Note: D+

GABRIEL DUMONT (10 PJ, 1 B, 2 P, 3 PTS, +1)

Talent limité, fougue illimité. On aurait bien plus avantage à le faire jouer que Ryan White. Note`C

RYAN WHITE (26 PJ, 1 B, 0 P, 1 PT, +1)

Indiscipliné!!! Il a coûté cher à son équipe à plus d'une reprise. Il est réfléchir sur la galerie de la presse, il a été suspendu cinq rencontres. Qu'est-ce que ça va lui prendre? Note: Échec!


La saison 2013 du Canadien: mon bulletin bien à moi (gardiens et défenseurs)

C'est fait, le Canadien entre dans les séries et par la porte d'en avant svp. Les hommes de Michel Therrien avaient assuré leur place depuis déjà deux semaines. Mais les huit dernières rencontres ont été très difficiles, alors qu'ils ont perdu 5. Heureusement, ils ont sauvé leur honneur en battant les Jets et les Leafs en tombée de rideau.

Voici ma propre évaluation de la formation 2013 en regard de la saison qui vient de se passer, mais aussi en vue des séries qui débuteront jeudi face aux Sénateurs d'Ottawa.

GARDIENS

CAREY PRICE (39 PJ, 21 V, 13 D, 4 PF, 3 BL, % ARR: .905, MOY: 2.59)

On l'attend depuis son entrée dans la LNH, on le louange et on le promet à un brillant avenir. Maintenant qu'il est grand, il est le temps pour lui d'accomplir les promesses et de livrer la marchandise. Une marchandise qui n'a toujours pas été livrée depuis le départ de Jaroslav Halak. Qui plus est, son taux d'efficacité et sa moyenne de buts alloués sont nettement en deçà de ses performances de 2011-12 et il avait connu une fiche déficitaire. Vrai que ses performances des derniers matchs ont gonflé sa fiche personnelle, mais vrai aussi qu'il doit faire mieux. Mais même faire mieux, est-ce suffisant? Note: C

PETER BUDAJ (13 PJ, 8 V, 1 D, 1 PF, 1 BL, % ARR .908, MOY: 2.29)

Budaj s'est drôlement bien racheté cette saison en conservant une fiche victoires/défaites plutôt remarquable. On a surtout pas hésité à lui faire confiance, malgré une courte saison. C'est d'ailleurs Budaj qui a battu les Bruins à deux reprises à Boston. En séries, il sera sur le qui vive, car j'ai bien l'impression qu'on pourrait faire appel à ses services. Note: A

DÉFENSEURS

PK SUBBAN (42 PJ, 11 B, 27 P, 38 PTS, +12)

Il a babouné pendant de longs mois avant de revenir au bercail après six rencontres. Dès lors, il s'est à performer, mais aussi à devenir un nouveau PK, un PK plus discipliné. Son apport en avantage numérique est considérable et il s'est avéré un rouage très important dans le système défensif. Malgré toutes les qualités de PK, un défaut demeure: trop de pénalités mineures.

ANDREI MARKOV (48 PJ, 10 B, 20 P, 30 PTS, -9)

Le genou a tenu le coup, mais le dernier mois a été très difficile pour Andreï Markov qui s'est mis à faire des erreurs défensives qui étaient rares dans son cas. Jumelé à Subban sur l'attaque, les deux s'avèrent un duo dangereux qui peut changer la défaite en victoire. Toutefois, historiquement, Markov n'a jamais été un joueur dominant en séries. Est-ce appelé à changer? Note: B-

RAPHAEL DIAZ (23 PJ, 1 B, 13 P, 14 PTS, +4)

Il avait un début de saison du tonnerre, surtout grâce à l'absence de Subban. Puis, il a continuité en efficacité tout en ayant moins de temps sur le jeu de puissance. Cependant, une commotion cérébrale l'a tenu à l'écart pendant 21 rencontre. Même s'il est une arme de choix sur l'attaque massive et fiable en défensive, la robustesse n'est pas son dada. Note: B+

ALEXEI EMELIN (38 PJ, 3 B, 12 P, 15 PTS, +2)

Le gros défenseur russe a sonné les cloches à bien des attaquants adverses pendant la saison. Et puis une tentative de mise en échec sur Milan Lucic s'est retournée contre lui et il a subi une blessure au genou, à la Markov. Sa perte est défensive est considérable, surtout qu'il est le défenseur le plus rude de la brigade. Et n'espérons pas le voir avant l'automne prochain. Note: B-

JOSH GORGES (48 PJ, 2 B, 7 P, 9 PTS, +4)

Une qualité des premières qualités de Gorges est de ne faire que très peu d'erreurs en défensive. Cependant, les huit dernières rencontres ont été plutôt difficile pour le vétéran. Comme il a atteint son quota de mauvais matchs pour la saison, il y a fort à parier qu'il se sera raplomber à temps pour les éliminatoires. Note: B-

FRANCIS BOUILLON (48 PJ, 1B, 8 P, 9 PTS, +4)

Bien honnêtement, je croyais que Bouillon aurait été étiqueté 6e ou même 7e défenseur. Résultat? Il n'a pas manqué un match, il a joué avec la détermination qui la caractérise et il sa tellement impressionné la direction qu'on a prolongé son contrat. À 37 ans, il joue comme un jeune de 27. Note: B

TOMAS KABERLE (10 PJ, 0 B, 3 P, 3 PTS, +4)

Même si Marc Bergevin a refusé de l'avouer publiquement, Toma Kaberle n'a presque pas joué de la saison afin d'éviter une blessure qui aurait compromis son rachat de contrat à l'été. Pourtant, il n'a pas joué du hockey catastrophique, mais son sort était jeté d'avance. Il se trouvera du travail l'an prochain. Note: C

DAVIS DREWISKE (9 PJ, 1 B, 2 P, 3 PTS, 0)

Acquis à la date limite des transactions, il se voulait une police d'assurance pour la brigade défensive. Chez les Kings de Los Angeles où il était, il n'avait pratiquement pas joué depuis une quinzaine de matchs. On risque de ne pas le voir de près durant la série contre Ottawa. Note: C

NATHAN BEAULIEU (6 PJ, 0 B, 2 P, 2 PTS, +5)

Premier choix de 2011, on comptera beaucoup sur sa production offensive durant les prochaines années. Lors des six matchs qu'il a joués, il a démontré un très bon potentiel, mais il devra frapper un peu plus. Peut-être a-t-il pris au mot les conseils de la direction, car il a été accusé cette semaine de voies de fait. Idiot. Note: N'a pas assez joué

YANICK WEBER (6 PJ, 0 B, 2 P, 2 PTS, -1)

Six parties seulement pour Weber. Il a été relégué à la galerie de presse pendant beaucoup de parties et en plus, il s'est blessé à son deuxième match. Visiblement, il a épuisé toutes ses chances avec le Canadien, même si on pourrait se demander si on lui a vraiment donné une chance. Il portera les couleurs d'une autre équipe en 2013-14 et ses chances de jouer en séries sont minces. Note: N'a pas assez joué.

JARRED TINORDI (8 PJ, 0 B, 2 P, 2 PTS, +5)

Il a fait bonne impression à ses débuts dans la LNH. Cependant, on l'a retourné dans les mineures avec l'objectif suivant: être plus robuste autour du filet. Il est revenu jouer les deux derniers matchs, gagnés par le Canadien, et il a bien mis en pratique ce qu'on lui avait demander d'améliorer. Il sera de l'alignement partant ce soir contre les Sénateurs. Note: N'a pas assez joué.