lundi 15 avril 2013

Pleins feux sur Jackie Robinson

Le 15 avril 1947, Jackie Robinson allait marquer à jamais l'histoire du baseball majeur, mais aussi celle des Noirs et de l'Amérique entière. Alors que les joueurs de baseball noirs évoluaient dans des ligues à part, que les hommes et les femmes afro-américains vivaient dans des quartiers en retrait des Blancs, Jackie Robinson devint le premier joueur à évoluer dans le baseball majeur et il ouvrait la voie à la révolution des droits civiques.

Ce sont les propriétaires des équipes de baseball eux-mêmes qui avaient déclaré qu'aucun joueur de «couleur» ne pouvait revêtir un uniforme d'une équipe des majeures. Une interdiction vieille de 60 ans, bien avant le 20e siècle, appuyée sur les décisions de la Cour suprême des États-Unis.

Branch Rickey
Jackie Robinson est né le 31 janvier 1919 à Cairo, en Géorgie. Il déménage très jeune en Californie et fréquente UCLA où il est excellent au baseball, au football, au basketball et en athlétisme. Il servira ensuite dans l'armée de 1942 à 1944. En 1945, il fait ses débuts dans le baseball professionnel dans la Ligue des Noirs avec les Monarchs de Kansas City. Fait inusité, il ne jouait plus au baseball depuis cinq ans.

L'année suivante, il quitte la Negro League, lorsqu'il est mis sous contrat par Branch Rickey, directeur-gérant des Dodgers de Brooklyn. Robinson débarque alors à Montréal, chez les Royaux, club-école des Dodgers. Rickey va former Robinson en le préparant à la montagne d'insultes auquel il sera soumis. Il fera ses débuts officiels avec les Royaux le 18 avril 1946, tous le suivent, Noirs, Blancs, partisans, détracteurs. Il est adulé, il domine.

Jackie Robinson
Il domine tellement que sa place est dans les Majeures. Mais avec une politique inflexible en matière d'acceptation des races, les dirigeants des équipes doivent assouplir leurs règlements. Ça, c'est le travail de Branch Rickey. Mais même si le grand patron des Dodgers estime que Robinson a sa place dans l'équipe, quelques joueurs de la formation même des Dodgers, originaires du Sud des États-Unis, font circuler une pétition afin de ne pas voir Jackie joindre leurs rangs. Le gérant Leo Durocher prend les devants et sermonne ses joueurs: «Je m'en moque qu'un type soit jaune ou noir, ou qu'il ait des rayures comme un putain de zèbre... Je suis le gérant de cette équipe, et je dis qu'il joue. De plus, j'ajouterai qu'il peut tous nous rendre riches.»

Le 15 avril 1947, au Ebbets Field de Brooklyn, devant 25 623 spectateurs, Robinson marque l'histoire du sport professionnel. Dans une victoire de 5-2 face aux Braves de Boston, Jackie n'obtient pas de coup sûr en trois présences, mais il change la face de sa nouvelle équipe. Il sera victime d'insultes constantes, il voudra en venir aux coups, des lanceurs l'atteindront, mais jamais ils ne seront capables de le faire fléchir. Il amène les Dodgers à la Série mondiale dès sa première saison, série perdue en 7 rencontres contre les Yankees. Mais il obtient le titre de recrue de l'année, nouveau trophée remis au meilleur joueur de première année.

Il évoluera dans les Majeures jusqu'en 1956. Fait qui est passé sous silence, après la saison 1956, il avait été échangé aux Giants de New York (qui déménageront à San Francisco en 1958). Mais le 5 janvier 1957, Jackie Robinson se retire pour de bon, après avoir laissé un héritage permanent dans le baseball. À sa retraite, 13 des 16 équipes alignaient au moins un joueur de race noire.

Dans toute sa carrière, il frappera pour une moyenne de ,311 avec 1518 coups sûrs et 137 longues balles. Il sera élu au Temple de la Renommée en 1962. Il s'éteint le 24 octobre 1972 à l'âge de 53 ans suite à un infarctus du myocarde. Sa femme Rachel est toujours vivante.

42

Chadwick Boseman
Spike Lee devait réaliser un film sur la vie de Jackie Robinson avec comme tête d'affiche Denzel Washington. Mais les années passaient et le projet n'aboutissait pas. Et surtout, Washington ne rajeunissait pas. Et puis un beau jour, le scénariste de L.A. Confidential, Brian Helgeland, a décidé de se lancer dans le projet et de réaliser lui-même le film. Sa seule grosse pointure de la distribution, et toute une quand même, c'est Harrison Ford dans le rôle de Branch Rickey. C'est un jeune acteur plutôt inconnu du nom de Chadwick Boseman qui remporte le rôle convoité de Jackie Robinson.

La réalisation de Brian Helgeland couvre les premières années de Jackie Robinson chez les Dodgers et dure 128 minutes.

Généralement salué par la critique, le film obtient les meilleurs résultats au box-office pour un long-métrage de baseball avec 27,2 millions la première fin de semaine de sa sortie. Un film que j'irai voir, c'est certain.

Jackie Robinson day

Depuis 2006, le 15 avril est le jour Jackie Robinson dans le baseball majeur. Tous les joueurs de toutes les équipes portent le numéro 42. En dehors de cette journée spéciale, le seul joueur à endosser le # 42 est Mariano Rivera des Yankees. Ce dernier a obtenu une permission spéciale de la veuve de Robinson afin de pouvoir conserver son numéro. Comme il prendra sa retraite à la fin de la saison, plus aucun joueur après lui ne portera le 42, sauf le 15 avril.

lundi 8 avril 2013

Alexei Emelin fini pour la saison

La nouvelle tant redoutée par l'état-major du Canadien s'est avérée bien réelle aujourd'hui alors qu'on a annoncé que le défenseur russe Alexei Emelin allait rater la balance de la saison et toutes les séries éliminatoires en raison d'une déchirure ligamentaire au genou gauche, le même genre de blessure qui a nui à Andrei Markov pendant un trop long moment.

La perte de Emelin peut-elle nuire au Canadien en séries? C'est certain qu'il s'agit d'un élément robustesse important à la ligne bleue, ce n'est pas la fin du monde non plus. L'équipe compte une belle profondeur à la défensive avec Tomas Kaberle et Yannick Weber qui attendent leur tour et les jeunes Nathan Beaulieu et Jarred Tinordi qui sont prêts à faire le saut dans la ligue. Je serais bien plus inquiet si Subban ou Markov allaient manquer une longue série de matchs.

Dans le rayon des bonnes nouvelles, l'ailier René Bourque devrait réintégrer la formation partante demain soir face aux Capitals à Montréal. Il était jumelé à Jeff Halpern et Travis Moen. Avant sa blessure, il évoluait aux côtés de Tomas Plekanec, mais l'arrivée de Michael Ryder a changé les plans. Ce sera à Bourque de retrouver son rythme et améliorer son statut.

Gary Bettman aime les Coyotes

On peut nommer les spectateurs à Phoenix
C'est à croire que l'animal préféré de Gary Bettman est le coyote. Malgré que l'équipe de Phoenix soit sous la tutelle de la LNH depuis 2009 et que pas un maudit chat se présente aux matchs, le commissaire de la ligue veut les garder dans le désert, là où le hockey n'intéresse que les joueurs de l'équipe.

On croyait avoir trouvé un propriétaire en la personne de Greg Jamieson, mais il n'a pas été capable d'amasser les fonds nécessaires à temps pour acheter l'équipe.

Et le conseil de ville de Phoenix acceptera pendant combien de temps de perdre de l'argent dans cette aventure stupide qu'est le hockey au milieu des cactus? On le répète, des villes comme Seattle et Québec n'ont pas d'équipe et possèdent un bassin d'amateurs bien plus importants. Qui plus est, saviez-vous que le hockey est excessivement populaire dans les états du nord des États-Unis comme le Dakota, le Wisconsin et le Wyoming? Jamais on n'osera amener une équipe dans de tels marchés, mais le fait est que le hockey s'y porterait probablement mieux.

Mais pourquoi Bettman s'entête? Quand il a vu qu'Atlanta ne pouvait survivre, il n'a pas lésiné et a déménagé l'équipe dans une ville de hockey; Winnipeg. Le dossier n'a pas traîné en longueur. Je cherche toujours pourquoi Phoenix? Phoenix? Phoenix maudit!

Je l'ai souvent mentionné, je détestais, je déteste et je détesterai toujours les Nordiques de Québec. Je trouvais que cette équipe n'essayait que de copier les Canadiens au lieu de se forger une vraie identité. Quand ce fut le temps de grandir, ils ont préféré être exclus des séries pendant cinq années consécutives. La gestion flamboyante et surtout égocentrique de Marcel Aubut a énormément nui à la concession, malgré une base solide de fidèles partisans, dont monsieur Lamontagne et Jean-Sébastien «Risto» Roy. Mais Québec est bien plus une ville de hockey, comme n'importe laquelle au Canada, que Phoenix, Tampa, Miami, Columbus, Nashville, Los Angeles, Anaheim, San Jose, Dallas et j'en passe.

Mais Gary Bettman n'aime pas perdre la face. Encore moins déménager une équipe américaine au Canada une autre fois.


dimanche 7 avril 2013

Mauvais départ pour les Jays

Ils n'ont pas lésiné durant la saison mort pour effectuer des transactions majeures afin d'améliorer considérablement l'équipe. Les Jays ont obtenu les lanceurs Mark Buerhle, Josh Johnson et R.A. Dickey ainsi que les joueurs d'intérieur Jose Reyes et Emilio Bonifacio. Mais après six parties, ils n'ont gagné que deux fois et l'attaque n'a pas tellement fait fureur. Cependant, les nouveaux partants ont été lamentables.

Est-ce que la direction des Jays doit s'inquiéter? Peut-être pas, car ce n'est qu'un début de saison. Sauf que je vérifierais l'état d'esprit des joueurs et leur appréhension au sujet de la saison qui vient. Tous les classent au premier rang parce qu'ils sont les plus puissants sur papier. Mais sur papier, bien des équipes danseraient avec le championnat sans jouer.

En attaque, les Jays sont lamentables avec des coureurs en position de marquer, mais ils sont les meneurs au chapitre de longues balles. Trop de circuits en solo? On en a jamais trop, mais pas assez avec des coureurs sur les buts. Pour ajouter aux insuccès des Jays, le frappeur de puissance Jose Bautista n'a pas joué de la fin de semaine en raison d'une blessure à une cheville.

Les fans attendant depuis 20 ans le retour des Jays au sommet. Rogers investit 125 millions en salaires cette saison. Les attentes sont grandes. Mais est-ce que Jay Gibbons est l'homme de la situation? C'est mon plus grand doute depuis le début.

Autre victoire du Canadien face aux Bruins

Michael Ryder: 10 buts en 18 matchs
Mercredi dernier, journée de la date limite des échanges, Marc Bergevin a décidé qu'il était satisfait des effectifs qu'il avait sous la main et qu'aucune transaction majeure était nécessaire. Mis à part l'acquisition du défenseur Davis Drewiske, ce fut le seul mouvement de personnel chez le Canadien. C'est avec cette équipe qu'on espère entrer dans les séries et qui sait, gagner quelques rondes.

On se demande quand le Canadien cassera, mais il reste solide comme le roc, malgré quelques blessures à des joueurs-clé comme René Bourque et Raphael Diaz. On le dit peu robuste et lorsque ça brasse, le Canadien tend à s'éclipser. Pourtant, encore une fois, le Canadien s'est levé et a vaincu une troisième fois en quatre rencontres son fidèle ennemi, les Bruins de Boston, par la marque de 2-1 au Centre Bell.

Les hommes de Michel Therrien ont débuté le match affamés dans la ferme intention de dévorer les ours. À force de lancer et de fournir le deuxième effort, c'est Alex Galchenyuk qui ouvert la marque. Un but chanceux, certes, mais un but pleinement mérité par le jeune homme de 19 ans qui jouait devant sa famille et plusieurs amis. Et en début de deuxième, pendant une pénalité au fanfaron Milan Lucic, l'as des double-échecs, Michael Ryder a fait dévier un tir de la pointe de P.k. Subban pour enfiler déjà son dixième avec le Canadien en 18 rencontres depuis son acquisition. Même si les Bruins ont répliqué quelques minutes plus tard, la défensive du Canadiens s'est serré les coudes pour s'en sortir avec les honneurs par la marque de 2-1. Qui plus est, les Bruins ont bénéficié d'un jeu de puissance en toute fin de match. Mais à 6 contre 4, ils n'ont fait que passer la rondelle.

Les joueurs des Bruins, pleurnichards et mauvais perdants, s'excusant mal de perdre contre les Canadiens, les regardant encore de haut j'imagine, ont expliqué leur défaite par leur calendrier difficile avec lequel ils doivent composer ainsi que le mauvais état de la glace. Une niaiserie après l'autre faut croire. À l'image d'un entraîneur-chef d'une bouffonerie sans nom.

Alexei Emelin pourrait manquer plusieurs rencontres
Malheureusement, le CH a subi la perte de Alexei Emelin victime d'une blessure au genou gauche. Il joint donc Colby Armstront, René Bourque et Raphael Diaz à l'infirmerie. Les deux derniers pourraient revenir très bientôt, mais on n'en sait rien à propos de Armstrong.

Avec dix matchs à jouer, Montréal trône au sommet de la section Nord-est, 3 points devant Boston, eux qui ont quand même un match en main. Depuis cette fameuse défaite honteuse où ils ont été humiliés 6-0 au Centre Bell contre Toronto, le Canadien a maintenu une fiche de 19 victoires, 4 défaites en temps régulier et 4 autres en prolongation ou fusillade.

Voici ce qui reste aux Canadiens jusqu'à la fin de la saison

Mardi le 9 contre Washington
Jeudi le 11 à Buffalo
Samedi le 13 à Toronto
Lundi le 15 contre Philadelphie
Mercredi le 17 à Pittsburgh
Jeudi le 18 contre Tampa Bay
Samedi le 20 contre Washington
Mardi le 23 au New Jersey
Jeudi le 25 à Winnipeg
Samedi le 27 à Toronto

Fusillade dans une garderie de Gatineau

On se croirait aux États-Unis quand un individu fait irruption dans une garderie et tire à qui mieux-mieux et que devant l'inévitable, le taré s'enlève la vie. C'est ce qui est arrivé tout près de chez moi, à Gatineau, quand un homme de 49 ans a ouvert le feu dans une garderie sur la rue Gamelin, dans le secteur Hull, à deux pas de l'hôpital. Dans sa folie, il a fait une victime, en plus de lui-même. On pourra dire qu'heureusement, les 53 enfants sont sains et saufs. Mais ceux-ci auront été témoins d'une atrocité innommable, l'oeuvre d'un homme qui a perdu la raison. Et en bout de ligne, un homme innocent ne peut plus jouir de la vie.

On raconte que le tueur était le conjoint de la directrice de la garderie et que le couple s'était séparé en février dernier. Sans que l'information soit nécessairement précisée, on dit que la victime pourrait être le nouvel homme que fréquentait la dame. Sauf que ces dernières informations restent à être confirmées par les policiers.

C'est le genre d'événement qui survient aux États-Unis, mais le Québec n'est pas à l'abri de fous furieux qui croient que la séparation est la fin de la vie. Mais comme ce qui s'est produit est un fait marquant de l'actualité, les médias accourent comme des sangsues sur les lieux du drame et pose des questions aux policiers, aux ambulanciers, aux témoins, aux enfants et aux parents. Ils veulent savoir, ils veulent des détails, ils font leur travail, mais entrent dans la bulle de victimes pour soutirer le moindre scoop. Parce que même dans le drame, la concurrence fait la loi et entre réseaux, l'un doit sortir de la masse. Rien de plus qu'une guerre de sondage BBM.

Côté politique, le PM Stephen Harper veut abolir le registre d'armes à feu parce que selon lui, il est pas gentil de soumettre un bon vieux chasseur à des règles strictes. Le présumé tueur, Robert Charron, était un chasseur... Je ne sais pas si ce qu'il pense de cette tuerie, surtout qu'elle est survenue à 15 minutes de chez lui.

Les policiers ont quant à eux offert le service que la population attend d'eux: soutien, dévouement, donne de soi, respect, gentillesse dans une situation où la vie de 53 enfants était en jeu. Pas de place pour l'arrogance ou l'intimidation.

On a encore du chemin à faire pour que de tristes événements comme celui-là ne surviennent plus.

mercredi 3 avril 2013

Marc Bergevin reste très tranquille

Davis Drewiske, 1b 3p en 20 pj
Jarome Iginla à Pittsburgh, Marian Gaborik à Columbus, Jason Pominville au Minnesota, Derek Roy à Vancouver, Jaromir Jagr à Boston, cette période de transactions a été très mouvementée. De son côté, le directeur-gérant des Canadiens Marc Bergevin a décidé d'effectuer une transaction mineure en obtenant le défenseur Davis Drewiske des Kings de Los Angeles en retour d'un choix au repêchage.

Il s'agit d'une acquisition mineure, amenant de la profondeur à la défensive, mais Drewiske n'est rien de plus selon moi qu'un septième défenseur qui fera une rotation avec Tomas Kaberle et Yannick Weber sur la galerie de presse. En plus, les jeunes Jarred Tinordi et Nathan Beaulieu avaient fait bonne impression. Il est possible que la direction ait un plan précis en ce qui a trait à Kaberle et Weber. Le premier verra son contrat probablement racheté en juillet et le contrat du second viendra à échéance au même moment. Je pense que Weber a encore sa place dans la ligue, mais personne n'a frappé à la porte pour acquérir ses services.

De plus, Bergervin mise beaucoup sur les retours en santé de l'attaquant René Bourque et du défenseur Raphael Diaz. Ils ne seront pas blessés éternellement et il est fort possible qu'ils soient dans l'action avant le début des séries éliminatoires.
Marc Bergevin préfère conserver ses prospects

Plusieurs vont critiquer Bergevin pour ne pas avoir mis d'efforts pour l'obtention d'un attaquant local comme Jason Pominville. Franchement, c'eut été toute une acquisition, mais est-ce que les Sabres auraient gourmands dans leurs demandes? En plus que le Canadien est dans la même division? Plusieurs équipes ont dû voir Bergevin arriver avec de grands sabots et demander ipso facto la disponibilité de Brendan Gallagher ou d'Alex Galchenyuk. Tant qu'à donner ces jeunes talents, aussi bien se taire dans le fin fond de la nuit. De toute façon, Bergevin a frappé fort le mois dernier avec l'échange rapatriant Michael Ryder contre Erik Cole. Aussi bien l'avoir fait tôt qu'aujourd'hui. Peut-être aurait-il pu grossir l'équipe? On mentionne que Raffi Torres était dans la mire de Bergevin, mais les Coyotes (futurs Nordiques?) ont préféré le refiler aux Sharks. Tant pis, ou bien tant mieux!

Est-ce que le fait d'effectuer une transaction majeure garantit une place en finale? Est-ce que le fait de mettre la main sur une vedette de premier plan en vaut la peine? Pittsburgh, Columbus, Minnesota, Vancouver et Boston ont mis la main sur des joueurs au talent exceptionnel, mais parmi ces cinq équipes, une seule peut gagner la Coupe Stanley, si ce n'est aucune! N'oubliez pas que même si le mot «chimie» employé par les entraîneurs ne semble qu'un cliché, l'arrivée de grosses vedettes demandant un énorme temps de glace peut chambouler l'esprit d'équipe. Et deux matchs après l'arrivée de Iginla à Pittsburgh, les Penguins voyaient leur série de victoires s'arrêter à 15.

En ce moment dans l'Est, je ne vois que trois équipes aspirantes à la Coupe, Boston, Pittsburgh et Montréal. Oui, nos Canadiens. Ils maintiennent le rythme depuis le jour 1 et ils jouent du hockey colossal. On en a eu la preuve la semaine dernière alors qu'ils ont tenu tête aux Penguins dans une défaite de 1-0 où ils avaient dominé l'ensemble du match et le lendemain, ils étaient revenus de l'arrière pour battre les Bruins en fusillade.

Dans l'Ouest, la course pour la quête du trophée majestueux risque de se jouer entre les Hawks, les Ducks, le Wild et les Canucks. Toutefois, ces derniers n'ont pas été en mesure de régler leur houleux problème devant le filet. Le contrat de Roberto Luongo est une distraction énorme et il pèse dans les décisions de la direction. Pour soulager cette plaie, ils doivent remporter la Coupe.

Nous reviendrons à prédictions plus concrètes lorsque les séries débuteront. D'ici là, la fin de saison promet d'être intéressante et surtout, surtout, notre équipe nous rend fiers!