vendredi 8 mars 2013

Carey Price tient le fort

Après deux performances lamentables, qualifions-les comme elles le méritent, Carey Price s'est relevé hier soir en Caroline grâce une performance étincelante face aux Hurricanes.

Les hommes de Michel Therrien ont rapidement pris les devants 2-0 au premier engagement suite à des buts de Brandon Prust et de Josh Gorges. Mais une avance de 2-0 après une période, ce n'est pas gage de victoire facile.

En effet, les Hurricanes ont sauté sur la glace et joué comme des enragés au deuxième vingt, tellement qu'ils avaient l'air de toujours être en supériorité numérique. Ils ont dirigé 21 lancers à l'endroit de Carey Price. Même s'il a concédé, il a effectué des prouesses renversantes pour permettre à son équipe d'être encore dans le match. S'il n'avait pas été là, les Hurricanes auraient marqué 21 buts.

En troisième, sûrement remis à l'ordre par Therrien, l'équipe montréalaise a marqué à deux reprises. Lars Eller a complété un beau jeu de passe de Gorges et Prust (encore eux). Puis en avantage numérique, P.K. Subban a battu le gardien partant des Hurricanes, Justin Peters, d'un foudroyant lancer-frappé.

Une victoire qui soulage les Canadiens, mais qui aurait pu tourner en cauchemar en deuxième. Une chance que Carey Price était en grande forme. Quand il a la tête au hockey, quand son mental n'est pas perdu dans une forêt à la chasse à l'orignal, personne ne peut le battre.

Dans la victoire, Brandon Prust et Lars Eller ont marqué un but et récolté deux passes. Pour sa part, Josh a marqué un but en plus d'obtenir une passe, tout comme Subban.

jeudi 7 mars 2013

Mgr Marc Ouellet: papabile ou papadébile?

D'entrée de jeu, je n'ai pas la prétention de m'y connaître en religion, je ne sais pas quel homme d'Église est le plus apte à devenir le Saint-Patron, le représentant officiel de Dieu sur la Terre. Vraiment, je ne suis pas un Joe Connaissant ou un homme qui a une opinion sur tout, complètement folle ou non, complètement rationnelle ou pas, je ne suis pas un Patrick Lagacé ou un Richard Martineau.

Mais je sais une chose, les scandales sexuels chez la confrérie religieuse des prêtres, cardinaux et évêques défraient beaucoup trop les manchettes. Afin de protéger son image, ces scandales ont été trop longtemps cachés, pire encore, les auteurs ont été protégés par l'Église.

Le plus grand mal: l'hypocrisie. Oui, c'est l'hypocrisie des hommes d'Église qui fait le plus mal aux catholiques ou autres fidèles de toutes religions confondues. Si d'une part on s'excuse au nom de l'Église, de Dieu, de Jésus, de Marie, de Joseph et de Zaché, de l'autre, on tait le nom des coupables et on les pardonne.

Notre Dieu privilégie le pardon. Je suis d'accord que la rancune doit cesser après des petits gestes sans grande conséquence. Mais est-ce cette notion profonde de pardon inculquée par la Bible qui fait que le Pape et ses sbires (j'entends la plupart des hommes et femmes d'Église) décident de pardonner les péchés de leurs «employés»?

On dit que le Cardinal Marc Ouellet est papabile, c'est-à-dire que sa candidature soit fortement considérée pour le trône, celui du pape. Le conclave est-il à ce point arriéré pour donner les rênes à un homme qui dit que l'avortement suite à un viol est pire que le viol lui-même? Un homme qui critique le suicide assisté, voyant là une culture dite de «mort»? Un homme qui dénonce l'homosexualité et les mariages entre personnes du même sexe? Comment peut-on dénoncer l'homosexualité quand des prêtres ont violé et volé des jeunes enfants? HYPOCRISIE!

Voilà pourquoi Mgr Ouellet devient à mes yeux, dans un habile jeu de mots, un papadébile. Comme plusieurs autres prétendants. Il me semble qu'en 2013, avec la société, ses idées, sa technologie qui évoluent à une vitesse exponentielle, nous sommes en droit d'avoir un représentant digne de ce que nous vivons.

On nous enseigne la paix, le pardon, la tolérance. Mais c'est aujourd'hui l'ouverture d'esprit qui doit nous guider. À une époque où les fidèles ont déserté les églises, il est temps d'avoir un homme rassembleur, ouvert sur le monde et qui n'osera pas de changer les choses.

Note de bas de page:

Saviez-vous que l'acteur Ewan McGregor a failli devenir pape? Oui, dans le film Anges et démons.

mercredi 6 mars 2013

Fâché noir contre Stéphane Dompierre

Fâché Noir
Toi mon cher lecteur assidu, tu te demandes sûrement qui est Stéphane Dompierre, peut-être parce que la lecture ne te dit rien (tu préfères la page du classement dans la LNH) ou bien parce que tu es trop péteux et que tu ne t'intéresses qu'aux auteurs que personne ne lit tellement leur vocabulaire oblige d'avoir un Larousse 2013 à portée de main.

Dans une tournée au Salon du livre de l'Outaouais dimanche dernier, je me suis arrêté au kiosque de l'auteur québécois responsable des bandes dessinées humoristiques et autobiographiques Jeunauteur Tome 1 et 2, des romans Mal Élevé, Un petit pas pour l'homme, Morlante, Corax ou bedon Stigmates et BBQ (le titre du livre est Stigmates et BBQ, pas deux titres différents) - mais tu avais sûrement très bien compris, fidèle lecteur plein de ressources culturelles.

Dompierre publie une chronique chaque semaine sur Yahoo! Québec intitulée «Faché noir» où il critique en toute douceur humoristique, parfois noire, brune ou grise, n'importe quoi qu'il lui fait lever le poil sur les bras. Les chiens, les téléphones intelligents, les chats, les phrases toutes faites, les heures d'ouverture, les artistes, le cerveau, j'en passe, et des meilleurs. Je n'énumérerai pas le titre de ses 100 chroniques.

Pour l'occasion, il publiait le recueil de ses premières chroniques où il pète généralement les plombs! Coeurs sensibles, matantes, s'abstenir ou pas. Parce qu'on est loin des blagues sucrées, salées de Guillaume Wagner ou de JF Mercier, Dompierre frappe à bras raccourcis avec des mots et des tournures de phrases drôles à s'en tordre les boyaux. Carrément, je te jure, tellement que la visite d'un plombier expert en médecine te sera fort utile au cours de cette lecture. J'exagère à peine, ma blonde m'a demandé de cesser de rire car j'allais réveiller la petite qui dormait et ronflait à poings fermés.

Je sais que pour toi, ce n'est pas tout à fait facile de te sortir de ta lecture de revue à potins ou de ta révision du sommaire de la game des Canadiens perdue en raison de Carey Price. Mais je suis certain que tu aimeras chacune de ses chroniques. Garanti! Au pire, si tu n'es pas content, ne t'occupe pas de mes conseils et lis les histoires de Caillou de tes enfants.

Ta curiosité sûrement piquée à vif, je sais que tu t'en vas dès maintenant chez un libraire près de chez toi pour te procurer le dit recueil. Il te faudra une somme minimale de 19,95$ avant les taxes. Bien mieux pour toi, si tu te procures la version électronique, ce n'est que 12,99$ qui te seront débités de ta carte de crédit.

Je ne te donne pas le site web de ses chroniques, je veux que tu achètes son recueil.

Et au fait, je ne suis pas fâché contre Stéphane Dompierre. Mais contre toi. Ça me prend, de même.

Avis aux lecteurs: J'ai «tenté» d'utiliser le style de Stéphane Dompierre afin d'enrichir mon billet.

Les Islanders: la bête bleue des Canadiens

Carey Price file un mauvais coton...
Le Canadien de Montréal a connu une brillante séquence de 11 matchs sans défaite en temps régulier. Durant cette belle séquence, les hommes de Michel Therrien ont remporté cinq parties consécutives avant de perdre en prolongation contre les «puissants» Islanders. On croyait cette mésaventure oubliée, loin derrière. On se dit, ils ne retomberont pas dans le piège. Mais non, la même histoire s'est produite, encore une fois, le Canadien s'est échoué lamentablement face à une équipe de seconde zone, mis à part leur premier trio prolifique.

Pourtant, tout a bien commencé. Un très beau jeu de passe a mené au 10e but de la saison Tomas Plekanec. Mais en deuxième période, l'indiscipline de la formation montréalaise a mené à trois buts sans réplique des insulaires. Fait mal!!! En plus, face à un Carey Price chancelant, encore probablement affecté par je ne sais trop quelle raison, peut-être parce que Michel Therrien ne lui a pas donné de tape dans le dos après les sept buts accordés samedi soir.

Mais les Canadiens n'ont pas abandonné en nivelant la marque à 3-3. Subban a réussi un but en avantage numérique puis Brian Gionta en a fait de même dans des circonstances similaires. Fait particulier et historique: il s'agissant du 20 000e but de l'histoire du Canadien. Un honneur qui revenait de plein droit au capitaine. Je me souviens qu'en 1990, Éric Desjardins avait inscrit le 15 000e but de l'histoire de l'équipe au vieux Forum face aux Blues de St-Louis.

Malgré cette défaite, il ne fait capoter sur les chances du Canadien de faire les séries. Demeurer au même niveau demandera beaucoup de constance. Par contre, le gros questionnement se situe chez Carey Price. Les amoureux fous du cerbère oublient qu'il n'a pas un gros mental. Depuis plusieurs matchs, il a l'habitude de donner des citrons. Mais lors des deux derniers matchs, il ne se contente pas de donner seulement un citron, il donne plusieurs buts. Douze buts accordés en deux parties, pas fort mon Gérard.

Il semblerait que Price aurait été froissé d'avoir été laissé de côté dimanche face aux Bruins. Ouin pis? Qu'on arrête les pucks, on joue sans aucune hésitation. Dans le cas contraire, on se fait voler sa place par un gardien, dans le genre de Jaroslav Halak, donné aux Blues par Pierre Gauthier.

Mais ce n'est qu'une seule défaite et le Canadien, même dans la défaite, a prouvé qu'il est capable de revenir de l'arrière.

mardi 5 mars 2013

Et l'Oscar du meilleur film va à... ARGO

Ben Affleck, dans une scène de Argo
La 85e cérémonie des Oscars a récompensé le film Argo réalisé, produit et interprété par Ben Affleck. De plus, il a raflé deux autres statuettes dans la catégorie meilleur scénario adapté et meilleur montage. C'est Life of Pi qui a remporté le plus de trophée avec quatre, dont celui de meilleur réalisateur à Ang Lee.

Côté interprétation, Daniel Day-Lewis a créé un précédent dans l'histoire du cinéma avec un troisième Oscar pour un premier rôle masculin avec sa brillante interprétation du Président américain Abraham Lincoln. La jeune de 22 ans Jennifer Lawrence, pour qui il s'agissait d'une deuxième nomination, a gagné son premier Oscar grâce à son rôle dans Silver Linings Playbook. En se rendant chercher son prix, elle a trébuché dans les escaliers menant à la scène... pauvre elle. Dans les meilleurs seconds rôles, on s'attendait à ce que Tommy Lee Jones se sauve avec l'Oscar chez les hommes, mais il a été devancé par Christoph Waltz, son deuxième en carrière, dans Django Unchained. Puis, chez les femmes, c'est Anne Hathaway qui a pu mettre la main sur la précieuse statuette, une première pour elle grâce à son rôle de Fantine dans le drame musical Les Misérables.

Si on revient à Argo, il m'a été possible de le voir en fin de semaine. Ce suspense raconte l'histoire vraie du subterfuge canadien qui a permis d'extrader six diplomates de l'ambassade américaine coincé en Iran suite à la prison d'otage iranienne. Afin de les sortir de là, un responsable de la CIA, Tony Mendez, monte de toutes pièces un projet de film bidon où il doit passer quelque temps en Iran pour faire du repérage avec l'équipe de tournage.

Meilleur de l'année? Toujours une question très difficile à répondre. Sans doute l'un des films les plus excitants, mais aussi des mieux joués et réalisés. Ben Affleck atteint son apogée avec sa troisième réalisation. Après Gone Baby Gone et Ghost Town, deux films très bien accueillis par la critique, le réalisateur américain a su mettre à profit de tous ses connaissances techniques du 7e art. Ce qui est d'autant intéressant, c'est que ses prochains films risquent d'être très attendus. Les attentes seront élevés et il sera sûrement capable d'atteindre d'autres sommets... Même si atteindre le sommet, c'est un peu gagner l'Oscar du meilleur film.

Je trouve par contre étranger qu'on puisse gagner l'Oscar du meilleur film, mais ne pas être en nomination pour l'Oscar du meilleur réalisateur...

Michael Ryder revient à Montréal, Erik Cole quitte pour Dallas

Michael Ryder
NOTE IMPORTANTE: La transaction a eu lieu la semaine dernière. Je ne sais pas pourquoi, je n'ai pas eu le temps de terminer mon billet et j'ai oublié de le publier. Voilà pourquoi je suis une semaine plus tard dans les Maritimes. Maritimes, comme Michael Ryder qui vient de Terre-Neuve.

Après Michel Therrien et Francis Bouillon, Marc Bergevin rapatrie un autre joueur du Canadien en la personne de Michael Ryder. En retour, le directeur-général du CH a cédé les services de l'ailier Erik Cole qui n'était plus l'ombre de lui-même depuis le début de la saison. Begervin obtient aussi un choix de 3e ronde en 2013.

Les deux joueurs ont connu leur meilleure saison en carrière au chapitre des buts l'an dernier avec 35. Cependant, Erik Cole n'avait amassé que six points cette saison, dont 3 buts. Dans le cas de Ryder, il avait quand même récolté 14 points, 6 buts et 8 passes, en 19 rencontres.

Erik Cole
Bergevin réalise une bonne transaction, car il économise sur la masse salariale et se départit d'un vétéran fort probablement sur le déclin qui avait encore deux autres années à écouler à son contrat. Dans le cas de Ryder, il deviendra joueur autonome au mois de juillet et il tentera de se donner au maximum pour mériter un lucratif contrat à l'été.

Lors de son passage à Montréal, où il a enfilé 99 buts en quatre saisons, on disait de Ryder qu'il ne fonctionnait que par séquences. Ouais, peut-être, mais il demeurait quand même le seul marqueur de 30 buts de l'équipe.

Seul hic, Marc Begervin voulait grossir son équipe, mais aussi avoir des joueurs aimant le style physique. Avec un René Bourque blessé, il perd un joueur robuste en Cole. Ryder n'est pas un joueur chétif, mais il n'affectionne pas tout à fait le jeu rude. Surtout que demain, le Canadien rend visite aux Maple Leafs de Toronto qui leur ont servi une correction de 6-0 le samedi 9 février, la dernière défaite en temps régulier de la Flanelle jusqu'ici.

Fait intéressant, Michael Ryder avait marqué deux buts lors de la remontée historique du Canadien en février 2008. On se souviendra que les Rangers dominaient le Canadien 5-0 en deuxième période. C'est alors que les hommes de Guy Carbonneau, alors entraîneur-chef, explosèrent pour cinq buts sans riposte avant de remporter la rencontre en fusillade. Ce fut également la dernière victoire de Cristobal Huet avec le CH avant qu'il ne soit échangé aux Capitals.

Autre fait intéressant, qui a probablement penché dans la balance, c'est Bob Gainey. On le sait, l'ex-dg du Canadien est maintenant conseiller spécial à Joe Nieuwendyk, lui-même grand patron des Stars. Gainey a sûrement cru que Cole en avait encore dans le réservoir et qu'il pouvait encore en donner aux Étoiles du Texas... Bob Gainey est aussi celui qui a consenti de longs contrats à Gionta, Cammalleri et accepté de recueillir l'interminable entente contractuelle de Scott Gomez.


Le Canadien roule à un train d'enfer

Nous sommes samedi le 9 févier. Le Canadien accueille les Maple Leafs, eux qui connaissaient jusque là un bon début de saison. Depuis que Randy Carlyle est derrière le banc, cette équipe a bien plus de mordant, mais aussi, ils sont de plus en plus sauvages. Dans ce match, les Leafs écrasent le CH a tous les points de vue, mais surtout là où ça fait mal: au pointage. Une véritable torchée de 6-0, à domicile en plus. On croyait que le beau début de saison n'était que de la fumée résultant d'un feu de paille. Qui plus est, le Canadien avait perdu deux avances durant la semaine face aux Bruins et Sabres. Des points gaspillés.

Le match suivant, Canadien filait allègrement vers une victoire facile de 3-0 face à Tampa Bay. Inexplicablement, ils ont gaspillé cette belle avance avec moins de six minutes à faire en troisième. Le syndrome des avances gaspillées revenaient hanter le CH. Mais, avec une belle force de caractère, ils ont réussi à se sauver avec la victoire en fusillade. Puis, le match suivant, une victoire de 1-0 en prolongation face aux Panthers.

Ces deux rencontres étaient le précurseur à une série de 11 parties d'affilées sans subir la défaite en temps régulier, dont cinq victoires consécutives. C'est donc dire 11 parties où le Tricolore s'est sauvé avec au moins un point. Vous me direz qu'avant la nouvelle réglementation qui attribue un point à une équipe perdant en prolongation ou fusillade, ces défaites en temps supplémentaire n'auraient pas été profitables aux Canadiens. Oui, c'est vrai. Mais ce qui est encore plus vrai, c'est que ces règlements sont choses du passé. Il faut prendre les choses comme elles le sont aujourd'hui, pas il y a 10 ans.

Durant cette séquence, on a vu le réveil de Max Pacioretty, qui ne se limitait qu'à quelques petites passes ici et là. Le déclencheur? Un petit but mardeux de la ligne rouge qu'a laissé passer Cam Ward, pourtant très fiable. Pacioretty a maintenant 8 buts à ses 8 derniers matchs. Wow! Si Pacioretty fonctionne bien, c'est que son coéquipier David Desharnais fonctionne bien lui aussi. Le petit et courageux joueur de centre est tout partout sur la glace et un grand fefi (désolé par les lecteurs homosexuels - vous n'êtes pas visés) ne le fait pas peur, sauf bien sûr si ce sauvage de grand chemin s'en prend à lui.

Le Canadien a fait preuve de beaucoup de caractère durant les trois dernières rencontres. Tout d'abord, les hommes de Michel Therrien ont disposé des Leafs par la marque 5-2, sur la glace de ces derniers. Ils ont tenté de frapper le CH, de le briser. Rien n'a fonctionné. Une poussée irrésistible de trois buts sans réplique au troisième vingt a fait flancher les Feuilles d'érable à l'allure morte. Ensuite, dans un match de fou, les Canadiens ont impressionné leurs partisans face aux Penguins. Malgré une défaite de 7-6 en prolongation, ils ont comblé deux fois des écarts en 2e et 3e périodes pour forcer la tenue d'une période supplémentaire. Ce match de Carey Price ne fut vraiment pas son meilleur... Le soir suivant, Michel Therrien y allait d'une décision suprenante en laissant Price regarder le match sur le banc et en envoyant dans la mêlée les Bruins de Boston. Résultat: Le CH l'emporte 4-3 face aux hommes de Claude Julien, dit le gros bouffon. Il a traité les joueurs de Montréal de «fakeux»... Pourtant, ces joueurs sont passés maître dans l'art de faire les crétins.

Mais le chemin n'est pas aussi facile pour tous. Ryan White a été confiné à la galerie de la presse à plus d'une reprise suite à son indiscipline. Il semble être revenu dans le rang, mais il doit faire preuve d'une agressivité constante, sans faire déborder le vase constamment. De son côté, le vétéran Tomas Kaberle a été laissé de côté environ trois semaines avant de revenir dans l'alignement la semaine dernière contre Toronto. Depuis trois rencontres, il a joué du bon hockey. Quant à Yannick Weber, il n'a joué qu'une seule fois cette semaine. Une situation injuste parce que je crois qu'il a sa place dans la LNH. Le Suisse écoule la dernière année de son contrat et il est clair que ses jours sont comptés avec le Canadien ou même dans la LNH. Gageons qu'il joue dans son pays natal dès septembre prochain.

Les quatre prochains matchs de la Flanelle seront sur la route. Au menu, les Islanders, Les Hurricanes, le Lightning et les Panthers. Trois de ces quatre formations sont présentement hors des séries. On sait que le Canadien aime bien se compliquer inutilement la vie face à des équipes poches.