jeudi 5 mai 2011

Ruth Ellen Brosseau dans la fosse aux lions, aux requins, aux crocodiles

Elle fait autant de vagues que madame Muguette Paillé cette Ruth Ellen Brosseau. Pourtant, elle n'a pas encore mis un seul pied dans la circonscription de Berthier-Maskinongé où elle a été élue lundi dernier lors des élections fédérales.

Mais quel est le problème de cette jeune femme de 27 ans, mère monoparentale? Elle ne baragouine que quelques mots de français. Bof! À la Chambre des communes, ce n'est pas si grave, tout le monde parle presque seulement en anglais. Surtout, elle est dans un parti certes bilingue, mais où la langue anglaise prédomine. Le hic est qu'elle est élue dans une circonscription francophone! Comment pourra-t-elle communiquer clairement avec ses concitoyens? A-t-elle une expérience quelconque pour mener à bien des projets?


On se questionne aussi sur son absence totale dans Berthier-Maskinongé. On a même raconté que pendant la campagne électorale, elle est allée passer quelques jours de vacances à Las Vegas. Elle aurait sûrement pu rendre visite à des gens de sa circonscription, pourquoi pas madame Paillé? Mais je crois que mademoiselle Brosseau était tellement certaine de ne pas être élue qu'elle s'est dit que ça n'en valait pas la peine. Un candidat poteau...

Pour devenir candidat, on doit recueillir plus d'une centaine de signatures parmi les électeurs de notre circonscription. Si Ruth Ellen Brosseau n'a jamais mis les pieds là-bas, comment a-t-elle pu amasser toutes ces signatures? On imagine que des personnes engagées par le NPD ont fait du porte-à-porte afin de recueillir les signatures pour madame Brosseau. Le hic est que des résidents de Berthier-Maskinongé affirment n'avoir jamais signé quoi que ce soit en ce sens!!! Évidemment, le NPD, par la voix de Thomas Mulcair, nie toutes les accusations de falsification. Vrai ou pas, ça laisse un mauvais goût à la bouche des Québécois qui viennent tout juste de donner leur confiance à Jack Layton.

Pourquoi s'acharner à être le chef d'un petit parti qui ne récolte que quelques sièges par élection? Le but de monsieur Layton est de devenir premier ministre. Mais si son but est de diriger le pays, pourquoi diable envoie-t-il des candidats sans expérience ou formation politique? Le pauvre Ruth Ellen Brosseau vient d'être laissée en pâture à des requins qui vont la déchiqueter et tout cela est de la faute de Jack Layton et de Thomas Mulcair qui n'ont pas été rigoureux dans la sélection de cette candidate.

Je ne connais pas cette Ruth Ellen Brosseau, mais j'imagine que chaque jour, elle va travailler dans le but de subvenir aux besoins de son enfant, qu'elle pense à cette petite personne avant tout. Le fait qu'elle ne soit pas bilingue est certes de sa faute, mais elle n'avait pas à se retrouver députée au Québec, surtout dans un endroit unilingue (ou presque) francophone.

Les commentaires désobligeants envers cette femme courent dans le net depuis mardi, son nom et sa réputation sont traînés dans la boue. Elle ne se montre pas, pas encore. Possiblement que le NPD lui a donné des ordres très précis : tu te caches jusqu'à qu'on te tende la main. Par contre, ça prend un temps fou à Jack Layton, le sympathique Jack, de présenter sa candidate et de lui donner toute sa confiance.

En 2007, Mario Dumont de l'ADQ avait amené son parti à représenter l'opposition officielle dans un gouvernement québécois minoritaire. Un an et demi plus tard, il subissait une déconfiture lamentable. Son supplice n'a duré que quelques mois, mais celui de Jack Layton, si ses députés inexpérimentés ne défendent pas adéquatement les valeurs québécoises, durera quatre longues années et pourrait vraiment faire mal à la Belle province.

Paradoxalement, les Québécois ont montré un message très clair à Stephen Harper: on ne veut rien savoir de toi et de ta gagn! Si Harper est intelligent, il doit avoir compris le message. Sinon, les quatre prochaines années pourraient très longues.

mercredi 4 mai 2011

Ben Laden: la mort ne suffit pas.

11 septembre 2001. Deux avions percutent le World Trade Center, un autre le Pentagone et un dernier s'écrase en Pennsylvanie. Plus de 3000 morts, le monde entier est sous le choc. Loin des États-Unis, un groupe revendique les attentats: Al-Qaida, dirigé par le milliardaire saoudien Oussama Ben Laden. Dès lors, le Président George W. Bush a promis de lutter sans relâche afin de punir Ben Laden, de l'attraper : mort ou vif!

Ben Laden a un palmarès très « éloquent » en matière de terrorisme. Sa folie l'a mené à dire que la bataille à laquelle il participait était une guerre sainte au nom de l'Islam. Quelle odieuse façon de regrouper dans le même bateau des innocents, heureux de fréquenter des catholiques, des musulmans, des témoins de Jéhovah et des bouddhistes!

Les groupes antiterroristes ont mis près de 10 ans à retrouver Oussama Ben Laden. Dimanche dernier, avec des informations très précises qu'ils semblaient avoir depuis un bout de temps, les Américains sont passés à l'attaque avec l'accord du Président Barack Obama. Le terroriste se cachait dans une maison fortifiée d'Abbottabad au Pakistan, entouré d'une de ses femmes et de quelques-uns de ses enfants.

Dans une mission héliportée, des soldats américains ont assailli la résidence pour mettre fin aux jours du terroriste le plus recherché de la planète. Mais voilà que les organismes pour la paix s'exclament haut et fort et dénoncent sans savoir. L'a-t-on torturé? Je n'y étais pas et je suis certain que la mission devait être réglée si vite qu'ils avaient ordre de l'abattre, point à la ligne.

Pourquoi ne pas le capturer? L'exhiber comme un trophée de chasse? Lui faire subir un procès? On dit que tout homme (ou femme) a le droit de se défendre lors d'un procès. Ben Laden a revendiqué des attentats depuis des années, s'avouant lui-même coupable. Est-ce assez pour le condamner sur le champ? Oui, car si on l'avait capturé et retenu prisonnier, cet homme n'aurait jamais parlé de sa vie, jamais.

Plusieurs doutent de la véracité des événements. Des photos ont été prises de la dépouille de Ben Laden, mort. Mais elles sont si atroces que le gouvernement américain ne veut pas les dévoiler. Mais pourquoi le ferait-on justement? Montrer la preuve aux incrédules? Bush l'avait dit : « On le veut, mort ou vif! » Et bien, ils l'ont eu, mort.

Trop de sang a versé, trop d'argent a été dépensé pour sa capture. Un procès aurait fait vendre du papier journal et des réseaux de télévision en auraient fait leurs choux gras. Ça n'aurait que prolongé le supplice des victimes.

L'idiote Sarah Palin a félicité George W. Bush pour son travail dans l'opération menant à la mort du criminel. Incapable de jugement, cette débile a déjà lancé aux Américains d'avoir recours aux armes contre l'administration Obama. L'absence de réflexion chez cette femme est la preuve que le ridicule ne tue pas.

Barack Obama est un grand homme, il a débarrassé la planète d'un dangereux terroriste responsable de la mort de plusieurs milliers de personnes. Mais pour des millions d'autres, la mort de Ben Laden ne suffit pas.

Photo de Ben Laden tirée de fr.wikipedia.org

Patrick «Pilate» Roy

Les Remparts de Québec menaient 3-1 dans leur série les opposant aux Olympiques de Gatineau. Bien dirigés, ceux-ci sont revenus de l'arrière pour rafler les honneurs des trois dernières parties et la série.

Séquence controversée dans le 7e match. L'arbitre Nicolas Dutil refuse un but aux Remparts. Selon l'officiel, le gardien des Olympiques aurait «gelé» la rondelle. La réalité est que celui-ci ne la maîtrisait pas du tout, les joueurs de Québec en ont alors profité pour marquer. La situation était semblable à celle qui a mené au but refusé de Brian Gionta mardi dernier (le 26 avril) à Montréal.

Évidemment, cette séquence fut un point tournant dans la rencontre, car les Olympiques ont cassé les reins des Remparts avec deux buts en une minute peu de temps après et se sont sauvé avec une victoire de 5-2.

À qui la faute pour cet écroulement? L'arbitre Dutil? Une mauvaise décision est sacrante, mais humaine. Mais cet entraîneur aux émotions incontrôlables a démoli ses joueurs après les revers à Québec et Gatineau en fin de semaine au lieu de se critiquer de lui-même, brisant leur confiance. Incapable de faire son mea culpa, Roy continue de râler envers et contre tous au lieu de se regarder... dans une glace.

Pendant ce temps, Gilles Courteau lui mange dans la main.

mardi 3 mai 2011

Vague orange: je ne suis plus certain

Je ne suis plus certain que ce soit une bonne chose que le NPD ait tout bousculé sur son passage au Québec. Pas certain que le Bloc Québécois n'apportait pas beaucoup à la province en défendant nos intérêts afin que le premier ministre ne rejette pas du revers de la main l'identité culturelle québécoise. Le défi de Jack Layton sera de comprendre les Québécois, mais ce ne sera pas une mince tâche. Surtout qu'une député de son parti, Ruth Ellen Brosseau, élue dans Berthier-Maskinongé, est unilingue anglophone et résidente d'Ottawa!!! Le plus drôle, cette femme a été élue dans le comté de madame Paillé qui a donné son appui au Bloc Québécois.

Le fait que Stephen Harper soit majoritaire, mais presque rayé du Québec (son parti n'a élu que 6 députés) est une très mauvaise nouvelle. Il aurait mieux valu qu'il obtienne plus de représentants québécois à la Chambre des communes. De cette façon, la province aurait eu une VOIX. Maintenant, le Québec étant sous-représenté au gouvernement, on peut dire adieux à bien des choses, dont la culture. Oui, ces films, ces chansons, ces artistes qui nous proposent des créations diverses et originales. Stephen Harper n'a jamais lu de livre. Pauvre cave!

Le Bloc Québécois n'a élu que quatre députés. Le chef, Gilles Duceppe, s'est vu montrer la sortie par les électeurs. Par conséquent, il a décidé de démissionner. Il a été trahi par des supposés alliés qui ont bousillé sa campagne : Jacques Parizeau, ce dinosaure qui devrait rester couché, Gérald Larose, syndicaliste dépassé par les événements, et Pauline Marois qui a exhorté les souverainistes à ne pas voter NPD. Elle a donc suggéré aux non-souverainistes de ne pas voter Bloc, comme si on ne pouvait pas les convaincre.

Quant à Michael Ignatieff, c'est dommage de voir que son parti a subi une déconfiture si imposante. Son prédécesseur, Stéphane Dion, n'en avait aucun lui aussi, mais il avait remporté plusieurs sièges. Ignatieff n'est pas un mauvais bonhomme, mais le charisme n'est pas tout à fait là. En plus, il a perdu dans son propre comté. Du jamais vu, deux chefs ne sont pas élus dans leur comté!

Le NPD représentera-t-il adéquatement le Québec? Stephen Harper ignorera-t-il le Québec comme il l'a fait depuis trop longtemps? Je crois qu'au cours des quatre prochaines années, on apprendra ce que le Bloc apportait réellement aux Québécois et que le parti n'est peut-être pas enterré.

lundi 2 mai 2011

Soirée électorale excitante!

Rarement une soirée électorale se sera annoncée aussi excitante que celle du 2 mai 2011. Pour cause, la vague orange, dirigée par le sympathique Jack Layton, promet de déferler sur le Canada entier, menaçant ainsi de submerger les Conservateurs de Stephen Harper.

Je ne suis pas friand de politique, mais ce coup-ci, je m'y intéresse plus. Personnellement, j'ai voté pour le Bloc Québécois depuis que je suis en droit de voter. Je me dis qu'ils sont les seuls à défendre adéquatement le Québec. De plus, leur premier chef, Lucien Bouchard, est originaire de Jonquière. Normal de voter pour lui.

Mais cette fois-ci, c'est différent. Comment ne pas succomber aux charmes du charismatique Jack Layton? Il serait temps de lui donner une chance de faire ses preuves. Stephen Harper a eu sa chance, il a fait des niaiseries. Michael Ignatieff est sûrement un bon bonhomme, mais il est aussi intéressant qu'une planche à repasser. Finalement, Gilles Duceppe s'est fait tuer par ses supposés alliés qui ont détruit sa campagne électorale: Jacques Parizeau, Gérald Larose et Pauline Marois ont tout démoli sur leur passage. Affreux.

Ce soir, je voterai pour Nycole Turmel, la candidate NPD dans mon comté. Si je me trompe, je me dirai que je ne suis pas pire que ceux qui ont voté pour les Conservateurs de Stephen Harper ou les Libéraux de Moi Jean Charest.

Fin de semaine royale

Tôt vendredi matin, heure du Québec, la prince William épousait Kate Middleton, une roturière, c'est-à-dire une femme qui n'est pas issue de la noblesse. Contrairement à son père, le prince Charles, le jeune homme a choisi d'épouser une femme qu'il aimait. N'oublions pas que la tradition royale est de marier une personne de sang royal et de ne pas s'abaisser aux hommes et aux femmes de sang inférieur. Mais William, lui, voulait casser la tradition.

Un événement comme celui-là a attiré le gratin impérial ainsi que les puissants dirigeants du monde entier, principalement les pays du Commowealth. Sauf que quelques pays sont dirigés par des truands. Mais quel incident diplomatique la Reine aurait causé si on n'avait pas invité un président accusé de crimes de guerre! Notre très cher Premier Ministre, Stephen Harper, a déclin l'invitation pour des raisons évidents, il est en campagne électorale. Le Gouverneur Général représentait notre pays.

Plus de deux milliards de téléspectateurs étaient rivés à leur écran HD et ont vu en direct les deux tourtereaux prononcer leurs voeux. Même moi, je me suis réveillé à temps pour entendre William dire «Oui». Les deux amoureux auraient bien aimé un mariage intime, avec leurs amis et quelques membres de leur famille. Oubliez ça!!!

La qualité du prince William est d'avoir eu une mère extraordinaire qui, même si elle est décédée lorsque William avait 15 ans (son frère Harry en avait 13), lui a inculqué des valeurs autres que celles de la famille royale. Donc, ouverture sur le monde, ouverture aux gens non royaux, ouverture envers les plus défavorisés et la liberté de choisir ses fréquentations, ses amis, sa femme. Le jeune homme n'a pas eu à subir les obligations de son père, injustement traité selon moi.

Pour en savoir plus sur la vie royale, Radio-Canada nous présentait vendredi soir le film The Queen (Sa Majesté, la reine) avec Helen Mirren, oscarisée pour son rôle de la monarque britannique, et Michael Sheen, dans le rôle du Premier Ministre Tony Blair. L'histoire relate les jours qui ont suivi le décès de la Princesse Diana, en 1997. Excellent film, montrant un côté nettement plus humain de toutes ces personnes que l'on s'imagine robotiques et inatteignables. En dehors de l'histoire que l'on connaît, on apprend que la Reine conduisait allégrement un Jeep autour de la résidence royale secondaire de Balmoral, que la Reine appelait sa propre mère «Maman», que le Premier Ministre Tony Blair a sérieusement brassé la cage de la Reine afin de la faire sortir de son mutisme et que le prince Philippe est un sérieux mécontent, mais il adore surnommer sa femme «Mon chou».

En après-midi, samedi, Canal Vie présentait le film William & Kate. Un film réalisé pour la télévision qui a été tourné cet hiver en Californie. Les rôles principaux sont interprétés par Nico Evers-Swindell (William) et Camilla Luddington (Kate). Je n'ai vu que la fin et ça semblait plutôt ordinaire. Cependant, c'était une belle acquisition pour Canal Vie et les délais ont été assez rapides, le film ayant été présenté aux États-Unis le 18 avril dernier. On a toujours l'impression que les canaux comme Canal Vie, Canal Évasion ou bien Canal D présentent des émissions datant d'il y a quelques années.

Finalement, nous avons «loué» le tout dernier récipiendaire du meilleur film aux Oscars; The King's Speech. La réalisation de Tom Hooper raconte l'incroyable histoire d'amitié entre le roi George VI (père d'Élizabeth II) et son thérapeute-dialoguiste Lionel Logue. Aux prises avec des problèmes de bégaiement, et suite à la recommandation de sa femme, le roi (à ce moment Duc d'York) suit les leçons de Logue. Après la mort de son père, le roi George V, et l'abdication de son frère aîné, le roi Edward VIII, Albert (George VI) doit combattre ses problèmes afin de s'adresser à la nation en pleine période de guerre. Beau jeu d'acteurs, belle trame historique en toile de fond, film parfait pour la période. Le roi de George VI est le père d'Élisabeth II, l'arrière-grand-père du prince William.

Place aux élèves - Tarentule

Dans le cadre de la rubrique Place aux élèves, voici la pratique d'écriture de Martin Croteau intitulée Tarentule. Elle raconte l'histoire d'un policier irlandais qui veut démasquer la prétendue responsable du meurtre du plusieurs hommes, une femme fatale nommée Lor.

Tarentule

Il se faisait tard et les trois cafés que j’avais bu n’avaient plus d’effet sur mon système. La fatigue commençait à l’emporter, mais je ne pouvais pas abandonner. La lumière faible de l’écran de mon ordinateur était la seule chose qui éclairait mon petit bureau et cela écarquillait mes yeux un peu trop.

Je regardais mon réveille-matin et je laissai échapper un soupire désespéré tout en secouant ma tête. Quatre heures du matin et je n’avais encore trouvé aucune information pertinente pour cette enquête. Cela faisait déjà six mois que je travaillais sur cette investigation et toujours aucune preuve que cette femme fatale soit coupable.

Mon patron George McTavish, chef de police de Kilkee en Irlande, commençait même à douter qu’elle soit réellement la coupable de tous ces meurtres, mais moi j’étais prêt à parier mon emploi tellement que j’étais certain que c’était elle.

Malheureusement, George prit ce pari au sérieux et il me donna simplement un autre mois pour la trouver coupable ou même trouver des preuves. Au début je crus qu’il me compta une blague, mais quand je vu son regard sérieux, j’avalai ma salive et je cessai de rire instantanément et je sorti de son bureau la tête baissée.

Laurie-Anne Walsh, surnommée Lor par tous ses amis et ses collègues de travail, était une femme aux yeux brun pâle qui brillaient d’innocence. Elle ressemblait au genre de fille qui ne ferait jamais de mal à une mouche, mais je savais que ce n’était qu’une façade.

Elle avait des cheveux brun pâle, un peu plus foncés que châtain, qui descendaient un peu plus bas que ses épaules et chaque fois que je la voyais, elle portait toujours un sourire extatique comme si elle fut heureuse de me voir.

Ses lèvres gonflées et sensuelles portaient toujours une apparence sinistre, mais chaque fois que je demandais l’opinion d’un collègue, ils me disaient toujours les mêmes choses.

« Une fille comme ça? Non, elle ressemble à un ange! Elle ne pourrait faire du mal à une mouche.» Et ils succombaient à son charme innocent comme des marionnettes obéissant à leur marionnettiste omnipuissante à leur sort.

Lor essayait toujours de me faire des avances subtiles pour me séduire, mais je refusais chaque fois sans aucune tentation. C’était presque rendu une routine pour moi d’une certaine manière de lui refuser toutes ses avances. Je la rencontrai au moins cinq fois et chaque fois ce fut la même routine.

Elle trouva une tenue révélatrice et utilisa chaque excuse imaginée pour se pencher pour mettre ses seins en évidence. Chaque fois, je sentis presque de la bile me remonter à la bouche tellement je fus dégoûté par son manque de respect en vers elle et moi.

Elle se mettait toujours une paille dans la bouche et disait plusieurs commentaires suggestifs après chaque chose que je disais. Ses tournures de phrases sexuelles ne me plaisaient pas et m’irritaient vraiment.

Hélas, le désespoir commençait à prendre le contrôle de mon esprit et affectait mon jugement. Cela et le manque de sommeil n’aidait pas non plus. J’entendais presque mon lit crier mon nom de l’autre pièce, mais je devais terminer cette enquête.

Finalement, je décidai de prendre mon téléphone. Il fut temps d’utiliser une nouvelle stratégie pour cette situation irritante. Aux grands maux, les grands remèdes. Je composai le numéro du diable et son répondeur se déclencha.

« Oui Lor, c’est Ross Warrick. Je sais qu’il se fait tard, mais j’aimerais que vous me rappeliez le plus tôt possible. Merci et passez une belle journée. »

Je soupirai à nouveau et je m’allumai une autre cigarette tout en m’étirant. La boucane familière envahit la chambre et mes poumons et je sentis l’effet dépendant de la nicotine immédiatement.

Je n’étais pas fier de ce que j’allais faire, mais le temps était devenu un ennemi que je ne pouvais vaincre. Après une longue nuit, je décidai d’aller m’étendre un petit peu pour récupérer. Dieu sait ce que je serai forcé à faire demain.

Je touchai la photo de moi et Sean en vacances à Cuba, je souris mélancoliquement et je me chuchotai une petite prière pour lui avant de finalement me coucher sur mon lit.

***

Soudainement, la sonnerie du téléphone me réveilla. Les yeux à moitié ouverts, je regardai ma montre pour vérifier l’heure. Il était huit heures du matin et mon corps ne voulait pas bouger.
Après quelques coups, le répondeur se mit en marche.

« Bonjour cher Détective Warrick, j’espère que vous dormiez confortablement à l’intérieur de votre lit», dit une voix féminine et séductrice

Ma tête se redressa rapidement et je tombai de mon lit pour ramper brusquement vers le téléphone. Avant de décrocher, je pris une grande respiration pour paraître confiant et je répondis :
« Oui oui, euh…je suis réveillé madame Laurie-Anne.» Un rire innocent se fit entendre et je me frappai le front avec ma paume de main.
« Bon matin monsieur Warrick, vous m’avez appelée?»

Si j’avais pris le temps de bien dormir, j’aurais pu répondre parfaitement et j’aurais planifié tout ce que j’étais pour dire. Mais le manque de sommeil embrouillait toutes mes pensées et mon esprit.
« En effet, euh, je voulais savoir si vous étiez occupée ce midi. J’aimerais avoir le plaisir de votre compagnie pour dîner.»

Ce n’était pas ce que je voulais dire, mais j’espérais qu’elle dise oui. Même si je ne pouvais pas la voir, je savais qu’elle souriait. Elle répondit par un oui rempli de fierté et je lui donnai le lieu et je lui ai dit au revoir.

En raccrochant le téléphone, je me frappai le front avec ma paume encore en me traitant d’idiot. Je me suis donc dirigé vers la cuisine pour me faire du café afin de rétablir mes idées. Il était de toute importance que je reprenne le dessus sur Lor sinon je perdrais sûrement mon emploi.

Je me suis rapidement versé mon café dans ma tasse thermique et je me dirigeai vers mon bureau dans l’autre pièce. J’ouvris ensuite mon ordinateur et je pris une petite gorgée de ma tasse. Je vis ensuite un courriel de mon patron et cela ne me donna pas le sourire.

« Cher Ross, malheureusement un autre meurtre a été commis hier soir vers les trois heures du matin. Un homme âgé de 25 ans nommé Patrick Caroll a été trouvé mort très près de l’emplacement des meurtres précédents. Normalement vous savez que je suis un homme très patient, mais vous êtes mieux de vous dépêcher à trouver le ou la coupable sinon je vais m’arranger avec toutes les stations de police de l’Irlande pour que tu ne sois plus jamais employé!»

Je grinçai des dents tout en lisant cette partie du courriel. Les détails qui suivent me donnèrent un peu la nausée, car il était de bonne heure. Normalement, mon estomac était plus solide, mais en ce moment ce n’était pas le cas.

Le message continua pour me dire que j’étais mieux de me dépêcher à trouver les preuves nécessaires sinon tout irait mal pour moi. «Comme j’adore la pression!», je me suis dit à voix haute tout en me roulant les yeux en frustration.

Je pris une autre cigarette et je l’allumai pour m’éclaircir l’esprit un petit peu. Après tant d’années d’expérience dans la police, j’oubliai la chose la plus évidente. Pourquoi n’y avais-je pas pensé auparavant? C’était si évident maintenant!

La majorité des jeunes d’aujourd’hui ont tous un de ces profils sur ce site qui fait les nouvelles. Mais quel était le titre de ce fameux site Internet? Je courus vers mes vieux journaux et commençai à tous les feuilleter rapidement en gardant espoir de trouver l’information qu’il avait besoin.

Finalement, le nom du site m’est revenu comme on coup dans le ventre. «Facebook !» Je tapai le nom du site et je fus fasciné presque immédiatement. Je commençai à faire des recherches par rapport à tous les hommes tués et je remarquai quelque chose d’étrange sur leur profil. Ils étaient tous devenus amis entre eux et ils avaient tous ajouté Lor comme amie mutuelle en même temps.

En lisant de plus en plus, un sourire se forma sur mon visage. Le rendez-vous avec Lor sera complètement en ma faveur. Je lis de plus en plus et je lançai un soupir satisfait et je parlai à voix haute en regardant ma photo avec Sean.

« On dirait que je ne vais pas perdre mon emploie aujourd’hui Sean!» Je souris encore et je continuai mes recherches.»

***

Arrivé au restaurant nommé MacClarin, je l’attendais avec impatience. Je ne m’étais jamais senti aussi prêt auparavant. J’avais organisé tous mes documents dans une valise au cas où elle
décidait de me mentir. Un détective sans preuve n’est pas un très bon détective.

Soudainement, elle arriva avec une petite robe soleil qui démontrait un peu trop ses longues jambes. Elle portait un rouge à lèvre de couleur rouge vif et avait une paire de lunettes de soleil un peu trop grosses pour son visage mince.

Elle me salua en se penchant pour démontrer son décolleté et elle sourit. Après, elle s’assit et me demanda comment je me sentais aujourd’hui. Je répondis que tout allait bien avec un sourire rictus et je fis semblant d’être attiré vers elle tout en regardant non subtilement son décolleté.

Elle remarqua immédiatement mon regard et cela lui donna un sourire amusé. En réalité, je n’avais aucune attirance physique envers elle et c’était la seule raison pour laquelle j’étais encore sur l’enquête. Les autres officiers et détectives tombaient sous son charme et abandonnaient leurs recherches rapidement. Dieu sait ce qu’elle faisait pour les faire changer d’idée.

« Vous vous êtes très bien habillée pour une sortie innocente dans un restaurant mi-chic ma chère Lor. » Un sourire sensuel apparut sur ses lèvres gonflées et elle me répondit d’un ton séducteur :
« Ce n’est pas tous les jours que j’ai le privilège de sortir avec un beau grand homme aux yeux et cheveux noirs. En plus, il est un détective sur une enquête mystérieuse! Cela est très excitant. » Elle mit sa main sur la table pour flatter la mienne.
« Une enquête dans laquelle vous êtes la seule suspecte ma chère,» je lui répondis tout en lui plaçant ma main dans la sienne.

Pendant une fraction de seconde, une expression insultée et frustrée apparut sur son visage. N’importe quel autre détective l’aurait manqué, mais moi je n’étais pas n’importe quel détective. Je souris à mon tour et je lui posai une question avec mon pouce qui caressait encore sa main.

«Si cela ne vous dérange pas, j’aimerais qu’on aille directement au but de ce dîner.»

Elle eu une apparence confuse pour un instant, mais je lui dis que c’était le temps de commander de la nourriture. Elle soupira brièvement et prit le menu dans ses mains après avoir lâché prise de la mienne.

Lor vérifia le menu attentivement et me demanda ce que je voulais manger. Elle baissa le menu et me regardant en faisant un clin d’œil. À l’intérieur, je fus dégoûté, mais je devais persévérer. Je décidai de fausser un autre sourire et je lui dis que je ne voudrais certainement pas du poisson.

Encore une autre fois, elle fut vexée et cette fois, elle dégagea un son de frustration. Finalement, on décida de commander un sandwich au poulet et de le séparer à deux. Les sandwichs de ce restaurant étaient immenses et je n’avais pas très faim.

Après avoir bien mangé, je décidai finalement de lui révéler mon intention initiale. Elle semblait assez à l’aise pour abaisser sa garde.

« Ah, avant que j’oublie, j’ai finalement vérifié votre Facebook et les choses que j’ai apprises sont vraiment intéressantes !» Une goutte de sueur se forma sur son front. Elle sourit et me demanda d’élaborer.
« Tous les hommes qui ont été tués ont certaines choses en commun. Premièrement, ils se connaissaient tous. Je trouvais ça un peu étrange de ne pas savoir cela au début de l’investigation. Deuxièmement, ils vous ont tous ajoutés comme ‘amie’ la même date. Une grande coïncidence n’est-ce pas? Surtout que la demande d’amitié s’est faite juste une semaine après votre déménagement à Kilkee. Troisièmement, ils ont tous au moins une photo avec vous. »
« Et puis ? répondit Lor de ton sévèrement agacé. Cela pourrait être qu’une grosse coïncidence.»
«Mais cela ne l’est pas. Ils avaient tous beaucoup d’argent et en sortant avec vous, vous aurez eu beaucoup d’argent et d’autres petites gâteries. Par exemple, ce collier en or que vous portez. Et la sueur qui se forme sur votre front n’aide pas vraiment votre cause.»
« Est-ce un crime de faire cela ? Et non, même s’ils étaient tous mariés, c’était leur choix de vouloir m’acheter des cadeaux. Je n’ai rien fait d’illégal même en couchant avec eux!»
Avant que je puisse lui dire quoi que ce soit, elle continua à parler brusquement et irrationnellement. Partie était sa façade calme et confiante. Elle était devenue insultée et fâchée et cela était parfait pour moi. Les criminels font plus d’erreurs quand ils démontrent des émotions fortes.
« Avez-vous même pensé que je suis innocente ? Même après leur mort, je ne recevais pas d’argent, car leur testament n’était pas changé.»

Ça y est! Je me suis dit. Elle avait finalement perdu toute conscience d’environnement. Elle se leva et cria au plus fort que ses poumons lui laissaient. Toute la clientèle du restaurant était tournée vers elle et cela l’énerva encore plus.

Tout ce qu’elle disait avait du sens, mais cette fois si une arme avait été retrouvée près de la scène du meurtre et dans une de ses photos sur Facebook, elle avait une collection de dague et une des dagues de la collection était identique à celle de la photo.

Après lui avoir dit tout cela, elle partit sans même se tourner. Je l’avais et elle le savait. J’avais maintenant simplement besoin d’avoir un mandat de recherche et tout irait bien. Je me levai de ma chaise et je me dirigeai vers le serveur.
«Merci pour l’excellent service mon cher, gardez le change» Et je quittai complètement satisfait.

***

La journée suivante, j’arrivai à la maison de Lor et je cognai à sa porte. J’avais deux officiers avec moi donc je me sentais en sécurité. Après avoir cogné à plusieurs reprises sans réponse, je demandai à un des officiers de défoncer la porte.

«Détective Warrick, demandait un des agents. Comment avez-vous fait pour résister à une femme comme elle! Je lui ai parlé deux fois et ma mâchoire avait presque tombé par terre!»
Je souris en laissant échapper un bref rire:
« On n’est pas tous des hommes virils comme vous monsieur O’Brian!»

L’autre agent se mit à rire avant de me poser une question. « Mais coudons Murphy! Tu sais que le détective Warrick est marié à son boulot.»

Les deux hommes se mirent à rire fort et cela me frustra. Je leur envoyai un regard agacé pour les fermer et je criai, « Vous parlez trop fort merde! Allez au travail. »

Un des agents se mit immédiatement au sérieux tandis que Murphy O’Brian continua à faire des commentaires inappropriés à mon sujet.

Finalement, les deux officiers défoncèrent la porte et sortirent leur arme à feu rapide comme l’éclair. Je fus même impressionné par leur vitesse. Je me demandai en ce moment même si j’étais habile comme cela dans ma jeunesse.

En rentrant, une odeur putride me passa par les narines et me leva le cœur. Je rentrai dans le salon et je vis Lor assise sur un sofa. En me rapprochant, je vis son corps éventré et ses yeux arrachés. Un poignard était aussi implanté dans sa gorge.

La dague incrustée faisait en effets partie de la collection de Lor. Sur la table, il y avait aussi une lettre marquée FBLA.
« Et merde, cria un des officier. Je crois que je vais être malade.» Il courut instantanément vers l’extérieur.»

L’agent Murphy rengaina sont pistolet et se rapprocha la bouche béante. « Et bien, je crois que cette investigation mystérieuse est close.»

J’ai immédiatement vu son ordinateur ouvert, mais il était en mode verrouillée. J’ai rapidement tapé FBLA et l’ordinateur s’est déverrouillé. Il avait une vidéo en mode pause et je décidai de le faire jouer. C’était Lor et elle parla.

« J’ai appris qui était responsable de tous ces meurtres et j’espère que vous allez voir ce vidéo monsieur Ross Warrick. Oui je l’avoue que j’ai volé et pris avantage de ces hommes, mais ce n’est pas moi qui les ai tués. C’est leur femme Ross…elles se sont toutes mises ensemble pour me blâmer pour les meurtres pour avoir l’argent de leur époux. Si vous regardez par la fenêtre, vous allez voir que les voitures de toutes les veuves son parties. Et oui, elles sont toutes parties en voyage.»

Je n’en croyais pas mes yeux. Avant qu’elle puisse faire quoi que ce soit, elle dit qu’elle garderait la caméra allumée, mais elle fermera l’écran. En effet, les femmes entrèrent une après l’autre et commencèrent à massacrer Lor.

Je me suis mis à vomir instantanément. J’avais tort tout ce temps là…elle avait sûrement peur des femmes et c’est pour cela qu’elle n’a jamais rien dit. Je me suis mis à genoux et je secouai ma tête. Murphy s’accroupit à côté de moi et il mit sa main sur mon épaule. Il dit quelques mots mais je ne pouvais pas les entendre. J’avais échoué et une vie innocente s’était perdue.

FIN