jeudi 5 août 2010

Inception

Le film de l'été sortait le 16 juillet dernier. Inception, réalisé par le brillant Christopher Nolan, l'homme derrière les deux derniers Batman, a mis au point une intrigue complexe, différente et originale qui prouve à tous les cinéphiles que les films d'action peuvent aussi être intelligents et non pas destinés à des idiots.

Dans un futur proche, un groupe d'espions sont capables de pénétrer dans les rêves d'autrui et modifier leurs éventuelles actions en leur implantant des informations dans leur subconscient. Dominic Cobb reçoit une dernière mission. Son client veut mettre la main sur l'empire financier de son rival. Pour ce faire, il doit entrer dans la tête de cet homme pendant un voyage transatlantique...

Christopher Nolan a l'habitude de s'entourer de la même équipe d'acteurs, ce qui renforce nettement sa direction artistique. Michael Caine joue pour 4e film consécutif de Nolan et Cillian Murphy une 3e fois et l'acteur asiatique Ken Watanabe, une 2e fois. Pour chapeauter le tout, Leonardo DiCaprio, toujours efficace, de plus en plus mature, malgré son air de gamin. Ce groupe donne une présence à l'écran qui se démarque de bien des productions, la chimie est palpable, ce qui place le casting bien au-dessus de la masse.

Ces vedettes rendent bien un scénario d'une perfection rarement égalée, une complexité narrative qui amène les spectateurs à se creuser les méninges pour découvrir tous les indices qui mèneront au dénouement final. Selon Mediafilm, on dit même que l'intrigue équivaut aux meilleurs James Bond ou Mission Impossible. Une très belle comparaison, toute à l'honneur de Christopher Nolan et son équipe.

Je crois fermement que Inception (Origine) deviendra un incontournable du cinéma, un classique de la science-fiction et où certaines scènes marqueront l'imaginaire des gens pendant longtemps. Je pense seulement à ce combat dans un couloir d'hôtel où les protagonistes ne sont pas à angle droit. Vraiment formidable et audacieux !

Je prévois revoir le film très bientôt et c'est certain qu'Inception aura sa place dans ma collection de Blu-Ray/DVD.

mercredi 4 août 2010

Jacques Mesrine: à la vie comme au cinéma

Sortie la semaine prochaine du diptyque de Jean-François Richet portant sur la vie du bandit, voleur, cambrioleur, truand et mauvais garçon français Jacques Mesrine, avec l'excellent Vincent Cassel dans le rôle principal. Tournés en 2007, les deux films ont été vus par les Français en novembre 2008, mais des problèmes de distribution ont retardé significativement la sortie québécoise, au point même qu'on a pensé un certain moment que les deux films ne voient même pas le jour au Québec. Mais comme je suis plus vite que l'éclair, j'ai réussi à mettre la main sur les deux films plus tôt que prévu...

L'INSTINCT DE MORT - MESRINE PARTIE 1

Le film relate les premiers pas du bandit notoire, de la guerre d'Algérie en 1959 jusqu'à son passage remarqué au Québec fin 60, début 70. Le scénario est adapté directement du livre écrit par Mesrine en prison, intitulé l'Instinct de Mort. Sans toucher à tous les vols qu'il a commis pendant cette dizaine d'années, on montre plusieurs séquences d'action renversantes, on décrit aussi bien la forte personnalité de l'homme, sa persévérance, son intelligence et son charisme. On apprend également qu'il n'avait rien à son épreuve, sachant pertinemment comment se sortir du trouble. On y voit aussi un homme fidèle en amitié.

En tête d'affiche, c'est Vincent Cassel qui se démarque, disparaissant complètement sous les traits du criminel notoire. À lui se joint un solide casting, dont Roy Dupuis qui interprète son comparse québécois Jean-Paul Mercier et Gilbert Sicotte qui joue le rôle du milliardaire enlevé par Mesrine avec sa flamme du moment, Jeanne Schneider, jouée par Cécile de France. Évidemment, le grand Gérard Depardieu complète la distribution, dans un rôle plus effacé, mais quand même important.

Mesrine a fait des siennes au Québec jusqu'à Percé en Gaspésie. Il a été soupçonné d'un meurtre dont il a été acquitté. D'ailleurs, je suis allé l'an dernier au magasin général de l'Anse-à-Beaufils, à l'endroit même où il s'est fait couper les cheveux deux jours avant son évasion de la prison de Percé. Comme Mesrine a fait «vibrer» la ville de Percé, le maire actuel s'était dit déçu de ne pas avoir reçu la visite de l'équipe de tournage car plusieurs événements importants du séjour du criminel avait eu lieu dans la région du Rocher. Dommage.

La première partie est d'une violence marquante, le personnage n'étant pas un enfant de choeur. Quelques meurtres ressortent, dont l'assassinat des deux «amis» de Mesrine et ce double meurtre gratuit des deux gardes forestiers au Québec.

L'ENNEMI PUBLIC # 1 - MESRINE PARTIE II

La deuxième partie relate les événements de 1972, son retour en France, au 2 novembre 1979, sa mort. Toujours aussi féru de vol, on voit encore plus le caractère déterminé de Mesrine, toute sa ruse pour arriver à ses fins. Il est assez incroyable de voir comment il réussissait à se tirer d'affaire, souvent de façon ingénieuse, parfois très chanceux.

Dans cette partie, comme il est considéré l'ennemi public # 1, il veut voler la vedette. Étant donné que les journaux parlent plus du général Pinochet, il décide de mettre sur papier les aventures qu'il a vécues avant son retour en France. Il se met aussi en colère contre la société, ne pouvant plus vivre dans les QHS (Quartiers de Haute Sécurité) où les conditions sont inacceptables, il en fait baver aux autorités et à tous ceux qui se mettent sur sa route. Mais ultimement, il fera face à son destin, à la porte de Clignancourt à Paris. La production privilégie la thèse de l'assassinat, même si la justice a tranché pour la légitime défense.

Encore une fois, le casting est excessivement efficace, Cassel domine toujours, mais dans le cas présent, c'est Mathieu Amalric, Gérard Lanvin, Olivier Gourmet et Ludivine Sagnier qui partagent l'écran avec lui.

En somme, j'ai adoré les deux films, même si j'ai préféré un peu plus le deuxième. Les moments de tension sont palpables, ce qui est doublement particulier lorsqu'on connaît d'avance la fin. Vincent Cassel offre une performance qui lui a valu le César du meilleur acteur, l'équivalent français des Oscar aux USA ou des Jutra au Québec.

L'Instinct de mort: en salles le vendredi 13 août
L'Ennemi public # 1: en salles le vendredi 27 août

Ce qui n'est pas fiction

J'adore faire des recherches après avoir vu des films biographiques. J'ai beaucoup lu sur la vie de Che Guevara lorsque j'ai regardé le dyptique de Steven Soderbergh et j'en ai fait autant sur la vie de Jacques Mesrine. Le point marquant est sans aucun doute sa mort, où la thèse de l'assassinat et de la légitime défense sont encore discutées.

Si la famille de Mesrine et sa dernière amie de coeur crient haut et fort que le bandit a été assassiné par les policiers, l'avis du commissaire Broussard, chargé de l'enquête et de l'arrestation du criminel à l'époque, est contraire. Pour lui, il est clair que ses hommes ont sommé Mesrine de se rendre. Même le jugement de la cour l'a prouvé. Les deux thèses s'affrontent toujours.

Cependant, une chose est certaine, Mesrine savait que ses jours étaient comptés. L'étau se refermait sur lui et ses chances de vivre longtemps s'amenuisaient. Il a même laissé un enregistrement qui laissait présager qu'il savait exactement ce qui l'attendait. C'était clair, le gouvernement et les forces de l'ordre en avaient assez d'être ridiculisés par Jacques Mesrine et il fallait le réduire à néant.

D'après ce que j'ai lu et entendu depuis quelques jours, il est certain que Mesrine a été assassiné. L'ordre a dû être le suivant: «Vous l'éliminez, peu importe la façon, vous vous en débarrassez.» Ils ont pris les moyens pour le faire. Mais d'un point de vue personnel, est-ce qu'il faut être outré ? Le type a volé, séquestré, s'est évadé, a torturé et a tué. Qui vit par l'épée ne meurt-il pas par l'épée ?

La dernière conjointe de Mesrine s'offusque en tous points aux deux films, particulièrement celui qui la concerne le plus. Pour elle, son homme était doux comme un agneau, attentionné, délicat. Oublie-t-elle volontairement tout ce qu'il faisait lorsqu'il n'était pas avec elle. Peut-être que leur vraie relation n'a pas été comme celle présentée dans le film, mais je ne crois pas que tout est si noir dans ce qu'elle a pu voir. Mais elle a fait partie des dommages collatéraux dans les incidents du 2 novembre 1979 et sa colère est justifiable, en partie.

Jacques Mesrine fut un homme charismatique, mais dangereux, intelligent, mais cruel. Sa vie a fasciné des millions de gens et fascinera encore longtemps l'imaginaire de ceux qui l'ont connu et qui ont entendu parler de ses exploits.

Peterborough

Pire saison en six ans, les espoirs de gagner quoi que ce soit au tournoi de Peterborough étaient minces. Mais, avec l'addition de Roch Seguin et de Peter Gauthier, les possibilités étaient existantes. Surtout que je n'y étais pas...

Après une défaite improbable au premier match avec notre as Dave Steffler, les gars se sont ralliés et ont réussi à remporter la finale B, surtout grâce au brio de Justin Bouchard en relève. Celui qu'on attendait depuis un an s'est finalement levé.

Ça augure bien pour 2011, si Seguin et Gauthier deviennent des Diamondbacks.

lundi 2 août 2010

Fin de saison joyeuse

Pour notre dernière rencontre de la saison, le 27 juillet dernier, nous avions la chance de jouer au Stade d'Ottawa. Il s'agissait d'un baume sur une saison merdique et horrifique. Grâce à des coups sûrs opportuns et cinq bonnes manches de travail de Kevin Lamarche, nous nous sommes sauvés avec une victoire de 8 à 7.

En 6e, nous avions quand même les devants 8-0, mais Kevin s'est fait frapper durement, souvent sur son premier lancer. Une mauvaise décision de l'arbitre a aussi coûté cher. Il a fallu que moi-même sauve les meubles grâce à un magnifique plongeon sur la ligne du premier but pour empêcher un double à Scott Tunis et au moins un point produit.

Finalement, les Brewers, meneurs au classement, on rétrécit l'écart à 8-7 en début de 7e manche, mais c'était assez pour nous permettre de célébrer, une sixième fois seulement cette saison. Et dire que l'an dernier, nous avons gagné 15 parties, cette année, ce sont 15 défaites que nous avons eues.

Le bilan 2010 suivra dans un prochain blog.

jeudi 22 juillet 2010

Le calvaire achève

Mardi soir, affrontement face aux Panthers. Ceux qu'on se plaisait à battre l'an dernier nous ont donné une dernière claque au visage par la marque de 6-0, remportant ainsi les trois affrontements entre nos équipes cet été.

Kevin Lamarche était au monticule, un premier départ pour lui depuis sa victoire contre Marc Sports. Il a donné des points par ci et par là en bout de ligne, les Panthers ont croisé le marbre à six reprises. En attaque, ce fut encore une fois lamentable, seulement 5 coups sûrs face à un lanceur plutôt ordinaire. En 5e manche, avec un retard de 2-0, nous avions les coussins tous occupés sans aucun retrait. Mais, fidèles à nos habitudes, nous n'avons pas pu concrétiser. Dave Steffler a été retiré sur des prises et Justin Bouchard a joué de malchance en frappant une balle très solidement à l'arrêt-court. Ce dernier a effectué un beau jeu et a doublé Ryan Chow au deuxième but. Le match s'est joué à ce moment précis, car les Panthers ont marqué 3 fois en fin de 5e manche.

Avec cette défaite, nous sommes officiellement éliminés. Une première pour moi dans toute ma carrière de baseballeur. Il ne reste que trois parties à jouer, il est difficile de prévoir comment réagiront les joueurs. Déjà qu'il est difficile maintenant d'assembler plus de 9 joueurs, sera-t-on en mesure d'en gagner plus qu'une ?

lundi 19 juillet 2010

Critiques ciné

Bon, je suis allé voir quelques films depuis une semaine, alors le temps est venu de les critiquer sans aucune pitié.

PICHÉ - ENTRE CIEL ET TERRE

J'avais hâte de voir ce film depuis un bout de temps, surtout qu'il alliait suspense et émotions, deux éléments rares dans le même film. Surtout, on traitait de la vie peu ordinaire d'un homme qui a sauvé 306 vies. Même si tout n'est pas parfait, il s'agit d'un très bon film, joué avec justesse de père en fils. Les moments d'émotions atteignent leur comble lors des vingt dernières minutes où l'on relate les événements qui ont valu le titre de héros à Robert Piché. Un film à voir, parce qu'il est québécois, parce qu'il retrace la vie d'un homme ordinaire qui a fait des choses extraordinaires, parce qu'il met en vedette Michel Côté et son fils, Maxime Le Flaguais.

DESPICABLE ME (Détestable Moi)

Mardi soir, notre partie de baseball a été annulée en raison de la pluie. L'idée de cinéma a donc surgi et nous nous sommes rendus aussi loin qu'à Orléans pour voir le film en 3D. Si je voulais voir tout de suite Toy Story 3, je ne me sentais pas obligé de voir Détestable Moi. Mais au bout du compte, j'ai ri comme un gamin et je crois que j'ai trouvé le film plus drôle. La qualité de ces films d'animation, c'est qu'ils plaisent autant aux adultes qu'aux enfants. Pendant près de deux heures, on retourne tranquillement en enfance et il n'y a rien de mieux !

PREDATORS (Les Prédateurs)

La curiosité envers ce film a été piquée quand j'ai lu une critique dans laquelle on disait qu'un acteur connu apparaissait au beau milieu du film, ce qui représentait un point tournant dans l'histoire. Je me suis dit: Wow, Arnold sera là. Mais non, ce n'était que Laurence Fishburne. L'histoire est différente du premier film, les protagonistes sont en forêt, mais ils sont plutôt perdus, ils viennent de milieux différents. Et bien sûr, au lieu de tuer l'ennemi, ils trouvent souvent le moyen de se tuer eux-mêmes. Prédateurs est quand même un bon film d'action, rempli d'invraisemblances et d'incohérences. Mais bon, j'ai déjà vu pire.

Hors des séries ?

Vendredi soir, c'était une situation de vie ou de mort pour nous au baseball. Face aux Cardinals, c'était le moment de faire feu. Mais fidèle à notre habitude, nous avons plié l'échine lamentablement.

Pourtant, tout avait bien commencé. Même si les Cardinals prenaient les devants 1-0, nous avons répliqué avec 3 points face à une défensive et à un David Barnes chancelants. Mais notre partant Tyler Munro a donné une quantité industrielle de passes gratuites en 3e manche et nos adversaires en ont profité. Ils ont renversé la vapeur en marquant 4 fois et en prenant les devants 5-3, puis 6-3 en 4e manche.

Toutefois, nous avons eu une chance en or avec les buts remplis et Tony Farago au bâton. Suite à un mauvais lancer, Ryan Stewart a marqué pour porter la marque à 6-4. Par la suite, Barnes a complété le but sur balles intentionnel pour Farago. C'est donc Justin Cardinal qui avait la chance de vider les buts. Cependant, il a frappé un faible roulant au lanceur. C'était la fin !!!! Les Cardinals ont par la suite marqué 10 points sans réplique, réduisant nos espoirs à néant.

Je me demande pourquoi, dans ce match sans lendemain, Brian Merkel n'était pas au monticule. Avant le match, notre fiche était de 5 victoires, 11 défaites et 3 nulles. Mais lorsqu'il est au monticule, notre fiche est de 3 victoires, 1 défaites et 2 nulles. 1 seule défaite en 6 matchs !!!!! En plus, il est celui qui possède la meilleure moyenne avec .419.

Nous ne sommes pas éliminés, du moins mathématiquement. Mais ça ne saurait tarder. Le mieux c'est de donner notre maximum afin de passer une belle fin de saison. Sur un plan personnel, j'aimerais bien atteindre une moyenne de .300. Pour cela, il faudra que je connaisse quelques soirées parfaites.

Prochain match mardi soir à 6h15 contre les Panthers au Sportsplex.