mardi 16 février 2010

Des hommes en forme

Hier soir, je recevais un appel téléphonique de mon vieil ami Carl Lamontagne, surnommé Billy. En me racontant ses dernières aventures, il m’a dit qu’il s’était mis à un entraînement sérieux depuis quelques mois. Le diminutif Saguenéen court pas moins de 6 kilomètres par soir à raison de trois fois par semaine. Et le dimanche, il se défonce dans un parcours de 15 kilomètres.

Moi-même j’ai décidé depuis quelques semaines de me mettre à la course. La première fois, j’ai plus souvent marché que couru, mais au fur et à mesure que les courses avancent, je me sens en meilleure forme et je suis capable de courir un peu plus. À ce jour, mon record est d’environ 2 kilomètres. Certains diront que c’est très peu, mais c’est énorme comparativement aux 300 mètres que j’avais courus un certain jeudi soir affreusement froid de janvier.

Ce lundi 15 février, j’y allais de ma huitième course dans mon nouveau quartier. Les deux kilomètres que je franchis me permettent de faire un aller-retour entre ma nouvelle maison et le bout de la rue Front. Je prévois que dans quelques jours, je pourrai courir trois kilomètres. Pour allonger mon parcours, je devrai emprunter de nouvelles rues afin d’atteindre mon objectif.

Plusieurs hésiteront avant de débuter une telle aventure prétendant que leur cardio n’est pas tellement bon et ils se décourageront après un premier essai infructueux. C’est justement l’erreur qu’il ne faut pas commettre, il faut persévérer et y aller à son rythme. De plus, on n’est pas obligé de courir tous les soirs, mais quand même régulièrement, de 3 à 4 fois par semaine. De cette façon, votre corps peut se reposer et vous offrir de belles performances.

Évidemment, si vous débutez un programme de course à pied dans le but d’être en meilleure condition physique et d’éventuellement perdre quelques kilos, il faut soigner son alimentation. Si on se félicite après une bonne course en mangeant un gros sac de crottes au fromage, ce n’est pas l’idéal. Un fruit ou quelques légumes peuvent très bien faire l’affaire.

Sans qu’on se soit parlé de nos projets, Carl et moi avons décidé d’entreprendre une cure éliminant les litres de bière ayant parcouru notre corps. Je vous souhaite de vous faire plaisir en prenant soin de votre santé.

lundi 15 février 2010

Alexandre Bilodeau est en or

J’étais rivé à mon téléviseur HD pour voir les exploits des nos Québécois pour les épreuves de bosses à Cypress. Pas moins de quatre représentants du drapeau fleurdelisé ont pavané sur les pentes. Du lot, Alexandre Bilodeau a ravi la médaille d’or, à la grande joie des spectateurs présents. Le plus exceptionnel dans cet exploit est qu’il s’agit de la première médaille d’or remportée par un Canadien durant des Jeux olympiques présentés au Canada.

Sa victoire a quand même relégué Vincent Marquis au 4ème rang et Pierre-Alexandre Rousseau au 5ème rang, mais les deux n’ont pas à rougir de leur performance tellement ils ont été bons et spectaculaires. L’autre Québécois en lice, Maxime Gingras, a terminé avec une décevante 11ème place. Disons plutôt qu’elle est décevante comparativement à ses coéquipiers.

C’est quand même formidable de constater ce que l’athlète a accompli. Comme je le mentionnais plus haut, aucun athlète ou équipe n’avait gravi la plus haute marche du podium dans des Jeux olympiques canadiens. C’est donc dire qu’à Montréal en 1976 et à Calgary, le Canada a fait figure de parent pauvre. La médaille a donc bien plus de signification que l’on peut imaginer.

Il faut le dire, le ski acrobatique, c’est la spécialité des Québécois. Depuis les plus beaux jours des frères Laroche et de Jean-Luc Brassard, la domination de «Québec Air Force» est constante et fait frémir tous les pays. Depuis que les «bosses» et le saut à ski sont entrés aux Jeux de 1988, le Canada a remporté pas moins de 12 médailles. Cependant, il faut mentionner qu’en 1988, les deux sports en étaient de démonstration. Puis, en 1992 à Albertville, les «bosses» ont été présentées comme un sport de compétition officielle. Ce n’est qu’en 1994 à Lillehammer que le saut à ski a été reconnu officiellement.

Tout comme à l’époque des frères Laroche, le ski acrobatique est une affaire de famille ou presque. L’entraîneur d’Alexandre Bilodeau est Dominik Gauthier qui est aussi l’entraîneur et le conjoint de Jennifer Heil. Pas de doute qu’ils ont cela dans le sang.

Aujourd'hui, ne manquez pas mon ex-voisin François Boivin en surf des neiges.

dimanche 14 février 2010

Première médaille olympique

Samedi soir, la skieuse Jennifer Heil a remporté la première médaille pour le Canada, une médaille d’argent aux bosses. La jeune femme de 26 ans mettait la main sur une deuxième médaille aux Olympiques, ayant récolté l’or en 2006 à Turin. Son parcours a été presque sans faute, mais l’Américaine Hannah Kearney a finalement coiffé Heil.

Comme celle-ci est naturalisée Québécoise, il fallait que le Québec vive pour elle. Donc, dans un message préenregistré, le Premier Ministre Jean Charest a félicité la médaillée. Un message impersonnel au possible que l’on entendra chaque fois que les Québécois monteront sur le podium. Quelle belle tribune encore une fois pour Moi Jean Charest.

Au GM Place, premier match de l’équipe canadienne de hockey féminin. Les filles ont servi une dégelée de 18-0 à la Slovaquie, pays faisant son entrée au hockey féminin. Les Canadiennes ont dominé ses adversaires 67-9 au chapitre des tirs au but. Malgré la victoire, ce fut un spectacle complètement inutile et irrespectueux envers les amateurs qui ont payé leur billet trop cher. J’ose espérer qu’elles sauront faire mieux que l’équipe junior qui se pétait les bretelles après un premier match gagné 16-0.

Parlant de hockey, le public a désigné la victoire du Canada en 2002 à Salt Lake City comme étant le plus beau moment olympique canadien. J’en reviens pas, c’est comme si le hockey était l’unique préoccupation des amateurs. Ces super vedettes n’ont pas eu à se battre avec des commanditaires pour espérer participer aux Jeux, ils n’ont pas eu à vivre dans de petits chambres lors des compétitions. Ils vivent grassement et cette médaille fut sans doute obtenue de façon spectaculaire, mais pour ma part, elle ne peut éclipser les médailles de Clara Hughes, de Gaétan Boucher, de Catriona LeMay Doan, de Marc Gagnon ou même la victoire des filles au hockey en 2002. Cette année, j’espère sincèrement qu’ils se retrouveront hors du podium, la sélection d’un joueur aussi mauvais que Patrice Bergeron prouve le manque de sérieux de cette équipe. Je vais les regarder… de près.

J’ai sorti aujourd’hui (dimanche) une vieille relique enfouie dans une boîte. Il s’agit du jeu Torino 2006 que j’avais acheté justement dans la foulée des Jeux d’il y a 4 ans. Je crois que je n’avais joué que deux ou trois fois. Je me suis remis à la tâche ce matin en cafouillant à plusieurs reprises, mais en m’amusant quand même un peu. Je tenterai ma chance encore quelques fois d’ici la fin des Jeux.

Côté température à Vancouver et Whistler, ça continue à faire dur, la descente masculine de ski ayant été reportée de samedi à lundi. On croit que les chances de médailles sont bonnes… si la course a lieu. Chose certaine, j’aurai le nez rivé sur mon téléviseur haute définition pour les deux prochaines semaines.

vendredi 12 février 2010

La St-Valentin

Au mois de décembre, j’y allais d’un billet portant sur la perte des valeurs traditionnelles à Noël. À l’approche du 14 février, journée de la St-Valentin, j’y vais encore de ma critique envers les marchands de faux amour et de cochonneries qui briment le sens réel de la fête des amoureux.

Du chocolat, des fleurs qui sont fanées en deux minutes, des soupers à la chandelle, des sorties au restaurant avec une facture de 150$, on ne ménage rien pour notre amoureuse. Parce qu’il ne faut pas se leurrer, ce sont les femmes qui veulent être traitées aux petits oignons, avoir des attentions spéciales pour s’imaginer être une princesse. De la belle foutaise tout cela !

Si on concentre justement toute notre affection sur cette journée du 14 février, on oublie complètement le sens du vrai amour en lançant notre argent par les fenêtres. L’amour, ce sont les petites attentions à tous les jours, les mots gentils, les services rendus. Si tu n’offres pas des fleurs à ta femme le 14 février, elle sera déçue. Cependant, si tu lui offres des roses un 26 mai, elle te demandera si tu as quelque chose à te faire pardonner. Complètement insensé.

Celui qui a illustré ce que je ressens de la St-Valentin, c’est l’auteur Patrick Senécal qui a écrit il y a quelques années dans La Presse tout un poème de St-Valentin. Il racontait la journée valentine d’un couple. L’homme traitait sa femme d’une façon magique en cette St-Valentin; petites douceurs, souper au resto, sortie au cinéma, activité au lit magique. Mais le lendemain, l’homme doux redevenait cette brute folle qui battait sa femme. Celle-ci allait endurer encore une année avant que le 14 février revienne. Je distribue ce poème chaque année à mes étudiants.

Évidemment, je suis un homme qui porte une très grande attention à sa conjointe. Souper fleuri, petit massage chez un spécialiste (moi-même), boîte de chocolats mangés en 14 secondes, film romantique endormant, je ne ménage rien pour lui faire plaisir. Mais je ne l’oublie pas dès le lendemain.

C’est justement le but de ce petit billet, celui de faire prendre conscience aux gens qu’il faut traiter notre amoureuse (ou notre amoureux) de la même façon chaque jour, pas de manière exponentielle uniquement le 14 février. Alors, lorsque vous magasinerez pour une boîte de chocolats ou des fleurs, n’oubliez pas de les donner après le 14 février !

jeudi 11 février 2010

Vivement les Olympiques pour le Canadien

La liste des joueurs blessés s’allonge de match en match chez le CH. On a appris cette semaine que Marc-André Bergeron allait s’absenter de 6 à 8 semaines et que Benoit Pouliot ne reviendrait pas avant la pause olympique. Ces deux noms s’ajoutent déjà à l’as marqueur Mike Cammalleri, Andreï Kostitsyn et Paul Mara. De plus, le défenseur Josh Gorges a reçu un violent lancer en pleine tête hier soir contre Washington. Cependant, ce n’est pas trop grave.

Seulement quatre joueurs ont joué tous les matchs de l’équipe : Tomas Plekanec, Travis Moen, Maxim Lapierre et justement Gorges sans compter les deux gardiens. Avant la rencontre de mercredi soir, le nombre de parties manquées pour cause de blessure chez le Canadien s’élevait à 201 en 60 matchs. C’est plus de trois blessés par match !!!!!

Comme le malheur des uns fait le bonheur des autres, ces absences permettent à des jeunes de faire leur place au soleil. Premièrement, il y a Mathieu Darche, un vétéran sans beaucoup d’expérience de la LNH, qui fait la preuve qu’à force de persévérance et de travail acharné, on peut y arriver. Et depuis quelques rencontres, on a donné la chance au diminutif centre David Desharnais de prouver sa valeur. Le jeune a connu de belles années avec les Saguenéens de Chicoutimi, mais n’a jamais été repêché en raison de son gabarit. Cependant, comme Guy Carbonneau est dans l’organisation des Sags, il lui a donné sa chance. Pourtant, ce sont ses anciens coéquipiers Marek Zagrapan et Stanislav Lascek qui ont été repêchés, mais ces deux derniers se retrouvent quelque part dans la ligue américaine ou en Europe. Jamais Desharnais ne sera une grande vedette dans la LNH, peut-être obtiendra-t-il sa chance de temps à autre sur l’avantage numérique, mais de là à pivoter un premier trio… Mais n’oublions pas qu’il a brûlé la East Coast League à sa première année, s’est bien débrouillé à Hamilton à ses débuts dans la ligue américaine et cette année, il était en train de faire le même coup qu’à son arrivée dans la East Coast. On ne sait jamais avec lui.

Hier soir, c’était le moment de gloire du jeune Tom Pyatt. Il a marqué son premier but et obtenu sa première assistance dans la ligue nationale. C’était le temps, car il jouait son 20e match cette saison. Quand tu joues avec Scott Gomez et Brian Gionta, il faut avouer que ça peut aider un peu à gonfler une fiche offensive. J’aurais tout de même aimé qu’on donne une autre chance à Brock Trotter qui est le meilleur marqueur des Bulldogs.

Mais ce ne sont pas tous les joueurs qui profitent de ces occasions. Par exemple, il y a Matt D’Agostini. L’ailier avait fait fureur à son arrivée dans l’équipe l’an dernier en marquant plusieurs buts. Puis il s’est lentement mais sûrement enlisé dans un marasme sans nom. Même chose pour Max Pacioretty qui a peut-être gravi les échelons trop rapidement. En ce moment, à Hamilton, il ne cause pas nécessairement de maux de tête aux gardiens adverses. Sauf que je crois en son potentiel et il pourrait revenir terminer la saison à Montréal, si la liste de blessés s’allonge encore.

On apprend donc à connaître de nouveaux visages à Montréal, mais je parie que le nouveau directeur-gérant Pierre Gauthier a bien hâte que le pause des Jeux Olympiques arrive pour permettre à quelques uns de ses joueurs de se reposer et de soigner leurs bobos. En espérant que Tomas Plekanec et Jaroslav Halak ne tombent pas au combat sur l’Olympe.

Les Jeux Olympiques printaniers de Vancouver

Vendredi prochain, les Jeux Olympiques de Vancouver se mettront en branle et la planète entière aura les yeux rivés sur la magnifique ville longeant le Pacifique. Le climat y est aussi très clément, particulièrement en hiver où la température est souvent au-dessus de 0 degré Celsius. Déjà, certaines compétitions pourraient être compromises parce qu’il fait trop chaud.

Quelques compétitions auront lieu dans la ville de Whistler où le climat est plus propice et où la neige n’est pas un problème. Mais on raconte qu’on ne voulait pas faire toutes les épreuves à Whistler en raison des deux heures qui la séparent de la ville hôtesse. Les organisateurs avaient pourtant assuré au CIO que la neige serait au rendez-vous. Pour l’instant, on doit la transporter ou la créer, même si pour le moment, les canons à neige sont incapables de la produire.

Je me demande comment on peut attribuer des Jeux à une ville où la température hivernale est plutôt printanière. La neige n’est-elle pas l’élément essentiel pour tenir les Jeux ? Et on le sait que Vancouver ne croule pas sous plusieurs centimètres de neige. Peu importe les milliards que l’on peut investir, il me semble que la première chose dans le dossier est : avez-vous de la neige l’hiver ? À moins que les organisateurs ne soient prêts à construire des pistes de biathlon couvertes.

Sauf que… ceux qui organisent les Jeux savent ce qu’ils font, ce sont les meilleurs et ils vont trouver les moyens pour que tout soit au point le temps venu. Il ne faut surtout pas qu’ils perdent la face devant le monde entier. Tout de même, pour le moment, c’est quelque peu ridicule.

mercredi 10 février 2010

Au cinéma vendredi

La St-Valentin est dimanche et on ne manquera de nous proposer une sempiternelle comédie romantique, mais aussi un film d’horreur et une autre fantaisie Seigneurdesanneauxharrypotternienne.

VALENTINE’S DAY (La Saint-Valentin)

La moitié du bottin hollywoodien est en vedette dans cette comédie romantique, quatrième film du genre depuis le début de l’année 2010. On peut tout de même espérer une once d’originalité avec les talentueux interprètes. Julia Roberts, Anne Hathaway, Bradley Cooper, Jessica Alba, Jessica Biel, Ashton Kutcher, Jennifer Garner, Shirley MacLaine, Topher Grace, Emma Roberts, Hector Elizondo, Patrick Dempsey, Eric Dane, Queen Latifah, Carter Jenkins et Jamie Foxx. Le genre d’œuvre où tout le casting est une vedette ne laisse pas le temps à chacun de réellement percer l’écran, mais chacun laisse sa marque d’une façon ou d’une autre. Si vous n’en n’avez pas encore assez de la romance…

PERCY JACKSON & THE OLYMPIANS (Percy Jackson et les Olympiens: Le voleur de foudre)

En 2001 et 2002, Chris Columbus réalisait les premières aventures du célèbre sorcier Harry Porter. Cette année, il récidive avec des aventures magiques, surnaturelles et fantastiques du même genre avec Percy Jackson, adapté évidemment d’une série de romans à succès de Rick Riordan. Le jeune Logan Lerman tient le rôle principal d’un jeune homme qui apprend qu’il est le descendant direct d’un dieu grec. Comme on peut se l’imaginer, sa vie changera complètement. Pierce Brosnan, Sean Bean et Uma Thurman accompagnent le héros dans cette aventure qui, selon moi, tiendra le haut du pavé au box-office nord-américain.

THE WOLFMAN (Le loup-garou)

Remake du classique de l’horreur de 1941 avec Lon Chaney Jr., le Loup-garou a mis quelque temps avant de prendre l’affiche. Les retards dans la production et le report de la date de sortie d’un film sont rarement bon signe. Néanmoins, Benicio Del Toro et Anthony Hopkins sont synonymes de qualité. J’espère qu’on respectera l’ambiance mystérieuse du film original, malgré que les effets spéciaux d’aujourd’hui seront plus imposants que les maquillages de l’époque. C’est sans doute le film qui m’amènera au cinéma en fin de semaine.

Amour, fantaisie ou horreur, les cinéphiles auront l’embarras du choix en fin de semaine. Mais si vous n’avez pas encore vu Avatar, laissez-vous tenter par cette aventure en 3D. Et si vous préférez demeurer à la maison, passez par le club-vidéo pour y louer The Hurt Locker (Le Démineur) en nominations pour plusieurs Oscar.