jeudi 14 janvier 2010

Haïti

Suite à la terrible catastrophe survenue à Haïti le 12 janvier dernier, je vous invite à donner généreusement aux Haïtiens. Faites toutefois confiance à des organismes comme la Croix-Rouge, Oxfam Québec, Unicef. Ne donnez surtout pas à un jeune ado de 17 ans qui ira s'acheter des cigarettes avec cet argent.

lundi 11 janvier 2010

La lasagne du Nord

Je le sais, je le sens que vous vouliez une nouvelle recette en ce début d'année 2010. Je l'avoue, je n'ai pas donné de recettes aussi souvent que je l'aurais voulu, mangeant un peu trop de grilled cheese ou de paninis (d'ailleurs une recette de panini arrivera sous peu). Mais hier, j'y suis allé en grand avec la lasagne du Nord...de l'Italie.

Je la regardais depuis déjà quelques jours dans un livre que j'avais écrit il y a quelques années. Je me souviens que l'inénarrable Ricardo avait voulu me le voler, mais qu'il avait se rabattre sur ses propres recettes de sandwichs aux cretons. Mais hier, il fallait qu'elle voit le jour...

Ingrédients:

- 9 lasagnes
- Steak haché (en masse, 1/2 livre)
- Sauce à spaghetti (1 pot)
- Boîte de crème de champignons
- Lait (une demi-boîte de soupe)
- Fromage ricotta
- Fromage parmesan
- Fromage râpé (mozzarella ou cheddar)
- Un oignon

Préparation:

Faites cuire votre steak haché convenablement pour ne pas attraper la maladie du hamburger. Ajoutez également votre oignon que vous aurez soigneusement coupé finement. Aussi, faites chauffer votre sauce à spaghetti pour qu'elle atteigne le nirvana. Ensuite, mélangez steak et sauce. Et tant qu'à y être, faites cuire vos lasagnes. Pendant cette cuison, ne vous croisez pas les bras. Mélangez fromage ricotta, crème de champignons, lait et fromage parmesan au point de gibelotte extrême.

Création:

Dans un plat en pirex 11 X 7 (en pouces), étendez la moitié de votre mélange steak et sauce. Ensuite, recouvrir de trois lasagnes. Couvrez celles-ci de la moitié de votre mélange ricotta, crème, lait, parmesan. Remettez trois autres lasagnes, mettez le mélange de steak et sauce, trois lasagnes encore, finalisez avec ce qui reste de ricotta, etc. et ajoutez votre fromage râpé de façon excessivement généreuse. Faites cuire pendant 30 minutes à 375 degrés.

Délicieux n'est-ce pas ?

Quelques critiques cinématographiques

Récemment, je me suis tapé trois films avec ma tendre moitié: Old Dogs, Les Doigts Croches et Sherlock Holmes. Du cinéma pour tous les goûts.

Jeudi soir, il fait froid, on veut se réchauffer avec une comédie simpliste. Nous nous rendons au Ciné Starz des Promenades de l'Outaouais pour y voir les 2 font la père, version française de Old Dogs mettant en vedette John Travolta et Robin Williams. Les deux sont des hommes affaires plutôt occupés et du jour au lendemain, l'un d'eux apprend qu'il est papa de jumeaux et qu'il doit s'en occuper pendant quelques semaines. Malheur à l'horizon ! Oui malheur, car ce film n'amène rien à la carrière de Travolta et Williams, qui se retrouvent au milieu d'un film mal dirigé et très mal monté. Mais au moins, la complicité entre les deux est palpable.

Samedi après-midi, après la frustration d'être arrivés en retard pour voir Sherlock Holmes, on revient à la maison et on se rabat sur un DVD, le film québécois Les Doigts Croches. Roy Dupuis, Patrice Robitaille et Claude Legault se partagent la vedette avec Jean-Pierre Bergeron et Paolo Noël, tout droit sorti des boules à mites. S'ils veulent récupérer une large somme d'argent, cinq bandits (amis) doivent marchent le long parcours de Compostelle et ses quelque 800 kilomètres. Au-delà de cette longue marche, les hommes doivent «changer». Roy Dupuis et Patrice Robitaille tiennent le haut du pavé dans cette comédie, tantôt drôle, tantôt attachante, tantôt incohérente. Préférable de voir ce film sur une télévision HD tellement les paysages sont beaux.

Finalement, dimanche après-midi, il fallait voir Sherlock Holmes, on ne pouvait pas être bernés deux journées consécutives. Nous arrivons plusieurs minutes à l'avance et nous commandons un excellent Smoothie. Sherlock Holmes a été maintes fois porté à l'écran ou en série télévisée, mais cette fois-ci, on promettait un Sherlock plutôt à la mode 2000, mais vivant à la fin du 19ème siècle. On oublie donc toutes les images qu'on avait du célèbre détective et de son fidèle compagnon Watson. Et tant qu'à y être, on exagère la dose au maximum avec des effets spéciaux sommes toutes grandioses, mais qui enlèvent à cette histoire son caractère psychologique et original. Mais comme j'ai vu ce film en version originale anglaise, je devrai le revoir en français, car je ne suis pas certain d'avoir tout saisi. Peut-être est-il plus psychologique que je ne le pense.

Ceci relance quand même un débat, vaut-il mieux voir un film dans sa version originale ou bien doublée en français ? À venir dans quelques billets.

mercredi 6 janvier 2010

Les Américains battent le Canada

Hier soir en Saskatchewan, un but de John Carlson de l'équipe des États-Unis a jeté l'hystérie chez ses coéquipiers et leurs partisans. Cette fin dramatique permettait aux USA de remporter la finale du Championnat mondial junior par le pointage de 6-5, mettant aussi fin aux cinq années de domination du Canada. La dernière défaite en finale des Canadiens remontait à 2004 quand ces mêmes Américains avaient gagné le match 4-3. On se souviendra qu'à l'époque, le gardien Marc-André Fleury avait commis une bourde qui avait directement mené au but décisif, à la toute fin de la rencontre.

Pour être franc, je n'ai pas suivi du tout ce championnat. Je trouve que c'est devenu une farce monumentale et je déteste que les champions n'aient jamais d'opposition, comme ce fut le cas encore cette année. Des victoires de 16-0 contre la Lettonie, ça ne veut rien dire et des gains contre la Slovaquie et la Suisse non plus. Sur un total de 6 parties, le Canada a fait face à deux réelles oppositions, la même en fait, soit les États-Unis. À chaque partie, ils ont dû faire du hockey de rattrapage afin de revenir dans le match. Ils se sont brûlés, ils ont perdu et c'est mérité.

Quand tu joues contre des équipes faibles, tu ne peux connaître ce qu'est l'adversité. Tu domines, tu domines, tu te moques de tes opposants, mais lorsque ça devient sérieux, tu ne sais pas comment réagir, car tu n'as jamais vécu de telles situations. Par deux fois, le Canada a réussi à profiter d'un relâchement des Américains pour revenir dans le match. Oui, ça démontre du caractère, mais ça démontre aussi un manque d'effort constant tout au long du match.

Il en va de même pour le gardien de but Jake Allen. Les 10 tirs qu'il a reçus contre la Lettonie ne l'ont même pas fait suer, pas plus contre la Slovaquie ou la Suisse. Mais contre la puissance américaine, il n'a pas été à la hauteur, voire même mauvais, et s'est même fait sortir en 3ème période de la finale. Ouf ! Parions que les recruteurs des Blues, l'équipe pour laquelle il a été repêché, ont bien pris soin de noter cela dans leur calepin.

Plusieurs vont me dire que ce n'est pas de la faute du Canada s'ils affrontent des clubs poches qu'ils démollissent. Évidemment pas, ce sont les succès du passé qui leur permettent d'être dans un pool faible. MAIS, là où c'est la faute du Canada, c'est l'incapacité des entraîneurs de cette année de bien préparer leur équipe face aux pièges de jouer contre des équipes médiocres.

Pendant quelques années encore, on se rappelera de l'équipe et des joueurs qui ont mis fin à cette séquence de cinq médailles d'or consécutives.

Les Brasseurs du Temps

En mai 2009, la ville de Gatineau se dotait d'une première microbrasserie. En effet, les Brasseurs du Temps s'installaient dans l'édifice du 170 rue Montcalm, redonnant ainsi à l'endroit sa réelle vocation, soit celle de brasserie.

L'équipe est formée de cinq membres: Alain Geoffrey, Marc Godin, Dominique Gosselin (maître-brasseur), José Ponsoda et Denis Grimard. Du lot, Geoffrey, Godin et Gosselin sont des spécialistes et amateurs du breuvage des Dieux. Leurs connaissances et leur amour de ce nectar paraissent évidemment dans l'excellente sélection de 13 bières, brassées sur place.

Laquelle est la meilleure ? Je dirais qu'elles le sont toutes ! Mais rien de mieux que se désaltérer avec «Et la lumière fut!» et de préférence entamer sa dégustation avec elle. Cette dernière ouvre vraiment les papilles et les prépare à une avalanche de saveurs sublimes. Mais mon coup de coeur a été la «Messe de minuit», servie bouillante. Elle possède un mélange bien dosé de plusieurs épices qui donnent l'envie d'être bercé.

Mais comme la ville de Hull est d'une sévérité insignifiante sur la distribution des permis d'alcool, l'établissement est un restaurant avant tout. Donc, si l'on veut s'abreuver, il faut se remplir l'estomac. Les Brasseurs offrent un beau menu varié et originalement présenté. La nourriture est de qualité même si certains n'ont pas toujours raffolé de tous les mets. Si vous êtes amateurs de poutine, essayez la pourtine signature; une vraie bombe !

Quant au service, malgré un roulement assez intense dans les débuts, il est efficace et courtois. Les propriétaires n'hésitent pas à aller voir les clients afin de leur demander leur avis sur la bière et la bouffe. Parlez-moi de ça, des restaurateurs qui veulent atteindre le nirvana !

Finalement, l'endroit rend hommage au passé avec un petit musée et en goûtant le passé, on peut voir des brasseurs à l'oeuvre. De plus, on peut se procurer des articles à l'effigie des Brasseurs du Temps à la boutique située tout près de l'entrée.

La place des Brasseurs du Temps est importante dans Gatineau, il s'agit d'un voyage gustatif et culturel unique au pays des saveurs, au pays de la «vraie» bière.

À noter que plusieurs activités de dégustation ont lieu les lundis soirs et il est possible de réserver une salle pour party de bureau.

lundi 4 janvier 2010

Critique L’Époque glorieuse des Expos

La première fois que je me suis intéressé aux Expos et au baseball, c’était en 1982. L’équipe était au sommet du classement et tous les espoirs étaient mis en eux. J’ai assisté à mon premier match au cours de cet été, une victoire de 4-1 face aux Reds de Cincinnati. Le grand Steve Rogers avait lancé un superbe match et Gary Carter avait frappé un circuit de 3 points. À ce moment, je n’avais pas encore fêté mes six ans, mais je m’en souviens !

À cette époque, les Expos étaient rois et maîtres à Montréal et j’étais trop jeune pour mesure l’ampleur du phénomène réel. Cependant, j’avais le t-shirt, les shorts, la montre et la casquette des Expos. J’étais déjà vendu.

J’étais toujours vendu lorsqu’en 2004, lorsque l’ignorance du baseball majeur et son favoritisme aveugle envers les concessions qui rapportent du cash (New York et Boston) a fait en sorte que les Expos sont partis dans une ville qui avait déjà craché sur le baseball; Washington. Depuis ce jour, je suis bien plus partisan de ma propre équipe dans laquelle je joue que de celles du baseball majeur.

Mais voilà que 5 ans après le départ des Expos (eux qui fêteraient aussi leur 40ème anniversaire), deux livres ont été « lancés » en librairie. Le premier, qui sera l’objet de la présente critique, s’intitule L’Époque glorieuse des Expos. Écrit par Alain Usereau, il relate les belles années du baseball à Montréal, de 1977 à 1984, ces années fastes où le baseball vibrait dans la peau des amateurs de sport.

Le bouquin est divisé par saison, débutant par l’année 1976, la pire dans l’histoire de la formation. Pour chaque année, l’auteur relate les faits saillants de l’équipe, les décisions de la direction, les commentaires des joueurs face à leur équipe et leurs coéquipiers, l’impact de tous les faits et gestes autour de l’équipe. On est souvent pendus aux mots de l’auteur, on croit à certains moments que l’histoire changera sous nos yeux, mais le constat est toujours bien réel : tant de rendez-vous ratés et ce circuit de Rick Monday en 1981 qui a transformé le rêve en cauchemar.

Comme l’histoire des Expos est bien différente de celle des Canadiens, c’est avec un peu douleur qu’on lit cette histoire, sachant que le destin emportera l’équipe en 2004. Au fur et à mesure de la lecture, on cherche à trouver des solutions, à comprendre à quel moment « Nos Z’amours » ont échoué et pourquoi en somme, les amateurs ont déserté le Stade Olympique au fil des années. Est-ce la frustration chaque année de voir ses favoris s’écrouler en septembre ? D’être constamment obligés de reconstruire ?

L’auteur a décidé de se pencher sur les plus belles années du club, celles qui ont été pour lui les plus enivrantes. J’aurais aimé vivre les années de 1977 à 1981, mais j’étais trop petit. En bout de ligne, pour moi, ça restera toujours une triste histoire que celle des Expos, mon équipe de baseball.

Je me penche aussitôt dans la lecture de « Il était une fois les Expos – Tome 1 : Les années 1969-1984 » de Jacques Doucet et Marc Robitaille. Je serai sûrement aussi triste à la fin, mais j’ai bien hâte de sentir l’émotion dans la plume de Jacques Doucet, qui a été commentateur des matchs des Expos à la radio.

vendredi 1 janvier 2010

Bonne année 2010

Je veux souhaiter une très belle année 2010 à mes chers lecteurs. Je pourrais vous souhaiter du succès dans vos études, mais comme ce ne sont pas tous les lecteurs qui s'y trouvent, disons que je vous souhaite tout ce que vous désirez.

En ce début d'année, revenons rapidement à l'année dernière, soit le 31 décembre, hier en fait. Quelques bonnes émissions ont bouclé l'année 2009. Tout d'abord, je n'ai pas regardé Dieu Merci, je me reprendrai dimanche soir. Mais je me suis plutôt concentré sur Infoman et Tout le monde en parle. Fidèle à son habitude, Jean-René Dufort a fait une revue de l'année humoristique et même absurde, un peu à l'image de ceux qui la dessinent chaque fois. Du côté de Tout le monde en parle, une impression panoplie d'invités se sont succédé sur le plateau de Guy A. Lepage, mais le point tournant fut sûrement la fin où les 4 membres de RBO ont présenté quelques sketchs retrospectifs sur 2009. Un délice !

Je n'ai pas regardé Dieu créa Laflaque, mais je regarderai cette émission ce soir. Probablement que je me ferai plaisir et que je verrai encore RBO à son meilleur à Radio-Canada.

Demain, les vacances sont finies et je retourne à Gatineau.

Retour au travail le 4 janvier