mardi 27 juillet 2021

LOGAN MAILLOUX: LA VRAIE SENTENCE

La pandémie touche la planète entière depuis mars 2020. Les activités sportives ont été paralysées dans plusieurs ligues. Si la LHJMQ a pu créer un quelconque calendrier permettant de jouer une trentaine de parties, la OHL et la WHL ont été contraintes de diminuer leurs activités ou même de complètement suspendre la saison entière. Quelques prospects ont eu la chance d'aller en Europe pour essayer d'épater les recruteurs. C'est le cas de Logan Mailloux, 17 ans, défenseur des Knights de London qui a traversé l'Atlantique jusqu'en Suède. Une opportunité unique de découvrir un nouveau pays, de rencontrer des gens et de savourer la culture étrangère. Ha! De la savourer certes, mais de ne pas en abuser.

Comme bien des jeunes de son âge, Logan Mailloux découvre les joies des plaisirs charnels. En plus, comme joueur de hockey, il a la chance (parfois la malchance) d'attirer plusieurs jeunes femmes. Un beau soir (ou c'était peut-être un matin), il est en complète intimité avec une jeune femme. Beding! Bedang! Logan filme et photographie son exploit. Bon, jusque là, ce n'est pas le premier à faire ça. Mais voilà que le jeune Mailloux décide de partager (excusez-moi l'expression) son trophée de chasse*. Bien que le visage de la victime n'y apparaisse pas, la vidéo fait le tour de la chambre de hockey. La victime, elle, est humiliée, avec raison.

Cependant, au lieu de se taire et de laisser aller, elle décide de porter plainte à la police, avec raison. Logan Mailloux est reconnu coupable et doit payer une amende de 4000$ en plus de suivre une thérapie afin de devenir une meilleure personne. Mais rempli de honte, après s'être excusé à maintes reprises, aux médias, à la victime, à sa famille et à d'autres personnes, Logan Mailloux demande aux équipes de la LNH de ne pas repêcher, car il ne se considère pas assez mature. Sagement, plusieurs équipes le retirent de leur liste, malgré le fait que ce soit un espoir de premier plan. D'autres se questionnent: un espoir peut-il se retirer volontairement d'une liste?

La réponse de la LNH est ferme: non, un espoir ne peut pas se retirer d'une liste. Quelques équipes, dont les Canadiens de Montréal, en prennent bonne note.

Puis vint le repêchage, le 23 juillet dernier. Tout va bien, personne ne veut toucher à Logan Mailloux, fuyant les dommages collatéraux d'une telle sélection. Puis Marc Bergevin prend la parole: Les Canadiens sont fiers de sélectionner, des Knights de Longon, Logan Mailloux...

À TVA Sports, on ne réagit pas, on analyse simplement, puis Renaud Lavoie intervient: «Mailloux a demandé cette semaine de ne pas être repêché!» Ouch! La conversion change de ton, tous sont bouleversés. Même si Marc Bergevin livre un commentaire bien senti où l'Organisation promet d'épauler le jeune homme afin qu'il devienne une meilleure personne, le mal est fait, les médias sociaux explosent, les opinions diamétralement opposées s'affrontent, le mouvement #metoo connaît une soubresaut foudroyant, plusieurs sont insultés, choqués, frustrés et déçus du choix voyant un manque de respect de l'Organisation envers les femmes victimes de crimes sexuels. D'un autre côté, d'autres crient au droit à la deuxième chance.

Mon avis

À prime abord, dans cette situation, il vaut mieux laisser de côté les émotions, car le sujet est hautement explosif, surtout dans un marché qui carbure au hockey et aux moindres faits et gestes des joueurs. Il aurait été tellement plus facile pour le CH de passer outre Logan Mailloux, quitte à le repêcher à la fin, au pire. Mais même là, une telle situation aurait créé un tollé profond. Mais peu importe le rang de sélection, il a demandé à ne pas être repêché cette année. C'était pourtant simple, malgré les intentions louables des Canadiens, d'oublier son nom.

Mais non, ils l'ont choisi. Maintenant, sa sentence vient d'être prononcée; dans le marché montréalais, le marché québécois, là où le hockey est plus important que tout, Logan va subir une pression que jamais personne d'autre n'a subie. Chaque jour, malgré qu'il se soit excusé, malgré une thérapie, malgré toutes les démarches, on va te remettre sur la table cet événement: CHAQUE JOUR, CHAQUE PRATIQUE, CHAQUE MATCH. Non, je ne vois pas ce choix comme une récompense pour Logan Mailloux, je vous ça comme un cadeau empoisonné. Tu pensais pouvoir passer à autre chose, non, tu vas payer pas mal plus cher que tu pensais pour ce que tu as fait. 

C'était une fichue erreur de le prendre et de penser que ça passerait sous le tapis. Une erreur de la part de Geoff Molson d'avoir donné son accord. Mais ce n'est pas une erreur de dire que l'Organisation veut l'aider. Est-ce malveillant? Non! Des paroles pour apaiser la colère de milliers de personnes? Sans doute. Mais j'invite les personnes qui hurlent à donner une chance à Logan Mailloux. Vous voulez quoi? Qu'il croupisse en prison? Qu'il soit privé de jouer dans la LNH? On veut qu'il se réhabilite correctement, qu'il devienne un solide gaillard, un homme en qui les gens pourront donner leur confiance. C'est pas mal plus important qu'il devienne un honnête homme qu'une vedette dans la LNH. On pourrait chercher à droite, chercher à gauche, remuer ciel et terre, ça ne changera rien. La pire chose qui pourrait arriver maintenant, c'est que le CH laisse tomber Logan Mailloux, car il ne respecterait pas la promesse qu'il a fait envers le joueur et la population.

Les Canadiens auraient mieux fait de ne pas le repêcher, pour la santé mentale de Logan Mailloux, pour le prestige de l'Organisation et pour la victime, qui elle, sera toujours pointée du doigt: «C'est elle qui s'est faite filmer! C'est elle qui a brisé la carrière de Logan Mailloux.» Alors qu'au contraire, quand elle est arrivée dans la chambre à coucher de Logan Mailloux, elle ne pensait pas que ça allait chambouler sa vie.

Je me dis que heureusement, elle vit en Suède, elle pourra jouir d'un certain anonymat. Mais les journalistes, véreux, bien qu'ils le nient, iront la chercher pour connaître sa version des faits chaque fois que Mailloux connaîtra une bonne soirée ou une mauvaise, s'il gagne le Norris, le Conn Smythe, la Coupe, s'il se marie, s'il a des enfants, etc.

J'espère que cette jeune femme pourra aller de l'avant et mettre en arrière d'elle cette mauvaise histoire . Dans une récente entrevue, elle semblait très forte, solide et bien conseillée. J'ose croire qu'elle ne tombera pas sur un autre épais qui voudra faire le conquérant! Parce que le quotient intellectuel d'un groupe de joueurs de hockey quand il n'est pas question de hockey tombe assez bas.

En regard de ceux qui minimisent les événements, plusieurs posent la question: «Que feriez-vous si c'était votre fille?» Je serais furieux, je serais dans tous mes états et je lui interdirais de s'approcher d'un joueur de hockey. Bref, lui interdire est une chose, mais bon, je lui conseillerais de s'en éloigner. 

Mais une autre question pertinente doit être posée: «Que feriez-vous si c'est votre fils qui avait fait le tata?» Vous auriez honte, certes. Mais vous laisseriez votre enfant comme ça ? Jamais de la vie, vous iriez chercher de l'aide pour lui et vous lui rappelleriez comment on traite les femmes.

J'ai le sentiment que Logan Mailloux deviendra un meilleur être humain, qu'il y pensera deux fois avant de faire le twit, mais j'ai la forte impression que sa carrière dans la LNH, plus particulièrement à Montréal, ne se pas couronnée de succès. L'anonymat d'une ville américaine l'aurait servi dans son processus de réhabilitation. Pas à Montréal.

Je pense soudainement à Jonathan Drouin... 


* : Le terme trophée de chasse peut sembler péjoratif et mesquin envers la jeune victime. Par contre, il se veut plutôt sarcastique envers l'esprit parfois dinosaurien des gars dans une chambre de hockey.

mardi 10 novembre 2020

UN JOUR, JAMES BOND REVIENDRA

Salut! Long time no see! Ma dernière publication remonte au 1er janvier alors que je souhaitais une bonne année à tout le monde. Force est d'admettre que ces souhaits ne se sont pas matérialisés pour plusieurs hommes et femmes sur la planète, car un virus plutôt agressif, le Coronavirus, a tué plus d'un million de personnes jusqu'ici et pas moins de 50 000 000 d'autres ont été atteints. Des chiffres à glacer d'effroi.

Plusieurs sphères d'activités ont été touchées, plusieurs commerces ou grandes entreprises ont dû se résoudre à fermer leurs portes tandis que des millions de personnes ont perdu leur emploi. Côté cinéma, plusieurs productions prêtes à être lancées au cinéma ont été repoussées de plusieurs mois ou même d'un an. C'est le cas entre autres de la prochaine aventure de l'agent secret britannique James Bond. Déjà repoussé de plusieurs mois en raison de différences créatrices entre les producteurs et un premier réalisateur embauché, voilà que la pandémie a ni plus ni moins repoussé la sortie du film d'une année complète!

La dernière aventure probable de Daniel Craig dans le rôle de l'agent 007 se voulait déjà intéressante sur quelques points. D'abord, on apprenait que James Bond prenait sa retraite et qu'il se la coulait douce quelque part en Jamaïque en enfilant les martinis. Étant donné son départ, son patron, M, l'a remplacé par un autre agent. SCANDALE!!!!! Ce n'est pas un agent, mais une agente! SCANDALE!!!!! Elle n'est pas blanche, elle est noire. SCANDALE!!!! En plus, elle prend son matricule, le 007. SCANDALE!!!!

Évidemment, les médias, toujours en quête de clics et de controverses, ont repris la nouvelle avec des titres ambigus comme: L'AGENT 007 SERA UNE FEMME. Ouch! Les petits lecteurs qui ne prennent jamais le temps de lire auront compris que James Bond ne sera plus un homme, mais bien une femme. Dans leur tête, James Bond est 007. Pour eux, les deux sont indissociables.

En fait, c'est vrai et ce n'est pas vrai aussi. D'un point de vue cinématographique, l'agent 007 est James Bond. Il porte ce titre depuis sa création par Ian Fleming il y a des décennies. Mais d'un strict point de vue scénaristique, ou d'un point de vue réaliste (disons), l'agence MI6 qui l'emploie attribue des matricules à ses espions ayant le permis de tuer. Si James Bond est tué, s'il prend sa retraite, s'il est emprisonné, bref, s'il n'est plus là, on le remplace. Même chose pour le patron, M. Quand la M jouée par Judi Dench a été tuée, elle a été remplacée par un autre M, soit Ralph Fiennes.

Les réseaux sociaux s'enflamment, car plusieurs laissent présager que les producteurs suivront un mouvement féministe et que James Bond sera joué par une femme, en l'occurrence Lashana Lynch (Captain Marvel) dans No Time to Die, et qu'elle poursuivra l'aventure après. Elle ne peut pas jouer James Bond, car elle n'est pas James Bond, elle portera seulement son matricule. Le personnage s'appelle Nomi, pas James.

Par ailleurs, si les producteurs veulent s'amuser et produire un James Bond hors série avec cette Nomi comme personnage principal, je ne dirais pas non, à la condition que ce soit un hors série ou un spin-off. Pas question pour ma part qu'on dénature le personnage.

Plusieurs autres demandent si un acteur noir pourrait jouer James Bond. Hummmmm! Je me suis toujours dit non, car James Bond est blanc. Puis après réflexion, peut-être qu'un acteur avec un charisme certain comme Idris Elba pourrait être un choix judicieux, car je trouve qu'il a une présence formidable à l'écran. 

Mais pourquoi embaucher un acteur noir pour incarner James Bond? Pour satisfaire les militants? Pour démonter une forme d'inclusion? Je pense que la question ne devrait même pas se poser, James Bond est blanc et c'est tout. Batman et Superman sont blancs et Black Panther est noir. D'autres personnages d'agents secrets d'envergure peuvent très bien être incarnés par des acteurs noirs dans des super productions et attirer un large public.

Très hâte de voir le prochain James Bond qui sortira, on l'espère, le 6 octobre 2021. À moins que les plateformes comme Netflix, Apple ou Amazon n'acquièrent les droits et ne le présentent avant le printemps.



samedi 4 janvier 2020

BONNE ANNÉE 2020!

Bonne année 2020 à tous mes fans!

dimanche 27 octobre 2019

REBONJOUR!

Il s'est passé 327 jours depuis mon dernier billet. Presque une année. J'ai le sentiment d'avoir dit une multitude de choses, mais jamais ces choses n'ont été écrites via mon blogue (ou blog). Denise Bombardier me vilipenderait sans merci si elle lisait mes écrits et s'apercevrait que je n'utilise pas la bonne terminologie. D'ailleurs, je crois que l'on écrit blogue comme on écrit blague. Super alors!

Je suis allé voter lundi dernier, le 21 octobre. J'ai gagné mes élections. J'ai choisi le moins pire candidat à mon sens. Oui, le bloquiste Yves-François Blanchet était génial, tout comme Jagmeet Singh, j'ai cru en mon candidat local, monsieur William Amos. C'est drôle de voir les Albertains en peine parce que les conservateurs ont été battus. Achetez donc du charisme à votre chef et enlevez-lui le balai qu'il a dans le derrière. En tout cas, paraît-il qu'il y a un mouvement de séparatistes en Alberta. Pas question de leur envoyer des autobus.

Le CH a débuté sa saison. Fiche un peu en haut de .500. Des défaites complètement loufoques contre des équipes qui ne seront pas des séries: Detroit et Minnesota. Sans compter cette défaite contre San Jose, une équipe vieillissante qui est encore en train de réchauffer son moteur. Mais les Canadiens, quand ils ont une bête noire, on dirait que ça transcende les années. Imaginez, le CH n'a pas gagné à San Jose depuis le 23 novembre 1999: ça fait 20 ans! Le coach de l'époque était... Alain Vigneault. Leur dernière victoire contre les Requins à Montréal date quand même d'il y a 4 ans, le 21 mars 2015. Ça fait dur, très dur.

La Série mondiale oppose les Astros de Houston aux Nationals de Washington, les anciens Expos. Ironique, en ce 50e anniversaire de naissance des Expos, ce 25e anniversaire de la grève de 1994 et le 15e anniversaire de leur départ, la franchise obtient finalement sa chance en finale. En date de 27 octobre au petit matin, la série est égale 2 à 2. Je crois bien que nous irons à la limite et que les Astros vont gagner.

Hier, le 26 octobre, c'était le 22e anniversaire de la victoire de Jacques Villeneuve en Formule 1. Le fils de Gilles Villeneuve rendait fière une province entière. Alors âgé de 26 ans, le pilote natif de St-Jean-sur-Richelieu remportait son seul et unique titre. On se souviendra que l'Allemand Michael Schumacher avait essayé de le sortir de piste afin de gagner lui-même le championnat.

Mais je me souviendrai toujours de la victoire de Jacques Villeneuve pour une raison: mon ami Michel Paquette, dit Pompon, est décédé du cancer ce matin-là à l'âge de 21 ans. Il devait livrer une troisième lutte contre ce terrible ennemi depuis le début de sa jeune vie. Il avait remporté la guerre à 6 ans et à 14 ans. Mais là, ce fut de trop. Il avait tout un caractère le Pompon, mais c'était aussi un type fantastique. Il pêchait, riait, se frustrait, buvait beaucoup de vodka et il conduisait un pickup Dodge Ram bleu. À sa mort, il étudiait en TASI, soit en technique en assainissement et en sécurité industrielle au Cégep de Jonquière. L'été précédent, il avait même eu la chance de travailler quelques heures dans son domaine pour le Cégep. Preuve qu'il ne sera jamais oublié, je discutais hier avec un ami commun, Martin Martel. Il avait de la misère à contenir ses larmes en se remémorant Pompon. Tu seras toujours avec nous Pompon!

Je crois que ce sera tout pour aujourd'hui.

Je reviendrai.

mardi 4 décembre 2018

LE GARDE DU CORPS

Série télévisée britannique très suivie en septembre dernier, le Garde du corps, version française de Bodyguard, est débarqué sur Netflix le 23 octobre dernier.

La série raconte l'histoire de David Budd, militaire devenu policier, qui déjoue une tentative d'attentat dans un train londonien. Impressionnée, sa patronne Lorraine Craddock lui confie la protection de Julia Montague, ministre de l'Intérieur. Très controversée, son nombre de détracteurs est partout, même chez ses collègues.

Victime d'un attentat auquel elle échappe de justesse, la ministre est confinée dans un hôtel tenu secret où elle et son protecteur succombent l'un à l'autre.

J'arrête le résumé de l'histoire ici, évitant de dévoiler les quelques revirements de l'intrigue, somme toute solide, mais avec quelques dialogues relativement creux et autres séquences illogiques à mon sens dans de telles circonstances, par exemple, l'attachée politique qui est morte de rire en renversant son café sur sa patronne ou la chef de police Craddock qui quitte les lieux d'une scène sous haute tension alors qu'elle donne l'ordre à ses tireurs d'exécuter le personnage principal! Cependant, la tension est à son comble constamment et le téléspectateur ne peut s'empêcher de continuer à enfiler les épisodes l'un après l'autre.

Bodyguard compte sur un casting exclusivement - ou presque - britannique, relativement peu connu en Amérique, sauf pour Richard Madden (David Budd) que l'on a vu dans les deux premières saisons de Games of Throne.  La ministre de l'Intérieur est interprétée par Keeley Hawes. La chimie entre les deux est palpable et c'est en quelque sorte l'un des éléments marquants de la série.

Compte tenu du succès critique et public, une deuxième saison est dans les plans, mais rien jusqu'ici n'a été annoncé.

vendredi 2 novembre 2018

HALLOWEEN ET SES MAINTES RÉSURRECTIONS

Résultats de recherche d'images pour « michael myers »Michael Myers est de retour sur les écrans en compagnie de Laurie Strode depuis le 19 octobre dernier pour célébrer le 40e anniversaire de cette franchise d'hooreur iconique. Ici, je retrace les grandes lignes du parcours de Michael Myers et de sa douce soeur.

1978. Sortie du film Halloween de John Carpenter. En tête d'affiche, une jeune actrice de 19 ans, Jamie Lee Curtis, fille de Tony Curtis et de Janet Leigh, vedette de Psycho d'Alfred Hitchcock, mais également le vétéran acteur Donald Pleasance.

Haddonfield, Illinois. Un soir d'Halloween en 1963, le jeune Michael Myers, 6 ans, assassin sa soeur de 17 ans, Judith. Le jeune garçon est immédiatement placé dans une institution psychiatrique où il est suivi de près par le docteur Samuel Loomis (Pleasance).

15 ans plus tard, Myers (Nick Castle) s'échappe et revient à Haddonfield sur les lieux du crime. Dans sa mire, des jeunes gens qui, comme sa défunte soeur, sont trop occupés par les plaisirs charnels.

Ce soir-là, Laurie Strode (Curtis) réussit à échapper au carnage du psychopathe au couteau affûté, mais personne ne peut réellement arrêter Myers, malgré qu'il soit atteint de six balles, gracieuseté de son médecin traitant, le docteur Loomis.
Résultats de recherche d'images pour « halloween 1978 »Tourné pour 300,000 petits dollars, le film rapporte pas moins de 47 millions au box-office nord-américain, sans compter les produits dérivés et pas moins de sept suites, un remake qui a lui-même donné une suite. Évidemment, un tel succès crée un phénomène et on s'en inspirera pour produire les Jason, Freddy et autres clones maléfiques de ce monde. Il permettre aussi à Jamie Lee Curtis de lancer une brillante carrière au cours de laquelle elle sera choisie pour une pléiade de films d'épouvante, particulièrement dans les premières années.

Trois ans plus tard, la suite attendue de Halloween sort sur les écrans. Jamie Lee Curtis, Donald Pleasance et Michael Myers, joué par un nouvel acteur, reprennent donc du service.

L'histoire se déroule immédiatement après les événements du premier film. Laurie Strode est envoyée à l'hôpital suite aux blessures et choc subis lors de son affrontement avec Myers. Ce dernier la pourchasse dans un hôpital étrangement peu occupé pour une soirée d'Halloween.

Afin d'éliminer définitivement le tueur, le docteur Loomis se sacrifie dans une explosion qui emporte aussi Michael Myers. Le tueur s'effondre au sol; il est mort. Tout comme le docteur Loomis.

Dans cet épisode, on apprend pourquoi Myers a Laurie Strode dans son collimateur. La jeune femme est en réalité sa soeur et le psychopathe a l'intention d'éliminer une fois pour toutes sa famille. Inférieur au premier film, ce deuxième Halloween obtient quand même un succès au guichet avec 25 millions de dollars au box-office par rapport à un budget de 2,5 millions. 

Comme Michael Myers est probablement mort, le producteur Moustapha Akkad, derrière le tout premier projet Halloween, décide mettre en chantier un troisième film sans aucun lien avec les deux premiers. Le but était de créer une anthologie autour des films Halloween.

Dans Halloween III: The Season of the Witch, un machiavélique fabricant de jouets produit des masques d'Halloween mortels afin d'éliminer un nombre atroce de personnes. Le film est un échec critique, mais rapporte quand même 14 millions de dollars sur un budget de 2,5 millions. Cependant, les fans de la première heure ne veulent rien d'autre que le retour de Michael Myers, le tueur masqué.

Donc, après six années de pause, la série Halloween revient au cinéma, Michael Myers remet son masque de tueur et est de retour à Haddonfield à la recherche cette fois-ci de la fille de Laurie Strode, jouée par le jeune Danielle Harris. L'absence de Laurie Strode est due au fait que Jamie Lee Curtis avait signifié ne plus vouloir jouer dans des films d'horreur. Son personnage est donc soi-disant «mort».

Même s'il a pris feu dans Halloween II, Myers n'est que dans un petit coma. Il s'échappe lors d'un transfert (comme d'habitude). Coup de théâtre! Le docteur Loomis est lui aussi bien en vie et il pourchasse son patient sans relâche.

Michael Myers est cette fois-ci fusillé en choeur par des policiers et tombe dans un puits. Mais le punch final, c'est de voir la fille de Laurie Strode, avec le même déguisement que son oncle la nuit où il tua sa soeur. Qui plus est, la fillette commet l'irréparable. 

Doté d'un budget modeste de 5 millions de dollars, le film en rapporte 17! Rapidement, l'année suivante, une suite voit le jour avec les mêmes personnages, ou presque.

Oui, Michael Myers s'est en encore sorti. Après être tombé dans le puits, il a réussi à s'enfuir par des canaux et est recueilli par un ermite. Évidemment, comme il est un être maléfique, Myers tue son hôte.

Pendant ce temps, sa nièce est internée dans un asile et elle est devenue muette suite aux événements précédents. Michael et elle communiquent par télépathie. Le docteur Loomis pense qu'il peut anéantir une fois pour toutes son fidèle patient grâce à ce moyen­.

Un mystérieux homme en noir aide Michael Myers dans ses crimes, lui pavant la voie vers l'assassinat de sa nièce. Cette dernière réussit néanmoins à se sauver du masque de son oncle. Myers est capturé, jeté en prison, mais s'échappe encore. Misère...

Ce n'est pas fini. Michael Myers revient en 1995 avec Donald Pleasance, pour une dernière fois, l'acteur est de 78 ans est mort peu après le tournage.

Michael Myers de son côté est en bien en forme, il parvient même à tuer sa nièce dès le début. Il retourne par la suite à Haddonfield où on ne fête plus Halloween. Il s'en prend aux Strode, famille adoptive de Laurie vivant dans l'ancienne maison des Myers!!! Pas possible! Et Michael serait le père de l'enfant de la fille de la nièce. En effet, l'homme en noir rencontré dans le précédent épisode a réussi à féconder in vitro la fille de Laurie Strode avec la semence de Michael Myers. Incroyable!

Résultats de recherche d'images pour « halloween movie timeline »L'histoire tourne donc autour des nouveaux Strode, du fils de Michael Myers et de Tommy Doyle, joué par Paul Rudd. Doyle est cet enfant gardé par Laurie Strode lors de la nuit sanguinaire de 1978. Navet sur toute la ligne, ce Halloween est techniquement le dernier de sa lignée, car il n'est pas suivi par aucun film dans sa ligne temporelle. (Voir explication sur le tableau).

HALLOWEEN H20

Puis en 1998, Jamie Lee Curtis arrive la brillante idée (sans sarcasme) de faire des retrouvailles pour le 20e anniversaire de la franchise. Voyant qu'il n'était pas évident de faire une suite directe au dernier volet sorti en 1995, on travaille plutôt une suite directe au 2e film éliminant du coup toutes les sornettes survenus par la suite.

Laurie Strode a simulé sa propre mort afin d'en finir avec Michael Myers. Elle se nomme maintenant Keri Tate et elle directrice d'un collège privé. Elle a un fils de 17 ans, John, joué par Josh Hartnett, et elle est très névrosée à l'approche de chaque Halloween, surprotégeant son fils lors de cette journée sanglante. Elle fait bien de se méfier, car Myers respire toujours. Il tue une infirmière gardant le secret de l'identité de Laurie Strode et la retrace jusqu'en Californie.

Dans une fin spectaculaire, Laurie Strode réussit à couper la tête de son sinistre frère avec une hache. Michael Myers est mort. C'est fini.

Jamie Lee Curtis livre une performance sans faille en parfaite symbiose avec la jeune femme qu'elle a été 20 ans plus tôt. Sa propre mère, Janet Leigh, joue le rôle de sa secrétaire. Succès au box-office et au point de vue critique, il donne la mauvaise idée aux producteurs de revenir à la charge.

En effet, en 2002, Jamie Lee Curtis reprend son rôle, principalement par obligation contractuelle. Même si elle tient la tête d'affiche, elle est liquidée après 10 minutes par son horrible frère. Par la suite, Michael Myers s'attaque à des jeunes tournant une télé-réalité dans sa maison devenue tristement célèbre.

Mais comment Michael Myers a-t-il bien pu réussir ravoir sa tête? En fait dans Halloween H20, il aurait troqué ses vêtements pour celui d'un paramédic. Par erreur, sans le savoir, Laurie Strode a tué la mauvaise personne. 

Cette ligne du temps se termine, comme expliquée dans le tableau ci-haut. D'ailleurs, avec raison, les fans de la série renient énergiquement et catégoriquement ce film. Moi aussi.

En 2007, le chanteur et réalisateur Rob Zombie y va de sa propre version d'Halloween. Il revient un peu plus tôt dans la vie de Michael Myers afin de le faire parler un brin et tentant d'expliquer sa folie meurtrière. Le film met en vedette le lutteur Tyler Mane dans le rôle de Michael Myers, Malcolm McDowell dans ce lui du docteur Loomis et Scout Taylor-Compton dans celui de Laurie Strode. Succès au box-office, une suite est bien sûr mise en chantier.

Deux ans plus tard, elle voit le jour. Michael Myers est désireux d'en finir avec sa soeur qui échappe sans cesse à sa maléfique lame de couteau. C'est Laurie Strode qui tue finalement Michael, mais elle est internée tout de suite après l'acte, car elle portait le masque meurtrier de son frère.

HALLOWEEN H40

En 2018, la franchise célèbre ses 40e anniversaire. Pour souligner l'événement, on a décidé de sortir Michael Myers des catacombes et de ramener sa fidèle ennemie Laurie Strode. Comme Jamie Lee Curtis a le sens des retrouvailles, elle est elle-même désignée comme productrice exécutive.

Mais Laurie Strode est décédée dans le navet Halloween: Resurrection. Et à moins de la ressusciter elle aussi, la seule manière de la remettre en scène, c'est d'oublier tout ce qui est arrivé après les événements du 31 octobre 1978 à Haddonfield où elle a échappé à la mort de justesse.

Donc le scénariste Danny McBride a l'idée d'effacer tout ce qui s'est passé après la premier film. Michael Myers n'est pas mort 22 fois, il a été arrêté et placé dans une institution psychiatrique. Laurie Strode, de son côté, vit recluse dans une maison très bien défendue dans les bois en attendant patiemment sa revanche. Elle n'est plus la jeune femme innocente d'autrefois, mais plutôt une guerrière non loin de Sarah Connor de la série Terminator. Elle a une fille et une petite-fille, mais la relation est elles n'est pas au beau fixe. Et non, elle n'est pas la soeur de Michael Myers, fait inventé dans le deuxième film.

Le soir du 30 octobre, Michael Myers doit être transféré d'établissement (tiens, tiens) avec une Laurie Strode qui veille au grain. Bien entendu, le transfert tourne mal (pourquoi diantre toujours vouloir le changer d'adresse?) et Myers s'échappe. Il a bien l'intention de rayer tout l'entourage de Laurie Strode, son seul échec en carrière!

Le carnage est sans précédent partout où il passe. Mâchoire éclatée, tête brisée, gorge tranchée, dents arrachées, corps transpercé, le tueur est en grande forme malgré ses 62 ans bien sonnés.

Il retrace Laurie et sa famille qui réussissent à l'attirer dans la maison maternelle où le piège est en place. Bien sûr, il est coincé et brûlé vif, enfin, probablement. Les trois femmes de tête, la grand-mère, sa fille et sa petite-fille s'en sortent indemnes. Comme de raison, on laisse la porte grande ouverte pour une suite.

Certes, le film s'élève au-dessus des autres productions de la série, sauf le premier et le H20. Jamie Lee Curtis est d'une grande intensité dans le rôle qui l'a fait connaître. Idem pour Andi Matichak, jeune actrice interprétant sa petite-fille.

On ne réinvente pas le style, mais on multiplie les clins d'oeil aux autres films, même si on les a volontairement retirés de la nouvelle ligne du temps. Les fans de la première heure sauront remarquer tous les détails.

Je trouve sympathique toutes ces références au passé, mais l'accent aurait pu davantage être mis sur la nouveauté et l'originalité. Les motivations de Michael Myers demeurent fondamentalement inconnues et parce que ça semble le cas dans les films d'horreur, le lot de personnages grotesques se multiplie, malgré le sérieux de leur position: le médecin traitant Myers ou le shérif un peu trop cowboy. Qui plus est, les policiers sont un peu trop dupes. Au moins, on n'a pas fait appel à la nunuche blonde de service.

Reste que ce Halloween s'avère divertissant, drôle, parfois effrayant, bien assez sanglant, juste assez bon pour ne pas avoir à regretter son investissement. 

samedi 18 août 2018

LE GOLF ET MOI

Été 2018, il fait chaud. Nous habitons tout près d'un terrain de golf, à dix secondes de marche en fait. Quelques fois par été, les enfants et moi allons nous balader sur le terrain, ramassons des balles, admirons la nature et voyons quelques joueurs au passage. Des promenades agréables.

Mais ce bonheur est loin d'être inné. J'ai toujours trouvé ce sport plate à regarder à la télévision. Un ami me disait, c'est plate à regarder, mais c'est le fun de jouer. Cet ami jouait déjà avec son père et son grand-père sur quelques terrains du Saguenay.

La bécane disparue

Été 1991, cet ami frisé me propose l'idée d'aller au club de golf Saguenay pour ramasser des balles. Nous partons donc à vélo avec un autre ami et nous nous rendons au terrain. Nous laissons nos bécanes dans un petit bois, à l'abri des regards, et nous marchons sur une partie du parcours. On marche beaucoup dans les bois et on garde les balles que l'on trouve.

Nous avons pu aider un golfeur à retrouver sa balle, mais quelques minutes plus tard, une responsable des lieux nous a demandé de quitter, avec un tact peu légendaire, car nous n'avions pas le droit de nous trouver là. C'est vrai, comme un intrus ne peut pas se trouver sur un terrain de baseball sans permission pendant un match. Mais quand tu ne fais pas de mal, qui peut bien t'empêcher de marcher un terrain de golf? Bref, nous quittons.

Nous retournons à nos vélos... et coup de théâtre! Ils ont disparu. Nous sommes pourtant à la bonne place. Le stress nous envahit, nous allons à la réception demander si des vélos ont été retrouvés. Je blague en disant que mon vélo valait très, très cher... c'est-à-dire pas grand chose. Le père de troisième gars qui était avec nous vient nous chercher et nous amène au poste de police pour signaler le vol. Chacun avons un numéro d'assurance et nous repartons à la maison.

Mon vélo avait 4 ans, mais celui de mon ami frisé était tout neuf. Ses parents étaient furieux. En plus, ils ne m'aimaient pas trop. Je parie qu'ils ont toujours cru que c'était moi qui nous avais entraînés là-dedans. Quelques jours plus tard, j'avais un nouveau vélo... et lui aussi. Des assurances, ça aide. Sauf que le golf m'avait envoyé son premier avertissement.

Une première fois

Je n'ai joué au golf que la première fois (je crois) en 1996 au Club le Ricochet de Chicoutimi où travaillait mon ami Jean-Sébastien Roy (le politicien, pas le directeur). Un sympathique petit 9 trous pour petits et grands. Martin Martel, un autre ami, m'avait invité à jouer pour ma fête. Je ne me souviens plus qui a gagné, mais on a eu du plaisir. Nous avons aussi eu du plaisir à jouer à frapper quelques balles de pratique sur le boulevard du Royaume à Jonquière.

En 1998, avec les parents de l'équipe de baseball que j'entraînais avec mes amis Jean-François Marceau et Jean-Sébastien Roy (le directeur), j'ai fait un premier «vrai» parcours. Un 9 trous, mais le gros 9 comme on le surnommait au Ricochet. Je pense que j'ai roulé 70. Mauvais... mais pour une première fois, pas grave. J'en ai perdu des balles.

Puis silence radio jusqu'en 2002. J'enseigne à Mascouche et comme activité de fin d'année, je décide d'aller golfer avec des élèves de ma classe. Ils sont avertis, je suis mauvais. Ils m'avertissent, ils le sont aussi. Je leur paye un sceau de balles pour pratiquer leurs coups de départ. Des collègues avaient enseigné les codes vestimentaires du golf (première fois que j'entendais ça): chemise ou chandail à col. Bahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh! Pas sérieux. Heureusement, mes collègues nous avaient rassurés disant que la direction du club de golf ne devrait pas en faire un plat.

Le timbré

À mon retour au Saguenay pour les vacances, je vais jouer une ronde de golf avec un (autre) ami, Carl «Billy» Lamontagne. Encore au Ricochet. C'est là que mon dégoût du golf atteindra son paroxysme. Avec nous, le beau-frère de Carl, Daniel. Nous commençons vers 10h30, on s'amuse, Carl domine, je joue pour une 3e fois et Daniel a l'habitude de jouer avec Carl. Daniel et moi s'échangeons les mauvais coups. Vers le 6e ou 7e trou, le tonnerre descend du ciel. Carl, Daniel et moi jasons et rions en marchant vers le trou suivant. Un type, visiblement déconcentré lors de son coup de départ (ou prenant ça très au sérieux) nous pète une coche solide (langage d'ado). Il descend les saints du ciel, nous traite de nom à ne pas répéter. Carl, qui n'a pas l'intention de se faire marcher sur les pieds, lui répond qu'il existe une manière de parler aux gens correctement. L'homme, remis à sa place, ne sachant plus trop quoi dire, nous demande de jouer au golf. Jouer au golf... c'est ça le problème. On ne joue pas au golf quand, pour le fun, on pète une coche à d'autres gens qui sont là pour le fun. Depuis ce jour de l'été 2002, j'ai complètement banni l'expression jouer au golf. Tu ne joues pas golf, tu golfes. Point. On déshonore le fait de jouer en employant ce verbe dans la même phrase que golf.

De retour au travail, je discute de la situation avec un collègue. Il défend l'attitude médiocre du trou de beigne ayant fait sa crise. «C'est un sport sérieux, un sport de concentration. C'est de même.» Ok, j'ai compris, de chemise propre et chandail à col aussi.

Je golfe deux autres fois en juin 2003. Une nouvelle fois avec les mêmes élèves que l'année précédente et une dernière fois avec les collègues. C'est lors de cette partie que je réussirai ma seule normale à vie lors d'un trou. Un beau 4. Mon collègue Carlos est moins bon que moi, ça permet de sortir la tête haute.

Anecdote

Carlos était un chic type mais aussi un petit cachottier. À la veille d'un tournoi de billard entre collègues, il m'a demandé de jouer avec lui. «Je ne sais pas jouer», lui dis-je. «Moi non plus», me répondit-il. Nous commençons le tournoi, nous gagnons un match, puis un autre, puis encore un autre. En finale, nous remportons les honneurs. J'y crois pas. Mes collègues sont plus mauvais que nous, c'est certain. Le vilain garnement Carlos vient me voir le lendemain dans mon local de travail avec des photos de lui... et la table de billard qu'il a construite. Le gars devaient jouer 72 parties par soir dans sous-sol avec ses amis latinos!!!!!!!!!!!!

Une dernière fois

Je ne crois pas golfer de nouveau avant 2006. Mes amis de baseball du Saguenay organise un tournoi de golf comme activité bénéfice pour leur équipe. Encore une fois, ça se passe au Ricochet. Je ne suis pas certain de jouer, je branle dans le manche. Les gars m'appellent à la maison vers 8 heures et m'offrent la chance de jouer. «Ok.» Mais je ne suis pas pressé à me rendre si bien que j'arrive vers 11 heures au terrain. «Chris, tu as failli manquer le dernier départ.» Bof, le golf est déjà chanceux d'exister, il peut remercier le ciel que je sois présent. Je crois battre mon record de 70 au Ricochet.

C'est la dernière fois que j'ai golfé jusqu'à aujourd'hui. Même quand des amis et collègues me proposaient de faire une ronde de golf avec eux lors des partys de fin d'année scolaire, je préférais aller marcher avec mes collègues, grandes dames de l'enseignement.

Vivre près d'un terrain

Fin 2009, ma conjointe et moi aménageons dans une maison nouvellement construite tout juste à côté du terrain de golf les Vieux Moulins. Une belle occasion pour moi de me «venger» de ce fou furieux qui nous avait injuriés il y a quelques années serait me procurer une vuvuzela (rendue populaire lors du Mondial 2010 en Afrique du Sud) et claironner chaque fois qu'un joueur s'élance. Je commande ladite vuvuzela, mais elle ne se rend jamais à destination. L'étiquette est saine et sauve.

Je décide plus tard de mettre de ma hantise du golf de côté et je vais prendre des marches avec ma fille sur le terrain, histoire de profiter de la nature, des beaux animaux en liberté (chevreuil) et sympathiser avec les golfeurs. Parce que cet imbécile qui nous avait engueulés comme du poisson plus pourri que lui semble ne pas être la norme dans ce sport. Par exemple, ma fille et moi sommes assis au départ du 6e trou et un homme lui donne une balle rose. Ma fille est ravie.

Ma mère en visite en profite même pour ramasser quelques pommes dans les pommiers pour en faire des tartes et de la compote. Vraiment, nous sommes heureux de vivre à proximité d'un terrain de golf. Surtout, nous n'avons pas de voisin.

Notre fils naît en 2013 et dès qu'il est capable de marcher, il vient se promener sur le terrain lui aussi. Mais chers amateurs de golf, ne vous en faites pas, nous n'allons briser le terrain ou voler des drapeaux, nous profitons de la nature et ramassons des balles. Anecdote drôle, ma tante et ma mère ont décidé un beau soir de prendre une marche sur le terrain avant d'être prises par la pluie. Elles sont revenues à la maison trempées!!! Elles en parlent encore.

Si nos intentions sur le club sont pacifiques, ce n'est pas le cas de tous. Des intrus, visiteurs du soir et autres malfrats se plaisent à venir jouer quelques trous sans payer... et après 19 heures, car le CLUB ferme à cette heure. On voit même un type revenir régulièrement si bien que la direction du club a décidé depuis deux ans de mettre une pancarte assez expéditive: ENTRÉE INTERDITE. Les contrevenants seront POURSUIVIS. Bon, ça me va. C'est carrément du vol quand tu vas faire quelques trous sans payer une cenne, surtout que ce terrain est sur le «respirateur artificiel», comme le disait un défunt collègue. Pour ma part, je ne me sens pas visé. J'y vais avec les enfants, trois ou quatre fois par été, avec prudence, sans jouer, en respectant les lieux et admirant la beauté de la nature. Et de plus, que peuvent-ils bien nous faire à part: «Veuillez svp quitter les lieux»?

Cet été, nous avons fait beaucoup de rénovations dans la maison. Les enfants ne se contentent pas toujours de regarder la télé ou de jouer dans la cour, surtout mon fils. Or, il m'a demandé d'aller au golf une fois, deux fois, trois fois et plus. Avec cette chaleur de fou cet été, peu de joueurs se promenaient sur le terrain. Alors, on en a profité pour ramasser beaucoup de balles. Mon fils était très heureux. Puis, le petit homme d'affaires qu'il est a même décidé de ramasser des canettes vides histoire d'aller les échanger au dépanneur. Il essaie même d'échanger des balles avec des joueurs et des joueuses qu'il regarde de façon intéressée. Un homme lui propose même d'essayer de taper une balle. Il ne se fait pas prier.

L'unilingue de souche

Un beau samedi soir, cependant, un jeune employé du terrain nous aperçoit à bord de sa voiture. Il vient nous saluer, mais nous rappelle que nous ne pouvons pas se trouver sur les lieux. Je lui réponds que je le sais, mais que nous n'enfreignons pas de règle directe, soit de jouer sans payer. D'ailleurs, je lui mentionne que je peux «stooler» les contrevenants. «Je sais, j'en ai déjà pogné», me dit-il. «Comme vous ne faites que marcher, je vous salue.» Il quitte, nous étions sur le chemin du retour de toute façon. Première fois en 5 ans que l'on croise un employé de ce CLUB. Ça prendra sûrement 5 ans avant d'en revoir un autre.

J'avertis mon fils qu'il faudra quand même être prudent. Si ce jeune homme a été sympathique, il va sûrement rendre compte de ce qu'il a vu lors de sa tournée et ses patrons seront au courant qu'un père et son fils marchent sur leur terrain.

Nous y retournons une ou deux fois et puis la dernière fut cependant... disons fatidique. Après une grosse pluie, mon fils demande encore d'aller au golf. Bonne idée, il n'y aura presque personne, il vient de pleuvoir fort. Il apporte son sac d'épicerie pour ramasser des balles et des canettes. Au loin, nous voyons une voiturette. Le gars semble jouer, mais passe quelques moments sur le bord des arbres, puis il rejoue. Il frappe une balle et nous la voyons atterrir. Nous nous approchons et j'explique à mon fils qu'on ne peut pas toucher cette balle, ni même la donner au joueur, car il doit jouer la balle là où elle s'est arrêtée. Le type porte des écouteurs, une veste rouge, visiblement, il ne respecte pas le code.

Et là, il part... et en anglais svp. Je vais traduire.

«C'est une propriété privée ici. (Ah ouais, je ne vois pas souvent le proprio). Vous êtes en présence d'un enfant et c'est très dangereux (Dieu merci, je ne suis pas sur un champ de tir). Pour votre sécurité et celle de votre enfant, vous devez quitter. (Dis-le donc que tu as peur que je démolisse le terrain). Je sais ce que je dis, je travaille ici. (Ayoye! Deuxième fois en 5 ans - même 9 ans - que je vois un employé.)

Comme l'homme parlait [juste] en anglais, mon fils n'a rien compris. Il ne voulait pas quitter, pour lui, c'est une partie de plaisir. Pour moi aussi. Il a fallu que je lui explique plusieurs fois avant de le convaincre de quitter. Pas facile pour moi de faire valoir mon point de vue en anglais avec une bête féroce, surtout que je suis fondamentalement dans le tort.

La réalité est que oui, nous n'avons pas le droit d'y être. Pas besoin d'être un astronaute pour savoir ça ni de porter un chandail à collet. Mais quelle insulte de se faire parler en anglais, au Québec, par un employé visiblement unilingue et qui se fout complètement de la langue que je parle. Cet employé du terrain, où j'avais quasiment envie de jouer, m'a projeté au visage ce pourquoi je détestais le golf: attitude hautaine, le code vestimentaire (même pas respecté par l'employé) et cette manière de s'adresser aux gens (rappelons-nous l'épisode de ce fou brack en 2002). Un bonjour pour démarrer une conversation est toujours plus apprécié et ça permet de détendre l'atmosphère à la veille d'un avertissement. Cet homme, qui n'a sûrement pas reçu une éducation adéquate, a préféré utiliser un ton méprisant même s'il a voulu se faire le porte-parole de la sécurité. Je connais assez le golf pour comprendre qu'on ne se place pas entre un joueur et le trou. Je connais aussi assez la vie pour éloigner mon fils du danger (je ne veux même pas qu'il sorte en avant de la maison sans être accompagné). Pas besoin d'une morale à deux cennes.

Quelques minutes plus tard, à notre retour, je regardais la page Facebook du CLUB. Un client mentionnait l'an dernier que le personnel était RUDE. Il a dû rencontrer mon anglophone avec ses écouteurs et sa veste rouge.

Je crois que nous avons visité le terrain une dizaine de fois lors du mois dernier. Il est possible que les joueurs, ravis d'avoir rencontré un jeune et son père, en aient parlé aux employés, sans oublier le jeune employé que nous avions croisé quelques jours auparavant. Le RUDE homme s'est sans doute donné pour mission de nous arrêter et de nous expulser, car il n'arrivait plus à trouver des balles et que le terrain avait trop de mauvais herbes, sans doute à cause de nous.

Tout ça ramène à cet avertissement qui mentionne que l'entrée est interdite sous peine de POURSUITE. Une poursuite. Ha! Ha! Ha! Ha! Si je me fie à l'écriteau, j'attends une poursuite d'ici quelques jours.

Voilà, j'ai voulu entreprendre des moyens pour aimer le golf en déménageant tout près d'un terrain, en profitant de la nature qui s'y trouve, j'ai presque voulu jouer, mais le golf, lui, s'est chargé de me rappeler de ce qu'il est et qu'il sera toujours pour moi: répulsif.

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Dans un article de Radio-Canada datant de 2014, on explique que le Regional Group (d'Ottawa) du propriétaire Steve Gordon qui exploite le terrain pourrait être expulsé à tout moment, car le zonage permet de construction des habitations sur le terrain. Un ami habitant tout près, qui est cité dans le texte, dit qu'il a même déboursé 40,000$ pour avoir une maison près du terrain.

Mais en 2015, un juge de la cour d'appel a donné raison au groupe de Steve Gordon.

Un juge devrait aussi l'obliger à employer des anglophones de souche capables de s'adresser aux gens en français. Le président d'Impératif français, monsieur Jean-Paul Perreault, aurait sûrement du plaisir avec monsieur Gordon. D'ailleurs en 2010, sur le site d'Impératif français, un texte parlait des clubs de golf du secteur Aylmer où on prenait un malin plaisir à ne communiquer aucune information en français sur leur page web. Évidemment, les Vieux Moulins en faisait partie.

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En terminant, nul doute que nous y retournerons.

mardi 27 mars 2018

PRÉDICTIONS BASEBALL

La saison 2018 de baseball est à nos portes et voici mes prédictions pour un autre été qui promet d'être excitant.

LIGUE AMÉRICAINE

DIVISION EST

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Giancarlo Stanton
Après avoir concédé le haut du classement aux Jays en 2015 et 2016, les Red Sox et les Yankees sont désormais de retour comme adversaires acharnés et seront engagés dans une lutte à finir dès le début de la saison. Les Yankees ont profité les premiers de la vente de feu des Marlins (signée Derek Jeter) en allant chercher le puissant Giancarlo Stanton (ainsi que son lourd contrat). Avec Judge et Sanchez, les Yankees vont frapper des canons à un rythme renversant, mais se feront aussi passer dans la mitaine de façon outrageuse. Chez les Red Sox, on a ajouté J.D. Martinez au rayon de la puissance au bâton et il devrait avoir un plaisir fou à envoyer des balles dans le champ droit du Fenway Park. Si les Yankees devraient faire plus de points, je crois que les Red Sox en donneront moins, surtout en raison d'un trio de lanceurs potentiellement candidats au Cy Young en Chris Sale, David Price et Rick Porcello. Les Jays devraient suivre au 3e rang grâce à un bon personnel de lanceurs. On devra surveiller Josh Donaldson de près, lui qui écoule sa dernière saison avant de devenir joueur autonome. La direction, comme elle l'a fait dans le cas d'Edwin Encarnacion, a refusé de lui offrir un contrat d'envergure avant le camp d'entraînement. Il y a fort à parier que si les Jays ne sont plus dans le décor en juillet, Donaldson lèvera les pattes... malheureusement. Les Orioles et les Rays fermeront la marche; les Orioles n'ont pas de lanceur et les Rays sont destinés à déménager.

1- Boston
2- New York
3- Toronto
4- Baltimore
5- Tampa

DIVISION CENTRALE

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Corey Kluber
On pourrait dire que les Indians font se faire chauffer les fesses par les Twins une bonne partie de la saison, surtout en raison de la puissance offensive des représentants du Minnesota. Toutefois, les Indians ne sont pas dans la même ligue que les hommes de Paul Molitor au sujet des lanceurs, ce qui m'invite à les favoriser comme champions de division. Pour la balance, les Royals ont perdu des éléments d'importance en Lorenzo Cain et Eric Hosmer, mais ils ont pu garder les services de Mike Moustakas. Ce ne sera jamais assez pour aspirer à quelconque espoir de retour en séries. Si les jeunes White Sox peuvent entrevoir des jours meilleurs avec un jeune équipe bourrée de talent, les Tigers sont à l'aube de déconstruction complète.

1- Cleveland
2- Minnesota
3- Kansas City
4- Chicago
5- Detroit

DIVISION OUEST

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Jose Altuve
Qui pourrait faire frémir les Astros? Possiblement la fin du monde! Les champions de la série mondiale 2017 ont tous les atouts pour répéter leurs exploits en 2018, surtout avec une attaque aussi dynamique et des joueurs encore tout jeunes. La lutte se fera entre les Angels et les A's dans la course au meilleur 2e, à la condition que Mike Trout demeure en santé toute l'année chez les Angels et que le prodige japonais Shohei Othani lance et frappe comme prévu. Sinon, on pourrait bien voir les jeunes Athletics du génie Billy Beane se faufiler là où on les attend le moins. Quant aux Mariners, ils accumulent les déceptions chaque saison et les Rangers forment une équipe vieillissante, inconstante et détestable, gracieuseté de Rougned Odor. La seule valeur au monticule se nomme Cole Hamels et il pourrait bien aller jouer ailleurs très bientôt.

1- Houston
2- Los Angeles
3- Oakland
4- Seattle
5- Texas

LIGUE NATIONALE

DIVISION EST

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Bryce Harper
Les Nationals sont à la division est de la Nationale ce que les Astros sont à la divison ouest de l'Américaine. L'équipe possède toutes les forces nécessaires en attaque, en défensive et au monticule pour remporter très facilement le titre. Mais comme les Capitals au hockey, la vraie saison des Nationals débutera en octobre durant les séries et c'est là qu'ils auront tout à prouver. Une absence en série mondiale sera un autre constat d'échec. Au deuxième rang, choisissez. Les Braves et les Phillies sont deux équipes améliorées, peut-être même assez pour jouer pour .500, mais jamais ils n'ont les ressources nécessaires pour aspirer au premier rang, ni même au titre de meilleur deuxième. Les vieux Mets vont certes remporter des matchs, peut-être même terminer 2e, mais les dernières belles années sont choses du passé. Quant aux Marlins, vont-ils gagner 50 parties?

1- Washington
2- Philadelphie
3- Atlanta
4- New York
5- Miami

DIVISION CENTRALE

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Christian Yelich
Les gagnants de la série mondiale de 2016 ont de la compagnie. Les Brewers se sont jurés d'accéder aux grands honneurs en mettant la main sur le joueur autonome convoité Lorenzo Cain et acquérant Christian Yelich, gracieuseté de la vente de feu des Marlins. Le personnel de lanceurs des Brewers est aussi solide avec, entre autres, Zach Davies et Chase Anderson. Il est vrai que les Cubs sont allés chercher Yu Darvish comme as lanceur, mais je le sens surévalué depuis ses débuts. Qui plus est, il n'est pas l'abri de nouvelles douleurs au bras. Il faudrait pas compter battus les Cardinals non plus, qui eux aussi, ont profité de la générosité de Derek Jeter en obtenant Marcell Ozuna. Mais chez les partants, peut-on croire qu'ils pourront tenir la route, surtout que Adam Wainwright se retrouvera de nouveau sur la liste des blessés. En bas de classement, les Pirates qui doivent recommencer à zéro, en espérant qu'ils ne mettent pas encore 19 ans avant de participer aux séries. Quant aux Reds, outre une attaque redoutable menée par Joey Votto, ils n'ont carrément pas de lanceurs, sauf le jeune releveur Raisel Iglesias.

1- Milwaukee
2- Chicago
3- St. Louis
4- Pittsburgh
5- Cincinnati

DIVISION OUEST

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Eric Hosmer
La lutte acharnée que se livrent les deux formations californiennes, les Giants et les Dodgers, étaient bien parties pour reprendre avant que les Giants ne perdent les services de Madison Bumgarner. Mais sans lui, pour presque deux mois, les Giants ne pourront pas profiter au maximum de leurs deux solides acquisitions hivernales, Evan Longoria et Andrew McCutchen. Si leur attaque s'améliorera, je ne suis pas certain qu'ils marqueront assez pour combler la faiblesse de leur rotation de partants. Les Dodgers devraient en profiter pour survoler la division, tout en étant poursuivi par des Rockies avec une attaque sans aucun doute dévastatrice. Mais 81 matchs au Colorado, ça use des bras de partants. Les Diamondbacks ne pourront selon moi remporter suffisamment de victoires pour espérer être dans la course au meilleur deuxième tandis que les Padres ont essayé de se donner une belle crédibilité en allant chercher Eric Hosmer. Sauf que Hosmer ne frappera pas 150 circuits.

1- Los Angeles
2- Colorado
3- Arizona
4- San Francisco
5- San Diego

vendredi 15 décembre 2017

THE LAST JEDI

C'est sans attendre que je me suis rendu à la première de Star Wars: The Last Jedi hier soir à Gatineau. Attendue depuis deux ans, cette suite à The Force Awakens est le plus long épisode de la série avec 152 minutes au compteur. De plus, il se veut aussi être la dernière présence de Carrie Fisher au cinéma, dans le rôle qui l'a fait connaître et avec lequel elle a dû composer toute sa vie.

Dans le dernier épisode, on se souviendra que Kylo Ren, Ben Solo de son vrai nom, avait tué son père, Han Solo, dans une finale hautement émotive. Luke Skywalker, terré sur une île, dans le premier temple Jedi, reçoit la visite de Rey, nouvelle héroïne de la saga, qui découvre peu à peu ses pouvoirs.

Et on reprend à peu près là on nous a laissés en 2015. La résistance réussit encore une fois miraculeusement à se tirer des griffes du Premier Ordre grâce au téméraire Poe Dameron. Puis, Rey supplie Luke Skywalker de la former aux rites Jedi. Par la bande, le Jedi apprend que son ami Han Solo est décédé. Tristesse. Comment se fait-il que Skywalker n'ait pas «senti» les actes de son ancien disciple Kylo Ren? Mystère. Ce dernier est quand même bien déterminé à prouver au leader suprême Snoke qu'il n'est pas tiraillé entre le bien et le mal et qu'il veut mettre fin à la vie de sa mère aussi. En plus, il aimerait bien amener Rey dans son sillage...

Et j'arrête là, pas de scoop, mais quelques déceptions. Premièrement, quel est le besoin d'ajouter de l'humour à tout bout de champ? Le général Hux est à maintes reprises ridiculisé, ce qui n'était pas le cas dans l'épisode 7. Comment un homme aussi peu respecté peut devenir aussi haut gradé? D'ailleurs, cet humour qui revient constamment dans un contexte sérieux, un contexte de guerre. Est-ce seulement pour attirer les jeunes de moins de 4 ans? Si je désire voir une comédie, j'irai voir Ferdinand avec mes enfants pendant le congé des fêtes. Cette manie depuis Le Retour du Jedi à nous flanquer des personnages loufoques me tape sur les nerfs. Je pense à Jar-Jar Binks, entre autres. Si je compare avec un autre film de guerre, Saving Private Ryan par exemple, les blagues sont rares lors du débarquement de Normandie. On en apprend aussi très peu, même pas du tout, sur le suprême leader Snoke. C'est à mon avis le personnage le plus intéressant de la nouvelle saga, outre ceux que l'on connaissait déjà. Qui est-il? D'où vient-il? Quelle est sa relation avec l'Empire, Darth Vader et l'Empereur? Autre déception, la réponse à savoir qui sont les parents de Rey est également décevante. Rien que ça? me suis-je dit. Finalement, l'abondance de répliques en hommage aux trois premiers films devient lassante. J'ai bien compris l'hommage dans The Force Awakens, maintenant, peut-on leur mettre d'autres mots dans la bouche?

Quand même, le film ne regorge pas que de déceptions. Quel bonheur de revoir Luke Skywalker avec un temps à l'écran respectable. Mark Hamill offre d'ailleurs une belle performance. Idem pour Carrie Fisher, toute en douceur et en perfection. Benicio Del Toro arrive lui aussi à point, en énigmatique roublard qui mériterait un retour dans l'épisode IX.

Bien qu'on ait voulu s'inspirer librement de l'Empire contre-attaque, les scénaristes se sont quand même distancés de cet épisode, qui était probablement le meilleur de la série. On peut remarquer certaines similitudes, mais je n'ai pas trouvé cela flagrant, outre les dialogues calqués des épisodes originaux.  La production a quand même réussi à s'assurer d'une transition entre l'ancienne et la nouvelle génération. Cette transition sera donc complète dans le prochain épisode (vous comprendrez en voyant le film).

J'aurai besoin d'un autre visionnement pour avoir les idées claires au sujet de The Last Jedi. Mais contrairement aux deux derniers (j'inclus ici Rogue One), je ne suis tout de même pas pressé à y retourner.

jeudi 23 novembre 2017

BLACK FRIDAY

Le phénomène du Black friday américain a envahi le Canada. Ici, on appelle ça le Vendredi fou. Des rabais, des rabais et des rabais fous sur plusieurs articles en magasins. Mais vérifiez de près les aubaines pour être certains de ne pas vous faire avoir.

Pour le reste, visitez vos magasins favoris et Amazon!

Sans nouvelles

Salut,

Je n'ai rien écrit depuis le 1er août. Rien du tout. Pourtant, je travaillais tranquillement sur notre résumé de voyage en famille dans les Maritimes. Quelque part, le récit de voyage est encore en version de travail, mais il demeure poussiéreux. Je vais le terminer.

Je me fixe chaque année l'objectif de publier 100 billets. Cette année, le ralentissement se fait grandement sentir. Mais je me dis que si mon lectorat avait besoin de lire mes écrits, il me le dirait quelque part. Malheureusement, ce n'est pas le cas.

C'est donc plus de 100 jours sans avoir donné de mes nouvelles. Heureusement, Facebook existe pour savoir que j'existe.

Je tenterai d'être plus actif dans les derniers jours de 2017.

Bonne Action de Grâces aux Américains!

Christian

mardi 1 août 2017

Long time no see

Oui, mes amis, vous n'avez pas eu de mes nouvelles depuis plusieurs semaines. Après deux voyages, les prochains jours seront plutôt tranquilles. Sûrement jusqu'à mon 41e anniversaire.

41!

mardi 27 juin 2017

New York, New York

Plus que 4 jours avant le départ vers la Grosse Pomme à l'occasion du voyage de baseball de cette année. Ce sera notre cinquième.

Au programme

1er juillet

Match des Cyclones de Brooklyn (Yankees) contre les Tigers du Connecticut (Detroit) Filiale A

2 juillet

Phillies contre Mets (Pivetta vs Gsellman)

3 juillet

Jays contre Yankees (Stroman vs Tanaka)

Plus de détails à venir.

lundi 12 juin 2017

ENCORE LES PENGUINS

Les Penguins de Pittsburgh ont remporté hier la cinquième Coupe Stanley de leur histoire, une deuxième consécutive en battant les Predators de Nashville en six rencontres. Le prodige Sidney Crosby a quant à lui remporter un troisième trophée Conn Smythe, remis au joueur le plus utile des séries.

Les séries sont terminées, mais la vraie saison commence pour plusieurs organisations, dont les Golden Knights de Las Vegas qui feront leur entrée dans la LNH dès la saison prochaine. Dans quelques jours, les équipes soumettront leur liste de protection et les Golden Knights pourront piger parmi les meilleurs joueurs disponibles. Ensuite, ce sera le repêchage.

- Le dernier repêchage d'expansion a eu lieu en 2000 alors que Blue Jackets de Columbus et le Wild du Minnesota ont fait leur entrée dans la LNH
- Le repêchage d'expansion se tiendra le 21 juin
- Le repêchage d'entrée aura lieu le 23 juin à Chicago

lundi 29 mai 2017

ROGER MOORE (1927-2017)

Le 23 mai dernier est décédé à l'âge de 89 ans l'acteur britannique Roger Moore, rendu célèbre pour avoir incarné au cinéma l'espion James Bond et aussi le détective Simon Templar au petit écran.

Sa carrière a commencé durant les années 40, mais ce n'est vraiment que dans les années 60 où sa carrière a pris un envol phénoménal dans la série télévisée Le Saint. Pendant 118 épisodes, il incarnera le détective Simon Templar dans une série policière saluée internationalement. Tout juste avant le début du Saint, on pense à lui dès 1962 pour jouer le rôle de l'espion anglais James Bond, mais il est jugé «trop beau», ce qui permet à Sean Connery de voir sa carrière propulsée en orbite.

Lorsque Sean Connery laisse définitivement tomber son habit d'espion après Diamonds Are Forever en 1971, Roger Moore obtient sa chance avec Live and Let Die en 1973. En 12 ans, il sera l'acteur qui aura incarné (jusqu'ici) le personnage de James Bond le plus souvent, soit au cours de sept films. Il sera d'ailleurs le préféré de mon père.

Quand sort A View to a Kill en 1985, Roger Moore a 58 ans. Trop vieux pour reprendre le rôle, il passera le flambeau à Timothy Dalton. Par la suite, outre quelques apparitions au cinéma, il devient en 1991 ambassadeur itinérant pour l'Unicef, ce qui lui permettre, tout comme le personnage de James Bond, de parcourir le monde.

Ses James Bond

1973 - Live and Let Die
1974 - The Man with the Golden Gun
1977 - The Spy Who Loved Me
1979 - Moonraker
1981 - For Your Eyes Only
1983 - Octopussy
1985 - A View to a Kill

lundi 8 mai 2017

LE RETOUR D'ENCARNACION

Edwin Encarnacion, surnommé Edwing, sera de retour ce soir au Centre Rogers alors qu'il portera les couleurs des Indians de Cleveland. Le Dominicain a signé un contrat comme joueur autonome en janvier dernier, un contrat d'une valeur de 60 millions de dollars pour 3 ans.

Encarnacion a commencé sa carrière avec les Reds de Cincinnati en 2005. Avec ceux-ci, il n'avait jamais frappé plus de 26 circuits dans une saison (71 en 514 parties). Mais le 31 juillet 2009, les Reds l'ont échangé aux Jays en compagnie de deux lanceurs aujourd'hui disparus de la mappe: Zach Stewart et Josh Roenicke contre le joueur de 3e but Scott Rolen, un frappeur de puissance dont les heures de gloire étaient passées.

Après deux saisons et demie où il a démontré sa puissance, mais sans véritablement éclore de façon significative, Encarnacion a littéralement explosé en 2012 avec 42 circuits. Il a enchaîné avec 36 en 2013, 34 en 2014, 39 en 2015 et finalement 42 à sa dernière année à Toronto. Au total, il a cogné 239 circuits en 999 matchs avec les Jays, il suit Carlos Delgado et José Bautista à ce chapitre dans l'histoire de l'équipe.

Plusieurs de ses longues balles sont mémorables, mais sa claque qui restera gravée dans les mémoires est sans doute celle réussie en octobre dernier durant la rencontre du meilleur deuxième. Avec deux coureurs sur les sentiers, il avait donné la victoire à son équipe en manches supplémentaires avec un circuit de trois points. Cette victoire avait permis aux Jays de se rendre en séries de division où l'équipe a facilement disposé des Rangers du Texas 3 à 0. Ironiquement, Edwin Encarnacion a signé avec l'équipe qui a disposé des Jays à l'automne dernier.

Ce soir, je parie que les gradins seront tous remplis et qu'Encarnacion sera salué à sa juste valeur.

INONDATIONS

Les rives de l'Outaouais inondent les terrains des résidents. Heureusement, nous sommes loin de tout ça et nous nous contentons de regarder le développement de la situation aux nouvelles et de les supporter moralement et à distance. Nous sommes même en congé forcé.

Mais la situation n'a rien à voir avec le déluge du Saguenay en 1996. Plusieurs résidences avaient été inondées, mais d'autres ont été complètement détruites. Deux jeunes enfants avaient même perdu la vie.

Plus de détails à venir...

lundi 3 avril 2017

PRÉDICTIONS BASEBALL MAJEUR

La saison 2017 du baseball majeur s'amorçait hier avec trois rencontres. Les Yaankees ont été défaits 7 à 3 par les Rays, les Diamondbacks ont coiffé les Giants 6-5 et les Cardinals ont réussi à vaincre les champions 2016 par la marque de 4-3.

Aujourd'hui toutes les autres formations des deux circuits sont en action à partir de 13 heures. Pour l'occasion, je vous présente mes prédictions en vue de la saison.

LIGUE AMÉRICAINE

DIVISION EST

Les Red Sox de Boston ont frappé un grand coup au cours de l'hiver en soutirant le gaucher Chris
Chris Sale
Sale aux White Sox de Chicago en retour de l'espoir cubain Yoan Moncada. Cette acquisition favorise grandement l'équipe de Boston qui comptera un personnel de lanceurs incluant David Price, le Cy Young 2016 Rick Porcello, le jeune gaucher Eduardo Rodriguez et l'artiste de la balle papillon Steven Wright. Cependant, David Price pourrait être sur la touche pendant quelque temps. Qui plus est, David Ortiz a définitivement pris sa retraire au cours de la saison morte. À Toronto, on espère une autre saison du tonnerre du personnel de partant. Les Sanchez, Stroman, Happ, Estrada ainsi que Liriano pourraient bien chauffer les Red Sox, surtout grâce aux efforts du receveur Russell Martin. Du côté de Baltimore, la blessures du partant Eric Tillman pourrait les affecter, sauf que leur puissante attaque saura transformer des performances ordinaires des lanceurs en victoires. Chez les Yankees, on peut finalement laisser la place aux jeunes en attendant qu'on délie les cordons de la bourse une nouvelle fois. Ces Yankees pourraient quand même surprendre. Finalement, les Rays possèdent une attaque intéressante et de bons partants, mais ils n'ont vraisemblablement pas la profondeur pour se distinguer pendant 162 matchs. 1-Boston 2-Toronto 3-Baltimore 4-New York 5-Tampa Bay.

DIVISION CENTRALE

Est-ce qu'une équipe peut réellement menacer les Indians? Pas vraiment. Les hommes de Terry
Edwin Encarnacion
Francona possèdent tous les atouts pour non seulement remporter le titre de leur section, mais aussi aspirer aux grands honneurs. Déjà que leurs faiblesses étaient rares, ils ont mis la main sur le convoité joueur autonome Edwin Encarnacion au cours de l'hiver. Ça ne veut pas dire que les Indians n'auront pas de compétition, mais les Royals ne semblent plus destinés à accéder à la royauté, principalement en raison de la perte tragique du jeune Yordano Ventura. Pour ce qui est des Tigers, il est à se demander s'ils n'ont pas passer à côté de la fenêtre de championnat lors des dernières années. Finalement, les Twins et les White Sox vont fermer la marche. 1-Cleveland 2-Detroit 3-Kansas City 4-Minnesota 5-Chicago

DIVISION OUEST

Une division intéressante où les surprises peuvent sortir de nulle part. La prochain saison risque d'être
Jose Altuve
celle des Astros, une équipe bien balancée en attaque avec les Correa, Springer et Altuve, mais moins extraordinaire au monticule. Leur force de frappe saura les mener au sommet. Ils seront poursuivis par les coriaces «amis» des Jays, les Rangers du Texas. Si leur attaque peut elle aussi les amener loin, le manque de profondeur de leur personnel de lanceurs risque de leur faire mal. Outre Yu Darvish et Cole Hamels, les bons bras ne sont pas légion. L'équipe qui est due pour chauffer les autres, c'est les Mariners. Ils n'ont pas atteint les séries depuis 2001, soit la plus longue disette actuellement dans le baseball. Ils ont clairement le potentiel pour ravir la pôle position. Pour ce qui est des Angels, il faudrait que les lanceurs puissent supporter leur attaque. Le puissant Mike Trout et le vétéran Albert Pujols ne peuvent tout faire seuls. Enfin, les A's sont en attente de Moneyball III et d'un nouveau stade. 1-Houston 2-Texas 3-Seattle 4-Los Angeles 5-Oakland.

LIGUE NATIONALE

DIVISION EST

Bryce Harper
Les Nationals de Washington représentent l'équipe à battre. Menés par le puissant cogneur Bryce Harper, qui doit absolument rebondir suite à une campagne 2016 décevante, les Nats de Dusty Baker possèdent un arsenal bien équilibré avec deux as lanceurs en Max Scherzer et Stephen Strasburg, à la condition que ce dernier n'éprouve pas de douleur au bras. Si c'est le cas, Washington pourraient se retrouver dans le pétrin. On attend comme d'habitude les Mets, mais il est peu probable qu'ils réussissent à se hisser en tête du classement, mais une place comme meilleure deuxième est possible. Surtout que ce ne sont pas les Marlins de Jeffrey Loria qui vont les rattraper, ni les Phillies, ni les Braves, malgré l'arrivée des vieillards R.A. Dickey et Bartolo Colon. 1-Washington 2-New York 3-Miami 4-Philadelphie 5-Atlanta

DIVISION CENTRALE

Joe Maddon
Est-ce qu'on peut voir une autre équipe que les Cubs, réellement? Dirigés par le meilleur gérant des majeures, Joe Maddon, les Cubs devraient normalement reprendre le chemin de la série mondiale. Personne ne peut les donner du fil à retordre pendant une saison complète. Oui, on doit s'attend à ce que les Cards finissent au second rang et aient une chance d'accéder au match du meilleur deuxième. Les Pirates peuvent sûrement jouer pour .500, mais je ne m'attends pas à les revoir en séries. Même chose pour les Brewers et les Reds devraient selon moi perdre 100 matchs cette saison, malgré Joey Votto et Adam Duvall. 1-Chicago 2-St. Louis 3-Pittsburgh 4-Milwaukee 5-Cincinnati

DIVISION OUEST

L'éternelle rivalité entre les Dodgers et les Giants sera au coeur de la course au championnat dans la
Clayton Kershaw
section ouest. L'équipe comptant la masse salariale la plus importante, les Dodgers, prouve chaque saison qu'elle peut gagner sa part de matchs, grâce au gaucher Clayton Kershaw. Ils possèdent une belle profondeur au monticule, ce qui leur a d'ailleurs permis de gagner sans les services de leur as pendant quelques mois l'été dernier. Est-ce que les Giants peuvent revenir parmi les grands? Ils ont le grand Madison Bumgarner, véritable dieu en séries. Mais il ne revient qu'une fois aux cinq jours. L'équipe qui pourrait surprendre est les Diamondbacks, du moins si Zack Greinke retrouve sa forme d'antan. Les Rockies vont faire des points, mais en donner une quantité industrielle. Finalement, les Padres, avec leur masse salariale de 28 millions, vont se faire ramasser toute la saison.

À surveiller cette saison

- Les Rays jouent peut-être leur dernière saison à Tampa. Montréal est prêt à les accueillir
- José Bautista est toujours un Jays. Peut-il frapper encore 30 circuits, même à 36 ans?
- Une finale de série mondiale entre les Cubs et les Indians à nouveau? 

mardi 28 mars 2017

NEW YORK, NEW YORK

New York, la ville qui ne dort jamais. La ville qui accueille le monde entier et où il y a constamment quelque chose à faire. La ville que nous voulions visiter depuis un bout de temps. Sur un coup de tête, après quelques revirements de situations, nous avons pris la route de New York, le samedi 30 juillet dernier, dans le but d'aller voir les Mets, mais aussi de se promener dans cette grosse pomme qui fait tant rêver.

SAMEDI 

Nous voulons aller voir les Jays le dimanche 31 juillet. Nous trouvons des billets sur Stubhub. Quelques minutes plus tard, le site nous dit qu'il y a erreur et que nous ne pouvons avoir nos billets. Pas de sortie, pas de Toronto, pas de Jays. «Et si nous allions à New York?»

Je regarde rapidement si les Mets et les Yankees sont à la maison. Que vois-je? Les Mets y sont. En plus, les premiers partisans à arriver au stade se voit offrir la bobblehead de Mike Piazza, dont le chandail a été retiré la veille. Annie regarde si des hôtels à un prix abordable sont disponibles. Des chambres à quelques rues de Times Square sont disponibles, mais à un prix plutôt newyorkais, c'est-à-dire à 200$ (canadiens) la nuit sont offerts. «On s'en fout!»

À 13 heures, les enfants sont déposés chez les beaux parents et nous sommes en route vers la Grosse Pomme.

Le trajet prend environ huit heures de Gatineau, en comptant un arrêt relativement court aux douanes, un plein d'essence et un autre pour les besoins essentiels.

Vers 21 heures, nous pénétrons dans New York en empruntant le tunnel Lincoln. Bien entendu, la file avant d'entrer loooonnnnggggggggguuuuuuueeeee. En plus, il en coûte 15$ pour pouvoir le traverser. Le tunnel Lincoln, c'est ce tunnel qui était en vedette dans le film Daylight avec Sylvester Stallone.

Le menu du Beer Authority
C'est assez stressant, je suis au volant dans la ville de New York. Il pleut un peu, il fait noir, je ne sais pas nécessairement où je vais, bien que mon GPS me sert bien. L'hôtel n'est pas très loin, alors le stress s'estompe. Annie va nous enregistrer, je vais porter la voiture dans une stationnement souterrain (où je laisse les fenêtres ouvertes et la clé sur le siège du conducteur). Le surveillant m'assure que tout est sécuritaire: «Vous voyez quelqu'un ici?»

Moi et un Stormtrooper
Je rejoins Annie à la chambre, nous relaxons quelques minutes et nous partons ensuite à l'aventure. Nous devons absolument manger et nous nous arrêtons au Beer Authority. L'endroit est superbe. Le choix des bières est gigantesque. Je crois que je me laisse tenter par une palette. Nous sommes à pied, alors on peut boire. Annie se laisser aller aussi. Comme j'écris ce billet quelques mois après ce voyage, je ne me souviens plus de ce que nous avons mangé. Chose certaine, c'était bon.

Times Square
Après le repas, bien qu'il soit presque plus de 23 heures, nous nous dirigeons vers Times Square. C'est noir de monde!!!! Ce n'est pas des blagues lorsqu'on dit que cette ville ne dort jamais, Imaginez, le magasin de Disney était plein et minuit sonnait. Nous en avons profité pour acheter quelques
cadeaux aux enfants. Même histoire pour la boutique M & M. Les boutiques de souvenirs pleuvent elles aussi. Des statues de la Liberté miniatures, des taxis, des voitures de police, il y a de tout.

Non de loin de Times Square, c'est Broadway. Annie aimerait bien voir une pièce, mais il est bien sûr trop tard pour ce soir et la journée de demain promet d'être remplie elle aussi.

Il est passé 1 heure du matin lorsque nous nous couchons... brûlés.

DIMANCHE


Le sommet de L'Empire
La levée du corps se fait tranquillement. Pour la première fois de notre vie, nous nous levons à New York. Tout juste à côté de notre hôtel, nous remarquons l'Empire State Building. Nous prenons le temps de nous préparer, nous descendons déjeuner et nous quittons vers le Citifield, situé dans Queens.

Cependant, pas question de s'y rendre en voiture, à pied ou en autobus. Nous devons emprunter le métro. En s'y rendant, nous croisons un vendeur de tours de New York. Il est accrédité, donc il n'est pas un petit arnaqueur. (Méfiez-vous-en à NY). Il nous propose différents plans de tours très intéressants. Ceux-ci incluent une visite à la Statue de la Liberté et celle de l'Empire State Building. Nous décidons de prendre le tour à 69$. Nous ferons la tournée après le match.

Entrée du Citifield
La pluie tombe tranquillement sur la ville. Le match est prévu à 13h05. Ne me dites pas que nous avons fait tout ce voyage pour une annulation? Au moins nous aurons notre Bobblehead! Nous faisons la file, comme les autres fans. Je prends en photo un chien qui fume la pipe et la grosse pomme importée du Shea Stadium. Rien n'indique cependant que le match sera annulé.


Chien partisan
Les portes ouvrent vers midi. Nous mettons la main sur la Bobblehead de Mike Piazza. Quelle chance! Nous faisons la tournée du stade, des boutiques et des restaurants. Puis, nous nous asseyons confortablement sur nos sièges, quelque part le long de la ligne du champ droit. La pluie a cessé, les joueurs s'échauffent sur le terrain, je regarder mon cellulaire et le fil Twitter des Mets indique que la rencontre commencera à 13h45.

13h45. La partie commence enfin. Les Mets envoient leur as Noah Syndergaard face à Chad Bettis des Rockies. En fin de septième, alors que les Rockies mène 4 à 3, le joueur de 2e but Neil Walker frappe un circuit de trois points donnant les devant 6-4 à son équipe. La joie est dans le stade. Annie et moi on se regarde...«Il faut y aller, nous éviterons la cohue et nous pourrons profiter de New York et de notre tour de ville.»

Taureau
Flatiron building
Nous quittons le stade et nous «gossons» dans le métro. Pas moyen de nous procurer nos billets avec notre carte de crédit et ce n'est sûrement pas la préposé, carrément au-dessus de ses affaires, qui va nous aider. Finalement, nous mettons quelques pièces de monnaie et tout s'arrange.

Nous revenons près de l'Empire State Building pour le tour de ville. Nous attendons quelques minutes où un superbe autobus à deux étages (où personne n'est assis au premier) vient nous cueillir. Notre tour de ville prend environ 60 minutes. Nous aimerions aussi prendre le tour de nuit, donc nous prenons l'autobus suivant. Caramba! C'est encore le même tour. Au moins, nous descendons à Rockfeller Center et nous courons pour attraper un autre autobus, celui-là qui nous ramène à notre point de départ... Grrrr. Aurons-nous notre tour de nuit????

ONU
Nous sommes de nouveau près de l'Empire State Building, il est plus de huit heures. Il y a ce guide qui est tordant, qui nous assure qu'un autobus va arriver pour nous. Il nous raconte plein d'anecdotes, nous demande d'où l'on vient. Nous lui répondons que nous sommes originaires du Canada. «Oui, mais où?» Nous répondons du Québec. Et c'est là qu'il se met à nous parler en français. Il est originaire du Togo et son français est parfait. Nous aurions bien aimé qu'il soit notre guide pour le tour.

Fantômes
Mais enfin nous partons. Nous visitons plusieurs coins de la ville, dont Manhattan, le quartier chinois et nous traversons le pont de Manhattan pour nous rendre à Brooklyn. Je n'avais pas imaginé une ville aussi paisible et aussi «familiale». Le guide nous recommande un excellent endroit où manger une crème glacée, mais nous ne pouvons débarquer.

Quelques minutes avant que le tour ne se termine, un violent orage s'abat sur la ville et sur nous. Nous sommes trempés, de la tête aux pieds. Quel sentiment inconfortable!

Il est près de 10 heures, nous sommes plus mouillés qu'une poule mouillée. Nous n'avons pas mangé depuis le matin. Pas question de se casser la tête pour chercher un restaurant, nous retournons au même endroit que la veille, Beer Authority. Encore une fois, la nourriture est succulente, mais c'est la bière qui se distingue. Bon, il est vrai que nous n'avons pas besoin d'être rafraîchis, car nous sommes déjà assez rafraîchis comme ça, mais ça va.

Nous retournons à notre chambre après minuit, complètement crevés...

LUNDI

Madison Square Garden
Le toit de New York
Dernier matin dans la ville. Nous prenons notre temps pour déjeuner. Si c'est comme la veille, on ne mangera pas avant longtemps. Après, nous allons tout de suite à l'Empire State Building afin d'y voir le sommet de peut-être croiser King Kong. On nous avertit que le brouillard est épais et qu'il serait mieux d'attendre quelques minutes avant de monter. Nous faisons fi des recommandations et nous montons tout de suite. Quelle vue!!! Au loin, nous pouvons apercevoir la Statue de la Liberté. Dire que le gros signe a monté aussi haut et sans vertige.

Après, une petite tournée finale de magasins s'impose. Le fameux Macy's, le magasin Disney, quelques boutiques de souvenirs et le musée de cire. Nous aurions visiter seulement la boutique, mais comme il y a trop de monde, nous ne pouvons être escortés par un guide. Pas de bol.

À s'y méprendre
Passé midi, on se regarder et on accepte qu'il est temps de retourner au Québec. Dans la voiture, je fais quelques calculs... Humm. Cooperstown n'est qu'à 4 heures d'ici... Pourquoi ne pas passer par là une heure ou deux? Annie est d'accord. Après tout, c'est quand même un voyage de fête.

Je mets l'emphase sur le fait que Cooperstown est une belle ville qui compte une seule rue (ou presque), celle où se trouve le Temple de la Renommée, et plusieurs boutiques s'y trouvent. Hahaha! Plusieurs boutiques de baseball.

Gehrig, Robinson, Clemente
Nous arrivons à Cooperstown vers 18 heures. Une petite tournée dans quelques boutiques, dont celle du Temple. Encore une fois, je sors le portemonnaie pour des achats obligatoires. Même Annie se laisse tenter. Quelques pas plus loin, nous retrouvons quelque chose de nouveau, une distillerie où l'on peut se procurer de l'alcool et de la bière. Six bières de la cuvée des intronisés et une bouteille de Spitball, boisson à la cannelle très voisine du Fireball. Paradis!

Spitball
Affamés, nous nous arrêtons finalement chez Hard ball Cafe. Rien de mieux qu'un autre breuvage des Dieux pour calmer notre fois. C'est la première fois en trois visites que je mange à cet endroit. C'est excellent, mais un orage aussi violent que la veille s'abat sur Cooperstown. Il faut changer de place pour être certains que nos assiettes ne soient pas inondées. Ahhhhhhhhhhhhhhh, cette pluie.
Le hot-dog canon

Vers 21 heures, après un arrêt obligatoire chez Yastrzemski Sports pour une belle casquette et chez Baseballism où je me procure le fameux chandail 6+4+3=2, nous reprenons la route vers la maison. Si tout va bien, il sera deux heures du matin à notre arrivée. Une autre journée bien remplie et inoubliable.

Je peux dire à mes amis que le voyage à New York est fait et que nous pouvons y aller en 2017.